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vendredi 14 novembre 2014

L’EMBRASEMENT Par Gérard AKOUN



L’EMBRASEMENT

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM

Les tensions s’accentuent entre Israéliens et Palestiniens. Les violences ne se limitent plus à Jérusalem, elles ont gagné le nord d’Israël, le centre et la Cisjordanie. Les heurts entre la police et les jeunes émeutiers palestiniens se multiplient, des attaques au couteau, commises par des individus isolés, frappent les Israéliens. Lundi, deux d’entre eux ont été poignardés à mort, une femme en Cisjordanie, un soldat à Tel-Aviv. Hier, une mosquée, située près de Ramallah, a été incendiée et un cocktail Molotov a été lancé contre une ancienne synagogue à Shfaram, une ville à majorité arabe du nord d’Israël.



Bavure policière
Emeutes à Kfar Kana


Depuis la bavure policière de Kfar Cana, filmée par une caméra de surveillance, et retransmise sur toutes les chaînes de télévision du monde, la révolte a gagné les Arabes d’Israël. A tort ou à raison, bien qu’ils soient citoyens israéliens et qu’Israël soit une démocratie, ils estiment qu’ils sont considérés comme des citoyens de seconde zone. Ce qui s’est passé à Kfar Cana, près de Haïfa., la mort du jeune arabe, abattu d’une balle dans le dos, par un policier les a  confortés  dans cette opinion. On peut comprendre, que des policiers, à cran, puissent déraper. Peut-être, faisaient ils partie de ceux, qui essayaient de maintenir l’ordre sur le mont du temple mais quoiqu’il en soit leur attitude est inexcusable.
Par contre, il est incompréhensible, inconcevable que la hiérarchie policière et a fortiori, à l’échelon politique, le ministre de la sécurité publique n’aient pas demandé la suspension du policier en cause, en attendant l’enquête de rigueur. Cette mesure s’imposait, d’autant plus, qu’elle aurait pu éviter, peut-être, je dis bien peut-être, que  les Arabes israéliens ne cèdent aux sirènes des plus extrémistes d’entre eux et qu’ils rejoignent les émeutiers de Jérusalem et de Cisjordanie.
Le gouvernement israélien ne peut tolérer ces violences qui suscitent peur et angoisse dans la population juive, mais il ne doit et ne  peut accepter, que  certains extrémistes juifs  se livrent à des  provocations ou à des  représailles. Il ne peut répondre à ces émeutes,  seulement par la répression, par des amendes, par  l’aggravation des peines de prison, par la destruction des maisons des meurtriers ou par des mesures d’ordre juridique comme celle souhaitée par Benyamin Netanyahou «la  destitution de la nationalité israélienne pour ceux appelant à la destruction de l’État d’Israël». La réponse doit être aussi politique.

Terrorisme low-cost


Ces actes terroristes, qualifiés de «terrorisme low cost» parce qu’ils ne nécessitent pas une logistique importante, seulement une voiture ou un long couteau, sont  le fait  d’individus isolés, d’où la difficulté pour les services de sécurité de prévenir les attentats. Sans doute, ces terroristes sont-ils influencés par le Hamas, le djihad islamique ou même le Fatah, mais ils expriment, spontanément, la colère et la frustration des Palestiniens. Après deux intifada successives, différentes tentatives  de négociations directes ou indirectes, depuis 2005 entre l’Autorité palestinienne et Israël, n’ont pu faire avancer le processus de paix. Depuis la mort d’Arafat, il y a 10 ans, son successeur, Mahmoud Abbas avait renoncé, contrairement au Hamas à Gaza, à la lutte armée au profit de la  négociation. Il avait même, depuis un certain nombre d’années déjà, établi une collaboration sécuritaire avec Israël pour empêcher les actes terroristes.

