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lundi 30 mai 2011

SLATE : ISRAEL SEMBLE AVOIR ABANDONNE GUILAD SHALIT



 ISRAEL SEMBLE AVOIR ABANDONNE GUILAD SHALIT

Par Jacques BENILLOUCHE


L'échange du soldat franco-israélien Guilad Shalit aux conditions imposées par le Hamas est jugé inacceptable par de nombreuses voix en Israël.

Cet article avait été publié le 9 décembre 2009 sur SLATE et il garde encore toute son actualité.

http://www.slate.fr/story/14173/gilad-shalit-israel-otage-hamas-abandon


Le portrait de Guilad Shalit au fronton de la mairie du 16ème à Paris
Le dogme de la sacro sainte solidarité des Israéliens avec leurs militaires, emprisonnés chez l'ennemi, semble remis en question. Tsahal s'était toujours engagé à faire revenir, mort ou vif, tout soldat aux mains des ennemis. Pourtant aujourd'hui, de toutes parts, s'élèvent des voix pour refuser l'échange du franco-israélien Guilad Shalit aux conditions imposées par le Hamas mais jugées inacceptables. Les parents des victimes d'attentats ont manifesté auprès de la Cour Suprême pour s'immiscer dans le choix des 980 libérables de façon à ce que la justice soit appliquée avec sévérité pour les assassins. Mais le gouvernement a déjà annoncé que les noms des palestiniens libérés ne seront en fait connus qu'une fois l'échange effectué.

Opposition des rabbins

La première opposition à la transaction vient d'une cinquantaine de rabbins, sionistes religieux, qui ont réussi à trouver dans la loi juive, la Halakha, des arguments pour s'opposer à la libération de prisonniers palestiniens. Ils estiment que « la vie de tellement d'autres juifs est en jeu ». Benjamin Netanyahou a mesuré la difficulté de la décision qu'il doit prendre et s'en remet dorénavant à la Knesset pour autoriser ou non un tel échange: « Le dilemme est lourd, et la décision est à prendre entre deux extrêmes. D'une part notre volonté de nous soucier du sort de nos soldats pour les ramener chez eux, parfois même au prix d'un risque pour des vies, une valeur très importante de notre tradition juive, et de l'autre, empêcher d'encourager de tels kidnappings dans le futur. Il s'agit d'une grande tension. Je n'ai pas pris position dans le passé en tant que chef de l'opposition, et m'en abstiens encore aujourd'hui. »
Des informations contradictoires ont été diffusées sur les tractations mais elles ont pour effet de semer le trouble dans une situation déjà compliquée. Ces difficultés expliquent les lenteurs d'une procédure aux multiples rebondissements. Le député travailliste Daniel Bensimon a dû se rétracter après avoir annoncé qu'il avait entendu de la bouche du premier ministre que l'accord était entériné et que l'échange devait se faire dans un délai de deux semaines. Ce démenti s'explique par le souci du gouvernement de limiter les sujets de friction avec le clan nationaliste déjà sensibilisé par la loi sur le gel des constructions en Cisjordanie qui pollue la vie politique israélienne.
La position des rabbins, qui ont créé un comité de lutte contre l'échange, ne manque pas d'étonner. Ils prônent l'utilisation de la manière forte ou tout au moins de sanctions économiques draconiennes à l'encontre de la bande de Gaza pour faire plier les ravisseurs. Pour l'un de leurs dirigeants, de la mouvance de la droite radicale nationaliste: «les responsables israéliens ne veulent pas faire la guerre pour libérer Shalit de crainte de provoquer des pertes civiles chez nos ennemis, mais l'éventualité de la mort d'israéliens innocents dans le futur ne les touche pas autant». Ce virage belliciste de religieux juifs, d'ordinaire soucieux du respect de la vie humaine, est une position nouvelle sans équivalence dans l'histoire récente.

Réticences de l'armée
Ils viennent d'être relayés par l'ancien commandant en chef des ressources humaines de Tsahal. Le général Eléazar Stern a fustigé « toute l'atmosphère créée autour de l'affaire Shalit et les manifestations en faveur de la libération du soldat qui montrent au Hamas qu'Israël est prêt à tout pour faire libérer Guilad. S'il n'y avait pas eu la transaction Jibril en 1985, jamais le Hamas ne se permettrait d'être aussi sûr de lui et exigeant aujourd'hui. » Il a laissé entendre qu'un mort supplémentaire n'ajouterait rien au drame de la centaine de soldats tombés au cours de la guerre du Liban de 2006 dont l'origine avait été précisément ce kidnapping. Il a enfoncé le clou en affirmant « que si Israël déclarait Shalit disparu au même titre que Ron Arad, et si la plupart des responsables Israéliens restaient fermes, le Hamas réviserait ses exigences à la baisse. Avec tout le respect à la famille Shalit, un gouvernement israélien doit avoir à l'esprit les vies qu'il met en danger en libérant des terroristes qui ne rêvent que de recommencer ».
Cette déclaration, venant d'un haut dignitaire militaire agissant peut-être sur ordre, semble annoncer un changement de doctrine de la part de Tsahal qui répugne à libérer des terroristes pouvant organiser d'autres attentats. Elle semble porter ses fruits puisque des concessions ont été obtenues ces derniers jours. Les prisonniers arabes, disposant de la nationalité israélienne, ne figurent plus sur la liste exigée par le Hamas. D'autre part, le premier ministre israélien a mis son veto sur la libération d'une cinquantaine de prisonniers considérés comme les plus dangereux. Pour contrebalancer ce qui pourrait être considéré comme une reculade, le Hamas a rappelé qu'il offrait une prime de plusieurs milliers de dollars pour l'enlèvement de nouveaux soldats depuis le territoire juif.
Mais les dirigeants du Hamas ne veulent pas être enfermés dans le piège israélien et ont affirmé que « la seule façon pour Israël d'obtenir l'élargissement de Guilad consiste à céder à nos exigences ». Ils ne laissent aucun doute sur leur détermination: « la liste des 450 détenus présentée à Israël ne changera pas ». Les égyptiens ont, eux-aussi, compris la tactique israélienne consistant à temporiser pour s'opposer aux diktats palestiniens. Leur ministre des affaires étrangères, Ahmad Gheit, a montré son impatience en précisant: « si vous voulez récupérer Guilad Shalit, vous devez payer le prix exigé par le Hamas ». Cette déclaration risque de conduire à l'effet inverse souhaité car Netanyahou peut difficilement accepter cette injonction sans être taxé de faiblesse par ses alliés.

