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mercredi 5 février 2014

NOTRE AMI HASSAN ROHANI par André NAHUM



NOTRE AMI HASSAN ROHANI

La chronique de André NAHUM

Judaïques F.M

Notre nouvel ami,  le doux  Hassan Rohani, président «modéré» de l’Iran vient de donner la preuve de son humanisme en ordonnant lundi dernier l’exécution par pendaison du poète Hashem Shaabani, arrêté en février 2011, et du militant des droits de l’homme Hadi Rashedi, condamnés à mort après une parodie de justice en tant qu’ennemis de Dieu et menaces pour la sécurité nationale.
Hashem Shaabani

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Minorité des Ahvazis

Il faut dire que ces deux hommes, au lieu d’être des persans normaux comme tout le monde, avaient le tort d’appartenir à une minorité arabophone : les Ahvazis. Il n’est pas bon d’être minoritaire, poète ou intellectuel dans ce pays où  le bourreau ne chôme pas quel que soit le président, même  déguisé en agneau. Il faut être naïf ou dirigeant occidental pour s’y laisser prendre.
Les experts de l’ONU estiment en effet  que 40 personnes au minimum ont été pendues  au cours des deux premières semaines de janvier. À ce rythme, le record de 2013 avec 625 pendaisons pour l’ensemble de l’année risque d’être rapidement dépassé. Tortures, extorsions de faux aveux, rien n’est épargné à ces malheureux. Et pourtant !...
Les pendus de Rohani

Avec son sourire bon enfant, ses rondeurs et ses manières affables, le nouveau président iranien, qui n’a rien à envier à ses prédécesseurs, a pourtant réussi à séduire Américains et Européens  et à imposer son pays comme puissance régionale incontournable. À côté de ces modérés tels Rohani, Ahmadinejad ferait presque figure d’honnête homme car il  n’a jamais caché son jeu, ni sa nature, et se présentait tel qu’il était. 
Sous la présidence d’un autre modéré, Mohamed Khatami, plus de 80 intellectuels dont les poètes  Mohamad Mokhtari et Muhamad Jafar Pouyandeh furent massacrés. Avant lui, le président Hashemi Rafsandjani avait éliminé une douzaine de poètes et d’écrivains.

Informations cachées

Il est curieux que ces informations, qu’il m’a fallu aller chercher sur le Jérusalem post,  n’aient jamais été diffusées par notre presse et nos medias qui n’ont de cesse de critiquer Netanyahou parce qu’il ne  fait aucune confiance au signataire iranien des accords sur le nucléaire et qu’il n’hésite pas à affronter le président américain, son meilleur, pour ne pas dire son seul allié, quand il axe sa politique moyen-orientale sur le soutien aux  islamistes soi-disant modérés.
Des modérés, dont on voit tous les jours ce dont ils sont capables dans les pays où ils ont eu le pouvoir, et les brillants résultats obtenus en Tunisie et en Égypte par exemple. En tout illogisme, c’est Israël que les Européens veulent sanctionner par un boycott qui prend tous les jours de l’ampleur et commence à inquiéter Yaïr Lapid, ministre de l’économie, alors qu’ils allègent considérablement les sanctions infligées à l’Iran.
Un Israël, soumis aux fortes pressions des États-Unis et de l’Europe et écartelé entre les deux tendances qui divisent son gouvernement et sa population, les uns, prêts avec Tsipi Livni  à accepter les concessions les plus douloureuses pour arriver à un accord avec les Palestiniens et calmer l’opinion internationale, les autres, dont Naftali Bennett se veut le chef de file, farouchement opposés à toute évacuation d’implantations  et  au retour aux lignes de 1967, même corrigées, sans trop savoir ce qu’ils peuvent proposer aux Palestiniens.
Avec au milieu, Benjamin Netanyahou, soutenu par Avigdor Lieberman devenu depuis son retour au gouvernement, pragmatique et réaliste, engagés tous deux  dans des négociations difficiles avec une Autorité palestinienne, désavouée par le Hamas et le Djihad islamique qui clament leur volonté de ne reconnaitre aucun accord et de continuer le combat jusqu’à la disparition de l’état d’Israël.
Pas facile tout ça, Non ? 


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