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jeudi 28 août 2014

UNE GUERRE POUR RIEN ? Par André NAHUM



UNE GUERRE POUR RIEN ?

La chronique de André NAHUM



Un accord de cessez-le–feu permanent a donc été conclu hier entre Israël et le Hamas sous l’égide de l’Égypte, malgré l’opposition d’au moins la moitié du gouvernement israélien  qui n’accepte pas cet arrêt des hostilités avant d’avoir  obtenu le désarmement de l’organisation terroriste.



Yoyo militaire

Depuis 50 jours, le Hamas joue au yoyo avec Israël alternant à sa guise les périodes de calme et les périodes de guerre et l’on peut se demander si le triumvirat israélien qui a mené le combat a dominé la situation ou s’est laissé dominer. On commence à critiquer dans le pays la façon dont Netanyahou a conduit les opérations et en quelques jours la confiance que lui portait la population a chuté en flèche
Il faut comprendre cette crainte des Israéliens, et particulièrement ceux du sud du pays, de voir le Hamas reprendre  quand il le voudra ses tirs de roquettes et de missiles avec encore plus de vigueur. Mais peut-on reprocher à Bibi d’avoir hésité à envahir la bande de Gaza  et à détruire le Hamas quand on sait les pertes que cela auraient entraîné dans les rangs de Tsahal comme dans la population gazaouïe ? Peut-on lui reprocher de croire à une possible solution diplomatique qui pourrait s’esquisser maintenant ?
L’obstination du Hamas à poursuivre cette guerre malgré les pertes civiles et militaires et les impressionnantes destructions qu’il a subies, s’explique par sa nécessité absolue de pouvoir se prévaloir auprès de son peuple et des pays arabes, d’une victoire sur l’État hébreu et d’avoir prétendument battu en brèche la réputation d’invincibilité de Tsahal et aussi et surtout parce que son commanditaire  le Qatar, lui interdisait d’arrêter le combat.

Club Med

Khaled Mechaal et Mahmoud Abbas

Ce Club Med des terroristes, comme le qualifie l’ambassadeur d’Israël à l’ONU dans un article sur le NY times, avait sommé Khaled Mechaal de refuser les propositions égyptiennes sous peine de l’expulser du pays. Netanyahou aurait bien voulu dénoncer ce «petit royaume du pétrole» et tenter de l’isoler par une puissante offensive diplomatique, mais il se l’est l’interdit étant donné les liens étroits qui unissent l’Émirat aux États-Unis et il n’était ni opportun ni judicieux d’élargir encore le fossé qui le sépare  de Barak Obama.
L’accord qui a été conclu comporterait une plus grande liberté de passage aux frontières avec l’Égypte et Israël, ce qui ne changera pas grand-chose pour Israël puisque des centaines de camions se pressent tous les jours à la frontière pour ravitailler l’enclave palestinienne, ainsi que l’élargissement de la zone de pêche de 3 miles à 6 miles et prévoit un certain retour de l’Autorité palestinienne à Gaza.
Zvi Mazel

Rendez-vous est pris dans un mois pour discuter des questions mises de côté qui constituaient l’essentiel des revendications palestiniennes. Théoriquement, la proximité avec l’Égypte, l’Arabie saoudite et certains États du golfe, tous adversaires du Hamas, émanation des Frères musulmans, devrait aider Israël à obtenir politiquement ce qu’il n’a pas obtenu par les armes, mais comme le souligne l’ancien ambassadeur Zvi Mazel, dans l’Orient compliqué, la communauté d’intérêts ne mène pas obligatoirement à une alliance entre des pays et des peuples que tant de choses séparent par ailleurs…

Alors ? Une guerre pour rien ?

1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…

Ne pouvait-on deviner à l'avance que cette nouvelle guerre, après celles de 2008, 2010 et 2012, serait encore une guerre pour rien ?
A moins que celle de 2014 n'ait permis au monde occidental de prendre conscience que de même qu'il y a al-Qaida en Afghanistan, Boko Haram en Afrique, le Hezbollah en Syrie, l'EIIL en Irak, il y a le Hamas à Gaza ?Car si aujourd'hui ce sont les Isréliens, ou les Irakiens, ou les Kurdes ou les minorités qui souffrent, demain ce seront peut-être les peuples d'Europe occidentale qui risqueront de subir le feu des extrémistes djihadistes.