Risque d'effet en chaine
Pour les Israéliens, la transaction ne doit en aucun cas encourager d'autres kidnappings. Israël craint par ailleurs l'effet psychologique, désastreux pour leur communication, de prisonniers libérés, ayant du sang sur les mains, pavoisant à leur retour dans leurs foyers en narguant ouvertement l'Etat-major israélien. L'information, non confirmée par Israël, qu'une équipe de médecins français a examiné le soldat prisonnier entre dans le cadre de la guerre médiatique que se lancent les deux parties pour attribuer à l'autre l'éventualité d'un échec des négociations.
C'est dire la difficulté dans laquelle se trouve Benjamin Netanyahou pour résoudre le dossier de Guilad Shalit. Quand aux parents de Guilad Shalit, ils risquent d'attendre encore avant que le portrait de leur fils ne soit démonté du fronton de la mairie du 16ème arrondissement de Paris.

lundi 23 mai 2011

DEBAT DU 24 MAI 2011 : LES TERRITOIRES





ACTUALIA

Forum d’analyses et de débats sur l’actualité
Vous invite à participer à son dernier forum de la saison 
                   
      MARDI 24 MAI à 20h

 

Salle « Félicia Blumenthal » 26,Kikar Bialik, Tel-Aviv

Parking angle Tchernikhovsky et Macccabi, puis, prendre l’escalier


QUEL AVENIR POUR LES TERRITOIRES ?
A la lumière du projet de déclaration d’indépendance des palestiniens, dans le contexte de la nouvelle donne liée aux révolutions arabes et après l’accord entre le Fatah et le Hamas 

Denis CHARBIT


Jacques KUPFER











Avec 
    
Dr DENIS CHARBIT 

Maitre de conférences en sciences politiques à l'Open University d'Israël



JACQUES KUPFER 

Président du bloc national des Juifs francophones, co-président du Likoud mondial

Modérateur :

JACQUES BENILLOUCHE, 
journaliste,
Correspondant du site d'informations françaises SLATE.fr
chroniqueur à  GUYSEN.TV, à KOL-ISRAEL et à divers médias francophones

Le débat avec la salle sera ensuite introduit par une présentation du  Dr Roland DAJOUX, écrivain
*
                 Une collation sera servie en fin de soirée
P.A.F. 45 Sh

Réservations obligatoires (mais sans engagement) à : 

      rogergoldstein@yahoo.fr, tel 09 950 00 71

mardi 17 mai 2011

GUYSEN-TV - NAKBA : LES TROUBLES AUX FRONTIERES



GUYSEN-TV - NAKBA :LES TROUBLES AUX FRONTIERES

Journal télévisé du 16 Mai 2011

Jacques BENILLOUCHE au micro de Myriam DANAN


Cliquer sur le triangle noir pour voir la vidéo


jeudi 12 mai 2011

GUYSEN-TV : Benjamin NETANYAHOU à WASHINGTON



GUYSEN-TV : Benjamin NETANYAHOU à WASHINGTON

Débat du 11 mai 2011 animé par David SEBBAN 

Les attentes du voyage de Benjamin NETANYAHOU à Washington devant le Congrès américain le 22 mai

AVEC

Jacques BENILLOUCHE Journaliste 

et 

Samuel FLATTO-SHARON ancien député à la Knesset

Partie 1
Partie 2

mardi 10 mai 2011

SLATE : ISRAEL A CHANGE DE STRATEGIE FACE A L’IRAN



SLATE : ISRAEL A CHANGE DE STRATEGIE FACE A L’IRAN

Par Jacques BENILLOUCHE
           
Centrale nucléaire de Bushehr en Iran
         Le Mossad , l’organisation des renseignements israéliens la plus secrète de l’Etat d’Israël, devient de-facto le porte-parole officiel du gouvernement. Meir Dagan, son ancien responsable jusqu’en décembre 2010, s’exprime de manière régulière face aux médias et son devoir de réserve implique que les dirigeants israéliens cautionnent certainement ses propos. En dépendant directement du premier ministre, il occupait un rang de super ministre,  en faisant de lui le deuxième personnage du gouvernement. Sa position à l’égard de l’Iran n’a jamais été figée et elle a évolué en fonction des circonstances politiques du moment et des faits probants portés à la connaissance de l’opinion internationale.....

