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lundi 18 février 2019

Détournement et trahison d'un symbole à l'origine respectable Par Maxime TANDONNET



DÉTOURNEMENT ET TRAHISON D’UN SYMBOLE À L’ORIGINE RESPECTABLE

Par Maxime TANDONNET




Dans une chronique du 7 décembre dernier, reprise ci-dessous, je parlais déjà du risque de «dérive malsaine et de récupération» à propos des GJ. Le mouvement populaire et spontané avait obtenu satisfaction sur sa demande initiale, le retrait de la taxe carbone. Vainqueur, il devait s’arrêter là. Aujourd’hui, nous assistons au pire des scénarios.
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N’importe qui peut revêtir un GJ et se réclamer du mouvement. Des voyous de toute espèce – casseurs, truands, factieux, idéologues extrémistes – peuvent aisément s’en réclamer. C’est tellement facile d’enfiler un GJ et de commettre les pires saloperies, drapé dans ce symbole à l’origine pacifique et démocratique. Samedi, le philosophe Alain Finkielkraut a été victime d’une monstrueuse agression antisémite, une agression qui renvoie tout un pays au cauchemar des heures les plus sombres de son histoire. L’un de ses auteurs était (semble-t-il), un salafiste paré du GJ. Comment une cause initialement respectable, le réveil de la France oubliée, a été odieusement récupérée, trahie, bafouée, détournée, ridiculisée. J’avais dit, dès le 7 décembre, qu’il fallait savoir s’arrêter !



Chronique du 7 décembre

Au début, le mouvement des gilets jaunes était profondément sympathique comme en témoigne le soutien des quatre cinquièmes du pays. Il était vécu comme la réaction légitime de la France oubliée à des années de mépris et d’arrogance affichés sans vergogne par la classe dirigeante, depuis les «sans dents», jusqu’aux «Gaulois réfractaires», «aux fainéants» ou «ceux qui ne sont rien» et le traitement injuste réservé aux retraités de condition modeste. 

La colère, accumulée, s’est cristallisée sur l’augmentation emblématique du prix du diesel. En y renonçant, l’équipe au pouvoir a acté sa défaite. Les gilets jaunes ont remporté une victoire contre un mode de gouvernement fondé sur l’aveuglement et la morgue. Évidemment, cela ne règle rien sur le fond des dossiers. Mais ce succès symbolique marque un tournant qui pourrait être le début d’une rénovation trouvant son prolongement par la voie démocratique et les urnes. Or, aujourd’hui, le mouvement est en train…

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