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dimanche 7 février 2016

Un "sioniste" à la tête du ministère tunisien des affaires étrangères



UN «SIONISTE» À LA TÊTE DU MINISTÈRE TUNISIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Par Jacques BENILLOUCHE

copyright © Temps et Contretemps

            
Khemaies Jhinaoui

          On ne peut pas dire que la Tunisie fasse beaucoup d’efforts pour apaiser ses relations avec Israël. D’ailleurs le nouveau régime avait un temps voulu légiférer pour introduire dans la Constitution l’interdiction de nouer des relations avec l’État juif. Peu d’observateurs comprennent cet acharnement de la Tunisie à se radicaliser au point de devenir d’ailleurs le pays qui envoie le plus de djihadistes en Syrie. Il n’est pas impossible que le président Caïd Essebsi, sous une apparence trompeuse de modéré, orchestre en sous-main la politique intransigeante vis-à-vis d’Israël, pour ne pas dire des Juifs.



Caid Essebsi et Bourguiba

            Il est vrai qu’une période trouble entache sa vie politique et il en fait peu référence. En effet il avait été nommé ministre de l’intérieur, le 5 juillet 1965, le premier ministère qu’il occupa dans sa carrière, ceci expliquant cela. Lors du déclenchement le 5 juin 1967 de la Guerre des Six-Jours, de violentes manifestations ont éclaté dans la capitale tunisienne. Pour un pays réputé policier, les Tunisiens ont agi en toute impunité pour incendier des boutiques et des voitures, le centre d’informations des États-Unis  et l’ambassade du Royaume-Uni.
            Caïd Essebsi avait laissé faire alors que plusieurs membres du gouvernement l’exhortaient à faire appel à l’armée pour remettre de l’ordre. Durant deux jours les manifestants ont pillé les magasins de Juifs et ont brûlé la Grande synagogue de Tunis en criant des slogans hostiles à Israël. Il avait laissé la peur s’emparer des derniers Juifs qui avaient joué la carte de la Tunisie.  Caïd Essebsi a permis aux Tunisiens de se défouler sur les Juifs, soit par manœuvre pour sauver le régime soit par conviction anti-israélienne. Les quelques saccageurs arrêtés pour la forme, ont été relâchés aussitôt. Le Conseil des Ministres lui ayant demandé des comptes face aux accusations de défaillance et d'atteinte à l'ordre public, Caïd Essebsi s’était justifié en expliquant qu’il «ne peut pas massacrer son peuple alors que les Israéliens massacrent les Arabes». La haine d’Israël a alors transpiré dans ses propos. Le 8 septembre 1969, le président l’avait éloigné aux États-Unis comme ambassadeur tunisien.

Grande synagogue de Tunis

            Pourtant sous l’impulsion de Bourguiba, les relations entre la Tunisie et Israël avaient connu des beaux jours surtout après les déclarations du président tunisien sur l’attitude inadmissible des pays arabes à l’égard d’Israël. Il semble bien que le président Bourguiba ait compris qu’il avait raté le coche en 1948 en adoptant une politique négative vis-à-vis d’Israël. Il le paya cher au lendemain de l’indépendance car les Juifs de Tunisie avaient perdu la confiance dans leur pays et avaient préféré entendre les sirènes des délégués sionistes envoyés en Tunisie pour les pousser au départ. Le risque de vivre dans un État arabe indépendant était grand. La population juive qui comptait 110.000 personnes au lendemain de la guerre se vida subitement de la moitié de sa population qui émigra en masse vers Israël.
            Bourguiba avait anticipé l’hémorragie et avait voulu rassurer les Juifs qui représentaient alors le poumon économique du pays. Il avait mandaté en 1952 son très proche confident, Bahi Ladgham, qui fréquentait les milieux des Nations Unis, pour entrer en contact avec l’israélien Guideon Rafael afin d’obtenir un soutien pour l’indépendance de la Tunisie. Bourguiba, déjà à l’époque, refusait les appels à l’éradication d’Israël et prônait la paix dans la région. Il devait garder cette attitude discrète pendant plusieurs années avant de faire des déclarations tonitruantes où il mettait en cause le comportement des pays arabes.
Jacob Tsur et Golda Meir

