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dimanche 4 octobre 2020

La France n'est pas à la hauteur par Maxime TANDONNET

  

LA FRANCE N’EST PAS À LA HAUTEUR

 Par Maxime TANDONNET

 


Partout la même question: «va-t-on reconfiner ?» Un mois et demi de confinement ont ruiné l’économie française, dont le PIB s’est effondré de 15%, deux fois plus que l’Allemagne. Le nombre de chômeurs a explosé, la dette publique est passée de 100% à 116% du Pib, une dette que les générations futures devront rembourser. La France est évidemment un pays ruiné. En outre, le principe de liberté a été foulé aux pieds, dans l’indifférence générale, avec l’enfermement à domicile ou l’assignation à résidence de toute la population française.




Dans le contexte de ce désastre absolu, une authentique calamité, le seul fait de s’interroger : «va-t-on reconfiner ?» est déjà un pas dans l’asservissement. La cause fondamentale du confinement était l’insuffisance des places d’accueil en réanimation: 5058, soit 3,4 fois moins qu’en Allemagne, et 4 fois moins qu’aux États-Unis. En 15 ans leur nombre a diminué de 1.000 en France. Eh bien qu’apprend-on ce matin, dans la sidération absolue : six mois plus tard,  selon le Figaro de ce matin, ce nombre est exactement le même: pas une place supplémentaire n’a été créée. Les déficits publics, la dette nationale ont explosé dans des conditions vertigineuses.

Mais selon le Figaro de ce matin, les hôpitaux français ne comptent pas une place de réanimation supplémentaire. En six mois, ils n’ont rien fait, ils n’ont rien compris. Oui les élites dirigeantes françaises ont failli, se sont montrées en dessous de tout : fanfaronner à la télévision est tellement plus facile que décider et agir. Mais il y a aussi, dans la population, des attitudes irresponsables et des signes d’indiscipline scandaleux. Si les chiffres de l’épidémie, établis dans des conditions auxquelles nul ne comprend rien, semblent bien pires en France qu’ailleurs depuis septembre, c’est parce qu’une minorité fait absolument n’importe quoi : les fêtes et les rassemblements, des réunions non indispensables à domicile hors de toute précaution sans la moindre considération pour autrui.

Entendu de vive voix : «Moins de 60 ans, rien à foutre des autres, moi, je risque rien». Ces manifestations d’incivisme vont d’ailleurs de pair avec la lâcheté. 72% selon Ifop sont prêts à accepter un nouveau confinement, prêts à se laisser boucler, enfermer, emprisonner de nouveau.  Un troupeau indiscipliné, mais un troupeau quand même.

1 commentaire:

Ingrid Israël-Anderhuber a dit…

Lorsque l'on nous parle, par la presse, d'hôpitaux saturés il faut quand même se méfier car si, effectivement, cela a été, au départ, et comme vous dites à juste raison, la cause du confinement cela n'a quand même pas été LA VERITE. En effet, par la suite, c'est-à-dire après le confinement, des hôpitaux se sont tout à coup manifestés, ici et là, pour nous faire savoir que, eux, n'avaient pas été saturés ! Donc qui croire ?! N'est pas facile de dire, pour le gouvernement, que les hôpitaux sont saturés quand les gens qui ne sont ni du pouvoir ni de la presse, quant à eux, n'ont aucun moyen de vérifier la chose personnellement, si ce n'est par l'une ou l'autre de leur connaissance travaillant dans un hôpital qui peut leur dire alors, en vérité, si ce dernier a été ou non saturé ?
Par ailleurs, on sait que la France a perdu sa souveraineté puisque c'est Bruxelles qui donne le LA. Dans ce cas, puisque la dernière info d'hier concernant Bruxelles est que Bruxelles ABANDONNE LE MASQUE, alors pourquoi les pays européens ne suivent-ils pas son exemple ?! En principe, le principe du sens et du bon sens, quand la tête pensante fait, automatiquement le corps suit. Donc pourquoi le corps européen, dans lequel il y a la France, ne fait-il pas là, concernant le masque, ce que la tête européenne (Bruxelles) fait ? Pourquoi pas "Bas les masques" ?!