Lire la suite de l'article sur le site SLATE en cliquant sur le titre en rouge de l'article

http://www.slate.fr/story/37995/israel-iran-nucleaire-change-strategie



vendredi 6 mai 2011

LE DEFI DES REVOLUTIONS ARABES 1. TUNISIE



LE DEFI DES REVOLUTIONS ARABES   1. TUNISIE 

Par Jacques BENILLOUCHE

Rached Ghannouchi du parti Ennahdah

                Les révolutions arabes ont mis en évidence la faillite de l’occident dans le domaine de la prévision politique puisque nul n’a été capable de prévoir les évènements importants intervenus dans des pays qu’il contrôlait pourtant. La surprise a été telle, qu’à ce jour, les dirigeants occidentaux ne se prononcent pas ouvertement sur le processus de normalisation tant que les objectifs des émeutiers n’ont pas été clairement définis. Bien qu’elles aient eu lieu presque simultanément, les révolutions, tunisienne, égyptienne, libyenne et syrienne, se distinguent sur le fond entre elles. Elles ont cependant en commun d’avoir trois défis à relever : recouvrer une identité perdue, cadrer le rôle de l’armée et définir le rapport entre l’islamisme et les gouvernements. 

Recouvrer une identité

                Après un début hésitant, les révolutions arabes ont gagné les masses populaires qui ont eu le courage de s’opposer à l’oppression de leurs dirigeants. Parce que les dictatures ont sévi durant plusieurs décennies, elles ont été contraintes, pour se défendre et subsister, d’étouffer l’identité des peuples pour mieux les asservir. Il régnait alors dans les pays soulevés un système élitiste qui avait pour conséquence d’écarter le peuple en le rabaissant parce qu’il  était incapable de s’insérer dans une entité organisée. L’opinion publique a alors exploité les moyens modernes de communication pour s’élever au rang d’acteur influent durant la guerre des médias.
Les révolutions ont donné au peuple la conscience de sa puissance mais elles ne lui ont pas rendu pour autant son identité. Elles ne pourront s’épanouir que si elles s’appuient sur les populations pour relayer leurs voix en évitant l’erreur des révolutionnaires arabes des années 1950  qui s’étaient alors entourés d’une élite militaire pour consolider le régime et pour imposer des relations de force et de favoritisme. Les dictatures avaient négligé le lien avec les populations et se sont acharnées à brader l’identité des peuples pour étouffer toute velléité de soulèvement tout en comblant les lacunes de leurs régimes défaillants. Alors, l’un des rôles de ces révolutions consiste aujourd’hui à réveiller le sentiment de la nécessité d'une identité islamique. L’intégrisme, qui n’est pas monolithique, cherche à s’implanter dans ces pays libérés qui doivent à présent déterminer à laquelle des factions antagonistes ils tiennent à s’affilier : les Frères musulmans, le Djihad islamique et Al-Qaeda ; chacune étant sous l’influence d’un pays tiers.

Trois factions islamistes

                Les factions islamiques se concurrencent parfois avec violence. Les Frères musulmans ont pris naissance en Egypte où ils ont prospéré puis se sont répandus en Syrie et à Gaza. Leur implantation en Tunisie date de l’installation des palestiniens qui ont fui le Liban en 1983 après la guerre avec Israël. Le mouvement de la tendance islamique (MTI), devenu Ennahda , créé par des étudiants tunisiens puis exilé en France par la volonté du président Bourguiba, s’est trouvé consolidé par cet apport nouveau de cellules noyautés par les égyptiens.  Les Frères musulmans ont aussi inspiré le Hamas de Gaza dont le chef historique Ahmed Yassine a été assassiné en 2004 par les israéliens ainsi que son successeur Abdel Aziz Al-Rantissi. Ils ont requis l’aide de la Syrie dont ils ont épousé la dépendance.
                Le Djihad Islamique est issu d’un groupe d’anciens du Fatah directement aux ordres de l’Iran, par l’intermédiaire des pasdarans. Il était dirigé par Imad Mougnieh qui a été assassiné à Damas en 2008. Cette faction palestinienne, basée à Damas en Syrie, est adepte du salafisme, un mouvement sunnite revendiquant un retour à l'islam pur des origines. Bien que sunnites, ils acceptent d’être totalement contrôlés par les chiites iraniens.
                Enfin, l’organisation Al-Qaeda a été inspirée par Oussama Ben Laden en 1987. Sunnite fondamentaliste, elle a été créée pendant la première guerre d’Afghanistan. Elle poursuit une stratégie révolutionnaire violente qui vise à renverser les gouvernements des pays musulmans pour instaurer un État islamique par la force. Elle dispose de réseaux d’influence mondiale avec des cellules dans plusieurs pays et des liens avec tous les extrémistes sunnites dans le cadre de structures non hiérarchisées qui font à la fois sa force et sa faiblesse. Al-Qaeda est sous influence totale de l’Afghanistan.

Tunisie : une identité élitiste

La Tunisie a été le premier pays du monde arabe à œuvrer pour s’éloigner de son identité originelle. Le président Bourguiba voulait s’affranchir d’un pouvoir religieux omniprésent qui freinait sa marche vers le modernisme occidental en bloquant l’émancipation de son peuple. Il avait donc décidé de combattre l’islamisme de manière brutale, non pas par crainte de se voir supplanté politiquement, mais pour avoir les mains libres afin de marginaliser l’identité musulmane en brisant les tabous grâce à l’appui de son parti, le Néo-Destour . Il avait donné aux femmes leur liberté. Il avait pris le risque de déconseiller le jeun du ramadan aux travailleurs, de fustiger le port du voile et de marquer un mépris pour la langue arabe qu’il avait délaissée au profit de la langue du colonisateur. Il avait d’ailleurs subi les attaques des autorités religieuses de la Zitouna qui s’opposaient à toute avancée moderne.
Habib Bourguiba avait opté pour la destruction des piliers de l’identité arabe en abolissant les tribunaux islamiques et en développant, malgré l’indépendance du pays, l’apprentissage de la langue française. Il voulait que les institutions de l’Etat suppriment tous les liens avec les racines islamiques. Aidé des caciques de son parti, il avait ainsi créé une élite politique mais il sera partiellement suivi par son successeur, Ben Ali, qui s’éloigna du parti destourien pour instituer une tyrannie fondée sur le tout sécuritaire en mettant en avant ses forces de sécurité devenues implicitement les élites de la nation. Les islamistes étaient traqués, combattus, exilés, emprisonnés tandis que toute référence des masses populaires à la religion était considérée comme un acte de défiance à l’égard du régime. L’islam était devenu ennemi du peuple et tout tunisien qui s’en référait devenait suspect.