            Bourguiba était impressionné par la réussite israélienne qui ne l’étonnait pas compte tenu de la réussite de ses propres juifs tunisiens. Il persista dans sa volonté de nouer des relations après l’indépendance acquise en 1955. Ainsi, en 1956 il rencontra secrètement l’ambassadeur d’Israël en France, Jacob Tsur, puis il mandata son ministre des finances, Hedi Nouira, pour demander l’assistance d’Israël dans la mise en place de coopératives agricoles à l’image des kibboutzim ou des mochavim. Bourguiba était persuadé qu’Israël ne se comportait pas comme un pays colonial intéressé uniquement à piller les ressources du colonisé.
            Mais le conflit palestinien pollua toutes les relations bilatérales qui ne prirent aucun essor et qui s’enfoncèrent dans la norme israélo-arabe. Elles se sont détériorées au lendemain de la Guerre des Six-jours pour s’aligner sur la politique arabe moyen-orientale. Bourguiba n’avait jamais voulu sauter le pas en faisant cavalier seul de crainte de mécontenter ses «frères arabes». Et pourtant ses «frères» n’hésitèrent pas à le combattre. L’égyptien Nasser, en particulier, avait des vues sur la Tunisie pour placer des hommes qui lui étaient dévoués. Bourguiba n’avait cependant jamais oublié qu’il devait une fière chandelle au Mossad qui l’avait informé, sans exiger de contrepartie, d’un complot de militaires qui se tramait contre lui. 
          Des officiers et des généraux, manipulés par les Moukhabarates égyptiens, voulurent imiter l’épopée des officiers libres égyptiens. Soutenus par Nasser, ils avaient comploté contre le président Bourguiba. Le complot avait été éventé par des agents du Mossad basés à Paris. En décembre 1962, le président tunisien décapita son armée en fusillant ceux parmi les hauts officiers qui avaient osé songer à le remplacer. C’est d’ailleurs depuis ce temps que l’armée tunisienne a été mise à l’écart du pouvoir sans espoir de modernisation. Elle en paie d’ailleurs le prix aujourd’hui contre les djihadistes.
Yasser arafat en Tunisie au côtés de Bourguiba vieillissant

