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mardi 31 janvier 2012

SLATE - Rafale : l'Inde sauve la mise à Dassault


SLATE - Rafale : l'Inde sauve la mise à Dassault

par Jacques BENILLOUCHE

Après de nombreux échecs, la vente presque assurée de 126 avions de combat français à l'Inde est une considérable bouffée d'oxygène pour le groupe, ainsi que pour l'industrie militaire française.

 

L'annonce, mardi 31 janvier, de la décision du gouvernement indien d'entrer en négociations pour l'achat de 126 Rafale est une décision qui tombe à pic pour le groupe Dassault et pour l'industrie française de la défense. 

Lire la suite en cliquant sur le lien :

http://www.slate.fr/story/49375/rafale-dassault-inde



lundi 30 janvier 2012

RTS : LE GROUPE DASSAULT DANS LA LUTTE FINALE

RADIO TELEVISION SUISSE

LE GROUPE DASSAULT DANS LA LUTTE FINALE

Jacques BENILLOUCHE

Au micro de

Laurent KELLER


Emission FORUM du 30 janvier 2012


          Les experts militaires internationaux ont donné leur classement des avions militaires. Le Rafale vient en deuxième position après le F22 américain tandis que le Gripen suédois se place loin derrière l’Eurofighter Typhoon européen. Mais malgré des caractéristiques techniques reconnues, aucun Rafale n’a été vendu par le groupe Dassault, hormis ceux vendus à l’armée française. Nous sommes dans la dernière ligne droite pour trois contrats en négociation : le Brésil avec une commande de 36 avions, la Suisse pour 18 Rafales et l’Inde pour 126 avions de chasse, le contrat de l’année et celui de la dernière chance.

Le Rafale

          Il semble que le groupe Dassault ait modifié ses techniques commerciales pour les rendre plus agressives en raison de l’urgence de la situation. Il a envoyé directement un courrier aux parlementaires suisses pour leur proposer l'acquisition, avec une forte réduction, de 18 Rafales pour 2,2 milliards d'euros, soit 122 millions pièce au lieu de 150 à 175 le tarif catalogue. Ce prix est inférieur de 3 millions à celui du Gripen qui n’a pas rempli les spécifications minimales exigées par les militaires suisses. Il est vrai que certaines armées, qui ne sont pas confrontées à un danger radical, choisissent un avion non pas parce qu’il se mesure au combat mais sur la base d’arguments purement comptables.

Cliquer sur le triangle noir pour écouter l'émission

samedi 21 janvier 2012

ELECTIONS EGYPTIENNES : LES PAYS ARABES FACE A LA DEMOCRATIE


ELECTIONS EGYPTIENNES

  LES PAYS ARABES FACE A LA DEMOCRATIE

Par Jacques BENILLOUCHE


          L’effet domino de la chute des dictateurs tunisien, égyptien et libyen sonnait comme un vent de démocratie en direction des pays arabes. L’espoir renaissait parmi les populations soumises à la dictature mais il est à présent probable que cette espérance sera stérile. Les résultats des élections qui ont donné vainqueurs les islamistes démontrent qu’en fait, les pays arabes ne semblent pas prêts à la démocratie car le changement a été trop brutal tandis que deux raisons s’opposent à cette évolution.