Tentation d’islamisation

Le nouveau régime semble s’orienter vers une actualisation de cette identité perdue mais les femmes tunisiennes veillent car elles craignent pour leur statut qu'elles défendront avec la même énergie qu’elles ont combattu la dictature. La révolution tunisienne avait cette originalité, par rapport aux autres, d’avoir vu les femmes en première ligne dans la contestation. Elles avaient refusé de rester cantonnées à un rôle passif. Les femmes journalistes, les étudiantes, les internautes et les simples mères de famille ont toutes travaillé pour la chute de la dictature. A l’instar de la journaliste Racha Tounsi, elles étaient en tête des cortèges pour manifester et parfois pour soigner les blessés. Mona Ben Halima, ancienne élève de Louis-le-Grand a usé de l’arme d’internet pour rameuter les jeunes et pour informer la presse française en diffusant les images d’exactions et des morts.
Pourtant le risque islamiste les inquiète car cette volonté de retrouver une identité risque d’avoir un impact sur les libertés qu’elles ont acquises sous le régime de Bourguiba. Elles ont d’autant plus peur que les islamistes ne se masquent plus et agissent à présent ouvertement. Le 5 avril, des militants barbus ont investi l'hôpital de La Rabta à Tunis en insultant les infirmières et les femmes médecins non voilées. Les islamistes pourraient avoir la majorité aux prochaines élections en usant de démagogie  et le fantasme de l’avènement d’une république islamique n’est pas exagéré.
La Tunisie, jugé pays modéré, n’a plus le choix qu’entre le salafisme des islamistes radicaux et le modernisme hérité des occidentaux. Des intégristes tunisiens revendiquent ouvertement un Etat islamique radical. Ils veulent parvenir à leurs fins en instituant le désordre en Tunisie, en manifestant avec violence, en harcelant les femmes au travail et en s’attaquant aux touristes symboles du modernisme. Ils feignent d’ignorer que l’économie du pays est totalement dépendante  de l’apport des occidentaux mais ils comptent sur leurs alliés intégristes des autres pays pour renverser la tendance. Interdits pendant le régime précédent, les hommes barbus envahissent les rues aussi bien que les femmes toutes vêtues de noir alors que cette tenue ne faisait pas partie de la culture tunisienne du voile blanc.
L’armée tunisienne n’a pas pris part aux émeutes et en restant neutre, elle a gardé son auréole et sa capacité d’arbitrage en cas de conflit majeur. Elle reste le rempart, avec les femmes, contre un salafisme qui sera difficilement accepté par la majorité de la population. Les tunisiens rêvent d’une situation à la turque où les militaires cautionneraient la survivance d’un Etat laïc. Ils devront cependant résoudre le dilemme entre recouvrer leur identité liée à l’islam et ne pas tomber dans l’excès de l’intégrisme qui agit par grévistes interposés. Les islamistes du parti El-Tahrir  ont intérêt à créer le chaos pour provoquer la police. Les blindés et les fils barbelés ont refait leur apparition dans le centre de Tunis. Les comités de défense de la révolution, qui contestent les nouvelles autorités, sont débordés parce qu’ils ne coordonnent pas leur action au niveau nationale. L’islamisme radical rôde et attend son heure. Il appartient aux tunisiens de relever le défi de leur révolution.

mardi 3 mai 2011

GUYSEN-TV : LA MORT DE BEN LADEN




GUYSEN-TV : LA MORT DE BEN LADEN

Journal télévisé du 2 MAI 2011

Jacques BENILLOUCHE  au micro de Myriam DANAN

Cliquer sur le triangle noir pour voir la video

mercredi 13 avril 2011

GUYSEN-TV : LE HAMAS ET LES RISQUES DE GUERRE




GUYSEN-TV : LE HAMAS ET LES RISQUES DE GUERRE

30 MINUTES POUR LE DIRE
Débat du 12 AVRIL 2011

Animé par David SEBBAN avec 

Jacques BENILLOUCHE et Robert ROUACH

PARTIE-1
Cliquer sur le triangle noir pour voir la vidéo
 
PARTIE-2

samedi 9 avril 2011

2007 : LA PREMIERE INTERVIEW EXCLUSIVE DE MARINE LE PEN par UN JOURNALISTE ISRAELIEN



2007 : LA PREMIERE INTERVIEW EXCLUSIVE DE MARINE LE PEN PAR UN JOURNALISTE ISRAELIEN

Par Jacques BENILLOUCHE



Jacques BENILLOUCHE a été le premier journaliste israélien à interviewer, en 2007, Marine Le Pen. Le Front National avait immédiatement accepté, sur notre demande, le principe d’une discussion non préparée. Nous avions anticipé, à l’époque, la montée de celle qui devait devenir plus tard la présidente du parti. 
Jacques BENILLOUCHE a été invité dans l’ancien siège historique du parti, « le Paquebot » à Saint-Cloud, banlieue ouest de Paris. L’interview, qui a duré trente minutes, s’est terminée par la dédicace de l’ouvrage « A contre-flots » écrit par celle qui n’était alors que la fille du président. 
La direction de ma rédaction de l’époque, après de longs débats, n’avait pas jugé utile de publier ce dialogue de crainte de faire une publicité déplacée à une adversaire potentielle d’Israël. Il semble bien que la politique du bâillon ne fût pas très judicieuse puisque Marine Le Pen est, malgré cela, montée dans les sondages et a même acquis auprès de certains israéliens une honorabilité qui les pousse à recommander de voter pour elle aux prochaines élections.
Le débat sur le Front National prenant de l’ampleur, j’ai jugé utile aujourd'hui de mettre à la disposition de mes lecteurs l’interview qui n'a pris aucune ride et qui permettra de constater que Marine le Pen avait engagé, à l’égard des juifs, une stratégie à long terme qui semble à présent porter ses fruits.  
PARTIE-1

