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jeudi 1 octobre 2015

POUTINE PREND LA MAIN Par André NAHUM


POUTINE PREND LA MAIN

La chronique de André NAHUM




Le Parisien d’hier titrait sur toute la largeur de sa première page : «Assad ou Daesh : l’heure du choix», semblant faire entendre que si on s’alliait à Bachar Al Assad on allait faire disparaître subitement  Daesh. Or rien n’est plus faux. Qui est Assad aujourd’hui ? Où serait-il, s’il n’était pas soutenu à bout de bras par l’Iran, l’Irak, le Hezbollah et la Russie ? Il a perdu plus de la moitié de son territoire, son armée est bien mal en point après des années de guerre et de désertions. Sans ses alliés, il aurait disparu depuis longtemps de la scène politique et n’est aujourd’hui que le jouet de ses puissants protecteurs.


Chars russes à Lattaquié

Poutine a débarqué à Lattaquié des armes et des hommes  pour le soutenir et demande maintenant aux Américains et aux Arabes de l’inclure dans une alliance pour combattre les djihadistes. Mais quelles chances de plus aurait une telle coalition avec ou sans Assad, si elle n’est pas dotée  de puissants moyens militaires terrestres ? D’où viendraient-ils ?
Vous connaissez peut-être cette lamentable histoire de ce groupe d’une soixantaine de rebelles syriens  dits «modérés» entraînés par les États-Unis, qui vient de livrer ses armes et ses véhicules à Al Nosra alliée à Al Qaeda en échange paraît-il d’une autorisation de passage. Un tel incident vient après la débandade il y a quelques mois, de la «nouvelle» armée irakienne qui a détalé face à Daesh, en lui abandonnant le bel armement tout neuf dont elle venait d’être dotée.

Les faits nouveaux qu’il faut signaler aujourd’hui, c’est que la Russie s’est imposée en force dans le jeu de la région. Poutine est devenu  incontournable et Netanyahou a eu parfaitement raison d’aller le voir à Moscou. La brève  rencontre à New-York du président russe avec Barack Obama  été glaciale, comme si l’on devait revenir à une guerre froide dont personne n’a besoin. Pour faire bonne mesure, les Chinois ont également envoyé un porte-avions et un croiseur dans la base russe de Tartous en Syrie, comme s’ils voulaient eux-aussi participer à combler l’espace laissé libre par le quasi-effacement des Américains.

François Hollande a bombardé une position du Daesh en Syrie mais ne veut pas entendre parler de s’allier à Bachar al Assad comme le souhaite Poutine. Ni la Russie, ni encore moins la Chine n’envisagent de s’engager directement dans des opérations terrestres considérées comme  indispensable pour vaincre Daesh. Reste à l’ONU de se débrouiller !
Un autre chef d’État est également incontournable, c’est le président égyptien Al Sissi qui  est en première ligne dans la guerre contre l’État islamique et les djihadistes. Son alliance de facto, circonstancielle certes, avec Israël est une chance pour l’État hébreu qui devrait en profiter ainsi qu’avec le roi de Jordanie pour tenter de dialoguer utilement et sérieusement par leur intermédiaire avec les Palestiniens avant que la nouvelle intifada en gestation à Jérusalem n’ait pris son plein essor.
Bref, dans ce Moyen-Orient déchiré, il est temps de revenir à la politique !


1 commentaire:

Saulnier a dit…

ISIS-DAECH representant un danger immédiat pour le Monde le plus urgent est de s'en débarrasser avec l'aide de Poutine.Ensuite ? Demain il fera jour.