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mercredi 9 juillet 2014

SLATE : COMMENT ISRAËL A SANS CESSE EXAGÉRÉ LA MENACE NUCLÉAIRE IRANIENNE



SLATE : COMMENT ISRAËL A SANS CESSE EXAGÉRÉ LA MENACE NUCLÉAIRE IRANIENNE

Par Jacques BENILLOUCHE


          
          Contrairement aux menaces à peine voilées et rumeurs distillées dans la presse, le gouvernement israélien n’a jamais eu l’intention d’attaquer l’Iran. Il cherchait avant tout à obtenir des concessions américaines en échange d’une soi-disant retenue et à mobiliser l’opinion publique israélienne face à une menace très exagérée.



          Les langues commencent à se délier et certains généraux israéliens révèlent aujourd’hui la véritable stratégie mise en place par l’ancien ministre de la défense, Ehud Barak, et appliquée par le premier ministre Benjamin Netanyahou. Elle s’inspire de l’adage latin «Si vis pacem, para bellum» (Qui veut la paix prépare la guerre). Des sommes faramineuses ont été dépensées par Ehud Barak pour accréditer l’idée qu’une guerre était imminente avec l’Iran et la presse a été la première victime de cette intoxication alors qu’il n’a jamais été dans les intentions d’Israël de se lancer dans une guerre d’aventure contre l’Iran. 
          Il s’agissait de sensibiliser les Occidentaux sur les risques qu’ils couraient à laisser l’Iran poursuivre son programme d’armement nucléaire et de détourner l’attention du conflit palestinien. Cette politique a permis à Benjamin Netanyahou de sanctuariser le budget de la défense et de neutraliser les oppositions à sa politique au nom d’une union nationale face au danger que courrait Israël.

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3 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Cher monsieur Benillouche,

Votre article m'a laissée perplexe.
Si j'ai bien compris, il s'agit d'expliquer au lecteur, le changement de stratégie d'Israël face à l'Iran.
Mais pourquoi à cette occasion caractériser la stratégie antérieure - à savoir, celle qui consistait à exagérer la dangerosité de l'Iran pour obtenir des financements conséquents pour la défense - d'intoxication ?
Il me semble que les choix stratégiques, à ces niveaux-là, obéissent à des impératifs de tous ordres difficiles à évaluer par les lecteurs des journaux et même par ceux qui les font.
De Gaulle n'expliquait-il pas : "L'action de guerre est toujours contingente, c'est-à-dire qu'elle se présente toujours de manière imprévue, qu'elle est infiniment variable, qu'elle n'a jamais de précédent" ?

Très cordialement.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Chère Marianne,

L'intoxication a consisté à surévaluer le danger alors qu'il n'était pas réel selon les services israéliens de sécurité et à générer une psychose de peur généralisée pour servir des intérêts bassement politiques.

Marianne ARNAUD a dit…

C'est justement là, où je suis pas d'accord avec vous, cher monsieur Benillouche.

Ne croyez-vous pas que dans les années trente, le gouvernement français, au lieu de se claquemurer derrière sa ligne Maginot, aurait mieux fait - quitte à risquer "une psychose de peur généralisée" - réarmer à toute vitesse comme le faisait l'Allemagne, au lieu d'avoir eu à subir cette humiliante défaite de 1940 et tous les malheurs qui s'en sont suivis ?