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mercredi 7 octobre 2015

POUTINE SUPERSTAR Par André NAHUM



POUTINE SUPERSTAR

La chronique de André NAHUM


Je vous le disais la semaine dernière, Poutine a décidé de s’imposer comme le maître du jeu au Moyen-Orient. Face à l’impuissance de l’Europe et à la quasi-démission de l’administration Obama qui fera certainement date dans l’histoire des États-Unis, il fallait un Superman le voilà, il s’appelle Wladimir Poutine, et veut rendre à la Russie son ancienne splendeur après l’implosion de l’Union soviétique.


Ivan le Terrible

Prend-il pour modèle le premier tsar Ivan le terrible qui fut dans la deuxième moitié du seizième siècle le rassembleur des terres russes, «zobirotel russkoï zemli» comme nous l’enseignait notre prof d’histoire au lycée de Tunis ? Certains ne sont pas loin de le penser. Pour cela, il lui fallait réoccuper Sébastopol. Il l’a fait et cela est passé dans le reste du monde aux comptes pertes et profits. Il lui fallait faire retourner dans le giron de sa patrie, d’une façon ou d’une autre, les zones russophones de l’Ukraine. Il est en train de le réussir au nez et à la barbe de l’Occident.
Il veut maintenant conserver et fortifier sa base méditerranéenne de Tartous en Syrie en soutenant son allié Bachar Al Assad, ou ce qu’il en reste et affirmer aux yeux des Occidentaux et du monde qu’il entend peser sur le sort de cette région. Il veut interdire aux Américains, de même qu’aux Israéliens,  le survol du territoire syrien.

Un incident grave a failli se produire l’autre jour paraît-il, lorsque 4 avions militaires israéliens ont été mis en fuite, si l’on en croit les agences, par 6 appareils russes. La Turquie, membre de l’OTAN se plaint d’avoir été survolée par des jets russes.
Souhaite-t’il vraiment vaincre le Daesh ? On peut se poser la question quand on voit qu’il bombarde au moins autant les rebelles syriens alliés aux États-Unis et aux États arabes sunnites que l’État islamique. Veut-il vraiment ou peut-il rendre à Bachar Al Assad la Syrie dans ses anciennes frontières ?
Si l’on en croit le Figaro, qui n’est d’ailleurs pas contredit par le journal libanais L’Orient-le-Jour, la Syrie n’a pas un grand avenir en tant qu’État-nation. Avec la multiplication des zones contrôlées par des groupes rebelles rivaux, eux-mêmes soutenus par des parrains aux intérêts concurrents, la perspective d'une partition du pays en quatre zones,  russe, turque, saoudienne et iranienne paraît de plus en plus crédible.
Il y aura des négociations ? ; Mais que va-t-il en sortir ? La concordance actuelle entre la Russie et l’axe chiite dominé par l’Iran est-elle circonstancielle ou durable ? L’Avenir nous le dira.



2 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Je crois que c'est Nicolas Dupont-Aignan qui voit en Poutine le SEUL homme d'État au monde !
Pourquoi reprocher aux Russes qui veulent à tout prix empêcher la chute de Damas, ce qu'on ne reproche pas aux Américains qui, depuis quatorze ans se battent contre les talibans pour empêcher que Kaboul ne tombe aux mains des Pachtouns, ces alliés d'al-Qaida ?
Pourquoi relever un "incident grave" qui a "failli se produire" en Syrie, sans parler du bombardement de l'hôpital de Médecins sans frontières, par les F-15 américains qui ont fait une douzaine de morts au nord de l'Afghanistan ?

Avraham NATAF a dit…

Ne touchez pas à mon Assad dirait Poutine, le dernier espoir de Bachar.