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lundi 16 mai 2016

Comment la Tunisie s'est vidée de ses Juifs


COMMENT LA TUNISIE S'EST VIDÉE DE SES JUIFS

TUNISIE 2/3

Par Jacques BENILLOUCHE
Copyright © Temps et Contretemps


            À l’heure où se pose la question du pèlerinage de la Ghriba à Djerba, nous avons estimé utile de publier trois articles sur la Tunisie et son évolution politique. Trois articles et trois thèmes différents. Dans ce deuxième article, il s’agit de comprendre pourquoi les Juifs de Tunisie ont totalement quitté, en trois vagues, leur pays natal : indépendance de la Tunisie en 1956, guerre de Bizerte en 1961 et Guerre de Six-Jours en 1967. 



            La base navale de Bizerte, dans le nord de la Tunisie, couplée avec celle de Mers-El-Kébir en Algérie, revêtait une importance stratégique pour la France. Choisies pour leur emplacement géostratégique exceptionnel, ces bases verrouillaient les accès maritimes à l’Europe du Sud et au détroit de Gibraltar. Mais Bizerte demeurait particulièrement précieuse pour la France en raison de la guerre d’Algérie.




            La proclamation de l’indépendance tunisienne, en 1956, ne devait pas remettre en cause, selon Paris, la présence militaire française à Bizerte. Mais c’était sans compter sur les États-Unis qui avaient décidé d’entrer sur la scène nord-africaine pour que la France ne soit plus le seul interlocuteur de la région. Le gouvernement tunisien avait donc esquissé un rapprochement avec Washington, tout en s’éloignant de Paris qui vivait ses crises parlementaires à répétition. Malgré l’indépendance de la Tunisie, la France avait choisi de conserver la base de Bizerte, tout en sachant que sa présence devenait un sujet épineux.

L'alibi de la base militaire de Bizerte
Bourguiba et Ben Youssef à leur arrivée à Tunis le 13 septembre 1955

            Habib Bourguiba (président de la Tunisie de 1957 à 1987) était confronté à des difficultés politiques internes, après son entrevue ratée à Zurich, en mars 1961, avec son opposant irréductible, Salah Ben Youssef, champion du panarabisme. Il avait donc décidé d’exploiter la question de la base française de Bizerte pour améliorer son indice de popularité et pour calmer les exigences nationalistes de son peuple. Ainsi il remit le problème sur la table et exigea du président Charles de Gaulle le transfert de souveraineté de la base de Bizerte à la Tunisie, par anticipation.
            Le conflit d’ego des deux monstres politiques ne pouvait se régler que par les armes en raison des certitudes antagonistes des deux dirigeants, jaloux de leur souveraineté nationale. Charles de Gaulle avait promis l’évacuation de Bizerte pour février 1962. Il ne pouvait pas céder face à Bourguiba, sans affaiblir sa propre position vis-à-vis du Front algérien de libération nationale. Par ailleurs, le gouvernement français tenait à Bizerte sur le plan militaire mais aussi sur le plan symbolique. Cette base avait été utilisée pour rétablir l’ordre républicain, après le putsch des généraux d’avril 1961, en Algérie.
Soldats français à Bizerte en 1961

            Le chef de l’État français refusa la demande tunisienne d'évacuation de la base de Bizerte. Elle intervenait dans un contexte difficile entre l'Algérie et la France au moment où les rebelles algériens bénéficiaient d’un soutien total de la part des Tunisiens. Le 17 juillet 1961, Bourguiba profita de la visite en Tunisie de Dag Hammarskjöld, alors secrétaire général de l’ONU, pour faire courir le bruit d’une attaque armée par les fellagas (combattants) du Nord contre la base aérienne de Sidi Ahmed (toujours à Bizerte). Il avait mandaté Mahjoub Ben Ali, responsable pour son parti de la région Nord, d’en faire état.

