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dimanche 31 juillet 2022

Kaliningrad, le baril de poudre prêt à exploser par Francis MORITZ


KALININGRAD, LE BARIL DE POUDRE PRÊT À EXPLOSER

Par Francis MORITZ


        La Lituanie, au sein de l’Otan, pays partenaire prioritaire de la Bundeswehr, par son attitude vis-à-vis de la Russie, crée un risque majeur d'escalade. Si le mot n’a pas encore été formellement prononcé, il figure dans tous les échanges entre membres de l’UE et de l’Otan : Blocus. Quand on dit Blocus on pense Casus Belli. Par son intransigeance et ses décisions, la Lituanie est à deux doigts d’allumer la mèche. En cas de guerre, elle deviendrait une zone d’engagement pour la Bundeswehr en charge de cette responsabilité dans le nouveau dispositif déployé par l’Otan.


Itamar Ben Gvir ou la revanche d'un pestiféré

 


ITAMAR BEN GVIR OU LA REVANCHE D’UN PESTIFÉRÉ

Par Jacques BENILLOUCHE

Copyright © Temps et Contretemps

Itamar Ben-Gvir, Michael Ben-Ari, Benzi Gopstein et Baruch Marzel 

        Il fut un temps où le seul prononcé de son nom créait la nausée. Aujourd’hui, il occupe les premières pages des médias et les hommes politiques de droite lui font la cour parce qu’avec ses amis, en particulier Bezalel Smotrich, il peut représenter 10 sièges à la Knesset, si bien sûr on croit aux sondages qui se sont toujours trompés en Israël. Itamar ben Gvir fait figure d’un Zemmour en pire car il use souvent de la violence vis-à-vis de ses adversaires, avec ses positions tranchées, anti-islamistes, anti-arabes, anti-centre, anti-gauche, anti tout ce qui touche au gouvernement actuel. Il a réussi à dépasser sur leur droite les sionistes religieux modérés tels que Naftali Bennett et Ayelet Shaked dont l’avenir est devenu incertain. Ce n’est pas étonnant depuis le virage à l’extrême-droite de l’opinion israélienne.


Le turc Erdogan, agité du bocal

 

LE TURC ERDOGAN, AGITÉ DU BOCAL


Par Jacques BENILLOUCHE

Copyright © Temps et Contretemps

           




       Le président turc Erdogan vient de renouer avec Israël après une longue période de brouille mais il n’hésite pas à s’assurer les faveurs de ceux qui combattent l’État juif. Il est actuellement sur tous les fronts internationaux, il dialogue avec le russe Poutine, il négocie avec l’iranien Raïsi et il intercède auprès de l’Ukraine en donnant l’impression qu’il agit en envoyé spécial de l’Union européenne. On le voit partout, on l’entend partout mais ses gesticulations sont stériles. En fait, il ne garde à l’esprit qu’un seul objectif, obtenir le droit d’attaquer, voire de massacrer, les Kurdes de Syrie qui soutiennent ceux de Turquie qui créent des nuisances dans son pays. 


Il était une fois la révolution tunisienne, un référendum crucial par Albert NACCACHE

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION TUNISIENNE, UN RÉFÉRENDUM CRUCIAL


Chronique d’un papy flingueur Albert NACCACHE


 

Le président Kaïs Saïed

      La Tunisie organise, le 25 juillet 2022, un référendum sur la nouvelle Constitution, crucial pour l’avenir du pays. Le pays de douze millions d'habitants est en proie à une grave crise politique depuis que le président Kaïs Saïed s'est octroyé, il y a un an, l'ensemble des pouvoirs et le dirige par décrets. Ce coup de force, opéré par le «président sauveur», a été dans un premier temps applaudi par une majorité des citoyens exténués par une situation économique accablante, des politiques corrompues et un parlement contrôlé par les islamistes d'Ennahda.

9,3 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour remplacer la Constitution de 2014, source de conflits récurrents entre l’exécutif et le législatif. Le président tunisien Kais Saïed a défendu son projet de Constitution qui accorde de vastes pouvoirs au président. Selon le président, le nouveau texte constitutionnel représente «la volonté du peuple tunisien incarnée dans le mouvement du 25 juillet 2021». Le pays est fracturé entre partisans et adversaires de la nouvelle Loi fondamentale.


vendredi 29 juillet 2022

L'insolite Imam saoudien qui aime les Juifs par Franciz MORITZ

 

L’INSOLITE IMAM SAOUDIEN QUI AIME LES JUIFS 

Par Francis MORITZ

 

L’Imam Mohamed al Issa à Auschwitz en 2020

Saoudien sunnite, le Dr Mohammed Abdelkrim al-Issa, en sa qualité de Secrétaire générale de la ligue musulmane mondiale, ONG sous contrôle de l’État, avait déjà fait la une des médias israéliens le 23 janvier 2020 lorsqu’à la tête d’une délégation, il s’est recueilli devant le monument commémoratif du camp de concentration d’Auschwitz. Ce qui constituait déjà un événement en soi, s’agissant d’un représentant officiel du monde musulman et saoudien de surcroit, alors que les accords d’Abraham n’étaient pas encore actuels.