            Israël a peut-être ses torts de n’avoir pas exploité à fond les possibilités d’un pays à l’époque le plus modéré du monde arabe. Avec un Bourguiba vieillissant, dépassé par son entourage, la Tunisie, par dépit, prit fait et cause pour le peuple palestinien au point de devenir le lieu d’exil de Yasser Arafat lors de son expulsion du Liban. Les Palestiniens en Tunisie polluèrent l’atmosphère pour la Tunisie plus palestinienne que les Palestiniens. 
          La situation avec Israël empira à l’occasion de l’opération jambe de bois menée par Israël le 1er octobre 1985 pour détruire le siège de l’OLP à Hammam Chott, à vingt kilomètres de Tunis faisant entre 100 à 271 morts selon les sources. Cela ne découragea pas Bourguiba dans la voie de la paix. Il fut de ceux qui ont joué un rôle primordial dans les pourparlers secrets entre l’OLP et Israël qui ont abouti aux accords d’Oslo de septembre 1993.  Ces accords débloquèrent la situation puisque, Yossi Beilin, alors vice-ministre israélien des Affaires étrangères, visita la Tunisie. Des liens téléphoniques directs furent établis. Après la fermeture des bureaux de l’OLP en Tunisie en juin 1994, les premiers touristes israéliens commencèrent à entrer en Tunisie librement.
            Des canaux de communication furent ouverts avec Israël à travers les ambassades de Belgique à Tel Aviv et à Tunis. Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Habib Ben Yahia, et le ministre israélien des Affaires étrangères, Ehud Barak, se rencontrèrent à Barcelone en 1995 pour élargir les relations officielles entre les deux pays. Le 15 avril 1996, Israël ouvrit un bureau d’intérêt en Tunisie et, six semaines plus tard, en mai 1996, le diplomate tunisien Khemaies Jhinaoui arriva en Israël pour ouvrir le bureau d’intérêt de son pays à Tel Aviv.
            C’est ce qui nous amène au présent car l’ancien «ambassadeur» tunisien vient d’être nommé ministre des affaires étrangères de Tunisie. Il semble que sa biographie officielle laisse dans l’ombre son passage à Tel-Aviv car de nombreux intégristes tunisiens le critiquent d’avoir été en poste à Tel Aviv sous la présidence de Ben Ali. Le 11 janvier 2016, à l’Assemblée nationale et au cours de la plénière consacrée au vote de confiance pour le gouvernement Habib Essid, un député d’un micro-parti s’en est violemment pris à Khémaïes Jhinaoui dont il conteste la désignation à la tête du ministère des Affaires étrangères. Il l’accuse d’avoir accepté d’être le chef du bureau des intérêts tunisiens dans la capitale israélienne. Il osa même une comparaison audacieuse : «S’il y avait au sein de l’État israélien et sioniste un ancien nazi ou collaborateur de Vichy, est-ce qu’on lui permettrait d’en être membre ?». Le député a conjuré le chef du gouvernement «au nom du nationalisme, de l’arabisme et de l’islam, de ne pas accepter un ministre des Affaires étrangères qui a travaillé avec cette entité sioniste…Il y a dans la fonction que vous venez de lui attribuer une humiliation de la Tunisie et une agression contre les Tunisiens».
            Ce député et ses amis ignorent que l’ouverture d’un Bureau d’intérêt à Tel Aviv, en 1996, était la conséquence logique des accords d’Oslo conclus entre les Palestiniens et le Israéliens. Cette décision du gouvernement tunisien avait été prise avec l’aval de Yasser Arafat, et était parfaitement compatible avec la vision bourguibienne de la diplomatie tunisienne.  Il serait temps que les Tunisiens évitent d'être plus royalistes que le roi et cessent de se substituent aux Palestiniens pour défendre leur cause. Ils devraient prendre exemple sur l’Égypte, la Jordanie, la Turquie et plus récemment le Qatar qui, malgré les événements, ont ouvert et gardé des relations avec Israël.
            Khémaïes Jhinaoui est un professionnel de la diplomatie qui a été en poste dans de grands pays à part Israël. Un vrai serviteur de l'Etat qui a appliqué la politique de son gouvernement et qui ne fait pas de lui un "sioniste" même s'il a côtoyé des Israéliens en période de paix. Il faut souhaiter qu’il ait gardé un bon souvenir de son séjour à Tel-Aviv où il a visionné de près la réalité israélienne. Pendant son séjour, il s'était attaché à renouer des liens avec les Juifs tunisiens qui sont restés attachés à leur pays natal et qui n'ont pas le droit de fouler le sol de leurs ancêtres parce qu’ils détiennent un passeport bleu. Jhinaoui peut marquer l’histoire en étant la passerelle entre deux pays qui devraient parler en termes de paix et non d’invectives. Mais il est probable que des esprits revanchards ne lui pardonneront pas d’avoir eu des accointances avec des sionistes qui, selon eux, l'ont contaminé.  

10 commentaires:

sultana a dit…

très intéressante histoire, riche en enseignements !
tout d’abord, quand les arabes d’Arabie colonisateurs sont arrivés avec le coran sous le bras pour asservir, tuer et piller les pays du Maghreb ils ont également apporté une grande tradition des bédouins du désert du respect de la parole donnée - mais donnée par un homme à un autre homme -
de la sorte, lorsque l'un des deux disparait, la parole donnée (les accords) n'existent plus !
ce qui est bien entendu complètement incompatible avec les accords internationaux qui régissent les états membres d'e l'ONU par exemple
ce que les dirigeants occidentaux n'ont pas encore compris c'est qu'on ne peut pas faire cohabiter dans un même pays des gens qui vivent encore comme des primitifs dans des sociétés antiques régies par les règles des bédouins du désert et dont le chef devient chef parce qu'il est le plus fort ou le plus rusé !!
nous sommes tous issus de sociétés antiques, mais en ce qui nous concerne, nous les "occidentaux", nous avons, il y a plusieurs siècles transformé nos pays en états modernes qui ont pour principales caractéristiques d’être des états de droits qui respectent les droits de l'homme
rien de ce qui pourra arriver dans des etats gouvernés par l'islam ! jamais !!!

