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mardi 3 juin 2014

BLOCAGES DANS L’UNION FATAH-HAMAS



BLOCAGES DANS L’UNION FATAH-HAMAS

Par Jacques BENILLOUCHE

copyright © Temps et Contretemps

            
Mahmoud Abbas et Rami Hamdallah

        
     Les déclarations de certains organes de presse sur l’imminente annonce de la constitution d’un gouvernement Hamas-Fatah sont très optimistes car de nombreux blocages persistent entre les deux clans.  Le président Abbas avait pourtant assuré que les invitations avaient été lancées pour une annonce du nouveau gouvernement, le lundi 2 juin à la Mouqata.



Deux ministères contestés

Sami Abu Zuhri

Les titulaires de deux ministères importants sont contestés par le Hamas selon son porte-parole Sami Abu Zuhri. Le Hamas s’oppose en effet à la nomination de Riyad al-Maliki au poste important de ministre des affaires étrangères car selon lui  «Nous ne souhaitons pas la nomination d’Al-Maliki d'un point de vue nationaliste car il a l’habitude d'avoir des positions très négatives surtout à l’égard de la bande de Gaza». Il a choisi Ziad Abou Amer, député indépendant originaire de Gaza, qui occupe le poste de vice-premier ministre de l'Autorité palestinienne.

Riyad al-Maliki

            Par ailleurs le Hamas ne comprend pas la volonté du Fatah de supprimer le ministère des affaires des prisonniers : «La question des prisonniers est une cause nationale qui ne se limite pas au Hamas, et les appels à supprimer ce ministère arrive à une mauvais moment». Mahmoud Abbas souhaite en effet transmettre cette responsabilité à un organisme indépendant géré directement par l’OLP.
            Mahmoud Abbas avait chargé Rami Hamdallah, membre du Fatah, docteur en linguistique de l’université Lancaster et président de l’université de Naplouse, de former un nouveau gouvernement constitué de technocrates pour obtenir un consensus avec le Hamas. Ce n’est pas la première fois que Hamdallah occupe ce poste puisqu’il avait été nommé en juin 2013 au poste de premier ministre pour remplacer l'économiste Salam Fayyad, démissionnaire. Sauf à faire des concessions mutuelles, la division politique entre le Fatah et le Hamas qui dure depuis 2007 risque encore de perdurer.

Pas de collaboration avec Israël

            De toute façon, Israël a déjà annoncé qu’il n’a pas l’intention de collaborer avec ce gouvernement dès lors où il comporte des membres du Hamas qui ne reconnaissent pas l’État d’Israël et qui veulent le détruire. D’ailleurs, selon des informations concordantes, il aurait rejeté les demandes de trois Palestiniens, nommés ministres dans le nouveau gouvernement, de se rendre le 2 juin en Cisjordanie en provenance de Gaza pour prêter serment. Les porte-paroles du ministère de la Défense et du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont refusé de démentir ou de confirmer cette information.
Cérémonie de signature de l'accord Fatah-Hamas

            Malgré ces difficultés de dernière heure, le président palestinien assure que le futur gouvernement, composé de personnalités indépendantes, sera annoncé quoiqu’il arrive, le 2 juin : «Les ministres ne seront pas membres du Fatah ni du Hamas». Il a précisé que le prochain gouvernement ne disposera d’aucun mandat politique et qu’il sera uniquement chargé d’organiser des élections dans un délai de six mois et bien sûr de gérer les affaires courantes.
Je pleure toujours à l'occasion d'un mariage

La constitution de ce gouvernement, qui a déjà pris du retard par rapport aux délais fixés par l’accord, constitue ainsi un test grandeur nature de la possibilité d’entente à long terme entre les deux clans palestiniens. D'après les dernières informations, Mahmoud Abbas veut faire du neuf avec du vieux. En effet, le nouveau gouvernement palestinien de 17 membres,  censé n’inclure que  des technocrates, comprendra huit membres qui garderont leur ancienne attribution et qui sont des proches et alliés de Mahmoud Abbas. Il est donc difficile de croire que le Hamas ait pu influencer en quoi que ce soit sa formation.

2 commentaires:

kravi a dit…

Pourquoi ne sommes-nous pas surpris ?

kravi a dit…

Par ailleurs, savez-vous que Latuff est un dessinateur particulièrement enragé contre Israël ? Ce dessin-ci est drôle, mais il fait partie des propagandistes antisionistes les plus acharnés.
Bien entendu, sans antisémitisme aucun, on connait la chanson.