L'indépendance algérienne, Israël et la France

 

L'INDÉPENDANCE ALGÉRIENNE, ISRAËL ET LA FRANCE

Par Jacques BENILLOUCHE

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Shimon Peres, Bouteflika et le roi du Maroc


L’histoire de l’indépendance de l’Algérie est très liée à l’Histoire d’Israël. Pendant que Charles de Gaulle négociait en secret l’indépendance de l’Algérie parce que, visionnaire : «la France ne serait pas en mesure d'absorber 10 millions de musulmans qui deviendraient bientôt 20 millions puis 40 millions». Il craignait que la France ne cesse d'être ce qu'elle est à savoir «un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne et que les églises soient remplacées par des mosquées». Il avait ajouté en privé face à un député gaulliste : «Vous vous voyez marier nos filles avec des Arabes ?».


jeudi 28 juillet 2022

Yuval Dayan ou la duplicité en chantant par Daniel HOROWITZ

 

YUVAL DAYAN OU LA DUPLICITÉ EN CHANTANT


Par Daniel HOROWITZ


          Lors de la visite récente du Président des Etats-Unis en Israël, la chanteuse Yuval Dayan a chanté en son honneur lors d’une cérémonie officielle. Le Président a été ému par sa performance, et a voulu lui serrer la main. Elle est restée les bras croisés, et a ostensiblement refusé la main tendue sous prétexte que sa religion lui interdisait tout contact avec des hommes. Joe Biden, d’un naturel accommodant, ne s’en est pas formalisé. Il n’en reste pas moins que la duplicité de Dayan et son manque de savoir-vivre ont déclenché une vive polémique.


mardi 26 juillet 2022

Israël, leader de l'alliance militaire israélo-arabe


ISRAËL, LEADER DE L’ALLIANCE MILITAIRE ISRAÉLO-ARABE

Par Jacques BENILLOUCHE

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          A l’occasion de son voyage au Proche-Orient, la volonté de Joe Biden était de finaliser une alliance militaire israélo-arabe, soutenue bien sûr par les États-Unis. Il s’agissait en fait d’une délégation de pouvoir confiée à Israël pour favoriser le désengagement américain de la région. Il n’est pas sûr que cela réduira les tensions avec l’Iran mais au contraire les envenimeront. L’Iran a déjà annoncé qu’il interpréterait cette alliance comme une menace pour sa sécurité.


Tourmente au sein des partis historiques israéliens

 

 TOURMENTE AU SEIN DES PARTIS HISTORIQUES ISRAÉLIENS


Par Jacques BENILLOUCHE

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Leaders Meretz

        Mapam (Mifleget HaPoalim HaMeuhedet, Parti des travailleurs unis) à idéologie marxiste a longtemps été actif au sein de la politique israélienne jusqu'aux années 1990. Il a toujours milité pour un État judéo-arabe. Il a été le deuxième plus grand parti politique en Israël aux élections de 1949, avec presque 15% des voix, avec une orientation idéologique clairement pro-Union soviétique et même avec une ligne politique stalinienne forte. Il a participé à tous les gouvernements aux côtés de Ben Gourion. Il a connu en son sein Moshé Sneh, ancien chef d’État-major de la Haganah. Sans véritable autonomie politique, son déclin s’est amplifié par suite de la crise des idéologies de gauche dans le pays. En 1992, le Mapam s'était uni au Ratz et au Shinouï pour former le cartel électoral Meretz, représentant le «camp de la paix», favorable à un retrait des territoires palestiniens et hostile à leur colonisation.


Où l'on reparle de la solution à deux Etats par Albert NACCACHE

 

OÙ L’ON REPARLE DE LA SOLUTION À DEUX ÉTATS

Chronique d’un papy flingueur Albert NACCACHE


Arrivée de Joe Biden

          C’est à l’occasion du voyage du président américain dans la région que ce sujet revient à la surface. Que faut-il penser de cette solution que beaucoup préconisent, souvent sans trop y croire ?