Soumission à l’islam
Le Coran

          La première cause est liée à la religion qui les enserre dans un carcan réducteur. L’islam n’est pas un récit parsemé de légendes comme la Bible mais la propre parole d’Allah, rapportée par l’archange Djibril à Mahomet [1]. Or la parole divine ne peut pas être contestée par les humains et elle impose que le Coran [2] reste figé dans sa version originale.
         Alors que la Torah est axée sur le spirituel et sur la prééminence de l’homme, l’islam impose des rites pour que les actes de la vie quotidienne soient orchestrés de manière immuable avec une volonté de prendre le pas sur le raisonnement humain. Les adeptes doivent alors totale obéissance en rendant la religion en contradiction totale avec l’essence même de la démocratie.
        Alexis de Tocqueville [3], le théoricien de la démocratie occidentale, défendait la liberté individuelle et l'égalité politique. Or le danger majeur pour les pays arabes se trouve dans le renoncement à la liberté, prôné par les partisans de l’islamisme. Le principe d’égalité exigé par la démocratie est combattu par la Charia [4] qui insiste sur l’inégalité entre les humains. La notion d’esclave est d’ailleurs justifiée dans le Coran : « Abolir l’esclavage relevait quasiment de l’inconcevable. Interdire ce que Dieu permet est un crime presque aussi grand que de permettre ce qu’Il interdit ». 
          Jusqu’alors les pays arabes ont verrouillé leurs frontières pour ne pas être contaminés par les traditions des sociétés occidentales afin d’éviter la porosité entre les populations en terre musulmane. L’histoire moderne prouve qu’aucun pays musulman n’est entré ou n’est resté longtemps dans la démocratie puisque toutes les tentatives ont été vouées à l’échec.
          L’exemple de la Turquie est élogieux et démontre que l’expérience n’a été que de courte durée. Venus au pouvoir grâce à des élections libres, les islamistes de l’AKP ont progressivement éliminé ceux qui pouvaient leur porter ombrage. Les généraux ont été envoyés à la retraite et les plus récalcitrants ont eu à répondre de leur rébellion devant les tribunaux. La Constitution moderne a été modifiée dans le silence de l’opposition pour réduire le pouvoir des militaires qui garantissaient la laïcité. Ces péripéties prouvent qu’il n’y a qu’un seul islamisme et que ceux qui croient à l’existence d’un islamisme « light », dit modéré, se trompent. L’accès des islamistes au pouvoir se concrétise souvent par une perte de démocratie puisque, en se fondant sur leurs dogmes religieux, ils confisquent les libertés au détriment de l’intérêt de leur peuple.

L’emprise de la Oumma

          Les citoyens musulmans ne contrôlent pas leur avenir car il dépend de la volonté d’Allah qui impose ses directives à la Oumma [5], la communauté des croyants, en imposant une emprise de la religion sur tous les aspects de la société et en frisant parfois la doctrine totalitaire. Les pays arabes ne pourront se réconcilier avec la démocratie que si l’islam est séparé de l’Etat puisque la Charia récuse à l’homme le droit de légiférer et que seule la loi de Dieu prime sur toutes les lois profanes.
          Les dictateurs arabes abusent de ces concepts afin de briser toute velléité de combattre le carcan d’un régime totalitaire en utilisant la théocratie pour s’opposer à la démocratie. Alors, pour motiver des peuples brisés sous le joug d’un tyran, ils se servent du joujou du djihad [6], la guerre sainte, dans une sorte de défouloir pour détourner leur attention sur les réalités modernes de la société. Dans ce combat permanent, les militants qui s’entrainent pour le djihad n’ont plus le temps de s’intéresser à leur sort et aux sollicitations du monde moderne trop attaché à défendre les droits de l’Homme.