Maher BEN GHACHEM a dit…

Je suis attristé par votre article qui,au lieu d'apaiser les esprits, insiste sur l'intervention d'une députée ,folle extrémiste, qui a agressé au parlement le ministre fraîchement nommé .
Comme si parmi vos députés il n'y avait pas d'extrémistes qui ne rêvent que de l'extermination des palestiniens!!!
Votre tribune qui se veut une réflexion d'intellectuels de gauche progressistes portée sur l'avenir à raté cette fois ci sa vocation.
Je suis touché de voir mes compatriotes juifs ne pas essayer d'aider leur pays d'origine à sortir des griffes de l'idéologie dépassée voulant un conflit frontal Israelo-Arabe.
Et présenter Bourguiba comme vous l'avez fait n'est pas juste.....
Khemais Jhinaoui, notre ministre actuel des affaires étrangères , est un ami personnel et je peux vous assurer qu'avec Beji Caïd Essebsi ils auront la bonne ligne de conduite.
Nous conseiller de suivre l'Egypte c'est la cerise sur le gâteau de votre article...
Un pays à la direction dictatoriale dont la majorité du peuple voue une haine sans limite pour Israel..
Ce que je pense vraiment c'est que c'est à Israel de faire des efforts diplomatiques envers les pays arabes et d'arrêter de bomber le torse à chaque occasion.
La politique du Talion est la pire des philosophies du peuple juif.
C'est au plus fort de montrer sa volonté d'intégration .
Je souhaite sincèrement à Israel de vivre en paix et en harmonie avec ses voisins et il faut déjà commencer à arrêter une attitude expansionniste.
Une métaphore qui reflète assez bien la situation : Israel est une belle villa dans un bidon ville .....est ce viable?
Je pense que non!!! Il faut transformer,pour le bien de tous,ce bidon ville en quartier résidentiel.
Bonne journée mon cher Jacques Benillouche le tune

Jacques BENILLOUCHE a dit…

@ MAHER
1. Je n'ai pas touché un cheveu à Bourguiba dans mon article. J'ai mis en cause son entourage qui a profité d'un président vieillissant
2. J'ai mis en cause la sournoiserie de Caïd Essebsi qui cache son jeu.
3. J'ai voulu protéger le nouveau ministre qui risque d'avoir le même problème que la ministre du tourisme qui a été attaquée pour avoir visité la Tunisie.
4. J'ai accusé Israël de ne pas voir tendu la perche à la Tunisie qui avait fait des demandes d'aide
5. Si la Tunisie avait reconnu Israël, les Juifs y seraient restés comme les Juifs de France ou d'Angleterre.
Merci de votre franchise.

Bernard Meyer a dit…

@Maher Ben Gagchem
Monsieur je ne doute pas de votre bonne foi, mais les juifs n'ont pas quitté la Tunisie. Ils en ont été tout simplement éconduits comme tous les juifs des pays arabes.
Alors je pense qu'il est plutôt déplacé de demander à vos "compatriotes juifs d'aider maintenant leur pays d'origine".
Par ailleurs Israel n'est en rien responsable de la condition de bidonvilles des arabes ayant fuit la Palestine. Il serait bien qu'ils se prennent en main et là non plus ce n'est pas aux juifs d'Israël de venir à leurs secours mais bien à leurs frères musulmans qui se servent d'eux pour exploiter ce conflit.
Sachez que les juifs chassés des pays arabes n'ont eu d'aide de personne hormis de leurs frères juifs.
En conclusion prenez -vous en main et soyez sûr que nous juifs serons ouverts à une paix réelle.
Bernard Meyer

