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dimanche 22 février 2015

MEA CULPA



MEA CULPA

Par Jacques BENILLOUCHE


À tous les anonymes qui ont eu le courage de se cacher pour condamner, par leurs commentaires odieux ou racistes, l’article sur Haneen Zoabi et insulter, sinon menacer, l’auteur je leur dirais que j’ai fait mon travail de journaliste non pas objectif mais honnête. J’ai utilisé la même méthode pour tous les portraits et j’ai balayé tout le spectre politique  des listes.


Mea culpa, j’ai eu effectivement le parti-pris, à l’exception de Elie Elalouf qui fait ses premiers pas en politique, de ne parler que de femmes et c’est la seule critique que je partage sans réserve. Le cas d'Elalouf est significatif pour prouver qu'il n'y a pas d'âge pour se lancer en politique, au sommet. Les femmes le méritent parce que, généralement, on ne leur donne pas la place à laquelle elles ont droit puisque certaines listes font de la peine par leur misogynie. Mais elles ont réussi à occuper des places de premier plan qui leur assurent d’être élues à la nouvelle Knesset.
Elles allient la beauté à l’intelligence ce qui est un atout en politique. Mais j’ai l’impression que les hommes ont peur d’elles parce qu’elles sont plus réalistes, plus sensibles, plus convaincantes, plus combattantes et moins artificielles. Quelle que soit leur idéologie, que nous ne sommes pas forcés d’approuver, nous pouvons reconnaître au moins leur mérite d’exister face à des hommes omnipuissants.  
Je pense n’avoir pas pris aucune position personnelle dans ces portraits puisque je n’ai utilisé  que leurs citations officielles et des vidéos publiques. 
La Cour suprême sauve les candidatures de Marzel et Zoabi

          Je ne regrette pas d’avoir tracé le portrait d’une députée arabe contestée. Je ne suis pas chargé d’appliquer de censure à l’égard de citoyens publics, a fortiori arabes. Si les législateurs israéliens ont autorisé l’existence de son parti, alors qu’ils ont su naguère interdire celui du rabbin Kahane, il ne m’appartient pas de me substituer aux plus hautes autorités du pays. Haneen Zoabi a été traitée comme toute autre citoyenne israélienne. Si ses actes sont répréhensibles ou condamnables, il appartient à la justice israélienne de se prononcer et non aux journalistes qui ne peuvent pas occuper le rôle de supplétifs de la justice. 

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