Nature des régimes

          Le deuxième obstacle à la démocratie tient à la nature des régimes politiques mis en place. En dehors des monarchies féodales, les pays arabes ont simplement copié les dictatures européennes du vingtième siècle [7] en exploitant les mêmes ingrédients : un leader adoubé par le peuple, un parti unique pour museler l’opposition, une armée aux ordres du chef, des services secrets omnipuissants et omniprésents, un nationalisme qui prône la prééminence de l’identité arabe sur toutes les autres ethnies, une économie centralisée et étatisée, et enfin le frein au progrès pour étouffer toute volonté de s’émanciper. 
          Par ailleurs, les sociétés arabes sont constituées en clans qui permettent aux dictatures de s’appuyer sur les liens tribaux tandis que les promotions des écoles militaires cimentent leur pouvoir. Ces clans se substituent à la constitution de partis politiques  en réprimant, par la force et la terreur, toute velléité d’instituer la démocratie.
          Les américains ne sont pas exempts de responsabilité parce qu’ils ont toujours imposé leur double jeu. Par des discours, ils incitent à la démocratie et soutiennent les mouvements d’opposition à l’étranger tout en protégeant les régimes autoritaires dans l’intérêt des Etats-Unis. En fait, la volonté hégémonique des propriétaires pétroliers fait le jeu des démocraties qui se garderaient bien de changer la donne. Le génie des dictatures à inventer une machine d’acquisition de revenus à leur profit personnel les amène à négliger des populations réfugiées dans la soumission et la résignation.
      Cette puissance financière, doublée d’une puissance démographique, aurait pu concrétiser des projets ambitieux dans la technologie, dans le développement social, dans le bien-être général, dans l’acquisition de monopoles européens et dans la mainmise sur les potentats occidentaux. En fait l’inverse a été atteint. Les revenus sont reversés à une minorité qui les accapare et les stocke dans les coffres des banques occidentales à des fins purement personnelles sinon crapuleuses. Par ailleurs, pour asseoir leur pouvoir non partagé, les despotes dilapident une grande partie des revenus des hydrocarbures dans l’achat d’armes afin de protéger leurs privilèges par la force.
          Les occidentaux avaient besoin des dictateurs qui s’opposaient au réveil démocratique, qui garantissaient leurs approvisionnements en hydrocarbures à des coûts compétitifs tout en sauvegardant les intérêts économiques et en combattant les terroristes à l’instar des Frères musulmans en Egypte. Mais ce double jeu a joué contre l’apprentissage de la démocratie alors que les actes terroristes se multipliaient sous l’effet de l’oppression des dictateurs à l’encontre de leur peuple.
          Il n’est pas certain que les dictatures tunisienne, égyptienne et libyenne soient remplacées par des démocraties au sens où l’entend l’occident. D’ailleurs Nasser a été remplacé par Moubarak et Bourguiba par Ben Ali. La force succède à la force. Les régimes dictatoriaux génèrent leur propre anticorps alors que la démocratie souhaitée par les peuples arabes risque de se diluer dans un pouvoir islamique qui n’aura de modéré que le nom. Les pays arabes doivent se résoudre à soigner leur malédiction héréditaire qui porte le nom de dictature s’ils veulent se réconcilier avec la démocratie.

[1] http://islammedia.free.fr/Pages/Histoire_mohamed/derniers.html

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Coran

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_de_Tocqueville

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Charia

[5] http://fr.wikipedia.org/wiki/Oumma

[6]  http://fr.wikipedia.org/wiki/Djihad

[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictatures_europ%C3%A9ennes_depuis_le_XXe_si%C3%A8cle

mercredi 18 janvier 2012

Slate : Coup de froid entre Washington et Jérusalem


Slate : Coup de froid entre Washington et Jérusalem

par Jacques BENILLOUCHE

Barack Obama tente de calmer le jeu et d'éviter une confrontation avec l'Iran que Benjamin Netanyahou juge indispensable pour contrer un danger mortel pour Israël.

 Le 16 janvier 2012, un communiqué bref était adressé par le chef d’État-Major israélien: «Après consultation étroite entre le commandement américain européen (EUCOM) et les Forces de défense israéliennes (FDI), l'exercice «Défi Austère 12 » sera réalisé au cours du second semestre de 2012.» Les raisons de ce report, qui risque de conduire en fait à une annulation pure et simple des exercices militaires, ne sont pas explicitées mais deux thèses opposées sont aujourd'hui avancées. Elles illustrent toutes deux la divergence de taille entre Washington et Jérusalem sur la façon de répliquer à la menace militaire et nucléaire iranienne....

Lire la suite en cliquant sur le lien

http://www.slate.fr/story/48839/Iran-coup-de-froid-israel-etats-unis-conflit-nucleaire

lundi 16 janvier 2012

SlateAfrique : Plaidoyer pour Habib Bourguiba le visionnaire


SlateAfrique :

Plaidoyer pour Habib Bourguiba le visionnaire 

par Jacques BENILLOUCHE

Anniversaire des onze ans de la mort de l'ancien président Habib Bourguiba , Monastir, 6 avril 2011

Un an après la révolution tunisienne, les nouveaux dirigeants semblent vouloir faire table rase du passé en cherchant à effacer la mémoire du premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba, qui avait consacré toute sa vie à se battre pour obtenir l’indépendance de son pays. On ne compte pas les procès intentés par la France coloniale et les années de prison qui ont émaillé la vie du leader charismatique. Mais, il avait choisi la voie pacifique avec son esprit visionnaire qui rend aujourd’hui ses discours tout à fait d’actualité....

