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samedi 21 mars 2015

LE TRIOMPHE DE NETANYAHOU ET APRÈS ? Par Gérard AKOUN



LE TRIOMPHE DE NETANYAHOU ET APRÈS ?

Par Gérard AKOUN



On le  croyait usé, fini, Benyamin Netanyahou a prouvé, au dépens de ses adversaires mais aussi de ses alliés de la droite et de l’extrême-droite,  qu’il pouvait être encore le patron du «bloc national». En une semaine environ, il a réussi à provoquer un retournement de situation qui paraissait, à la lumière des sondages qui le donnaient perdant, tout à fait improbable. 
Quand il a senti le vent du boulet le frôler, il s’est engagé personnellement dans la campagne, plus qu’il ne l’avait encore fait. Il a, jusqu’aux dernières heures du scrutin, rameuté, physiquement,  les électeurs, «hystérisé  la campagne  sur un seul thème, celui de la sécurité, pour qu’ils lui apportent leurs voix. Il lui fallait battre Itzhak Herzog, mais aussi, faire en sorte que le Likoud arrive en tête des partis de droite et d’extrême-droite.



État palestinien


Il a donc, d’une part alerté l’opinion publique sur le danger que constituerait pour Israël, la présence à sa tête d’un gouvernement faible, celui d’un centre-gauche, incapable à ses yeux de résister aux pressions étrangères, celles des Américains, en particulier, et de l’Union Européenne. Dans une situation où Israël se trouve seul contre tous, lui seul, a-t-il martelé, est capable de ne pas céder. Il a déclaré, pour complaire à l’extrême-droite, que la création d’un État palestinien n’était plus d’actualité.
Il a, d’autre part, appelé à voter utile, à ne pas éparpiller les voix en votant pour d’autres partis que le sien car il s’engageait à former une coalition avec Bennet, avec Libermann, avec les Ultra Orthodoxes, avec Kahlon dont il prendrait en compte les programmes.  Il a réussi avec cette promesse à phagocyter,  nombre d’électeurs de ces partis et ainsi permis au Likoud d’arriver en tête.  On ne peut que saluer la performance mais on peut aussi se demander  en quoi  « cette grande victoire »  selon les termes employés par le futur premier ministre pourrait modifier la situation à laquelle Israël se trouve confronté.

Sur le plan social, même si, dans leur vote, les électeurs ont privilégié, en majorité, la sécurité, ils ont, durant la campagne, exprimé leurs attentes en matières économiques et sociales. Moshe Kahlon, dont le parti a obtenu dix sièges, a fait campagne contre la crise du logement et contre la vie chère. Benyamin Netanyahou a besoin qu’il fasse partie de sa coalition mais, Moshe Kahlon n’y participera que s’il obtient le poste de ministre des finances et le contrôle de la politique économique et sociale du prochain gouvernement, pour mener à bien des  réformes importantes. Ce serait, dans ce domaine, un changement de cap avec la politique ultra libérale pratiquée, à ce jour.

Peu de changements

Par contre sur le plan international et régional, il ne faut pas s’attendre à des changements. Les relations avec les Américains ne vont pas s’améliorer ; elles vont plutôt se dégrader dans la mesure où les Etats Unis ne partagent pas les mêmes analyses et n’aboutissent donc pas aux mêmes conclusions qu’Israël à propos des dossiers les plus chauds, le nucléaire iranien et la lutte contre Daesh. Les Européens finiront par s’aligner sur les États-Unis. Le bras de fer auquel s’est livré Netanyahou avec Obama, outre son ridicule, quand on considère le poids politique de chacun des deux protagonistes, accentue l’isolement d’Israël sur le plan international.
Le village d'Israël

Les opinions publiques en Europe et même aux États-Unis sont de plus en plus critiques vis à d’Israël surtout en ce qui concerne les relations avec les Palestiniens. L’échec de négociations interminables, les constructions ininterrompues dans les territoires et à Jérusalem-Est, le refus de reverser les taxes encaissées à l’Autorité palestinienne en guise de punition s’inscrivent au passif d’Israël.  Les dirigeants  israéliens sont considérés comme les principaux responsables de l’absence de solution à ce conflit. Les déclarations de Benyamin Netanyahou  sur la création, inopportune, d’un État palestinien vont conforter cette opinion  La sympathie à l’égard d’Israël s’émousse, cela a bien entendu un retentissement sur les communautés juives européennes tant nos destins sont liés, au moment même, où nous assistons à la montée d’un antisémitisme musulman.

Tunisie


La Tunisie vient d’être frappée par un sanglant  attentat qui a fait 22 morts dont 20 touristes et 2 membres des forces de l’ordre. En s’attaquant à des touristes, une des  principales sources  de revenus pour la Tunisie, les djihadistes s’attaquent directement à la démocratie tunisienne qu’ils veulent détruire. Saluons les milliers de Tunisiens qui sont allés manifester ce soir sur l’avenue Habib Bourguiba contre le terrorisme.   

3 commentaires:

Véronique ALLOUCHE a dit…

Les israéliens ne ne sont pas laissés abuser par la propagande anti Netaniahou menée par les médias locaux et étrangers ainsi que par les sondages bien orientés à gauche.
Un accord de paix avec les palestiniens lorsqu'on entend le Hamas vouloir détruire purement et simplement Israël?
D'autre part vous faites un rapport bien audacieux entre l'antisémitisme musulman en Europe qui serait lié au problème palestinien. Si demain Israël était rayée de la carte, l'antisémitisme demeurerait lui, bien vivant. On ne tue pas une doctrine.
Et pourquoi ne parlez-vous pas des chrétiens massacrés dans les pays arabes qui eux ne sont pas liés au problème palestinien?
Parce qu'il difficile pour la gauche de reconnaître que le monde musulman a déclaré la guerre à l'Occident.
Cordialement

bakoun a dit…

loin de moi l'idée que l'antisémitisme musulman soit lié au probblème palestinien, il est bien plus ancien. mais cet anisémitisme s'en nourrit et la sitation des palestniens permet de faire la jonction entre l'antisémitisme sous couvert d'antisionisme des extrêmes gauche et droite et celui des islamistes.
cordialement

AMMONRUSQ a dit…

Je constate que les gauches de toutes nationalités se sont encore planter,ce qui saute aux yeux c'est la position d'Israël vis à vis du monde,occidental en particulier,mais enfin les Israéliens ne sont pas des imbéciles,ils savent ce qu'ils veulent alors respecter les uns et les autres leurs choix.
Bien sur qu'il y a plein de choses qui doivent êtres régler,mais la sécurité de ce pays n'est pas à prendre à la légère.Le monde Arabo-Musulman veut la disparition d'Israël et nous sommes un grand nombre à le savoir.
A présent c'est aux différents mouvements ou partis à en tirer les leçons.