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samedi 4 avril 2015

IRAN: UN MAUVAIS ACCORD N’EST PAS PRÉFÉRABLE À PAS D'ACCORD



IRAN: UN MAUVAIS ACCORD N’EST PAS PRÉFÉRABLE À PAS D'ACCORD

Par Éric LESER, Slate.fr

En laissant intactes les infrastructures nucléaires et en levant les sanctions économiques, l’accord peut être considéré comme une victoire pour l'Iran. De quoi aviver les tensions grandissantes entre Téhéran d’un côté et les pays arabes sunnites et Israël de l'autre.




Pour mener à bien son grand dessein de changement d’alliances au Moyen-Orient, Barack Obama devait conclure un accord avec l’Iran pour contrôler son programme nucléaire. Il y est parvenu avec l’annonce, jeudi 2 avril à Lausanne en fin de journée, d’un accord cadre après un faux suspense au-delà de la date butoir fixée au 31 mars. Il reste à formaliser les questions techniques d'ici au 30 juin.
En rouge la zone occupée par Daesh

Washington pourra maintenant s’appuyer pleinement sur la République islamique d’Iran et ses alliés Bachar el-Assad, le gouvernement irakien et le Hezbollah libanais pour affronter Daech. Le problème, c’est que cet accord, que la France n’a d’ailleurs cessé de vouloir rendre plus contraignant, satisfait la plupart des exigences de Téhéran et pourrait aviver encore les conflits au Moyen-Orient. La République islamique conserve la quasi-totalité de son infrastructure nucléaire, dont personne ne peut croire qu’elle était à vocation civile, obtient la levée presque immédiate des sanctions économiques et voit disparaître tout risque de confrontation militaire avec les Occidentaux.
Barack Obama en avait fait une affaire personnelle. Après avoir accumulé les échecs diplomatiques depuis des années, il voulait un accord à tout prix et l'a annoncé lui-même aux Américains. John Kerry aura passé plus de temps à négocier avec les Iraniens qu’aucun autre secrétaire d’État américain sur une même question depuis... le Traité de Versailles en 1919.

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2 commentaires:

André NAHUM a dit…

Le Président Barak Obama a immédiatement téléphoné hier soir à Benyamin Natanyaou pour le rassurer après la signature du préaccord entre les Nations et l'Iran.
Il est à craindre qu'en l'occurence les occidentaux se soient laissés rouler dans la farine par le régime des Ayatollah.
Et le fait que les Nations n'aient pas exigé de l'Iran, promis à la direction du Moyen-orient, de ne pas mettre un terme à leur obsession devenue leur objectif prioritaire, de détruire Israël et de se livrer à un autre génocide est particulièrement inquiétant car elles font preuve en la matière d'une amnésie, d'un manque de responsabilité et d'un amateurisme effrayants.
Bonnes fêtes de Pessah
et Joyeuses Pâques à nos amis chrétiiens.
André Nahum

Marianne ARNAUD a dit…

Cet article de monsieur Leser, que je salue, est suffisamment explicite autant qu'alarmant, pour que nous nous raccrochions au moindre signe d'espoir. Or il y en a un : le Congrès américain n'est pas du tout sur la même ligne que Barack Obama. Netanyahou affirme même disposer d'un "soutien bipartite ferme et solide" au Congrès, sur le sujet iranien.
Il y a de grandes chances que cet accord ne soit pas admis en l'état par les opposants républicains qui, à la demande d'Obama, ont reporté leur vote au 14 avril.

Je remercie André Nahum pour ses voeux de Joyeuses Pâques. C'est suffisamment rare pour mériter d'être mentionné.
A mon tour, je souhaite de bonnes fêtes de Pessah à nos amis israéliens.