Lire la suite et voir les vidéos inédites en cliquant sur le lien :

http://www.slateafrique.com/80993/tunisie-plaidoyer-habib-bourguiba-heritage-ennahda


 

UN PRINTEMPS AUX FRUITS AMERS par Zvi MAZEL


UN PRINTEMPS AUX FRUITS AMERS :

            L’ANNULATION DU PÈLERINAGE SUR LA TOMBE D’ABOU HATSEIRA

                                                                      Par Zvi Mazel
                                               Ancien Ambassadeur d’Israël en Egypte

Tombeau de Rabbi Abou Hatseira
            Le pèlerinage annuel sur la tombe de Rabbi  Abou Hatseira n’aura pas lieu.  Ainsi en ont décidé les autorités égyptiennes, évoquant «les circonstances» qui ne permettraient pas d’assurer la sécurité des délégations juives venant s’incliner sur la tombe du saint homme. De source égyptienne, on a aussi appris que les ambassades des pays envoyant le plus grand nombre de pèlerins – Israël, le Maroc et la Russie ( ?) avaient été informées que leurs ressortissants ne recevraient pas de visa.

                                   Un marocain en Égypte

          Bien sûr il se trouvera des gens pour dire qu’il s’agit d’une décision bien compréhensible compte tenu de l’instabilité qui règne dans le pays, des manifestations de haine contre Israël et de la montée en puissance de l’antisémitisme, d’autant que les partis islamistes sont en passe de remporter plus de 70 pour cent des sièges au parlement. D’autres voient les choses différemment: ils avaient espéré trouver plus de tolérance et de respect pour la liberté de religion dans la nouvelle Égypte émergeant de la révolution.
          Né en 1805 au Maroc, Yaakov Abuhatseira,  «Abir Yaakov» pour les  juifs du Maroc,  grand-père du Baba Salé inhumé à Nétivot,  était en route vers  Jérusalem  quand il décéda vers 1880 dans la petite ville de Damanhour à une soixantaine de kilomètres au sud-est d’Alexandrie. Il est l’objet d’une grande vénération pour sa connaissance de la Torah et de la Kabbale. Juifs égyptiens et juifs marocains venaient chaque année sur sa tombe à la date anniversaire de sa mort au début du mois de janvier pour la «Hiloula» traditionnelle. 
Rabbi Abou Hatsera

          Interrompu après la seconde guerre mondiale et la création de l’État d’Israël, le pèlerinage reprit avec la paix entre Israël et l’Égypte. C’est par milliers que les fidèles venaient du Maroc et d’Israël. Seulement, lorsque la paix se fit froide, sinon glaciale, la venue des pèlerins juifs commença à provoquer des réactions hostiles. Des campagnes de presse à caractère ouvertement antisémite dénoncèrent la tenue de la célébration, où certains voulurent voir un effort pour «judaïser» l’endroit  ou même y établir une colonie de peuplement israélienne, tête de pont d’une tentative de conquête du pays ; «on nous dit qu’un saint homme juif est enterré ici», a déclaré un habitant de la petite ville , cité par la Gazette égyptienne, «mais je vous le demande, un juif peut-il être saint ?»

                             Sentiments antisémites

          Les sentiments anti-israéliens exacerbés lors de la seconde intifada ont entrainé l’interruption du pèlerinage tandis qu’un procès a été intenté contre le gouvernement égyptien par un groupe d’opposants, l’accusant de mettre en danger l’Égypte en laissant entrer les pèlerins juifs. Il se trouva un tribunal pour ordonner, en première instance, la destruction du tombeau et l’arrêt définitif de la Hiloula. Le gouvernement fit appel de ce jugement et l’instance supérieure en «gela» provisoirement l’exécution. Le pèlerinage reprit en 2004 et un généreux donateur juif procéda à la nécessaire restauration de la tombe, qui était très dégradée.
          Refusant de céder à l’opposition islamiste, le gouvernement Moubarak avait tant bien que mal assuré le maintien de la célébration annuelle et la sécurité des pèlerins. Accusé d’être dictatorial et de violer les droits de l’homme, ce gouvernement est tombé. Paradoxalement, sa chute a dopé les attaques contre les juifs et contre Israël. Longtemps interdit, le mouvement des Frères Musulmans, fort de ses succès électoraux, n’hésite plus à étaler au grand jour l’idéologie antisémite de son fondateur, Hassan al Banna – «Les juifs sont responsables du déclin de l’islam et de l’Occident» -, et de son principal théoricien, Sayed Qotoub, auteur de «mon combat contre les juifs».