L’affiche de Shalom Archav

Malgré l’opposition de la droite, la municipalité de Tel Aviv a approuvé l’affichage d’une bannière du mouvement Shalom Archav arborant un drapeau palestinien à côté d’un drapeau israélien. La bannière de La Paix Maintenant souhaite la bienvenue au président américain et proclame son soutien à la solution à deux États. «Président Biden, bienvenue dans les deux États que nous aimons le plus. C’est votre heure pour agir avec les deux leaders pour transformer la vision en réalité».


lundi 25 juillet 2022

Les habits neuf du président Biden par Francis MORITZ

 

LES HABITS NEUFS DU PRÉSIDENT BIDEN


Par Francis MORITZ

 


       L’ex-vice-président d’Obama, candidat à l’élection présidentielle avait condamné sans appel l’Arabie saoudite et son dirigeant de fait, le prince héritier Mohamed Ben Salman, parias, qu’il punirait comme ils le méritent. Élu, il avait pris diverses mesures très restrictives, provoquant de très fortes tensions entre les deux pays. On était au bord du gouffre diplomatique, proche de la rupture. C’était avant les nouveaux paradigmes créés par l’invasion russe du 24 février. Tel un Fregoli de la politique, sous forte pression du complexe militaro industriel, le président et son entourage ont fait un virage à 180 degrés. Le paria d’hier est subitement devenu un partenaire, un allié précieux à la tête d’un puissant état pétrolier dont on ne peut se passer.


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Israël face au réalisme en politique internationale par José GARSON

 

ISRAËL FACE AU RÉALISME EN POLITIQUE INTERNATIONALE

Par José GARSON



José Garson nous transmet son premier article. Nous lui souhaitons la bienvenue. Une grande et nouvelle expertise pour notre site.

Dans une maxime devenue célèbre, le stratège militaire Clausewitz affirma en son temps que «la guerre ne constitue que la continuation de la politique par d’autre moyens».  Deux siècles plus tard, Israël semble croire, au contraire, que la politique ne constitue que la continuation de la guerre par d’autres moyens. C’est une erreur. C’est la politique qui gagne les guerres, pas l’inverse. Israël l’a vu en 1967 et en 1973.


Les élections et l'épopée des sondages

 

LES ÉLECTIONS ET L’ÉPOPÉE DES SONDAGES

 

Par Jacques BENILLOUCHE 

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            La nouvelle campagne électorale en Israël s’ouvre et avec elle de nombreux sondages vont être publiés de différents instituts. Pour beaucoup de partis, il s’agit de maintenir la flamme auprès de leurs militants qui, pour certains, ont déjà décroché. Cinq scrutins, c’est au-dessus de leurs forces. Certains militants utilisent l’arme des sondages pour tenter de démoraliser leurs adversaires et pour persuader leurs électeurs que tout est perdu. Qu’ils soient bons ou mauvais pour le gouvernement de transition, les sondages n’ont aucune valeur politique parce que les listes des candidats ne sont pas encore établies, et que pour certaines formations, les primaires n’auront pas lieu avant août.


L'âme des peuples par Daniel HOROWITZ

 

L’ÂME DES PEUPLES


Par Daniel HOROWITZ

Quartier juif d'Anvers


          Bien que né en Suisse à la suite des aléas de la Seconde Guerre Mondiale, ma jeunesse et l’essentiel de ma vie adulte se sont déroulés en Belgique dans la bonne ville flamande d’Anvers. Mes parents étaient polonais mais s’exprimaient en yiddish. J’ai été scolarisé en néerlandais mais la communauté juive était d’expression française. Je ne me suis jamais identifié comme Suisse, Polonais ou Flamand, mais comme Juif. Il n’empêche que je me considérais comme citoyen belge à part entière, et ne voyais aucune incompatibilité entre cela et mon appartenance au peuple juif.


Syrie : l'escadron de la mort par Francis MORITZ

 

SYRIE : L’ESCADRON DE LA MORT


Par Francis MORITZ 

 

Manifestation après la révélation  des massacres et diffusion de la vidéo

      A l’heure actuelle, tous les projecteurs sont braqués sur le conflit qui se déroule en Ukraine. Tous les médias du monde occidental avant tout, sont d’autant plus sensibles qu’il se déroule à la frontière orientale de l’Europe. Quel dirigeant, quel media n’a pas encore évoqué les crimes de guerre qui s’y produisent. Dans le même temps, la guerre fait rage en Syrie depuis onze années au cours desquelles d'innombrables atrocités ont été commises par toutes les parties au conflit qui a déjà provoqué 400.000 victimes, pendant que dans la même période, celui du Donbass a causé plus de 15.000 morts. Mais la Commission des Droits de l’homme onusienne s’en prend en permanence à Israël qu’elle accuse de crimes de guerre. Il doit y avoir deux poids et deux mesures qui échappent au rédacteur.