PARTIE-2

mardi 29 mars 2011

GUYSEN-TV JOURNAL DU 28 MARS 2011 : LE HAMAS



GUYSEN-TV  JOURNAL DU 28 MARS 2011 : LE HAMAS

Jacques BENILLOUCHE AU micro de Myriam DANAN
Haniyeh, Abbas, Dahlan
Cliquer sur le triangle noir noir voir la vidéo du journal

Le président palestinien Mahmoud Abbas vient de déclarer que la division entre les territoires palestiniens créait des difficultés pour faire la paix avec Israël. "Il est impossible de réaliser l'aspiration de notre peuple de faire la paix sans mettre un terme à la division entre les Palestiniens", a dit le président Abbas lors d'une rencontre à Ramallah avec des responsables du Hamas..

Le président de l'Autorité a discuté avec des responsables du Hamas de sa récente proposition visant à mettre fin à la division. Sa visite à Gaza tendrait à la formation d'un gouvernement de technocrates pour préparer l'organisation des élections dans six mois.

Aziz Al-Dewaik, un responsable du Hamas présent à cette rencontre qualifiée de "positive et profonde", a promis d'annoncer les décisions prises pour réaliser l'unité palestinienne dans les prochains jours.

Le chef du gouvernement du Hamas, Ismail Haniyeh, avait invité le 15 mars le président Abbas à Gaza pour une rencontre. Mahmoud Abbas, qui avait accepté cette invitation, avait affirmé qu'il ne pourrait se rendra dans la bande de Gaza que pour déclarer la formation d'un gouvernement d'union nationale qui serait chargé de préparer les prochaines élections.

Haniyeh et Abbas sont sous pression des Palestiniens pour la réconciliation nationale.

samedi 26 mars 2011

LA LECON DU VIEUX BOURGUIBA AU JEUNE KADHAFI




LA LECON DU VIEUX BOURGUIBA AU JEUNE KADHAFI


Par Jacques BENILLOUCHE

Cliquer sur le triangle noir pour écouter le texte radiodiffusé

Le colonel Kadhafi s’est toujours moqué des dirigeants du monde avec la morgue qui le caractérisait. Il ne se privait pas de leur donner des leçons alors qu’il se trouvait en visite officielle, en France en particulier. Il profitait de sa richesse pétrolière pour rabrouer des gouvernements qui le ménageaient car ils avaient le regard figé sur leur balance commerciale. Il s’est joué des politiques et il a humilié ceux qui n’osaient pas le contrer parce que, en tant que client potentiel, il devait être traité avec beaucoup de déférence. Mais il était surtout craint à cause de sa capacité de nuisance à susciter et fomenter des actions terroristes.
Seul un président lui a tenu tête ouvertement et, devant les caméras de télévision, il l’a mouché comme un gamin pris la main dans le pot de confiture. Le président Habib Bourguiba, avait su s’opposer à son arrogance déplacée, face à lui, regard contre regard et parole contre parole. Cet épisode de l’altercation, encore dans les esprits des anciens, a été immortalisé par la télévision.
 Le président tunisien avait infligé, en décembre 1972 au cinéma le Palmarium, une estocade publique dont le jeune colonel libyen se souvient encore aujourd’hui comme d’un affront qu’il digéra dans le silence et dans le respect dû au « combattant suprême ». Kadhafi avait exigé, au cours de sa visite officielle à Tunis, de s’adresser, seul, aux corps constitués tunisiens dans un discours tout aussi enflammé que délirant. Il lança alors un appel à ses interlocuteurs : « Les luttes de libération nationale doivent maintenant déboucher sur un combat pour l’édification d’une nation arabe unifiée, du Golfe à l’Atlantique... le monde arabe doit répondre au défi de certaines puissances étrangères, au premier chef les Etats-Unis.  ».
Bourguiba suivait le discours depuis sa résidence de Carthage. On le prenait alors pour un président fatigué par l’âge, usé par le pouvoir et incapable de réagir aux phantasmes d’un illuminé. Il n’hésita pas à quitter son palais dans la voiture d’un policier pour débouler en trombe au cinéma, à la stupéfaction générale de l’assistance de ses hauts fonctionnaires. Il décida d’interrompre sur le champ le discours du jeune donneur de leçon et il improvisa alors, en arabe dialectal, une de ses harangues politiques dans lesquelles il excelle. Il apostropha un Kadhafi interloqué : « L’année de ta naissance j’étais en prison en France pour avoir lutté pour l’indépendance de la Tunisie. »  Puis, renonçant à modérer ses propos, il mêla l’ironie à la condescendance en usant, sans fioritures, du langage populaire direct qui lui sied le mieux : « L’unité arabe ? En 1967, quatre pays ont été écrasés par Israël. La raison ? Les différences de niveau entre les civilisations, surtout dans le domaine technologique... et nous, nous voulons défier l’Amérique... Tu veux vaincre Israël, regarde-nous ! La Tunisie est encore au moyen âge mais la Libye, elle, en est à la préhistoire ».
Le colonel n’avait pas apprécié la franchise de son aîné et, honteux et confus comme dans la fable, il reprit son avion le jour même sans avoir osé donner la réplique. Cet anecdote prouve que les grands dirigeants, les vraies bêtes politiques, sont les seuls à avoir le courage de ne montrer aucune complaisance vis à vis des personnages douteux, cette même complaisance dont on a usé et abusé en France parce que l’on n’osait pas se comporter autrement qu’en marchand d’armes, de Rafale et d’usine atomique.
Un regret cependant. Bourguiba n’a jamais été jusqu’au bout de ses convictions bien qu’il ait réitéré ses propos à Jacques Chancel dans la célèbre émission « radioscopie » en 1974. Il n’a jamais reconnu l’Etat d’Israël ni ouvert des relations diplomatiques officielles qui auraient fait de lui un Anouar El Sadate avant l’heure. 