                       Les Frères musulmans à l’œuvre

          Cette année, à l’approche de la date du pèlerinage, ce fut un véritable déferlement de haine dont le but était d’empêcher l’arrivée des pèlerins juifs. Sous l’impulsion des Frères Musulmans, une quinzaine de représentants de partis et de mouvements politiques ont tenu une conférence de presse à Damanhour. Gamal Heshmat, député nouvellement élu du parti des Frères, qui porte le nom trompeur de «Parti de la liberté et de la justice», a annoncé la couleur : pour les juifs, venir serait «une opération suicide compte tenu de la résistance à la présence des juifs en Égypte ». Il a enchainé : «Le problème Abou Hatseira est le problème du peuple égyptien qui rejette la normalisation et aussi la présence de tout sioniste sur la terre égyptienne». Il reconnait que les accords de Camp David parlent de normalisation mais déclare «Nul ne peut obliger les habitants de Damanhour à accepter la normalisation». Il s’engage solennellement, avec l’aide de ses compagnons, à barrer la route à tout juif voulant pénétrer à Damanhour. Il existe selon lui d’autres solutions, et notamment la destruction du tombeau et le transfert des restes en Israël.
          Quant au délégué du parti Karame, à tendance nassériste, dont le chef appelle ouvertement à l’abolition du traité de paix, il voit dans le pèlerinage un premier pas vers une mainmise d’Israël sur l’Égypte. Le président de l’organisation des avocats de Damanhour, quant à lui,  annonce que son organisation va intenter un nouveau procès pour obtenir la destruction de la tombe et des tombes juives à proximité, conformément à  l’article 5 d’une loi de 1966 stipulant qu’il est permis de détruire un cimetière dans l’intérêt du public si on n’y a procédé à aucun enterrement pendant quinze ans, oubliant qu’il s’agit d’un site sacré pour les juifs.
          Il compte s’appuyer sur les attendus du jugement rendu en 2001 mentionné plus haut, dont voici des morceaux choisis : «Lorsque les juifs vivaient en Égypte, ce n’étaient que des tribus nomades sans aucune civilisation qui faisaient paître leurs troupeaux et vivaient dans des tentes : ils n’ont laissé aucune trace significative de leur présence au temps des Pharaons.  Le tombeau d’Abu Hatseira n’est donc que le tombeau d’un simple individu et non le vestige d’un lieu saint ayant une valeur culturelle ou religieuse quelconque, susceptible d’être considéré comme faisant partie de l’héritage de l’Égypte. Il s’en suit que la décision de Farouk Hosny, ministre de la culture, selon laquelle la tombe d’Abou Hatseira et les tombes juives à proximité sont aussi valables que des sites islamiques ou coptes, est en violation de la loi ; cette décision repose sur une erreur historique qui porte atteinte à l’essence du peuple égyptien, lequel est seul souverain de toutes les générations de la patrie. »

                                  Les juifs du pharaon

          Faut-il rappeler que les juifs ont continué à résider en Égypte  trois mille ans après l’ère des Pharaons, et qu’ils vivaient sur les rives du Nil bien avant l’arrivée de l’islam ? Faut-il évoquer leur contribution à l’économie, à la culture et même à la vie politique égyptienne ? Comment oublier les documents découverts à la Gniza du Caire, les juifs illustres comme Maimonide, le Ramban, que les égyptiens ont fait leur ? Plus près de nous, c’est au juif  Joseph Cattawi que le roi Fouad avait fait appel pour en faire son ministre des finances, à une époque – les années vingt et trente – où des athlètes juifs représentaient l’Égypte  aux Jeux Olympiques…
Leila Mourad


