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mardi 12 mai 2015

YAÏR LAPID EN VRAI CHEF DE L’OPPOSITION


YAÏR LAPID EN VRAI CHEF DE L’OPPOSITION
Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps
            
         
          Le centriste Yaïr Lapid, chef du parti Yesh Atid, veut apparaître de plus en plus comme le vrai chef de l’opposition au nouveau gouvernement de Netanyahou.  Il s’étonne de la passivité et du silence de l’Union sioniste qui donne l’impression de ménager l’avenir d’une participation à un éventuel gouvernement d’union nationale. Il la soupçonne de préparer en secret son entrée aux affaires dans un proche avenir.



Nombreux sont ceux qui ont critiqué Isaac Herzog de n’avoir aucun charisme pour le poste de premier ministre, justifiant ainsi sa défaite aux élections législatives. À présent, ses aptitudes à diriger l’opposition sont remises en cause par le leader de Yesh Atid. 
La charge de Yaïr Lapid a été violente le 9 mai : «Je ne comprends pas leur silence. Le système d'éducation de l'État d'Israël sera désormais entre les mains de trois clans : Bennett, président du Foyer juif, en tant que ministre de l'Éducation, Porush du Judaïsme unifié  en tant que sous-ministre de l'Éducation et Meshulam Nahari des orthodoxes Shass en tant que président de la commission de l'Éducation de la Knesset. Ceci est une recette pour un désastre, et l'Union sioniste reste silencieuse parce qu’elle est en attente de l'appel téléphonique l’invitant à participer à cette fête. Si elle ne conduit pas l'opposition, c’est à nous de la diriger ».
    On ne peut pas être plus clair. Lapid confirme ainsi qu’il ne siégera jamais avec les religieux ce qui enlève toute chance à Herzog de pouvoir éventuellement constituer une coalition en cas d’échec du gouvernement actuel dont la survie dépend d’une voix de majorité.


            Bien que le poste de chef de l’opposition revienne de droit au parti non gouvernemental disposant du plus grand nombre de députés, Lapid veut lancer une véritable OPA en se comportant comme le véritable opposant. Il cherche à se lier à Avigdor Lieberman, en rupture avec le Likoud, qui a refusé un poste ministériel. Pour mettre ses actes en accord avec ses convictions, il a décidé de s’inspirer du système britannique en créant un gouvernement «fantôme», dont le rôle sera de commenter ou de critiquer les décisions gouvernementales.
Lapid chargera le shadow cabinet de donner de la voix, de fustiger les erreurs et de relever les atteintes à la démocratie. Les onze députés de Yesh Atid constitueront le cabinet fantôme avec des attributions spécifiques  plus conformes à leurs compétences. Il veut donner l’exemple en cadrant les fonctions avec les expériences individuelles contrairement au gouvernement actuel. En effet Ayelet Shaked, diplômée de high-tech, est chargée de la justice ; Arie Dhery et Yaacov Liztman, qui ont passé leur vie dans une Yeshiva, sont aux postes respectifs de ministre de l’économie et de la santé.    

Ainsi Yaïr Lapid, qui rêvait de ce poste dans le précédent gouvernement, s’intéressera aux affaires étrangères et aux finances. Ofer Shelah suivra les questions de la défense et de la culture. Yaël German, qui a été ministre de la santé, suivra le même secteur. Shai Piron ancien ministre de l’éducation sera qualifié pour les mêmes attributions. Meir Cohen qui a longtemps travaillé avec Elie Elalouf s’occupera des affaires sociales. Yaacov Perry sera le spécialiste des négociations diplomatiques. C’est un véritable gouvernement de combat qui est mis en place pour «mettre tous les ministères sous une loupe grossissante et révéler toute mauvaise décision prise par les ministres».
            Yaïr Lapid n’a pas attendu la formation du gouvernement pour agir déjà. Il a écrit au procureur général et à la Cour suprême pour se plaindre de la décision de Netanyahou d’enfreindre la loi limitant à 18 le nombre de ministres. Il soupçonne Netanyahou de vouloir anticiper l’abrogation de cette loi en nommant les ministres de manière illimitée et, en particulier, en attribuant des ministères sans portefeuille. 
            Il est difficile de voir dans ces gesticulations une politique de longue durée à moins qu’il ne s’agisse simplement que d’un feu de paille pour briser toute velléité de consolider la majorité du nouveau gouvernement.  Ce qui est certain c'est que le débat politique va s'animer au sein de la nouvelle Knesset.

1 commentaire:

Parole VOLEE a dit…

Lapid n'a pas spécialement brillé au poste de ministre des finances ni n' suivi des etudes de haute économie pour critiquer ceux qui n'auraient pas la formation adéquat pour les postes ministeriels octroyés. Et Peretz avait il la formation es qualite de syndicaliste d'etre à la défense? La vérité est que comme partout ce sont les fonctionnaires qui font le travail et établissent les rapports sur la base desquels le ministre appose sa signature en prealable de déblalérer devant les micros.