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dimanche 15 juin 2014

UN NOUVEAU PRESIDENT Par Gérard AKOUN



UN  NOUVEAU PRESIDENT

Par Gérard AKOUN 
Judaïques FM



L’État d’Israël a un nouveau président en la personne de Réouven Rivlin. Il succède à Shimon Peres. À un président de gauche, apôtre de la paix, prix Nobel de la paix, d’une paix qu’on attend toujours, succède un président issu de la droite nationaliste, qui a grandi dans le culte du Grand Israël. Mais un homme de qualité dont l’intégrité et la rigueur morale sont reconnues par tous. Il a été député, ministre et, par deux fois, président de la Knesset. Il bénéficie d’une bonne image parmi ses pairs, de droite comme de gauche et, aussi étrange que cela puisse paraître, auprès des députés arabes qui ont, eux aussi, salué son élection.


Pouvoir protocolaire


En effet, en ardent défenseur de l’État de droit, il s’est toujours opposé aux mesures discriminatoires que certains de ses amis politiques  auraient bien voulu faire voter contre eux. Le président de l’État d’Israël dispose de pouvoirs limités, il a surtout un pouvoir protocolaire ; mais on peut être certain que Réouven Rivlin ne se contentera pas d’inaugurer les chrysanthèmes. Les relations conflictuelles qu’il a avec Benyamin Netanyahou ne vont pas disparaître de sitôt, d’autant que le premier ministre israélien a tout fait pour l’empêcher de devenir le 10e président de l’État d’Israël.

Les institutions confèrent, cependant, au président un pouvoir important, celui de désigner l’homme ou la femme qui sera chargé de former un gouvernement, à la suite du renouvellement de la Knesset ou de l’éclatement d’une coalition qui aura entraîné la démission du gouvernement en place. Quand on sait que rares sont les Knesset qui sont allées au bout de leur mandat, il est évident que le nouveau président aura à assumer cette prérogative. Cela peut survenir plus rapidement qu’on le pense, quand on constate les divisions au sein de la coalition au pouvoir, aujourd’hui, sous l’autorité de Benyamin Netanyahou.

Entretiens d’Herzliya


Le week-end dernier, ont eu lieu «les traditionnels entretiens d’Herzliya» au cours desquels des positions totalement divergentes ont été développées par les principaux chefs de file des partis qui constituent le gouvernement actuel. Le débat a porté, principalement, sur les relations avec les Palestiniens. Comme vous le savez, elles sont au point mort, depuis l’échec de la tentative de médiation américaine et la réunification du Fatah et du Hamas pour former un gouvernement de transition, composé de technocrates chargés d’organiser des élections générales en Cisjordanie et Gaza.
Yaïr Lapid et Tsipi Livni sont pour deux États qui coexistent mais Yaïr Lapid souhaite qu’Israël relance les négociations en présentant une carte des frontières qu’Israël souhaiterait pour son État. Benyamin Netanyahou affirme, du bout des lèvres qu’il est pour deux États mais précise, contrairement à Lapid que dans le cadre d’une négociation il ne faut surtout pas découvrir ses batteries par crainte d’une surenchère. Cela permet, bien sûr, de continuer à négocier sans rien lâcher, de continuer à construire dans les implantations et d’isoler de plus en plus Israël sur le plan international. Naftali Bennett, quant à lui, refuse la création d’un État palestinien et propose l’annexion d’une partie de la Cisjordanie qui ferait de ses habitants palestiniens des citoyens de seconde zone. Ce gouvernement est dans l’impasse.

Confédération

Je vous disais en commençant qu’un président de droite succédait à un président de gauche ; j’ajoute que ce nouveau président ne veut absolument pas d’un État palestinien indépendant. Il souhaiterait semble-t-il une confédération, de Juifs et d’Arabes sur un territoire unique, les uns et les autres élisant leur propre parlement. Ce serait une nouvelle configuration pour un État binational mais pour Réouven Rivlin, ses habitants qu’ils soient juifs ou arabes doivent avoir les mêmes droits.  Cela restera un rêve irréalisable car les Palestiniens veulent leur propre État totalement indépendant d’Israël.
Il n’y a pas d’autre solution que la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël si l’on veut qu’Israël demeure un État juif et démocratique et pour cela il faut sortir d’un statu quo mortifère. Mazel tov, monsieur le président.

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