Pour autant,  la voie de la négociation n’a pas prouvé son efficacité par rapport à la lutte armée. L’impasse est totale. Les deux parties en portent la responsabilité car ni l’une ni l’autre n’ont à leur tête des dirigeants capables de signer un compromis douloureux pour tous, qui mettrait fin à ce conflit. Mahmoud Abbas s’est donc tourné vers l’ONU. Les Israéliens l’accusent de jouer un double jeu, car il soutiendrait en sous-main les émeutiers. En effet, la spirale de violence à laquelle on assiste à Jérusalem  et sur le mont du temple en  particulier, dessert Israël et justifierait la reconnaissance par l’Assemblée Générale de l’ONU, de l’Etat de Palestine avec lequel Israël serait obligé de négocier sous l’égide des Nations-Unies. Il n’est pas certain que cette procédure aboutisse car les américains pourraient imposer leur veto au Conseil de Sécurité. Ce serait le début de la fin pour Mahmoud Abbas et la situation ne s’améliorera pas sur le terrain. Marouan Barghouti, emprisonné en Israël, toujours très populaire au sein du Fatah et très écouté, a appelé, mardi, les palestiniens à «poursuivre le choix de la résistance globale et armée»

3 commentaires:

pat quartier a dit…

Les leçons de morale faciles indisposent!
C'est induire les lecteurs en erreur que d'écrire a l'intention du tout public niveau BEPC : "Les deux parties en portent la responsabilité car ni l’une ni l’autre n’ont à leur tête des dirigeants capables de signer un compromis douloureux pour tous, qui mettrait fin à ce conflit."Ben voyons, les choses sont si simples du haut de son fauteuil parisien!!
C'est une mauvaise habitude -et certainement un manque de consid2ration pour soi,pour les lecteurs non juifs, pour les israéliens majoritaires, voire leurs dirigeants que de placer Israel sur le même plan avec toutes ces organisations terroristes dont celles d'ABBAS-qui ne visent que l'eradication d'Israel.

Lorsque Mahmoud Al-H'abbach, responsable des « Affaires islamiques » au sein de l’AP, le 26 septembre 2014 à la télévision officielle de l'Autorité Palestinienne: “En quoi sommes nous différents du Hamas? Sommes-nous en désaccord sur Jérusalem?? Sommes-nous en désaccord sur la volonté de libérer toute la Palestine, de la Mer au Jourdain ??",il parait saugrenu-le terme est faible- d'accuser le gouvernement israélien de ne pas commettre la folie du grand geste que vous attendez au nom du "compromis pour tous".
A vous d'avoir l'audace de préciser les termes "douloureux", ce qui ne devrait quand même pas être difficile dans la mesure où ce n'est pas vous monsieur Akoun qui allez en assumer les risques et les morts inutiles, les concessions douloureuses d'Oslo et de Gouch Katif n'ayant mené à rien.
Mais cela n'est pas grave n'est-ce pas tant que la mantra produit les effets faciles bénéfiques de l'opium.
Mais ce n'est pas ce que l'on attend d'un journaliste offensif qui veut informer ses lecteurs quitte à ce qu'il prenne parti.

Michel AKERMAN a dit…

Les actes terroristes sont le fait d'individus isolés pense Akoun ! Qui le croit ? Qui croit encore qu'un "compromis douloureux mettrait fin au conflit ? Voila 65 ans que nous essayons et que RIEN n'a bougé car ce que veulent les terroristes c'est notre disparition puis un état islamiste Judenrein, merci beaucoup, nous n'avons pas envie d'un suicide collectif sur notre Terre !

Elie MEIMOUN a dit…

Petite histoire vraie d'hier. Un employé palestinien est venu faire des travaux à la maison et nous avons discuté de la situation.
- moi: que pense la population (palestinienne) d'Abou Mazen (Mahbous Abbas en Europe)?
- lui: tous nos dirigeants sont des corrompus, ils ne pensent qu'a s'enrichier. Abou Mazen a 4 milliards de dollards en banque. On vivait mieux avant 1994 (les accords d'Oslo) qu'aujourd'hui.
- moi: vous voulez vous débarasser d'Abou Mazen?
- lui: on veut, mais on n'a pas le droit de parler contre lui, sinon on se retrouve en prison. Et il vaut mieux 20 ans de prison israélienne que 1 semaine de prison palestinienne
- moi: et quand Abou Mazen va mourir, qui le remplacera?
- lui: j'espère que Netanyaou le remplacera, il sera meilleur pour nous que tout autre dirigeant arabe