L'influence du parti Néo-Destour


            La suite des événements fut dramatique. Sur les instigations du parti Néo-Destour, le parti de Bourguiba, des milliers de volontaires affluèrent vers la base. Des tranchées furent creusées et du matériel lourd déployé par l’armée tunisienne. Le général de Gaulle fit savoir qu’il ne céderait pas, tandis que les manifestations et démonstrations de force se faisaient de plus en plus virulentes. Le 19 juillet 1961, sept mille soldats d’élite du 2e régiment de parachutistes d'infanterie de marine furent parachutés sur la base de Sidi Ahmed pour renforcer la défense des installations françaises. Le vice-amiral Amman, commandant de la base stratégique de Bizerte, reçut alors l’ordre d’ouvrir le feu face à toute tentative d'envahissement de la base.
Combats à Bizerte en 1961

          Le 6 juillet 1961, le lieutenant Saïd El Kateb, 25 ans, futur général et chef d'Etat-major, débarque avec sa compagnie (85 hommes) à la station ferroviaire de Sidi Ahmed, à proximité de la base aérienne. Son témoignage est édifiant sur l’amateurisme de ceux qui ont décidé d'attaquer la base française de Bizerte. Il est surpris d’y trouver un chantier où des «chômeurs»  s’apprêtaient à creuser des tranchées à la limite des barbelés français «sans aucune idée de manœuvre». Le chef de la garnison de Bizerte n’avait pas réussi à lui préciser l’objet de sa mission car il «l’ignorait lui-même»
Général Saïd el-Kateb

          Le 19 juillet, il reçut le message suivant de l’État-Major : «Interdire par le feu, si nécessaire, tout survol, décollage ou atterrissage à la base de Sidi Ahmed». Il venait de sortir de son stage à Saumur en France, après Saint-Cyr, pour être désigné commandant de l’unique escadron blindé de l’armée. Au premier avion français de transport, Nord 2501, qui avait réussi à atterrir sur la base, «Les soldats qui n’ont pas connu encore le baptême du feu, comme paralysés, n’arrivaient pas à maîtriser la peur qui les dominait pour appuyer sur la détente». La guerre de Bizerte venait de commencer avec des soldats non formés.    
          Des combats très violents s’ensuivirent jusqu’au 23 juillet 1961. Des deux côtés, la bataille fut lourde en pertes humaines. Environ 27 soldats français et 1.300 Tunisiens y trouvèrent la mort tandis qu’on dénombrait des centaines de blessés. Le nombre de victimes tunisiennes semble avoir été volontairement minimisé par les Tunisiens, afin de camoufler leur déroute et l’imprévoyance de leur gouvernement. L’histoire française de Bizerte s’était donc achevée dans la douleur et le sang.
Parachutistes français à Bizerte

            La Tunisie décida alors de suspendre ses relations diplomatiques avec la France ce qui eut des conséquences directes sur la présence des Juifs en Tunisie. La rupture des relations compromettait le retour, en septembre 1961, des centaines de coopérants français chargés de l’enseignement dans les écoles tunisiennes. Le pays manquait cruellement de cadres d’une part parce que Bourguiba avait imposé l’éducation pour tous et d’autre part, parce que la politique coloniale avait bloqué l’élite arabe et l’avait volontairement écartée des universités. Les écoles risquaient de ne plus pouvoir ouvrir en octobre sans l’aide humaine française. La menace fut prise au sérieux et le ministère songea à bloquer les étudiants juifs en vacances en Tunisie pour remplacer les maîtres d'école.

La montée vers la Terre promise

            Le conflit franco-tunisien allait cependant dévier, par la volonté d'Israël, à travers le Mossad (les services secrets israéliens) et d’Israël, vers un problème judéo-tunisien. Le jeune État d’Israël, peu peuplé, ne devait sa survie et son développement qu’à l’afflux de Juifs en provenance de l’étranger. Sa raison d’exister, son expansion, sa croissance et sa sécurité dépendaient de l’augmentation de sa démographie. Mais peu de candidats Juifs choisissaient une vie austère, difficile et pleine de sacrifices. Quelques centaines d’idéalistes sionistes s’y étaient effectivement installés, au kibboutz Ragavim en particulier. Mais une grande partie reprenait le chemin du retour pour n’avoir pas supporté la rudesse de la vie.