Voir la vidéo en arabe du Palmarium :

http://www.dailymotion.com/video/xhbx5_bourguiba-palmarium_news

           

mardi 22 mars 2011

GUYSEN-TV : LES TROUBLES EN LIBYE ET EN SYRIE




GUYSEN-TV : LES TROUBLES EN LIBYE ET EN SYRIE

DEBAT ANIME PAR David SEBBAN

avec le professeur David LANDES de l'Université de BOSTON

et Jacques BENILLOUCHE













Voir la vidéo directement sur le site de Guysen en cliquant sur le lien

http://www.guysen.com/tv/index_flash.php?vida=5384

jeudi 10 mars 2011

RADIO KOL-ISRAEL : LE JOURDAIN, LIGNE STRATEGIQUE




RADIO KOL-ISRAEL :

LE JOURDAIN, LIGNE STRATEGIQUE

JOURNAL DU 10 MARS 2011

Jacques BENILLOUCHE au micro d'Annie GABAI



lundi 7 mars 2011

SLATE : ENTRE LE QUAI D'ORSAY ET ISRAËL, LA HAINE



SLATE : ENTRE LE QUAI D'ORSAY ET ISRAËL, LA HAINE

par Jacques BENILLOUCHE

       En dépit d'une «normalisation» récente, les relations entre la diplomatie française et Israël ont toujours été extrêmement conflictuelles. Le retour d'Alain Juppé au Quai d'Orsay va-t-il marquer un retour au passé?
          Au moment où les bouleversements géopolitiques nés des révolutions arabes sont perçus en Israël comme le meilleur ou le pire, les péripéties de la diplomatie française sont aussi suivies avec attention. Le retour d'Alain Juppé au Quai d’Orsay après un court intérim de Michèle Alliot-Marie n'est pas interprété comme une bonne nouvelle, surtout s'il marque un retour au passé. Un gaulliste succède à une autre gaulliste. Et ce qualificatif rappelle à Israël des souvenirs douloureux. 
          Les relations diplomatiques entre la France et Israël ont subi toutes les turbulences d’un couple: l’idylle, la passion, la haine, le divorce et finalement une normalisation née d'une certaine lassitude. Pourtant, la France a été à la source de l’éveil juif puisque le rêve sioniste, y a été imaginé par Théodore Herzl, pour être concrétisé par David Ben Gourion le 14 mai 1948. Mais la France se contenta déjà alors d’une contribution minimum et réticente à la création de cet Etat. Une méfiance qui ne s'est estompée que pendant seulement une dizaine d'année et encore parce que les gouvernements avaient alors tenu à l'écart le Quai d'Orsay......

Lire la suite en cliquant sur le lien :

http://www.slate.fr/story/35019/quai-orsay-israel-haine-diplomatie




mercredi 2 mars 2011

LES REVOLUTIONS ARABES FACE A LA DEMOCRATIE


LES REVOLUTIONS ARABES FACE A LA DEMOCRATIE


Par Jacques BENILLOUCHE


 
L’effet domino de la chute des dictateurs tunisien, égyptien et libyen sonne comme un vent de démocratie en direction des pays arabes. L’espoir renait parmi les populations soumises à la dictature mais il est fort probable que cette espérance sera stérile. En fait, les pays arabes ne semblent pas prêts à la démocratie car le changement a été brutal et deux raisons s’opposent à cette évolution. 


Soumission à l’islam


La première cause est liée à la religion qui les enserre dans un carcan réducteur. L’islam n’est pas un récit parsemé de légendes comme la Bible mais la propre parole d’Allah, rapportée par l’archange Djibril à Mahomet. Or la parole divine ne peut pas être contestée par les humains et elle impose que le Coran reste figé dans sa version originale.
Alors que la Torah est axée sur le spirituel et sur la prééminence de l’homme, l’islam impose des rites pour que les actes de la vie quotidienne soient orchestrés de manière immuable avec une volonté de prendre le pas sur le raisonnement humain. Les adeptes doivent alors totale obéissance en rendant la religion en contradiction totale avec l’essence même de la démocratie.

Alexis de Tocqueville, le théoricien de la démocratie occidentale, défendait la liberté individuelle et l'égalité politique. Or le danger majeur pour les pays arabes se trouve dans le renoncement à la liberté, prôné par les partisans de l’islamisme. Le principe d’égalité exigé par la démocratie est combattu par la Charia qui insiste sur l’inégalité entre les humains. La notion d’esclave est d’ailleurs justifiée dans le Coran : « Abolir l’esclavage relevait quasiment de l’inconcevable. Interdire ce que Dieu permet est un crime presque aussi grand que de permettre ce qu’Il interdit ».
Jusqu’alors les pays arabes ont verrouillé leurs frontières pour ne pas être contaminés par les traditions des sociétés occidentales afin d’éviter la porosité entre les populations en terre musulmane. L’histoire moderne prouve qu’aucun pays musulman n’est entré ou n’est resté longtemps dans la démocratie puisque toutes les tentatives ont été vouées à l’échec. 