          Et n’oublions pas les stars de la scène et de l’écran….de la chanteuse Leïla Mourad au compositeur  Daoud Hosny La montée du nationalisme et de l’antisémitisme a sonné le glas d’une communauté florissante ; il y avait avant la seconde guerre mondiale 34 synagogues dans la seule ville du Caire.  Jetés malgré eux sur le chemin de l’exil, leurs biens spoliés, les 80.000 juifs d’Égypte se sont dispersés aux quatre coins du  globe.
          La question, qui se pose plus que jamais aujourd’hui, est de savoir ce que voulaient vraiment les jeunes qui manifestaient il y a tout juste un an, place Tahrir, pour réclamer liberté et démocratie. Étaient-ils sincères dans leur espoir d’une Égypte véritablement démocratique, tolérante et respectueuse des Droits de l’Homme ? Ou bien, ne parlaient-ils qu’au nom des musulmans sunnites qui sont la majorité ? On a de plus en plus l’impression que l’aube nouvelle dont rêvent les Frères Musulmans n’est qu’une autre forme de dictature où le fanatisme religieux, imprégné d’antisémitisme, fera tout pour s’imposer.

mardi 10 janvier 2012

SLATE : Du détroit de Tiran au détroit d'Ormuz


SLATE : Du détroit de Tiran au détroit d'Ormuz

par Jacques BENILLOUCHE


Il y a 45 ans, la fermeture unilatérale par Nasser du détroit de Tiran précipitait la Guerre des Six-Jours. La volonté de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz pourrait avoir des conséquences comparables. 


Les hommes politiques font souvent peu de cas des enseignements de l’Histoire. La Guerre des six jours avait été déclenchée comme une «attaque préventive» d'Israël contre ses voisins arabes, à la suite du blocus du détroit de Tiran aux navires israéliens par l'Égypte le 23 mai 1967 . Les israéliens avaient alors prévenu que la fermeture de l’accès à la Mer Rouge et au port d’Eilat serait considérée comme un casus belli. Aujourd’hui, les dirigeants iraniens veulent faire du contrôle du détroit d'Ormuz, la démonstration de leur force, impressionner, tout comme Nasser, les opinions publiques arabes et musulmanes et consolider leur pouvoir. Il s'agit aussi de tester la réaction occidentale et une administration Obama considérée comme faible. Mais il faut savoir jusqu'où ne pas aller car il est invraisemblable que Téhéran s’engage délibérément dans une confrontation armée suicidaire....

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lundi 9 janvier 2012

ASHKENAZE OU SEFARADE ?



ASHKENAZE OU SEFARADE ?

Par Jacques BENILLOUCHE



Certains seraient intéressés à connaître la différence entre un rabbin ashkénaze et un rabbin séfarade en Israël. Plus de soixante ans après la création de l’Etat juif, la dichotomie héritée du temps de l’exil est maintenue, sinon amplifiée. Le nouveau maire de Jérusalem, qui joue de la modernité, aurait pu se montrer original en imposant l’union religieuse des juifs autour du seul texte sacré, en dehors de toute référence au passé. La municipalité est parvenue à un accord entre d'une part le Shass et d'autre part, les sionistes-religieux pour nommer deux rabbins en chef. Pour les ashkénazes, il s'agit du rav Arié Stern et pour les séfarades de Itsak Yoseph le fils du rav Ovadia Yosef. 
Rav Yonna Metzger, grand rabbin ashkénaze

 Ségrégation

Cette ségrégation entre orientaux et occidentaux avait été érigée en système en Tunisie, au début du siècle dernier, où deux communautés antagonistes vivaient dans la séparation totale avec deux cimetières, deux rabbins et deux organismes de communauté concurrents. Les Granas voulaient se distinguer des Touensas, plus proches du peuple et de la misère et éloignés de la modernité. Mais la réunification a eu lieu au bénéfice de tous les juifs tunisiens. Même dans la connaissance talmudique approfondie le fossé culturel a été comblé depuis bien longtemps. Dès le IX siècle, le rabbin tunisien de Kairouan Khananel Benkhoushiel avait rédigé le premier commentaire du Talmud de Babylone et le commentaire arabe achevé en 1168 par Moïse ben Maïmon fait encore autorité parmi les juifs des pays musulmans.
Depuis longtemps en France a été abolie cette distinction car, depuis les années soixante, le mixage a permis de revivifier une communauté qui se serait éteinte si les nord-africains n’étaient pas venus la consolider. La nouvelle génération s’identifie en s’estimant uniquement juive. A la rigueur, subsistent encore les différences culinaires mais, même dans ce domaine, les échanges sont flagrants et les frontières abolies. Invité il y a peu chez un ami, de l’Est comme on dit chez nous, j’avais entraîné mes papilles à la dégustation d’un bon hareng et d’un guéfiltefish, plat de fêtes de ces gens venus du froid, mais notre hôtesse nous a impressionnés avec un excellent couscous au poisson prouvant que la fusion est à présent totale. Que répondre à mon petit fils, dont la mère est d’origine austro-polonaise, sur sa réelle identité alors qu’il adore la «pkaïla»?