            L’alyah, la montée en Israël, objectif prôné par les vieux pionniers, était devenue une immigration de nécessité et non un choix librement consenti. Les rescapés de la Shoah et des pogroms avaient fui l’antisémitisme de leur pays et les conséquences dramatiques de la guerre mondiale. Les Irakiens, les Yéménites et les Syriens avaient trouvé un refuge contre les menaces arabes. En revanche, les Européens, les Américains et même les Africains du Nord coulaient des jours heureux dans leur pays, en ne trouvant aucune raison de le quitter.
            Mais les Juifs avaient tendance à réagir par instinct dès qu’ils sentaient leur sécurité remise en question. Les conséquences de la Shoah les avaient convaincus qu’ils devaient anticiper le danger pour ne pas se trouver sans défense. Aucun danger pour les Juifs ne se profilait pourtant à l’horizon puisque le conflit de Bizerte concernait la France et la Tunisie uniquement.
            La puissance coloniale avait volontairement réduit l’accès aux études des Arabes mais les Juifs n’étaient pas touchés par cette ségrégation. Ils avaient des situations établies dans le pays et le retrait de la France leur avait ouvert des postes dans l’administration d’où ils étaient exclus auparavant. Ils participaient à l'expansion de l’économie et occupaient les fonctions clé dans les hôpitaux, dans les banques et dans l’enseignement. Ils étaient majoritaires dans les professions libérales. Une vie insouciante s’offrait à eux dans le cadre de conditions matérielles aisées. Ils ne souffraient d’aucun antisémitisme d’État. Ils bâtissaient même des projets dans un pays déserté par les cadres coloniaux rapatriés en France ce qui leur ouvrait de nombreuses opportunités.

Le spectre de la Shoah

            Mais Israël décida de les secouer et de les impliquer à sa manière, dans le conflit franco-tunisien, où ils n’étaient pas partie prenante. Il chercha à mobiliser la population juive, puis à créer un début de panique pour la sortir de son inertie devant des événements qui la laissaient indifférente. Il devait susciter un danger potentiel en l’inventant de toutes pièces.



            Un agent du Mossad fut envoyé à Bizerte pour pousser les 1.200 juifs à faire leur valise. Des informations bien distillées leur ont fait comprendre que leur vie était en danger et qu’après le départ des Français, les Tunisiens procéderaient à des pogroms pour les punir de leur passivité devant les armées françaises. Toutes les voitures des Juifs furent ainsi réquisitionnées pour leur transfert dans un premier temps à Tunis, puis, plus tard, vers Israël. Le bruit s’était répandu que les Juifs seraient accusés de sympathie ou d’espionnage pour le compte de la France.
            Alors la peur se fit sentir jusqu’à Tunis, d’abord auprès des étudiants puis vers toute la population juive. Des informations alarmantes se propagèrent parmi les Juifs. Des tracts arabes incitaient les autorités militaires à mobiliser les jeunes Juifs par solidarité avec le peuple tunisien, afin de tester leur civisme sachant que les Juifs n’accepteraient jamais de combattre la France, leur patrie d’adoption. Des rumeurs indiquaient que des Juifs avaient aidé les troupes françaises. Le gouvernement prit des mesures pour remplacer les coopérants français par les étudiants juifs qui seraient, de ce fait, empêchés de rejoindre les universités françaises.
            Toutes ces mesures répercutées par les agents du Mossad avaient pour but de créer une panique générale chez les Juifs pour les pousser à quitter le pays, de préférence vers Israël. La boucle était bouclée. Les Juifs développèrent le syndrome d’encerclement et d’étouffement. Tant que la France campait à Bizerte, ils pouvaient bénéficier d’une garantie et d’une assurance contre toute éventuelle exaction de la part des Arabes. Malgré la douceur d’une vie agréable tunisienne, les Juifs, qui étaient au nombre de 110.000 en 1947, décidèrent donc de s’expatrier en masse, à l’instar de la moitié d’entre eux qui avait choisi de s’installer en Israël ou en France de 1948 à 1956.
Torah brûlée en 1967 à la synagogue de Tunis

