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vendredi 27 juin 2014

OÙ EST L’AMÉRIQUE ? Par André NAHUM



OÙ EST  L’AMÉRIQUE ?

La chronique de André NAHUM


Nous sommes en train d'examiner la situation en Irak, en Ukraine, en Syrie et en Iran mais nous sommes bien sûr concernés par le kidnapping des trois enfants en Israël
Le Moyen-Orient explose, les États-nations implosent, les djihadistes prospèrent, Sunnites et Chiites s’étripent à qui mieux mieux. En Syrie, en Irak, les morts se comptent par milliers, les réfugiés par millions. L’Iran s’impose comme puissance régionale incontournable, bientôt en possession de la bombe atomique. En Afghanistan, au Pakistan, en Libye, en Afrique sub-saharienne, au Yémen, les talibans et Al Qaeda  n’arrêtent pas de marquer des points. Des pans entiers du Mali tombent entre ses mains ou celles de ses congénères, La Centrafrique est  encore en feu  malgré la courageuse intervention de nos soldats. 
Où que l’on se tourne, on ne voit que violences, meurtres, flammes, prises d’otages. Et  que fait Barack Obama ?



Fidèle et plus sûr allié


Il fait pression sur l’un des rares pays à rester stables dans la région, c’est-à-dire Israël, son plus fidèle et plus sûr allié, pour l’obliger à accepter le plan qu’il a ou qu’il va concocter pour qu’il se défasse des gages qu’il tient encore pour assurer sa sécurité et celle de ses citoyens. Il snobe le nouveau président égyptien, le Maréchal Al Sissi qui a réussi à mettre  fin à la calamiteuse expérience du gouvernement des Frères musulmans et se bat sans répit contre les djihadistes. Il  prend ses distances avec l’Arabie Saoudite à laquelle son pays est traditionnellement uni.
On est en droit de se demander s’il a un projet, un plan, une vision de l’avenir  et l’on peut fortement en douter. Le monde avait, a encore besoin d’une Amérique forte et l’état d’abaissement dans laquelle la plonge son actuel président a de quoi inquiéter. Barack Obama se dit l’ami d’Israël, mais alors que l’État juif voit se réchauffer dangereusement ses frontières au nord et au sud, alors que l’enlèvement de trois jeunes gens non encore revendiqué ni élucidé et la découverte d’une importante infrastructure Hamas en Cisjordanie avec caches d’armes, tunnels, galeries souterraines, ateliers de fabrication d’armes, l’inquiètent à juste titre,  le président des États-Unis ne trouve rien de mieux que de se rapprocher de l’Iran, et  d’accentuer sa pression sur Israël.

Dangereux réveil


Maigre compensation,  il va dérouler le tapis rouge pour Shimon Pérès à l’occasion de sa dernière visite officielle  à Washington. Lequel Shimon Peres va encore demander pour la nième fois la libération du malheureux Jonathan Pollard que les Américains s’obstinent à refuser alors qu’Israël s’était vu obligé, en échange de Guilad Shalit, de libérer mille prisonniers dont certains terroristes qui n’ont pas tardé  à reprendre du service.
Doit-on en conclure que l’administration américaine est dépassée par les événements en cours  qui tendent à  remodeler, au profit des extrémistes les plus redoutables, la carte du Moyen-Orient et de l’Afrique  ou est-elle totalement  inconsciente ? Dans tous les cas, il est grand  temps qu’elle se réveille avant que ne s’accomplisse l’irréparable, pour nous comme pour elle.


6 commentaires:

Gérard AMSELLEM a dit…

Le système électoral américain limite à 2 mandats, fait que le premier est consacré à se faire ré élire et le second à se faire plaisir.
Barack Hussein a amélioré son handicap.... en Golf, Michèle s'est éclatée avec Beyonce et Jay Z.

Emmanuel DOUBCHAK a dit…

Les grandes catastrophes sont inscrites dans l'Histoire de l'Humanité, et rien n'y fait, on va droit dans le mur... Obama n'est pas seul responsable de cet état de fait, tous les pouvoirs démocratiques et les structures mises en place au cours du XXème siècle sont en dangereuse mutation et faudrait allier génie et courage pour résoudre les problèmes, ce dont manquent la plupart des hommes, les dirigeants y compris.

Marianne ARNAUD a dit…

Le 4 novembre prochain, le président Obama aura à subir les élections de mi-mandat au cours desquelles seront mis en jeu 435 sièges à la Chambre des représentants et 35 sièges au Sénat.
C'est la dernière chance pour Obama de mener à bien son programme législatif. Or ces midterms ont toujours été délicates pour le pouvoir démocrate en place. En 2010, le parti démocrate avait perdu 63 sièges à la Chambre et 6 sièges au Sénat.
D'ici là, il est illusoire de penser que le président Obama puisse s'occuper sérieusement d'autre chose que de politique intérieure américaine.
Cordialement.

André NAHUM a dit…

@ Marianne ARNAUD

Vos remarques sont très pertinentes, mais au train où vont les choses on ne sait pas ce qui peut se passer d'ici novembre.
bien cordialement
André Nahum.

Jean Smia a dit…

Tous les pays de la régions ne sont issus que des tracés des colonies.
Hormis les Perses, leur seul sentiment d’appartenance identitaire ne se fait que par opposition au mode de vie occidental.
L’intérêt que portait l’Amérique à leurs ressources a servi de 'ciment'. Les dirigeants Américains, loin de tenter d'analyser et comprendre cet amalgame hétéroclite de populations, se sont toujours contentés de distribuer des chèques pour arrondir les angles.
Aujourd'hui, l'Amérique, n'évaluant plus le moyen orient comme une ressource vitale à son économie, ne « cimente » plus.
Donc, ces populations tentent de retrouver une unité ou identité autre que celle imposée par les frontières des colonisateurs.
On retrouve le même scénario en Afrique noire : si la France ne « cimentait » pas en Centrafrique, Boko-haram serait le maitre des lieux et ces lieux seraient différents de ceux délimités par les frontières actuelles.
C'est ainsi que, au moyen Orient, on revient à la case départ, celle de la date de la chute de l'empire Ottoman. Cela remet ces territoires dans leur état initial d'anarchies tribales et guerrières, dont les ressources ne peuvent provenir que de conquêtes et de l'appropriation des biens des vaincus, tous passés au fil de l'épée.
Leur « ciment » se crée par une dialectique qui crée des nouveaux mots avec, pour racine, le mot « Islam », afin que chaque chef s'affiche comme seul et unique grand défenseur du Prophète.
Certains cyniques disent qu'il n'y a qu'à laisser faire, à l'image d'une infection diffuse : attendre que cela se transforme en furoncle puis inciser, vider et désinfecter.
Aussi cynique et pragmatique qu'un projet de l'administration Américaine, non ?

Bernard LAVIN a dit…

Certains n'ont pas encore compris qu'au delà de la présidence Obama ,la géopolitique avait été bouleversée par le gaz de schiste et la puissance économique et financière chinoise.