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mardi 31 mars 2015

SOCIALISTES ET TRAVAILLISTES : OUT !



SOCIALISTES ET TRAVAILLISTES : OUT !

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps 



Un même symbole s’écroule simultanément  en France et en Israël, à quelques jours d’intervalle ; la gauche est en déroute  a priori parce qu’elle ne fait plus rêver. Ancrés sur une idéologie dépassée, refusant d’évoluer avec leur temps, les Travaillistes en Israël et le Parti Socialiste en France comptaient sur leur passé glorieux pour convaincre des électeurs lassés d’attendre une amélioration de leur sort. Alors que le Cac40 explose et que le Nasdaq des titres israéliens ne cesse de monter, le citoyen moyen ne voit rien venir dans son escarcelle.

SCIENCES PO : ANNEXE DU QUAI D’ORSAY ?



SCIENCES PO : ANNEXE DU QUAI D’ORSAY ?

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps



Comment peut-on former des futurs politiciens, des ministres indépendants, des cadres autonomes de l’administration et, plus généralement, des hommes politiques responsables si on leur apprend dès leurs études à se coucher devant  un groupe de pression. Les politiciens de tout acabit savent que le dialogue est la seule arme contre l’ignorance, contre la bêtise et contre les exclusives. La direction de Science Po Paris a décidé d’annuler une conférence sous la pression des groupes pro-palestiniens qui s’étaient élevés contre l’événement.

YÉMEN : PAYS STRATÉGIQUE POUR ISRAËL



YÉMEN : PAYS STRATÉGIQUE POUR ISRAËL
Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps 


Le Yémen est miné par une guerre entre musulmans commencée en 2001 mais longtemps ignorée par les medias. Circonscrite au départ autour d’un conflit tribal, la guerre généralisée inquiète plus que jamais Israël car ce pays contrôle le détroit de Bab Al-Mandeb qui assure la liberté de navigation à travers la mer Rouge et l’accès au port d’Eilat. Le pays est aujourd’hui subdivisé en quatre régions contrôlées chacune par un clan. Les Houthis, rebelles chiites, dominent le nord tandis que les loyalistes sunnites fidèles du président Hadi exilé à Aden occupent le sud. Entre ces deux grands forces, le reste du pays est morcelé entre les sunnites d’Al-Qaeda et d’Ansar al Charia et les séparatistes sunnites du sud.

samedi 28 mars 2015

PROGRAMME DU FN : GABEGIE ET DÉMAGOGIE



PROGRAMME DU FN : GABEGIE ET DÉMAGOGIE

Par Jacques BENILLOUCHE
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          Le programme économique du Front national a le mérite d’exister mais à s’y pencher de près, il ne peut mener qu’à l’effondrement du pays à très court terme. C'est lui qui doit faire foi dans toutes les analyses. Bien sûr, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent mais le retour à ce qui s’apparentait naguère au communisme peut faire sourire si l’équilibre du pays n’était pas en jeu. Il est vrai que des bataillons de militants des partis socialiste, communiste et font de gauche ont rejoint en masse Marine le Pen. Elle se devait donc de les satisfaire, en théorie du moins. En théorie parce que le programme économique est inapplicable à la lettre et qu’il n’est pas interdit de faire preuve de démagogie durant les élections.

CONTRER LE FRONT NATIONAL Par Gérard AKOUN



CONTRER LE FRONT NATIONAL

Par Gérard AKOUN




Dimanche dernier, à l’issue du premier tour des élections départementales, les responsables des trois principaux partis, en lice, semblaient tous satisfaits de leurs résultats. Il n’y avait pourtant pas de quoi pavoiser, sauf pour le Front National qui est arrivé en deuxième position derrière la coalition UMP-UDI et devant le PS en troisième position. Nicolas Sarkozy se félicitait de sa première victoire en tant que président de  l’UMP et Manuel Valls trouvait que les résultats du PS étaient moins catastrophiques que prévus, une défaite en somme honorable.