Hamdellah ABRAZ a dit…

Merci Mr Jacques Benillouche pour cet article plein d’informations utiles à la connaissance des relations entre ISRAEL et nos pays d’Afrique du Nord.
Il est sûr que les peuples de ces pays ont tout à gagner à nouer les relations diplomatiques avec ce tout petit pays, le seul pays de Juifs, dans le monde, mais en fait, un grand pays par son apport à l’Humanité depuis des siècles, tant par cette sagesse depuis Moïse, que par les innovations et inventions touchant toutes les sciences, émanant des Juifs. Ce n’est pas par hasard que 22 % des Nobels sont l’œuvre des Juifs représentant à peine 0,2% de la population mondiale. (soit 14 millions sur 7 000 millions d’habitants).
En lisant votre billet, l’on est abasourdi par cette comparaison faite par « ce député », comparaison qui n’a aucun sens, si ce n’est de voir cette haine primaire anti-juif que ce « reste » de l’Humanité traîne encore. C’est vrai qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Aucune comparaison à faire : 1) d’abord les Juifs sont dans le droit de rejeter les nazis, les vichistes car ces derniers sont derrière le massacre de 6 000 000 de Juifs notamment durant la 2ème guerre mondiale. 2) ensuite depuis sa refondation, ISRAEL n’a jamais porté atteinte, ni envahi, ni massacré des populations de ces pays islamo-arabophones du proche orient, à l’exception de se défendre contre leur bellicisme. Bien plus, depuis les accords avec l’Egypte, grâce à son président Sadate, (ellah ya rahmou – miséricorde de Dieu sur lui ) le « butin de guerre » que représentait le Sinaï fut rendu par ISRAEL à l’Egypte dont enfin son peuple peut vivre en paix sans guerres inutiles et destructives menées injustement contre ISRAEL. Ainsi dans cette affaire la Tunisie ne peut être comparée à ISRAEL. Mais c’est vrai ce type de « parlementaire » de pays encore en retard en tout, fait de la surenchère pour endormir les populations … à l’instar de nos pseudo parlementaires en Algérie issus d’élections non démocratiques, très entachées de fraude et organisées par un gouvernement illégitime. Mais qu’à cela ne tienne, l’Humanité progressiste, des Droits de l'Homme, des Libertés..... avance, nos pays débarrassés de leurs carcans enfin, auront toute attitude à nouer/renouer leurs relations avec ISRAEL, à l'instar actuellement des pays civilisés et modernes.

Jules MAZOUZ a dit…

Je confirme j'y étais, Cela commença le 5 juin vers 22h, et des cris hostiles aux juifs. ( Mort aux juifs)

J'habitais a l'Ariana, a 6 km de Tunis même spectacle, sans l'intervention tardive (1 jour) de Bourguiba , on ne saura jamais ce qu'il se serait réellement passé.

Michel LIPSZYC a dit…

Très intéressant article qui m'a beaucoup appris. Il est vrai que si les pays du Maghreb avaient la bonne idée de nouer où renouer des liens avec Israël il est évident que cela pourrait apaiser le climat et détendre les relations entre le monde musulman et juif, de plus cela pourrait être exemplaire pour renouer les pourparlers de paix entre palestiniens et israéliens qui sont au point mort depuis des mois.

tanboura slim a dit…

J'ai beaucoup apprécié votre article monsieur Jacques benillouche ainsi que les commentaires de mes chers compatriotes,pour moi la Tunisie est un pays cosmopolite multiculturelle ou toutes les religions peuvent cohabiter car depuis mon enfance j'ai vécu avec les juifs, les chrétiens, les athées,et les musulmans. C'était nos voisins nos associés dans le travail de nos grands parents et nos parents,le médecin de la famille(kalfon) ,le gynécologue qui m'a vu naître,le couturier de mon père,le boucher de la famille (Mirou)le pâtissier pour mes babas au rhume,le boulanger pour mes pizzas au thon(chez Memmi)....et j'en passe donc pourquoi cette querelle qui n'est que médiatique et politique quand dans ta famille et dans ton entourage proche j'ai des mariages mixtes entre musulmans et juives entre musulmans et chrétiennes et que les enfants vivent en harmonie en respectant bien les un que les autres alors arrêtant cette polémique et soyons un peuple digne de notre Tunisie et respectons les décisions des Nations Unies pour la création de l'état d'Israël et de la Palestine, ainsi le monde vivra en paix !

ghouma naji a dit…

J'étais un témoin oculaire en plein centre de Tunis , beaucoup de tunisiens sont portés au secours de leurs compatriotes juifs , surtout ne pas croire que la plupart des tunisiens sont des anti juifs ou anti israèliens , loin de là , on a des extrémistes et des opposants à tour rapprochement , mais ils ne représentent qu'une minorité issue du camps des islamistes et de l'extrême gauche .

Gaston a dit…

Merci pour votre instructif article. En reponse a Mr Ben Ghachem qui dit : "la politique du talon est la pire des philosophies de Juif ", je voudrais preciser que Le talion est un mot qui n'existe pas Chez nous de meme que cette loi inventee par les non juifs.
La loi ecrite (Torah) ne doit pas etre interpretee Au premier degre Mais en s'aidant de la loi orale.
Oeil pour oeil, dent pour dent signifie que toute faute doit etre punie par une sanction a la hauteur de cette faute.
C'est Ce qui se passe dans chaque pays democratique.
Cette loi n'existe que dans votre esprit.
Ce point important etant precise, je suis d'accord Avec le reste de votre intervention.
Bien a vous.

Gaston