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mercredi 2 décembre 2015

Laurence Tubiana : l'actrice majeure de la COP21


LAURENCE TUBIANA : L’ACTRICE MAJEURE DE LA COP21

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps
        
        
          
          195 nations participent au sommet de la COP21. Le succès dépendra bien sûr de leur détermination à trouver en 15 jours un accord alors que chaque pays participant a ses propres priorités et ses propres objectifs. Il appartiendra à la française Laurence Tubiana de coordonner cette conférence sur les changements climatiques. Il s'agit d'une échéance cruciale puisqu'elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays. Laurence Tubiana, symbole de cette conférence, joue gros jeu.



            Laurence Tubiana a été nommée, en juillet 2014, représentante spéciale du gouvernement français par le Quai d’Orsay qui, pour cette fois, ne pourra pas être taxé de sectarisme. Elle sera le bras droit du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, par ailleurs président de la COP21, à un poste fondamental qui conditionne la réussite du sommet. C’est la «petite main» qui compte et qui a obligation de mener la conférence au succès.

            Née à Oran en 1951 dans une famille juive algérienne «d'intellos de gauche», d'un père juriste qui travailla dans le tabac et le cinéma et d'une mère importatrice de meubles scandinaves, elle a milité à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) dans sa jeunesse. Diplômée de l'Institut d’études politiques de Paris, docteur en sciences économiques, elle était devenue l'assistante de Lionel Jospin alors qu'il était son professeur d'économie à l'IUT de Sceaux. 
Avec son ministre de tutelle Stéphane le Foll

          Directrice de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et professeur associée à l’École nationale supérieure agronomique de Montpellier (ENSAM), elle est entrée au cabinet de Lionel Jospin, premier ministre de 1998 à 2002, pour occuper la responsabilité de conseillère environnement.

            L’écologie, elle connaît. Elle s’est frottée aux grands négociateurs sur le climat  et aux hauts dirigeants à l’occasion des sommets internationaux. Elle était déjà à Copenhague en 2009 à la conférence internationale sur le climat. Elle avait participé à l’accord final de Copenhague qui marquait une prise de conscience collective au plus haut niveau, qui avait donné les arbitrages essentiels et constitué un point de départ pour encadrer les actions de lutte contre le changement climatique de tous les pays et de solidarité avec les pays les plus vulnérables face à ses impacts.

            Le 18 octobre 2013, vingt-six scientifiques, travaillant dans le domaine des sciences naturelles, sociales, humaines et de l’ingénierie, ont été nommés membres du Conseil scientifique consultatif par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Ce nouvel organisme était chargé de conseiller le Secrétaire général et les chefs des organisations des Nations Unies sur les questions relatives à la science, la technologie et l’innovation pour le développement durable. Le secrétariat de ce Conseil est hébergé par l’UNESCO. Laurence Tubiana fait partie de ce Conseil consultatif scientifique.
Une partie des dirigeants à la COP21


            En prenant sa fonction à la COP21, elle a affiché sa détermination à soutenir «un agenda positif» à la COP21. Elle veut démontrer que la lutte contre le dérèglement climatique peut améliorer la croissance du pays. S’agissant de la conférence sur le climat, elle a déclaré : «Je n’emploierais pas le terme "dernière chance", je dirais plutôt que Paris est "la meilleure chance". Pour beaucoup de pays, dont la Chine et le Brésil, mettre en place une politique climatique n’appartenait pas à leur horizon. Cela a changé aujourd’hui».
          Laurence Tubiana représente un symbole qui doit réussir.

6 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

"Actrice majeure de la COP 21", peut-être, cher monsieur Benillouche, mais dont personne n'entend parler ici, jusqu'à ignorer son existence même

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Chère Marianne,

Les gens les plus influents ont toujours agi dans l'ombre. Rappelons le rôle de Talleyrand . Mais c'est parce que les médias n'en parlaient pas que j'ai voulu la sortir de l'ombre même si... c'est une femme.

Cordialement

Véronique ALLOUCHE a dit…

Je me posais la question de la motivation de cet article. Le fait qu'elle soit juive importe peu quant à ses mérites, restait la femme. Contente de savoir que tu lui as consacré ces lignes.... Même si c'est une femme...
Bien à toi
Véronique AlloucheV

Marianne ARNAUD a dit…

Saluons donc ici, puisqu'on ne le fait pas ailleurs, notre nouvelle "Princesse de Bénévent" !

Jacques BENILLOUCHE a dit…

C'est un ami énarque, "de souche" comme dirait l'autre, qui m'a transmis l'info depuis Paris. Il n'avait pas pointé son origine juive mais il tenait à mettre en valeur ceux qui travaillent vraiment car il en a marre que ceux qui ne font rien récoltent le fruit du travail des autres entre autres Laurent Fabius et Ségolène Royal. Et il est bien placé pour le savoir ! Quelle soit juive n'était pas mon propos mais c'est une info qu'il ne fallait pas cacher au moment où les francophones ne trouvent pas leur place en Israël.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Sous prétexte que leurs diplômes ne sont pas reconnus et qu'en Israël seuls les diplômes de la Sorbonne ont une valeur mais il y a bien longtemps qu'elle n'en délivre plus et un polytechnicien n'est rien de plus qu'un "technicien" ici