            Plus de 5.000 juifs donnèrent le signe du départ dans le seul dernier trimestre 1961. La Tunisie se vida alors de ses Juifs entre l’affaire de Bizerte, la Guerre de Six-Jours en 1967 et  la guerre du Kippour en 1973. Les délégués de l’Agence juive israélienne, tolérés en Tunisie dans leurs fonctions au grand jour, se voyaient débordés de demandes d’émigration. Après le départ des principaux responsables en 1952, l'Agence Juive avait été démantelée mais reconstituée en 1955, sous une forme clandestine par le Mossad et son bras armé, connu sous le nom de «Misgeret». La ruée vers le pays des ancêtres était amorcée et pouvait se poursuivre.

Le rôle déterminant du Mossad


Départ des Juifs de Tunisie

           Les Juifs tunisiens chantent tous les soirs de Pessah : l'année prochaine à Jérusalem. A présent la chanson devenait réalité. Le Mossad avait réussi là où l’Agence juive avait échoué. Les Juifs tunisiens n’avaient aucune raison de quitter leur pays mais l’intoxication avait réussi à les convaincre de la nécessité du départ. Shlomo Havilio, commandant en chef de Misgeret à Paris entre 1955 et 1960 et responsable des opérations au Maghreb, a admis plus tard : «Les craintes initiales à propos d’éventuelles réactions des nationalistes tunisiens à l’égard des Juifs étaient beaucoup plus imaginaires que réelles. La seule crainte pouvait venir de la présence de révolutionnaires dans la société tunisienne après l’indépendance».
Charles Haddad président des communautés juives reçu par Bourguiba puis s'exilera à Marseille 

            Dans ce contexte, les dirigeants du Néo-Destour, bien qu’opposés  au sionisme, n’ont rien fait pour empêcher le départ des Juifs de Tunisie à destination d’Israël. Ainsi Habib Bourguiba avait déclaré en août 1954 : «Les Néo-Destouriens s’opposent entièrement à l’antisémitisme et à la discrimination envers les Juifs de Tunisie. Le gouvernement tunisien et les Néo-Destouriens feront tout pour assurer le bien-être des Juifs, mais si certains Juifs préfèrent émigrer pour telle ou telle raison en Israël, nous ne leur ferons aucune difficulté»
            Aujourd’hui la Tunisie compte à peine 1.200 Juifs sur les 110.000 qui y vivaient au début du XXe siècle, la plupart vivant dans l’île de Djerba en maintenant la flamme de l’existence juive en Tunisie. La crise de Bizerte, du 19 au 23 juillet 1961, a été le catalyseur du départ des Juifs de Tunisie qui avaient pourtant misé sur l’indépendance de leur pays et sur le renouveau de son histoire.

7 commentaires:

Jacques Sicherman a dit…

voilà une thèse intéressante, mais peu étayée. Les références manquent entièrement, et c'est d'autant plus dommage que l'hypothèse du caractère totalement imaginaire du risque qui pesait sur les juifs est, a priori, difficile à accepter, eu égard à ce que l'on observe aujourd'hui en Tunisie, y compris dans les milieux intellectuels (Cf ce que disait hier sur France Culture Michel Onfray : revenu enchanté du colloque auquel il avait participé en Tunisie, il ajoutait cependant une seule réserve, sur l'antisémitisme très ancré, y compris dans les couches intellectuelles)