jeudi 26 mars 2015

ISRAËL-USA : ÉTAT DES LIEUX Par André NAHUM



ISRAËL-USA : ÉTAT DES LIEUX

La chronique de André NAHUM




Jamais président américain ne s’est montré aussi agressif envers Israël que ne l’est  actuellement Barack Obama. Où veut-il en arriver ? Cherche-t-il à le punir d’avoir élu un premier ministre qu’il exècre ? On  se demande  avec inquiétude ce qui peut se passer dans les deux ans qui lui restent encore à gouverner. On ne peut  toutefois  pas  blanchir entièrement Benyamin Netanyahou qui a commis un certain  nombre  de  maladresses.

LE CAS MARINE LE PEN


LE CAS MARINE LE PEN

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps


            
          En Israël, on a peu suivi les élections départementales françaises, les franco-israéliens n'y votant pas et se remettant à peine des violentes confrontations des législatives israéliennes. La politique française paraît lointaine mais le sort de la France interpelle et préoccupe. De dérive en dérive, le cas Marine Le Pen s’impose dans le paysage français. Il ne faut pas utiliser la langue de bois et accepter le fait que Marine le Pen a gagné les élections départementales, et que la France a perdu, droite et gauche confondues.

mardi 24 mars 2015

UNE COALITION POUR RENOUER AVEC OBAMA



UNE COALITION POUR RENOUER AVEC OBAMA

Par Jacques BENILLOUCHE

copyright © Temps et Contretemps


            
          Ce serait un euphémisme que de prétendre que les relations entre Israël et les États-Unis se sont détériorées au cours de cette campagne électorale. Le nouveau chef de la diplomatie israélienne aura donc une tâche difficile. Si Netanyahou accepte l’ultimatum d’Avigdor Lieberman et lui confie à nouveau le ministère des affaires étrangères, la situation sera encore bloquée car l’ancien ministre n’est pas en odeur de sainteté, ni auprès des Américains et ni auprès des Européens. Reste à savoir si les impérieuses réalités de la constitution de la coalition auront raison du pragmatisme. Pour renouer des liens distendus, il faudrait la nomination d’un autre ministre à la tête de la diplomatie israélienne et déjà sont sur les rangs Naftali Bennett, Gilad Erdan ou Youval Steinitz.

LOIS ANTITERRORISTES Par Jean SMIA



LOIS ANTITERRORISTES

Le billet d'humeur de Jean SMIA


Attentat en Tunisie

                S'il y a une chose dans laquelle les politiques ne sont pas performants : c'est de mener une guerre à la victoire. Serait-ce parce que, dans ce domaine, il faut avoir une cible définie et une intention construite ?
            Pour les uns, pour faire des guerres: ils ont besoin de faire des lois. Pour les autres, ils n'ont pas besoin de lois ; ils attaquent et tuent n'importe qui, là où l'opportunité de faire le plus de victimes possible leur est favorable. 

lundi 23 mars 2015

LE DIFFICILE DOSAGE DE LA COALITION



LE DIFFICILE DOSAGE DE LA COALITION

Par Jacques BENILLOUCHE
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          La victoire de Benjamin Netanyahou a été très nette avec six députés d’écart et 4,73% des voix face à la liste de l’Union sioniste. Le problème aigu à résoudre reste la mise en place d’une coalition pour obtenir une majorité stable. Netanyahou dispose d'un délai de six semaines pour résoudre cette difficulté qui n’est pas la moindre. 
          Le contour de cette coalition est pratiquement défini, sauf  querelle ou ego de dernière minute. Le nouveau premier ministre disposera d’une majorité de 67 députés composée du Likoud (30 députés), de Kulanu de Moshé Kahlon (10), HaBayit Hayehudi de Naftali Bennett (8), de Shass (7), de Yaadouth Torah (6) et d’Israël Beiteinou d’Avigdor Lieberman (6). Cette coalition reste cependant dépendante de deux partis antagonistes et concurrents menés par Kahlon et Bennett qui peuvent, selon leur bon vouloir, la quitter et faire tomber le gouvernement.

samedi 21 mars 2015

LE TRIOMPHE DE NETANYAHOU ET APRÈS ? Par Gérard AKOUN



LE TRIOMPHE DE NETANYAHOU ET APRÈS ?

