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mardi 4 avril 2017

GAZA : Une île pour la paix



GAZA : UNE ÎLE POUR LA PAIX

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps


Israël Katz et Netanyahou
            
          En Israël coexistent deux écoles, l’école de la guerre irréductible contre Gaza et celle de l’optimisme consistant à envisager le moins pire avec le Hamas. Le paradoxe veut que ce soit un ministre du gouvernement de droite de Benjamin Netanyahou, et non des moindres, qui envisage une solution allant à contre-courant de tout ce qui se dit et se fait en ce moment. Le ministre israélien du renseignement et des Transports, Israël Katz, a dans ses cartons un plan visant à mettre en place les conditions d'une solution de paix avec les Islamistes.




            Son plan est ambitieux puisqu’il s’agit d’une part d’agrandir artificiellement la bande de Gaza et d’autre part, de supprimer le blocus actuel en permettant une ouverture officielle vers l’étranger tout en contrôlant la sécurité. Le plan consiste à créer, au large de Gaza, une île artificielle qui compenserait l’exiguïté de l’espace alloué à la bande. Il pense d’ailleurs que l’Égypte apporterait son concours en offrant quelques arpents de terre jusqu’au port de Al-Arish en cadeau de bienvenue à la paix.  
            Ce plan recueille beaucoup de scepticisme dans les milieux nationalistes israéliens car il en va selon eux de la sécurité d’Israël. Du côté palestinien, on interprète ce projet comme un moyen d’entériner une scission effective entre Gaza et la Cisjordanie, mettant en cause la création d’une État palestinien.  
Plage de Gaza

            Cette idée n’est pas nouvelle et elle a déjà germé dans les esprits de plusieurs dirigeants et experts israéliens. Une île artificielle serait construite dans la mer Méditerranée, à cinq kms au large de Gaza. Sa taille de 534 hectares, soit 5.340 dounams, lui permettrait d’intégrer des infrastructures qui manquent à la bande pour l’ouvrir sur le monde extérieur. La nouvelle île comporterait un port avec ses hangars de stockage de conteneurs, une usine de dessalement de l’eau de mer, une centrale électrique qui rendrait autonomes les habitants et un aéroport avec deux pistes d’atterrissage. L’île serait reliée à Gaza par un pont sous forme de pont-levis.
            Les experts évaluent le coût du projet à cinq milliards de dollars ou 180 milliards de shekels qui pourraient être financés par des entreprises privées locales qui assureraient le fonctionnement et qui récupèreraient leur mise grâce à une commercialisation de la production de Gaza et aux revenus du port.
Raji Sourani

            Comme toujours les blocages sont intenses des deux côtés de l’échiquier politique. Les avis sont partagés au sein du Hamas. Certains islamistes pensent «que la proposition de Katz soulève des questions quant au but réel du projet qui implique en fait la poursuite de l'isolement de Gaza». Raji Sourani du Centre palestinien pour les droits de l'homme ne «veut rien d’Israël».
            Le projet d'Israël Katz, soutenu par les milieux sécuritaires, pourrait capoter en Israël, uniquement parce que le ministre est un rival de Netanyahou pour le leadership du Likoud. Les Palestiniens, de leur côté, craignent que les vrais problèmes, à savoir la constitution d’un État palestinien, soit éludés avec cette innovation qui porterait atteinte à la contiguïté territoriale entre Gaza et la Cisjordanie.
            Le ministre Katz est certain que les problèmes de sécurité seront résolus si Israël prend en charge le contrôle de la sécurité autour de l'île et si une police internationale gère dans un premier temps le port. Le Hamas ne l’entend pas de cette oreille. En fait il n’existe aucun blocage technique mais politique et juridique. Selon l'économiste gazaoui Omar Chaabane : «toute solution a besoin d'un contexte politique et d'un accord car sa mise en œuvre devra se faire sous supervision étrangère. Certes, Israël cherche à préserver sa sécurité, mais cette sécurité est également dans l'intérêt des Palestiniens et de la région». 
          Ce projet innovant et réaliste risque de buter sur des questions purement politiques, sur des susceptibilités déplacées et sur un manque de vision à long terme. Mais il serait dissuasif vis-à-vis des Palestiniens qui sauront que l'envoi de missiles sur Israël entraînerait la destruction de l'île et de ses infrastructures.
            

