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jeudi 18 septembre 2014

LE HEZBOLLAH MENACE




LE HEZBOLLAH MENACE

Par Jacques BENILLOUCHE

copyright © Temps et Contretemps


Armée saoudienne

Si les pays arabes ont décidé de soutenir les frappes des États-Unis et de la coalition occidentale contre l’État islamique, ils traînent des pieds, chacun pour ses propres raisons. En  tout état de cause, ils n’ont pas l’intention de prendre une part active aux combats. Pourtant, d’avis d’experts, l’efficacité des actions de l’aviation américaine est insuffisante sans une action de troupes au sol à laquelle aucun pays n’envisage de participer. Et pourtant les pays arabes, qui disposent de soldats en surnombre et bien équipés, sont les seuls à pouvoir envoyer des troupes sur le terrain.


Le Liban contre le Hezbollah


Le Hezbollah ne veut pas que le Liban participe à la coalition contre les djihadistes : «Pas question que le Liban participe à la coalition mise sur pied pour combattre Daesh, fondée par ceux qui ont créé ce monstre et l’ont nourri. Ceux-là même qui n’ont réagi que lorsqu’ils ont vu que les intérêts américains et saoudiens étaient menacés, alors qu’ils n’avaient pas bronché lorsque les intérêts du Liban et de la Syrie l’étaient». Cette position du Hezbollah a été citée par le journal libanais al-Akhbar.
Le Hezbollah refuse donc que le conseil des ministres libanais accepte de rejoindre la coalition internationale qui a pour objectif affiché de combattre l’État islamique. Il se prononce donc contre la décision du ministre libanais des affaires étrangères, Joubrane Bassil, qui avait donné l’accord du Liban à la conférence de Djeddah. 
Gouvernement libanais

À ceux qui s’étonnent de cette prise de position, le gouvernement libanais a répondu : «Il est du devoir du gouvernement libanais de chercher les moyens de lutte contre le terrorisme et de demander l’aide de la Communauté internationale. Mais il ne peut en aucun adhérer à une coalition dont les véritables intentions de ceux qui la forment sont plutôt douteuses. La position du Liban à l’encontre du terrorisme est claire. Lorsqu’il est parti pour combattre le terrorisme qui menaçait et menace toujours le Liban, il a été accusé d’être hostile à la révolution syrienne. Maintenant c’est devenu légitime dès lors qu’il menace les intérêts américains».

Soutien libanais

            La question se posera lorsque les Américains devront utiliser l’espace aérien libanais. Les appréhensions du Hezbollah ne paraissent pas justifiées : «Le Hezbollah ne peut que voir avec suspicion cette coalition parrainée par tous ceux qui ont couvert les guerres contre lui et la résistance». Mais les observateurs estiment que le Hezbollah peut embraser la région s’il se sentait menacé, en particulier si la coalition internationale était amenée à bombarder des positions de l’armée syrienne, et par conséquent celles du Hezbollah.
Patrouille israélienne à la frontière du Liban

            En fait le Hezbollah craint que les Américains profitent de l’occasion pour frapper fortement la résistance en Syrie dans le but de renverser l’équilibre des forces au profit des opposants modérés qu’ils soutiennent : «le Hezbollah n’acceptera jamais d’être visé. Il n’hésitera pas à embraser la région et à frapper Israël. Le discours de Sayed Hassan Nasrallah il y a quelques années est toujours de vigueur. Il n’est pas exclu que le Hezbollah embrase tous les fronts, dont celui avec Israël et ce, pour faire pression sur les Américains, parce qu’il se croit en mesure de réaliser des exploits militaires dans la proche guerre contre Israël. Dans ce cas, toute la région sera dans la perspective d’une guerre globale à laquelle plusieurs États participeront».
            En fait Israël est toujours visé malgré sa volonté de ne pas participer à une coalition occidentale dont les contours politiques ne sont pas tracés et qui risque de réinstaller en première ligne l’Iran considéré par les Occidentaux comme le seul rempart contre les djihadistes. L’État islamique, qui a beaucoup à faire à islamiser les pays arabes, n’envisage pas, pour l’instant, de provoquer Israël car il sait ce qui lui en coûterait. 

           En revanche le Hezbollah n’est pas concerné par ce genre de réflexion et, sauf s’il est bridé par ses maîtres iraniens, il pourrait difficilement accepter de subir, sans réagir, le choc de frappes américaines qui risquent de décimer ses troupes. L'armée israélienne a cependant adapté son dispositif de défense face au risque d'une large incursion terrestre du Hezbollah, même si le danger d'une nouvelle guerre avec le mouvement chiite libanais ne paraît pas imminent, selon Tsahal.

1 commentaire:

Agathe DUBOIS a dit…

70 % de leurs combattants sont en Syrie, 30 % suffisent à embraser la région ? Et est ce que ce serait dans leurs intérêts ?