Par Gérard AKOUN



On le  croyait usé, fini, Benyamin Netanyahou a prouvé, au dépens de ses adversaires mais aussi de ses alliés de la droite et de l’extrême-droite,  qu’il pouvait être encore le patron du «bloc national». En une semaine environ, il a réussi à provoquer un retournement de situation qui paraissait, à la lumière des sondages qui le donnaient perdant, tout à fait improbable. 
Quand il a senti le vent du boulet le frôler, il s’est engagé personnellement dans la campagne, plus qu’il ne l’avait encore fait. Il a, jusqu’aux dernières heures du scrutin, rameuté, physiquement,  les électeurs, «hystérisé  la campagne  sur un seul thème, celui de la sécurité, pour qu’ils lui apportent leurs voix. Il lui fallait battre Itzhak Herzog, mais aussi, faire en sorte que le Likoud arrive en tête des partis de droite et d’extrême-droite.

L’ÉTAT ISLAMIQUE S’INSTALLE EN AFRIQUE DU NORD



L’ÉTAT ISLAMIQUE S’INSTALLE EN AFRIQUE DU NORD

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps


L’État islamique est une lèpre qui se répand au-delà du Levant où il était censé uniquement s’installer selon son intitulé initial EIIL (État islamique de l’Irak et du Levant). Après avoir investi le nord du Sinaï, cette organisation djihadiste est en pleine expansion pour s’étendre à travers toute l’Afrique du nord. 
La Tunisie a été l’objet d’une opération terroriste. 22 personnes, dont 20 touristes et deux membres des forces d'intervention, ont trouvé la mort dans l'attaque du Musée du Bardo, les deux assaillants ont tués. L'assaut s'est produit en fin de matinée à proximité du Musée du Bardo, mitoyen du Parlement. Selon des témoins, des assaillants armés de kalachnikovs auraient d'abord pris pour cible un bus de touristes avant de pénétrer à l'intérieur du musée.


mercredi 18 mars 2015

SLATE - ISRAËL: LA MAJORITÉ INTROUVABLE


SLATE - ISRAËL: LA MAJORITÉ INTROUVABLE

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps


       Dernier article de la trilogie sur les élections.


Les sondages, peu fiables, prédisent environ 20 députés pour le Likoud de Benjamin Netanyahou et 25 pour l'union centriste d'Isaac Herzog et Tsipi Livni, tous les deux loin d'une majorité des 120 députés de la Knesset.
Les sondages sur les élections anticipées qui ont lieu en Israël ce mardi 17 mars se sont suivis avec peu de résultats divergents. La gauche et la droite jouent au jeu des chaises musicales en occupant à tour de rôle la première place, selon les instituts de sondages. Le résultat est très serré: beaucoup d’indécis, environ 15%, fixeront leur vote à la dernière minute.


NÉGOCIER AVEC BACHAR Par Jean SMIA



NÉGOCIER AVEC BACHAR

Le billet d'humeur de Jean SMIA

                    

             Des bruits courent qu'il faut négocier avec Bachar El Assad. Négocier quoi ? Un espace pour le Daesh ? Rendre la Syrie à l'empire Ottoman ? Recréer un État des Alaouites comme en 1920 ? Lorsque l'on considère le contexte historique par lequel les Alaouites sont au pouvoir, on prend conscience qu'il n'y a rien à négocier. Deux paragraphes résument la réalité historique avant de commenter.

mardi 17 mars 2015

SLATE - LÉGISLATIVES : LE DOGME PÉRIMÉ DU «GRAND ISRAËL»



SLATE - LÉGISLATIVES : LE DOGME PÉRIMÉ DU «GRAND ISRAËL»

Par Jacques BENILLOUCHE


           Les électeurs israéliens sont face à deux visions opposées du sionisme.



