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vendredi 30 mai 2014

TRISTE WEEK-END Par Gérard AKOUN



TRISTE WEEK-END

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM



Le week-end dernier a été, à des degrés divers, pour beaucoup d’entre nous, Juifs et républicains, un week-end noir. Samedi, quatre de nos coreligionnaires ont perdu la vie au cours d’un attentat commis contre le Musée juif de Bruxelles ; le même jour, à Créteil, deux jeunes Juifs étaient agressés sur le chemin de la synagogue, et blessés au visage  par deux individus munis de coups de poings américains. Deux attentats antisémites commis par des fanatiques islamistes.
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Parole antisémite libérée

Les réactions ont été vives et rapides tant au niveau du gouvernement, que de la présidence de la République et les mesures de protection ont été renforcées. Mais comment ne pas faire le lien entre ces deux attentats, l’un commis en Belgique, l’autre en France, et l’affaire Merah et la tuerie de Toulouse. La parole antisémite s’est libérée, elle est portée par les islamistes, mais  c’est le vieil antisémitisme chrétien, relooké à la sauce islamique, auquel il fait ajouter la haine d’Israël, qu’ils nous servent. 

            Dimanche, le séisme politique, la déroute socialiste, le Front national arrivait largement en tête des européennes, devant l’UMP et laissant loin derrière le PS. On s’attendait à une forte abstention, à une montée du FN, mais rares ont été ceux qui avaient prévu une victoire aussi éclatante, qu’il faut tempérer par la nature même du scrutin : une élection défouloir, une élection à un tour et à la proportionnelle intégrale. Il faut ajouter que dans ce scrutin de liste, les électeurs ne retiennent que le nom de la tête de liste, à condition qu’elle soit connue. Je suis, à peu prés, certain qu’en Ile de France, notre circonscription, vous serez peu nombreux à pouvoir citer le nom des têtes de liste du PS ou de l’UMP. En revanche, vous aurez retenu ceux de  Le Pen et de Mélenchon.

24 sièges pour le FN, 20 pour l'UMP et 13 pour le PS


            Le FN est arrivé en tête dans soixante et onze départements. Des électeurs de droite et surtout de gauche, 43% des ouvriers, 38% des employés, 37% des chômeurs ont voté pour Marine Le Pen. Mais tous  ne partagent pas  ses idées. En février 2014, selon les sondages, 34% des français adhéraient aux thèses du FN.  En l’espace de deux mois, c’est à dire entre les  municipales de mars et les européennes de mai, le corps électoral n’a pas basculé, mais il est incontestable que Marine Le Pen a marqué des points. 
          Elle a gagné cette élection mais le FN n’a pas gagné le titre de premier parti de France. Elle a fidélisé un électorat qui s’est moins abstenu que celui du PS ou de l’UMP. Les jeunes ont voté  pour le FN, 30% des moins de 35ans lui ont apporté leurs suffrages, un chiffre inquiétant qui demande réflexion, quand on réalise que ces jeunes ont grandi dans l’Europe des libertés. Face à l’impuissance de la droite, comme de la gauche, à  juguler la crise et le chômage, ils prêtent l’oreille aux propositions chimériques de Marine Le Pen.

Néonazis

Le Pen et l'extrême-droite européenne

            Ces élections ont été marquées par une poussées des europhobes. Les  partis qui les représentent  vont de la droite extrême aux néonazis ou néofascistes, d’Aube dorée, en Grèce, dont le discours est  ouvertement raciste et antisémite. Ceux d’Angleterre, du Danemark et de France, ont le triste privilège d’être arrivés en tête du scrutin dans leurs pays respectifs, pourtant la situation économique  des deux premiers est bien meilleure que celle de la  France, le Danemark est florissant. La crise économique ne peut seule expliquer leur aversion de l’Europe. Face à la mondialisation, c’est le chacun pour soi qui prédomine, et le repli  sur soi, ils sont pour la préférence nationale, contre l’Euro, contre l’immigration qu’elle soit  musulmane ou non. Ils craignent de voir leur identité se noyer dans l’Europe.
En revanche, les pays qui  ont connu le fascisme, qui l’ont subi pendant des décennies comme l’Espagne et le Portugal n’ont pas suivi leurs extrême-droites, bien que leurs situations ne soit pas florissantes. Il ne faut pas souhaiter que d’autres pays fassent la même expérience pour être vacciné contre cette peste, il faut certes améliorer la situation économique mais la lutte contre les extrêmes doit se faire aussi au niveau des valeurs.

         

2 commentaires:

Spira a dit…

UKIP n'a absolument rien d'un parti d'extreme droite. Si c'est pour lire ce genre d'inepties, on a déjà Libé, France 2 ou le Nouvelle Obs.

bakoun a dit…

ce n'est pas parce qu'un parti n'est pas antisémite qu'il ne peut pas être classél'extrême droite de l'échiquier politique. désolé mais c'est ainsi qu'il est classé en GB.422