Guy SARFATI a dit…

Merci Jacques, Comme à votre d'habitude la synthèse de ces événements

Rivka NIVAL a dit…

Excellente analyse .On retrouve aujourd'hui ,en France ,la même stratégie du Mossad et de ses officines annexes . Elle consiste à tirer parti d'un événement dramatique ou de tout incident mineur monté en épingle pour effrayer la communauté judéo-maghrébine ,lui faire croire en l'imminence de pogroms et on ose même (car l'indécence de l'extrême droite sioniste n'a plus de limites )évoquer une éventuelle shoah .Face à la prétendue horreur de la condition juive en France ,le salut ne pourra être que la fuite noblement rebaptisée aliya

Georges KABI a dit…

Combien de Juifs tunisiens vivaient encore en Tunisie au moment de l'affaire de Bizerte?
Cette question, Jacques, n'est pas innocente! La premiere grande vague d'immigration des Juifs tunisiens en Israel fut en 1948-1950. Elle etait constituee par la totalite des sionistes-revisionnistes, qui jusqu'a 1948 etait le courant sioniste majoritaire en Tunisie. En tant que tels, ils ne se trouvaient pas dans les kibboutzim, mais dans les moshavim et les villes de la peripherie, ce qu'on appelait a l'epoque les villes en voie de developpement.
Depuis, les Juifs tunisiens sont montes au compte-goutte. Ceux qui partirent, soit environ 60,000 personnes le firent vers l'Italie et la France. Ces dernieres annees, nous assistons a une aliya d'origine tunisienne importante venant de France.

andre a dit…

J'étais à Bierte durant cette période : service militaire au journal Ici Bizerte à la base de La Pêcherie et au service de presse de L' Amiral Amman. Bourguiba avait demandé l'évacuation anticipée de la base et Le General avait refusé. Les Tunisiens ont creusé des tranchées et des tunnels ( déjà!) pour encercler les installations françaises . La France a envoyé des parachutistes ( 2eme RÉP et 3 eme RPIMA ) qui ont sauté en parachute sur les terrains militaires de la base et les soldats tunisiens peu respectueux des accords de Genève ont commencé à tirer sur les paras alors qu'ils étaient en l'air. Il a fallu défendre les paras et l'aéronavale est entrée en action pour mitrailler les tireurs embusqués dans les tranchées.
Les juifs tunisiens étaient déjà sur le départ, avec des éclaireurs pour trouver logements et postes de travail en France, avec des allers et des retours , avec une " alyiah Bréguet 2 Ponts ( l'avion de l'époque) avec une épuration ethnique insidieuse ( refus des licences d'importation, contrôles fiscaux..) et la violence a précipité leur départ. Bourguiba jouait à ces moments là un rôle que personne n'aurait imaginé,celui du leader tiers mondiste et extrémiste . Il voulait un acte de guerre pour convaincre ceux qui le critiquaient. Alors Le Mossad, sans doute un rôle mais certainement pas déterminant ! Les " tunes" ont compris que la page de la décolonisation apaisée était tournée. Et ils sont partis et ont prospéré en France !

Véronique ALLOUCHE a dit…

@r. Nival
Je ne pense pas que le Mossad ait une quelconque influence sur le devenir des juifs de France. Lors de la venue de Natenyahou en janvier 2015 après les attentats qui ensanglantèrent Paris, alors que le premier ministre israélien conjurait ses coreligionnaires de quitter la France, le plus grand nombre d'entre eux émirent à son encontre les critiques les plus fermes pour son ingérence.
Au-delà des fantasmes de certains à penser qu'une certaine extrême - droite sioniste "travaillerait" les esprits les plus faibles, il est une réalité politique en France qui ne sert pas les intérêts des juifs....d'une part la menace du FN, de l'autre une extrême-gauche antisémite notoire....c'est de ces deux problèmes majeurs dont il s'agit. C'est à partir de ces deux problèmes majeurs que les juifs ne ne sentent plus en sécurité.
Véronique Allouche

Patrick a dit…

L'askhénase que je suis découvre avec intérêt une page de l'histoire des juifs d'Afrique du Nord hélas trop méconnue. Merci à Jacques et aux différents commentateurs