La campagne législative israélienne se poursuit crescendo alors que, pour la première fois depuis les précédents scrutins, le résultat final reste incertain. Les électeurs n’auront pas à choisir entre deux leaders, entre deux générations d’hommes politiques, entre la droite et la gauche, mais entre deux conceptions opposées du sionisme. Ces deux conceptions conflictuelles sont symbolisées par deux leaders qui peinent à décoller dans les sondages.

UN SCRUTIN SERRÉ, ALEA JACTA EST



UN SCRUTIN SERRÉ, ALEA JACTA EST

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps 


Les faiseurs de roi

La campagne électorale a été rude mais sans surprise car subsiste l’impression que les lignes des convaincus ont peu bougé. Seuls les indécis feront la différence. Chaque électeur s’est fait sa propre idée sur fond d’articles, de réunions politiques et de débats entre les candidats. Le temps est venu de laisser  les idées se décanter. Le calme est nécessaire pour la réflexion avec la seule exigence qu’il faut aller voter. 
La démocratie exige que soient nombreux ceux qui désignent leurs représentants. La palette des choix est très étendue et les électeurs disposent à présent des clefs pour la décision finale. À une exception près, tous les partis israéliens sont sionistes c’est-à-dire qu’ils prônent un État pour les Juifs, pour tous les Juifs, religieux ou laïcs, un État fort qui puisse résister à ses ennemis et qui puisse rassembler au-delà des partis et des clans.

lundi 16 mars 2015

LA RÉALITÉ DES EXTRÉMISMES EN ISRAËL



LA RÉALITÉ DES EXTRÉMISMES EN ISRAËL

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps

  Tous les partis qui se présentent aux élections ont le mérite de participer à la démocratie israélienne à l’exception de deux partis, positionnés aux deux bords extrêmes de l’échiquier politique.

            La liste arabe a bénéficié d’une indulgence à la fois du gouvernement qui n’a pas su ou pas voulu légiférer pour interdire les comportements anti étatiques et des instances suprêmes. Il ne fait aucun doute que les partis qui composent la liste arabe prônent la disparition d’Israël en tant que tel et l’émergence d’une entité qui ferait revenir le pays au magma de la veille de 1947.

dimanche 15 mars 2015

ÉLECTIONS : LA PEAU DE L’OURS



ÉLECTIONS : LA PEAU DE L’OURS

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps

            

          En Israël, le parti arrivé en tête des élections est souvent chargé de constituer une coalition capable d’attirer sur son nom au moins 61 députés. Arriver premier est une condition nécessaire mais pas suffisante. En effet les mathématiques ne sont d’aucun secours en politique car il ne s’agit pas d’aligner une addition de députés, mais de résoudre le casse-tête des ego, des susceptibilités et d’échapper aux rivalités personnelles. Pour ces raisons, on ne peut exclure un échec de la gauche au bout du processus.

jeudi 12 mars 2015

MAHMOUD ABBAS : FIN DE LA DIPLOMATIE DE LA CANONNIÈRE



MAHMOUD ABBAS : FIN DE LA DIPLOMATIE DE LA CANONNIÈRE

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps

            
         
          Mahmoud Abbas est fin diplomate ; ceux qui pouvaient en douter seront à présent convaincus.  Il a suscité le communiqué du Conseil Central de l’OLP qui recommande la «fin de la coordination de la sécurité, sous toutes ses formes, avec les autorités d'occupation israéliennes, à la lumière de son échec à respecter les accords signés entre les deux parties». Il a menacé Israël, sans pourtant fixer de date précise à la fin de la collaboration sécuritaire. C’était une menace en l’air et non exécutoire puisque lui-seul est habilité à signer le document de rupture.