Je n’ai jamais été un militant. Persuadé que tôt ou tard je pouvais être sommé de penser et d’agir contre ma raison, je n’ai formellement adhéré à aucun groupement. En outre, si j’avais fait partie d’un mouvement quelconque, révolutionnaire ou nationaliste, par exemple, j’aurais été de ces militants qui continuent la lutte après la victoire.

Albert MEMMI

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jeudi 18 juin 2015

SLATE : LA GAUCHE ISRAÉLIENNE DOIT SE REMETTRE EN QUESTION



LA GAUCHE ISRAÉLIENNE DOIT SE REMETTRE EN QUESTION

Par Jacques BENILLOUCHE, Slate.fr

Deux mois après sa défaite aux élections législatives, elle s'enfonce dans l'atonie face au gouvernement de Benjamin Netanyahou. Et le processus de paix avec elle.


Les Anglais sont maîtres dans l’art de pratiquer la véritable démocratie. Ils savent tirer les leçons des échecs et prendre les mesures immédiates dans l’intérêt de leur parti. Le leader travailliste Ed Miliband a ainsi annoncé sa démission, le 8 mai, après avoir subi une lourde défaite aux élections législatives. Il s’est expliqué aux fidèles de son parti: «Ce n’est pas le discours que j’aurais souhaité faire. Le Labour a besoin d’un leader fort. Il a besoin de se reconstruire.» Sa décision de partir s’imposait pour garantir l’avenir de sa formation.


En Israël, le travailliste Isaac Herzog, «victime» comme Miliband de sondages flatteurs (ils annonçaient son parti quelques sièges devant le Likoud de Benjamin Netanyahou), n’a pas cru devoir se démettre de son poste après sa défaite aux législatives du 17 mars, et laisse son parti s’étioler au fil de ses échecs et des renoncements de quelques-uns de ses dirigeants. Les conséquences se mesurent encore aujourd’hui au niveau de la politique du pays: une gauche atone entraîne l’affaiblissement du camp de la paix en Israël et laisse le champ libre aux nationalistes. Mais les travaillistes ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes, et d'ailleurs George Bernard Shaw l'avait écrit : «S'il n'y avait pas les socialistes, le socialisme gouvernerait le monde entier.»


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1 commentaire:

Monique BURSZTEJN a dit…

La gauche israélienne ne peut se remettre en question car prisonnière de l'axiome "le camp de la paix" comme si elle était l'unique et seule détentrice du désir de paix des Israéliens. Idéologie quand tu nous tiens. ..