6 commentaires:

Jo BENAM a dit…

C' est une excellente idée Le blocus total est intenable à terme. Plutôt que de continuer à fantasmer sur le rejet de israéliens a la mer mieux vaut qu' ils se " jettent à l' eau " et qu'ils bossent comme tout le monde pour gagner leur vie pas pour creuser des tunnels offensifs

Georges KABI a dit…

Des idees extravanganes naissent et meurent dans cette region a la vitesse grand V.
Le Hamas n'est interesse par aucune autre reconstruction que de ses tunnels de protection et d'attaque. Le Hamas vit en 1968. au moment de l'offensive du Tet des Vietcongs contre les Americains.
Le Hamas n'a jamais cache que si il'avait voulu, il aurait transforme Gaza en un Singapour du Proche-Oriemt. Mais cela ne l'interesse pas. Mais cet ideal de prosperite economique ne mobilise pas, et a meme tendance a remettre en question les pouvoirs des petits chefs.
Le blocus total est realisable. Il a deja ete effectue par les USA sur Cuba, obligeant cette derniere a chercher ailleurs ses debouches sans vraiment les trouver.
Y a-t-il une solution pour Gaza? Seulement dans le cadre de l'AP ou de toute autre organisation representative des habitants des Territoires occupes. Cela passera ou par l'amollisement du Hamas, ou par son remplacement par une oganisation plus realiste.
Connaissant assez bien cette region, je pense que ce n'est pas demain la veille de cette solution.

Emmanuel DOUBCHAK a dit…

Ce projet a au moins le mérite de constituer une solution "possible", face à un Cigarophile qui ne pense pas à autre chose qu'à sa survie politico-juridique depuis si longtemps et qui élimine toute opposition à l'intérieur et à l'extérieur de son parti en vacance de leadership.

Marianne ARNAUD a dit…

Mais où irait-on s'il fallait reconnaître que les adversaires politiques peuvent avoir de bonnes idées ?

andre a dit…

Je partage le point de vue de Georges Kabi. La région n'est pas celle de la raison mais de l'outrance et de la violence. Les dirigeants de Gaza savent qu'ils pourraient transformer leur bande côtière en " new Singapour" mais ils n'ont aucune attirance pour la gestion et l'amélioration des conditions de vie de leurs" sujets " car c'est ainsi qu'ils considèrent leurs concitoyens. Leur seul but est de se maintenir au pouvoir en allant toujours plus loin dans l'extrémisme et la folie meurtrière. Tous les dirigeants de la région pensent qu'ils perdraient le pouvoir et la vie s'ils consentaient à se montrer moins intransigeants que leurs concurrents.
André M
Tribune juive

Hamdellah ABRAZ a dit…

Ce projet est porteur de progrès économique et social, de paix et de rapprochement entre voisins Arabes Gazaouis et Israéliens. Cependant dans ce contexte il faut être à deux pour concrétiser un projet pareil de développement. ; mais force est de constater que les gens du Hamas et y compris un pan important du Fatah, ne seraient pas intéressés, car ce projet irait à l’encontre de leur position de despotes et dictateurs à l’égard de « leurs deux peuples » qu’ils font agiter à chaque fois que leurs position sont ébranlées de l’intérieur, par leurs « citoyens » mêmes : à Gaza en lançant leurs projectiles/missiles contre ISRAEL et à Ramallah en poussant aux manifestations et autres provocations contre les personnes israéliennes juives.
Par ailleurs les courants politico-idéologiques maléfiques bien établis dans les pays islamo-arabophones, verraient d’un mauvais œil cette initiative de progrès pour tous ; car ces courants verraient subitement leur « fonds de commerce » fermer boutique par absence de « clients ».
La source du conflit n’est pas un problème de territoires mais provient, autant le répéter, du refus par ces courants maléfiques, despotiques, archaïques, haineux de ces pays islamo-arabophones, encore dominant, de voir un Etat juif pour les Juifs en ISRAEL.
Aussi la thérapie doit s’orienter vers ces pays, consistant à susciter des changements internes et à faire hisser, le tout, aux nobles idéaux des 20 et 21ème siècle, soit pacifiquement soit avec « quelques coups de pied aux fesses » ; tout en amenant ces pays à tisser des liens, comme des gens civilisés, avec ISRAEL….. et l’on aura enfin la paix au Proche Orient !!! Mais est-ce que l’Occident le voudrait ???

NB A MR KIABI
Le Hamas ne peut être le Vietcong – (deux idéologies diamétralement opposées) ; Les Israéliens sont chez eux en ISRAEL, et les Américains furent étrangers et envahisseurs au Vietnam (du sud).