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vendredi 14 juin 2013

LES BELLES VACANCES DES AUTRICHIENS AU GOLAN



LES BELLES VACANCES DES AUTRICHIENS AU GOLAN

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps
            
          La fin de la guerre de Kippour de 1973 a été suivie par une résolution de l’ONU, en 1974, qui avait imposé la présence de Casques bleus au Golan pour séparer les forces israéliennes et syriennes. Cette Force de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies, dénomination officielle des Casques bleus, a pour rôle le «maintien ou le rétablissement de la paix et de la sécurité internationale» et est chargée d’intervenir en cas de combats.




Fonctions prédéfinies

Casques bleus au Golan


            Entre autres fonctions officielles qui leur sont assignées, les Casques bleus surveillent l'application d'un cessez-le-feu, désarment les combattants, assurent la sécurité des populations civiles, font du maintien de l'ordre et protègent les réfugiés. En acceptant de faire partie de cette force, les soldats, en plus de leur tenue bleue, reçoivent un livret leur précisant les termes et les limites de leur mission.

Or depuis 1974, aucun coup de feu n’a été tiré à travers la frontière syrienne, donnant d’ailleurs l’impression que les troupes de l’ONU étaient inutiles car elles n’ont jamais eu l’occasion d’intervenir. En fait, les 378 Casques bleus autrichiens s’étaient déplacés au Proche-Orient pour se reposer au soleil durant l’été israélien ou à la neige sur le mont Hermon en hiver.  Ils se relayaient pour des vacances gratuites payées par le contribuable international. Pour compenser ce «dur et pénible travail», les soldats étaient envoyés calmer leur «stress» dans les souks de Jérusalem, dans les tavernes à bière de Tel-Aviv et dans les restaurants du vieux port de Jaffa.
Ski au mont Hermon

            Si l’on pouvait en douter, les Casques bleus autrichiens étaient de vrais militaires, portant de vrais uniformes et dotés de vraies armes qui ne sortaient pas des magasins de jouets.  Cela était normal pour des soldats qui devaient maintenir l’ordre dans une zone critique. Mais ce qui peut être normal pour le commun des mortels, devient une exception pour ces soldats de marionnette lorsque trois coups de feu ont été tirés, par inadvertance, à travers la frontière à la suite de heurts qui ont éclaté entre l’armée syrienne et ses rebelles. 

Détaler

Hôpital de campagne au Golan pour blessés syriens



La situation s’est effectivement envenimée lorsque des rebelles blessés ont demandé refuge et secours en Israël par l’intermédiaire de l’ONU. Cela était trop pour ses valeureux soldats autrichiens qui ont vite fait comprendre qu’ils n’étaient pas là pour se comporter en militaires et qu’il n’était pas question pour eux de prendre un quelconque risque. En fait, des vacances oui,  mais s’interposer non. La règle du jeu n’était plus respectée selon eux. Ils avaient une tranquillité totale depuis 1974 mais leur rôle ne se concevait que dans le silence des armes.

Il est temps pour l’ONU de réviser le but de ses missions ou de démanteler des troupes qui gaspillent un budget qui pourrait être utilisé par ailleurs. Cette façon de détaler lorsqu’Israël est concerné est proprement ignoble.  Cela nous rappelle que le 17 mai 1967, l’égyptien Nasser exigea le retrait des forces d'interposition de l'ONU du Sinaï et le secrétaire-général de l'ONU, U Thant, suivit cette requête. Quelques jours plus tard la Guerre de Six-Jours avait éclaté. L'ONU n'assure plus sa fonction d'intervention quand on a réellement besoin d'elle. Elle devient proprement inutile.

Alors le 12 juin 2013, les Casques bleus autrichiens ont commencé à se retirer du Golan, à bord de leurs jeeps et accompagnés par des véhicules blindés, pour se réfugier en territoire israélien ; les mauvaises langues diraient pour détaler. En fait ils se sont comportés comme en 1938 lorsque les troupes de la Wehrmacht entrèrent en Autriche sans rencontrer la moindre opposition de la part des soldats de la vaillante armée autrichienne. 

On comprend à présent que les Casques bleus n’étaient pas là pour canaliser un éventuel débordement du conflit syrien vers le Golan mais pour faire acte de présence symbolique. L’Autriche a voulu simplement donner un parfait exemple de pleutrerie. Elle est belle l’Europe !

4 commentaires:

邓大平 עמנואל דובשק Emmanuel Doubchak a dit…

N'accusez pas ce pauvres Autrichiens, la politique de l'Autruche on grille c'est depuis toujours la passivité agressive de type Anschluss moi mon petit Adolf, que je Waldheimise un peu ces Juifs que je n'ai pas pu éliminer. Quel pays bizarre, Ce sont des gens du Tyrol qui Troll oblige portent bien haut le chapeau et la culotte. Culottés, parce qu'ils ont peur pour leurs fesses... Et ils vont à l'ONU, attendant un miracle sur les plages du Lac de Tibériade.

Marianne ARNAUD a dit…


Et dire qu'à quelques jours près ils ont raté la gay-pride de Tel-Aviv où il leur aurait certainement été plus facile de briller que dans le Golan !

http://tel-avivre.com/2013/05/29/les-20-ans-de-la-gay-pride-a-tel-aviv/

Jean Smia a dit…

Je ne sais pas s'il y a eu un jour, dans le monde, un exemple concret d'efficacité, de courage ou de professionnalisme chez les casques bleus.
Ce dont je suis certain c'est que la vaillance d'une armée n'est que l'image de la détermination de celui qu'elle représente.
Les concepts de courage, d'amour propre et de dignité n'entrant pas dans les valeurs qui déterminent les comportements à l'ONU, pourquoi s'offusquer ?
Ceux du Liban avaient pour mission de contrôler que le Hezbollah ne se réarme pas : beau travail!!!
Parmi les soldats de l'ONU, en existe-il un seul qui a été décoré pour un fait d'arme ?
Si oui, quel fait ?

albert simon a dit…

Oui, ils ont étè décorés par la médaille du farniente, je ne sais pas en quelle année.