Réminiscence du passé

Rav Shlomo Amar, grand rabbin sépharade

La nature du juif est toujours de chercher à se distinguer de ses semblables et de vouloir être différent dans sa propre synagogue, sa propre communauté et sa propre association. Mais en voulant imposer cette distinction de manière officielle, dans notre Capitale administrative et religieuse, on laisse perdurer des réflexes des temps anciens et révolus. La réminiscence permanente du passé n’intervient pas comme une volonté de maintenir intacte ses racines mais comme un moyen d’ériger un mur entre les juifs. Autant le maintien des traditions dans la diaspora était une exigence pour la surie du peuple juif, autant cette distinction entre séfarades et ashkénazes n’a plus de raison d’être. Israël s’est enrichi du mélange des cultures et des mixages ethniques.  
Cette séparation volontaire consolide les stigmates de la division et donne du poids aux rabbins lituaniens qui imposent leurs vues et les encouragent à maintenir une ségrégation dans le réseau officiel éducatif. Des incidents récents ont d’ailleurs montré que les anciens réflexes ne sont pas totalement disparus et qu’ils vivent encore enfermés dans leur «schtetel» psychologique et dans le passé, au lieu de vivre le présent.
Il faudrait qu’en Israël cette classification des juifs entre orientaux et occidentaux disparaisse pour laisser place à une seule identité, l’identité juive.



vendredi 6 janvier 2012

Slate - Israël-Palestine Que peut-on espérer de nouvelles négociations ?


Slate - Israël-Palestine 

Que peut-on espérer de nouvelles négociations?

Par Jacques BENILLLOUCHE


Pas grand chose. Même si pour la première fois, un document écrit, 
précisant la position israélienne, peut servir de base aux négociations.
Mais la marge de manoeuvre de Mahmoud Abbas est presque nulle
et la stratégie de Benjamin Netanyahou du pur calcul politique.


Tout les quelques mois, l’annonce d’une négociation israélo-palestinienne présentée comme enfin une «vraie» négociation anime les médias. Mais il faut bien constater que le soufflé retombe de plus en plus vite à la sortie des réunions. En septembre 2010, les retrouvailles chaperonnées par la Secrétaire d’Etat américaine avaient ouvert de grands espoirs. Hillary Clinton avait toutefois tenu à préciser que: «Nous ne pouvons et nous ne voulons pas imposer une solution. Vous seuls pouvez prendre les décisions nécessaires, afin d’assurer un futur de paix aux peuples israélien et palestinien». Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas n’avaient eu que 1h30 de tête-à-tête pour un résultat nul......

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mardi 3 janvier 2012

Radio France Culture : EXPORTATIONS DE L'AVIATION FRANCAISE A L'ETRANGER


Radio France Culture

L’image et les exportations de l’aviation française à l’étranger

Jacques BENILLOUCHE

au micro de 

Florian DELORME

Le Rafale français

    Henri Baissas, directeur général adjoint d'Ubifrance. Jacques Benillouche, chroniqueur au site d'Informations françaises SLATE.fr, à la chaine de télévision GUYSEN.TV, à la Radio nationale KOL-ISRAEL. 
  
        Alors que le prestige de la France en matière d'armement et d'aviation est grand, on explique difficilement l'échec de la vente du Rafale auprès des armées étrangères.Une analyse des causes de cet échec sur France Culture.

Cliquer sur le triangle noir pour écouter l'émission


Pour de plus amples réflexions sur le Rafale lire l'article publié sur Slate :


http://benillouche.blogspot.com/2010/01/slate-le-rafale-na-jamais-eu-davance.html