L’exemple de la Turquie est élogieux et démontre que l’expérience n’a été que de courte durée. Venus au pouvoir grâce à des élections libres, les islamistes de l’AKP ont progressivement éliminé ceux qui pouvaient leur porter ombrage. Les généraux ont été envoyés à la retraite et les plus récalcitrants ont eu à répondre de leur rébellion devant les tribunaux. La Constitution moderne a été modifiée dans le silence de l’opposition pour réduire le pouvoir des militaires qui garantissaient la laïcité. Ces péripéties prouvent qu’il n’y a qu’un seul islamisme et que ceux qui croient à l’existence d’un islamisme « light », dit modéré, se trompent. L’accès des islamistes au pouvoir se concrétise souvent par une perte de démocratie puisque, en se fondant sur leurs dogmes religieux, ils confisquent les libertés au détriment de l’intérêt de leur peuple.


L’emprise de la Oumma


Les citoyens musulmans ne contrôlent pas leur avenir car il dépend de la volonté d’Allah qui impose ses directives à la Oumma, la communauté des croyants, en imposant une emprise de la religion sur tous les aspects de la société et en frisant parfois la doctrine totalitaire. Les pays arabes ne pourront se réconcilier avec la démocratie que si l’islam est séparé de l’Etat puisque la Charia récuse à l’homme le droit de légiférer et que seule la loi de Dieu prime sur toutes les lois profanes.
Les dictateurs arabes abusent de ces concepts afin de briser toute velléité de combattre le carcan d’un régime totalitaire en utilisant la théocratie pour s’opposer à la démocratie. Alors, pour motiver des peuples brisés sous le joug d’un tyran, ils se servent du joujou du djihad, la guerre sainte, dans une sorte de défouloir pour détourner leur attention sur les réalités modernes de la société. Dans ce combat permanent, les militants qui s’entrainent pour le djihad n’ont plus le temps de s’intéresser à leur sort et aux sollicitations du monde moderne trop attaché à défendre les droits de l’Homme.


Nature des régimes



Le deuxième obstacle à la démocratie tient à la nature des régimes politiques mis en place. En dehors des monarchies féodales, les pays arabes ont simplement copié les dictatures européennes du vingtième siècle en exploitant les mêmes ingrédients : un leader adoubé par le peuple, un parti unique pour museler l’opposition, une armée aux ordres du chef, des services secrets omnipuissants et omniprésents, un nationalisme qui prône la prééminence de l’identité arabe sur toutes les autres ethnies, une économie centralisée et étatisée, et enfin le frein au progrès pour étouffer toute volonté de s’émanciper.
Par ailleurs, les sociétés arabes sont constituées en clans qui permettent aux dictatures de s’appuyer sur les liens tribaux tandis que les promotions des écoles militaires cimentent leur pouvoir. Ces clans se substituent à la constitution de partis politiques en réprimant, par la force et la terreur, toute velléité d’instituer la démocratie.

Les américains ne sont pas exempts de responsabilité parce qu’ils ont toujours imposé leur double jeu. Par des discours, ils incitent à la démocratie et soutiennent les mouvements d’opposition à l’étranger tout en protégeant les régimes autoritaires dans l’intérêt des Etats-Unis. En fait, la volonté hégémonique des propriétaires pétroliers fait le jeu des démocraties qui se garderaient bien de changer la donne. Le génie des dictatures à inventer une machine d’acquisition de revenus à leur profit personnel les amène à négliger des populations réfugiées dans la soumission et la résignation.
Cette puissance financière, doublée d’une puissance démographique, aurait pu concrétiser des projets ambitieux dans la technologie, dans le développement social, dans le bien-être général, dans l’acquisition de monopoles européens et dans la mainmise sur les potentats occidentaux. En fait l’inverse a été atteint. Les revenus sont reversés à une minorité qui les accapare et les stocke dans les coffres des banques occidentales à des fins purement personnelles sinon crapuleuses. Par ailleurs, pour asseoir leur pouvoir non partagé, les despotes dilapident une grande partie des revenus des hydrocarbures dans l’achat d’armes afin de protéger leurs privilèges par la force. 

Les occidentaux avaient besoin des dictateurs qui s’opposaient au réveil démocratique, qui garantissaient leurs approvisionnements en hydrocarbures à des coûts compétitifs tout en sauvegardant les intérêts économiques et en combattant les terroristes à l’instar des Frères musulmans en Egypte. Mais ce double jeu a joué contre l’apprentissage de la démocratie alors que les actes terroristes se multipliaient sous l’effet de l’oppression des dictateurs à l’encontre de leur peuple. 

