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jeudi 26 mars 2015

ISRAËL-USA : ÉTAT DES LIEUX Par André NAHUM



ISRAËL-USA : ÉTAT DES LIEUX

La chronique de André NAHUM




Jamais président américain ne s’est montré aussi agressif envers Israël que ne l’est  actuellement Barack Obama. Où veut-il en arriver ? Cherche-t-il à le punir d’avoir élu un premier ministre qu’il exècre ? On  se demande  avec inquiétude ce qui peut se passer dans les deux ans qui lui restent encore à gouverner. On ne peut  toutefois  pas  blanchir entièrement Benyamin Netanyahou qui a commis un certain  nombre  de  maladresses.




Était-il vraiment indispensable en effet  d’aller faire un discours au Congrès  américain  sans l’aval du président de l’État, comme pour le braver ? Bibi  ne savait-il  pas qu’en agissant ainsi, il exaspérait  Obama qui n’hésiterait pas à se livrer à des représailles ?
Deuxième bavure, pourquoi avoir déclaré à la veille des élections qu’il n’accepterait jamais la création d’un État palestinien que la terre entière  exige même si le contexte local ne s’y prête pas dans l’immédiat  et qu’on sait qu’il ne sera pas pour demain ?

Il commet un troisième impair, quand il engage ses compatriotes à aller voter en masse pour contrer le succès prévisible de la liste arabe unie. Certes, il a depuis présenté ses excuses, mais le mal est fait. Les Arabes israéliens ne sont pas près d’oublier et ne se privent  pas  d’exploiter cette bévue.
Comme si cela n’était pas assez pour pourrir l’atmosphère entre les deux pays, voilà qu’un journal américain affirme qu’Israël aurait espionné son grand allié en interceptant toutes les communications entre lui  et les Iraniens au cours des négociations  sur  leurs  activités nucléaires et aurait remis ces informations aux membres républicains  du Congrès pour leur permettre de torpiller l’accord en vue.
On est alors en droit de se demander comment Netanyahou va se sortir  de ce mauvais pas  sur la scène internationale s’il constitue une équipe  à droite-toute et l’on comprend les inquiétudes du président Rivlin et ses efforts, infructueux paraît-il, pour obtenir un gouvernement  d’union nationale ou au moins un peu plus axé au centre. Mais quelque soient les torts du premier ministre, on ne  peut  approuver un président américain qui dans sa hâte à signer un accord avec l’Iran ne tient aucun compte des mises en garde de son allié israélien, directement  intéressé  dans  cette affaire puisque le  pays des Ayatollahs  fait savoir à tout propos qu’il veut l’effacer de la carte.
Désireux de passer dans l’Histoire comme l’homme qui a réussi à mettre fin à une guerre de cent ans entre Israéliens et Palestiniens, Barack Obama veut absolument arriver à ce résultat et feint de ne pas savoir que Ehud Barak et que Ehud Olmert avaient fait en leur temps des propositions généreuses  qui ont été rejetées par Arafat puis Abou Mazen.
Il sait que si un État palestinien doit voir le jour, sa réalisation ne peut  être immédiate dans le contexte volcanique actuel d’une région que veulent se partager un «État islamique» terroriste et l’Iran et ses alliés qui ne sont pas moins dangereux. Il sait que, revenir immédiatement aux lignes d’armistice de 1949 serait suicidaire pour Israël, la Cisjordanie  risquant de devenir un nouvel  Hamastan  ou tomber dans l’escarcelle du Daesh.
Toutes les options sont sur la table

Mais, face à la ligne politique de l’administration américaine actuelle, la meilleure méthode n’est certainement  pas de la heurter de front au risque de la braquer davantage. Il faut à Netanyahou, beaucoup de pragmatisme, beaucoup d’habilité pour traverser cette période de haute  turbulence. Il lui faudra obligatoirement faire des gestes envers la minorité arabe et envers les Palestiniens, sans mettre bien entendu, en danger la sécurité de ses concitoyens. Il lui faudra trouver un  ministre des affaires étrangères et des  ambassadeurs  convaincants, pour  renouer  avec la Maison Blanche des relations apaisées et s’appuyer sur les pays arabes «modérés», ses alliés objectifs en l’occurrence, pour trouver des solutions transitoires, avant qu’on y voit plus  clair.

Souhaitons qu’il soit à la hauteur !

4 commentaires:

AMMONRUSQ a dit…

Les gens ont votés,je fais confiance à Netanyahu,comme aux israéliens,quand aux américains et bien ils roulent des mécaniques mais cela montre que le gendarme du monde est lui aussi à cote de la plaque !

Marianne ARNAUD a dit…

Il n'est certainement pas de mon ressort d'exonérer Netanyahou de toutes ses erreurs que vous listez dans cet article. Mais que dire de l'attitude d'Obama qui, le 21 mars 2015, au lendemain d'un attentat terroriste contre deux mosquées à Sanaa au Yémen, qui a fait 135 morts, décide de faire d'évacuer, sans tambour ni trompette, la quelque centaine de forces spéciales encore restées sur le terrain, on imagine, pour le sécuriser ?
Tous les efforts de "containment" de l'Iran ayant échoué, l'influence des gardiens de la révolution n'ayant jamais été aussi forte à Bagdad, Damas, Beyrouth ou Sanaa, Obama a décidé un rapprochement avec l'Iran.
C'est cette réalité que Netanyahou devra se coltiner.

Benjamin a dit…

monsieur Netanyahou a remporté une victoire.
il a donné l'orientation de voter utile, pour le likoud, il a été suivi par ces militants qui forment un groupe de 30 députés. cela stabilisera la knesset pour un temps.

mais que va t il se passer avec ce nouvel équilibre de la knesset? vu le manque d'orientations politiques, ...pas grand chose.

les personnes du likoud manquent de retenue par rapport à Obama. je me souviens sur I24 d'emmanuel Navon, qui demandait à ce que se soit les états unis qui présentent ses excuses à Israel? les Etats unis pourraient ils aussi faire le ménage à la maison du premier ministre?
ceux du likoud , vous avez 30 députés sur 120, à ce niveau, il n'y a pas de quoi être provocateur avec ses alliés. non seulement le Likoud n'est pas majoritaire mais il reste toujours sans idées....

Avraham NATAF a dit…

Netanyaou est peut être plus conscient du danger iranien et du rapprochement accéléré des américains; Il a choisit de faire face avec les risques au lieu de céder au conformisme prudent. Cette détermination lui a valu des electeurs.