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jeudi 4 décembre 2014

DISSOLUTION DE LA KNESSET Par André NAHUM



DISSOLUTION DE LA KNESSET

La chronique de André NAHUM

            
Knesset

          En décidant de dissoudre la Knesset à peine âgée de deux ans  et en chassant Tsipi Livni et Yaïr Lapid accusés de tentative de putsch à son endroit, Benyamin Netanyahou vient de reconnaître  son échec à  diriger son pays avec une coalition hétérogène et impuissante à laquelle notre Assemblée Nationale, par son vote de reconnaissance d’un État palestinien vient d’infliger le coup de pied de l’âne.


Cohabitation difficile


On pouvait déjà  prévoir, dès le début de la formation du gouvernement défunt, qu’il serait bien difficile au premier ministre, malgré sa longue pratique de la chose politique, de faire cohabiter harmonieusement des personnalités aussi éloignées les unes des autres que d’une part Yaïr Lapid et Tsipi Livni et d’autre part Naftali Bennett, Avigdor Libermann et lui-même.
S’il n’est déjà pas facile de gouverner en temps normal avec une équipe si polymorphe, cela devient mission impossible dans le contexte actuel national et international. L’immobilisme face aux assauts de l’antisionisme et de l’antisémitisme ambiants a fait en quelque sorte d’Israël le lépreux des Nations.
Ces élections anticipées, que Liebermann désapprouve, n’auront un sens et une raison d’être que  si malgré le mode de scrutin à la proportionnelle intégrale, elles donnent naissance à une majorité cohérente et stable donnant au futur premier ministre la possibilité d’agir face aux énormes  défis qu’affronte l’état. Dans l’hypothèse contraire, ce ne serait qu’un coup pour rien et un retour à la case départ.

Affaires courantes


Après les mois d’immobilisme forcé entre la dissolution, les nouvelles élections et la formation d’une coalition, pendant lesquels Netanyahou va expédier les affaires courantes,  il va falloir avant tout restaurer la confiance et renforcer l’alliance avec les États-Unis, sortir de l’isolement diplomatique actuel, redorer l’image passablement ternie d’Israël dans le monde et surmonter les nombreux autres challenges auxquels il est confronté. Ils s’appellent : lutte contre le terrorisme en évitant de tomber dans le piège d’une guerre de religions dans lequel on veut  l’entraîner, profiter de la conjonction actuelle  d’intérêts entre Israël et de nombreux pays arabes dont l’Égypte, la Jordanie et même l’Arabie Saoudite, pour chercher avec eux un moyen de trouver un modus vivendi avec les Palestiniens, redonner confiance aux Arabes israéliens en leur assurant qu’ils sont et seront toujours des citoyens à part entière, se préoccuper des problèmes économiques  sociaux et combattre la misère dans laquelle se débat une partie de la population.

Bref, se pencher sérieusement sur tous les problèmes que la paralysie du gouvernement sortant a empêché de résoudre en espérant que rien de grave ne se produise pendant la longue phase de transition. Am Israël Haï.  

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