Il n’est pas certain que les dictatures tunisienne, égyptienne et libyenne soient remplacées par des démocraties au sens où l’entend l’occident. D’ailleurs Nasser a été remplacé par Moubarak et Bourguiba par Ben Ali. La force succède à la force. Les régimes dictatoriaux génèrent leur propre anticorps alors que la démocratie souhaitée par les peuples arabes risque de se diluer dans un pouvoir islamique qui n’aura de modéré que le nom. Les pays arabes doivent se résoudre à soigner leur malédiction héréditaire qui porte le nom de dictature s’ils veulent se réconcilier avec la démocratie.

vendredi 25 février 2011

BILLET D’HUMEUR : VALEUR RELATIVE D’UNE VIE ARABE




BILLET D’HUMEUR : VALEUR RELATIVE D’UNE VIE ARABE

 

Par Jacques BENILLOUCHE



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         La manifestation était monstre à Paris ce 18 juin 2010. Elle était la plus importante de mémoire de journaliste. Le cortège s’étirait de la République à la Nation, sur plusieurs kilomètres en rangs serrés. Un million de personnes selon la police ou deux millions de manifestants selon les organisateurs constituaient le cortège chargé de faire entendre la réprobation devant les massacres. Les informations venues de l’Etranger précisaient qu’au même moment des manifestations de protestation se déroulaient partout dans le monde, à Londres, à Bruxelles, en Turquie, en Jordanie et au Liban. Le Parti des musulmans de France (PMF), proche des mouvements islamistes radicaux, conduisait la marche avec son imam en tête en tenue de gala, tout de blanc vêtu.
La gauche française, à l’initiative du Nouveau Parti Anticapitaliste, avait lancé un appel à se rendre en masse au centre de Paris. Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts et porte-parole d’Europe Ecologie, était présente pour accompagner Olivier Besancenot qui s’est dit « révolté par cet acte de guerre » tandis que Marie-George Buffet, secrétaire du parti communiste pour quelques jours encore, appuyait cette déclaration de hochements de tête approbateurs. Bref tous les ténors de la bonne conscience étaient là ; la fine fleur de la contestation défilait comme elle le fait dans les grandes occasions quand elle estime que leur droit humain est bafoué.
            Depuis le début des révolutions, des centaines de cadavres jonchent les sols tunisiens et égyptiens. Mais le colonel Kadhafi a fait fort avec ses milliers de morts qui ont osé réclamer la liberté. On s’attendait à ce que les manifestants français aillent défiler en masse pour s’élever contre des meurtres de civils afin de marquer leur solidarité active mais ils n’ont pas réagi puisque les faits ne prêtent pas à attention lorsque des arabes tuent d’autres arabes.

Réprobation sélective

            Les mêmes militants qui s’était dérangés pour les neuf morts de la flottille de Gaza n’avaient aucune raison de s’intéresser à ce qui se passe dans les contrées arabes puisqu’il s’agit d’une guerre interne. Quelques milliers de morts arabes ne représentent pas grand chose par rapport aux neuf turcs tués sur le bateau Marmara. Il est vrai que le sujet ne fait pas vendre et ne mobilise pas les masses quand Israël n’est pas impliqué et quand les arabes n’apparaissent pas en victimes.
            Les donneurs de leçons habituels n’ont rien à dire sur ces massacres. Ils se taisent, ils ne s’expriment plus, ne réagissent pas dans les médias, ne condamnent plus les « actes barbares » et ils ont perdu leurs mots pour qualifier ce drame. Ils ne se voient pas autorisés à  militer pour le sauvetage de milliers de libyens qui n’avaient qu’à se laisser exterminer pour laisser en paix les organisations politiques françaises. Le blocus de Gaza était inconcevable quand il s’agissait de s’opposer au passage d’armes de destruction mais aujourd’hui la mort de civils semble trouver une justification aux yeux des donneurs de leçons.
            La vérité est une notion relative puisque les bonnes consciences françaises, qui s’opposent à Israël, sont toujours promptes à réagir quand elles estiment que l’Etat juif n’a «  aucune considération pour les Palestiniens, spoliés, chassés hors de chez eux et maltraités depuis 1948. » Les autres victimes ne méritent pas qu’on s’attarde sur leur sort et ne font l’objet d’aucune polémique. Telle est « leur » vérité. Le problème de ces élites est qu’elles ont l’indignation sélective pour ne pas dire exclusive. Il serait bon que, de temps en temps, elles enlèvent leurs œillères pour constater qu’il y a d’autres peuples qui méritent une attention et auxquels elles ne daignent même pas offrir un regard de compassion.  

   http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=7905&Itemid=218
  

mardi 22 février 2011

SLATE : Pour Israël, la menace iranienne se rapproche



SLATE : Pour Israël, la menace iranienne se rapproche
 
Par Jacques BENILLOUCHE

 
Téhéran profite du flottement du pouvoir égyptien et de l'affaiblissement américain pour envoyer des navires de guerre en méditerranée.
 
 
Deux navires de guerre iranien ont franchi le canal de Suez et pénétré en Méditérranée mardi 22 février pour la première fois depuis 1979 et la révolution islamique. Les navires sont la frégate de 1.500 tonnes Alvand et le transport de 33.000 tonnes Kharg. La frégate est armée de torpilles et de missiles anti-aériens et le Kharg possède des hélicoptères....
 
Lire la suite sur Slate :
 

GUYSEN-TV : DES NAVIRES DE GUERRE IRANIENS TRAVERSENT LE CANAL DE SUEZ



GUYSEN-TV : DES NAVIRES DE GUERRE IRANIENS TRAVERSENT LE CANAL DE SUEZ

Journal télévisé du 21 février 2011

Jacques BENILLOUCHE au micro de Myriam DANAN

Le croiseur iranien Kharg
Cliquer sur le triangle noir pour voir la Vidéo
 



lundi 7 février 2011

GUYSEN-TV DEBAT DU 7 février 2011 : OBAMA ET L'EGYPTE



GUYSEN-TV :  FOCUS  DU  7 FEVRIER 2011

OBAMA : TIMIDE AVEC L'IRAN, MENACANT AVEC L'EGYPTE


Débat dirigé par David SEBBAN 

avec Léon ROZENBAUM et Jacques BENILLOUCHE




Lien pour visionner toute la vidéo sur le site de GUYSEN-TV :

http://www.guysen.com/tv/index_flash.php?vida=5292