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vendredi 7 juin 2013

DU GAZ SARIN AU GAZ DE SCHISTE par Jean SMIA



DU GAZ SARIN AU GAZ DE SCHISTE


Par Jean SMIA
copyright © Temps et Contretemps




Concernant l'utilisation du gaz sarin en Syrie, des daltoniens de toutes nationalités avaient été sélectionnés pour tracer une ligne rouge. Ce qui fait qu'aujourd'hui, certains perçoivent la ligne bleue pendant que d'autres la voient verte. Et pendant que l'Onu polémique sur la couleur de la ligne, du sang bien rouge, lui, coule.




Les tergiversations dans les réponses des gouvernements à cette situation correspondent à leur perplexité. Et il y a de quoi être perplexe, en constatant qu'un des camps envoie ses obus aux cris de «Allah ou Akbar !!», pendant que leurs ennemis ripostent par d'autres obus aux cris de : «non, Allah ou Akbar, moi !!»

Échaudés par l'arrivée au pouvoir de mouvements viscéralement anti-occidentaux à la suite de tous ces différents «printemps», nos gouvernants ne parviennent pas à discerner quel est le moins pire, en Syrie.



Intervenir sur le terrain ?



L’Europe, dans sa cacophonique politique internationale, n'a aucune potentialité de proposition commune crédible. Et le plus décisif donc reste l'attitude des États-Unis. Israël, restant dans l'expectative de savoir quelle sorte d'ennemi sera de ce côté-ci de sa frontière. Or, et c'est là le plus important : depuis le succès de l'exploitation du gaz de schiste aux États-Unis, qui leur permet d'envisager une indépendance énergétique à très brève échéance, l'importance stratégique du Moyen-Orient pour les États-Unis est bien moindre que celle du temps de Saddam.


Dans les cinquante années qui viennent, 80% de l’énergie devra provenir de ressources non carbonées. Et pour assumer la période de transition vers une énergie totalement propre, le gaz de schiste est l'unique alternative. De plus la fonte des glaces en Amérique du nord non seulement ouvre de nouvelles voies maritimes, mais permet surtout l'exploitation de gisements que les glaces rendaient inaccessibles.

Et selon cette nouvelle perspective, les États-Unis ont peu à espérer d’intéressant en retour d'un engagement militaire en Syrie. Les syriens vont donc continuer de s'étriper pendant que «Allah ou Akbar» reconnaîtra les siens.

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