L'évolution politique des religieux orthodoxes

 

L’ÉVOLUTION POLITIQUE DES RELIGIEUX ORTHODOXES

Par Jacques BENILLOUCHE

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Netanyahou entouré des orthodoxes

        Les religieux orthodoxes israéliens sont des politiciens parfaitement intéressés qui savent mettre leur idéologie de côté quand la situation l'exige. Leur seul but est d’obtenir, à n’importe quel prix politique, des financements pour leurs écoles talmudiques. Pour cela, très pragmatiques, ils sont près à vendre leur vote pour quelques shekels de plus. Ils sont restés longtemps loin de leurs ministères qui subvenaient aux besoins de leurs électeurs qui ne travaillent pas pour étudier. Les yeshivas  s'effondrent par réduction de leur budget. Mais ils sont inquiets de la tournure que prennent les sondages qui, selon l’instant présent, n’attribuent pas une majorité claire à Netanyahou. Ils ne sont donc pas prêts à se risquer à une exclusivité avec le Likoud si d’autres ouvertures leurs sont proposées, les voies du centre par exemple. Ils annoncent déjà la couleur qu’ils restent ouverts à toutes les propositions à venir.


Le coût de la vie est le premier problème d'Israël

 


LE COÛT DE LA VIE EST LE PREMIER PROBLÈME D’ISRAËL


Par Jacques BENILLOUCHE

Copyright © Temps et Contretemps

Des gilets jaunes manifestent contre l’augmentation du coût de la vie

        L’Iran, le Hezbollah et le Hamas sont des problèmes mineurs pour les Israéliens face au coût de la vie qui ne cesse de grimper. Il n’est donc pas étonnant que les Israéliens boudent le pays pour se rendre à l’étranger. Les prix des hôtels sont devenus fous à Eilat et à Tel-Aviv, à 500 euros la nuit au minimum pour un service qui se dégrade continuellement faute de personnel. Il est peu coûteux de voyager en Italie avec un prix d’hôtel 4 étoiles à 150 euros et des repas, entrée-plat-dessert-vin pour 40 euros (6+20+6+8) (144 shekels). Nous l’avons testé à Milan, non pas dans un petit boui-boui mais dans un grand restaurant gastronomique. Nous avons constaté cela plusieurs fois en vacances à l'étranger dans des destinations qui se distinguent des pays sous-développés, forcés à brader leur service face à un personnel aux abois.


L'Algérie joue l'entremetteuse entre Fatah et Hamas

 


L’ALGÉRIE JOUE L’ENTREMETTEUSE ENTRE FATAH ET HAMAS


Par Jacques BENILLOUCHE

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          L’Algérie, qui a toujours été très discrète en politique internationale, a décidé d’entrer dans le jeu politique au Moyen-Orient en s’entremettant entre le Hamas et le Fatah. Elle veut combler le champ libre laissé par la Turquie en invitant, à l’occasion des festivités des 60 ans de son indépendance du 5 juillet 1962, les dirigeants palestiniens Mahmoud Abbas et Ismaël Haniyeh. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune est un nouveau venu dans cet espace politique car il s’agit de la première fois qu’une telle réunion a lieu en Algérie. D’ailleurs les Algériens ne manquent pas de classer cette rencontre d’historique car ils veulent favoriser la réconciliation palestinienne.


jeudi 14 juillet 2022

Oran 5 Juillet 1962 : Le massacre censuré Par Jean CORCOS


ORAN 5 JUILLET 1962 :  LE MASSACRE CENSURÉ

Par Jean CORCOS
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Des soldats français le 14 juin 1962 sur la Place d'Armes à Oran

Nous publions à nouveau un article de 2013 qui a toute son actualité.
Ma dernière émission abordait un sujet historique totalement occulté dans la mémoire nationale. Le 5 juillet 1962, deux jours après le transfert de souveraineté et jour de la proclamation de l'indépendance de l'Algérie, alors que la guerre était officiellement finie avec la France depuis plusieurs mois, plusieurs centaines d'Européens furent massacrés dans des conditions épouvantables dans la ville d'Oran, quasiment sous les yeux de l'armée française encore présente en nombre dans la ville.