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samedi 7 février 2015

LE NI-NI NE PROFITE QU’AU FRONT NATIONAL Par Gérard AKOUN



LE NI-NI NE PROFITE QU’AU FRONT NATIONAL

Par Gérard AKOUN


Au premier tour de la législative partielle qui a eu lieu dimanche dernier, dans le Doubs, le candidat de l’UMP, arrivé troisième derrière le Front National et le parti socialiste, a été obligé de se retirer. Dimanche prochain, resteront donc en lice le PS et le FN. La victoire de l’un ou de l’autre dépendra de la participation des abstentionnistes du premier  tour, ils étaient 60 %, mais aussi du report des électeurs de l’UMP, sur l’un ou l’autre des candidats ou de leur abstention.


Empêcher un député frontiste


Les socialistes ont demandé à l’UMP, aux électeurs de droite de voter pour le candidat de gauche, afin d’empêcher l’entrée d’un autre député frontiste à l’Assemblée nationale. Certes, un troisième député FN, ne modifierait pas les rapports de force entre la majorité et l’opposition, ou  la politique conduite par le gouvernement, mais ce serait, dans une France  fragilisée par le chômage et la montée du terrorisme, une étape de plus dans la dédiabolisation d’un parti antieuropéen, xénophobe, raciste et antisémite, quoiqu’il en dise. 
Il est important de savoir si, aujourd’hui, l’UMP et ses dirigeants placent sur le même plan le Front National et le parti socialiste, et s’ils ont plus de valeurs communes avec le premier qu’avec le second. Il est important aussi de savoir, ce qui se passerait si, par malheur, on se retrouvait dans une configuration identique à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat de l’UMP arrivant en troisième position. Que feraient alors ses électeurs ?
Frédéric Barbier, candidat socialiste

Certes l’enjeu est de bien moindre importance, aujourd’hui, mais le sondage IFOP publié par le figaro, lundi dernier, et effectué auprès des sympathisants de l’UMP, permet de se faire une idée de l’état d’esprit qui domine chez les électeurs de droite. 67 % se prononçaient pour le ni- ni, ni PS, ni FN, 19 % pour le PS, 14 % pour le FN.  Les centristes ont choisi leur camp, 40 % apporteraient leurs suffrages au candidat du PS. L’UMP est  inquiète mais aussi  profondément divisée sur la manière de répondre à la montée des idées de  Marine Le Pen au sein de la droite. Et ce,  au point de considérer qu’une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle est une « possibilité » qu’on ne peut écarter !

Sarkozy désavoué

Nicolas Sarkozy avait cru qu’il effectuerait un retour triomphal au sein de son parti et de la droite, à l’image de celui de Napoléon revenant de l’île d’Elbe, il s’était trompé. Son élection à la présidence du parti n’a pas été obtenue avec le score escompté ; des concurrents plus jeunes étaient là pour lui rappeler qu’il avait perdu l’élection de 2012. Ils ne lui disent pas encore que son temps est révolu, mais c’est tout comme.  

Nicolas Sarkozy a été désavoué par le bureau politique de l’UMP, une première dans ce  parti de la droite qui cultive le culte du chef. Par 22 voix contre 19, les membres de cette instance dirigeante ont rejeté les consignes, les indications de vote, que, lui, Nicolas Sarkozy souhaitait proposer aux électeurs : le vote contre le FN, en clair un vote pour le PS, le vote blanc ou l’abstention. C’était  l’option soutenue par Jean-Pierre Raffarin, Nathalie Kosciusko-Morizet, Gérard Larcher et Dominique Bussereau. L’option qui emporta la majorité était défendue, entre autres, par Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Bruno le Maire, ces deux derniers candidats aux primaires de l’UMP pour la présidentielle en 2017.
Les électeurs de l’UMP, ses sympathisants devraient donc appliquer le «ni-ni» et par conséquent s’abstenir ou voter blanc. Ils augmenteraient ainsi les chances d’être élue de la candidate du Front National, une femme qui n’hésitait pas à soutenir et justifier : «l’évidente inégalité des races». Rassurez vous, elle ne tient plus ce genre de propos, elle s’est dédiabolisée. Les électeurs de droite qui partagent les mêmes valeurs républicaines que la gauche, devront voter pour le PS quoiqu’il puisse leur en coûter. Ils ne feront pas preuve du même aveuglement que certains de leurs dirigeants qui ne se rendent pas compte que le Front National est leur mortel ennemi et que son renforcement passe par leur affaiblissement. 

1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…

Ce qui profite surtout au Front National c'est cette dictature que l'UE entend infliger aux peuples européens. Ni le PS ni l'UMP ne se sont insurgés lorsque monsieur Juncker a déclaré : "Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés."
Ce qui profite aussi au Front National c'est l'état de délabrement économique et social de la France : les pauvres de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches, avec écrasement des classes moyennes.
Ce qui profite au Front National c'est cette immigration incontrôlée contre laquelle aucune musure sérieuse n'est, ne serait-ce qu'évoquée.
Ce qui profite au Front National c'est maintenant cette guerre terroriste qui ne suscite qu'une "réponse cosmétique" des autorités.