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vendredi 26 novembre 2021

Assad renvoie en Iran le commandant du CGRI

 

ASSAD RENVOIE EN IRAN LE COMMANDANT DU CGRI

Par Jacques BENILLOUCHE

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Jawad Ghaffari

          La décision d’Assad de renvoyer en Iran le commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique, Jawad Ghaffari, est très symbolique et lourde de conséquences car cet Iranien était l’homme le plus fort de Syrie. L’entourage présidentiel avait émis de nombreuses critiques sur cette présence iranienne en Syrie. Il s’agit d’une figure importante mise à l’écart. Feu Kassem Soleimani était le commandant de la force Al-Quds et son adjoint était Jawad Ghaffari, «commandant des forces iraniennes en Syrie». Au-dessous d'eux se trouvaient deux membres du Hezbollah, Yassir Ahmed Daher et Hasan Yusuf, chargés d’attaquer Israël avec des drones, mais qui ont été éliminés à temps lors des attaques israéliennes près de Damas dans la nuit du 25 août 2020.


La chimère du vote juif en France par Francis MORITZ

 


Billet d’humeur

LA CHIMÈRE DU VOTE JUIF EN FRANCE

Par Francis MORITZ 



Deux éminents dirigeants parmi d’autres au sein de la plus petite des minorités en France, l’un, au titre du CRIF, l’autre, au titre de la religion, dirons-nous de la spiritualité, ont jugé pertinent de prendre formellement position contre un possible candidat à la prochaine élection présidentiel. Même si leur fonction respective leur assigne, à priori, un rôle de représentation, comme cela figure dans leurs attributions, sinon de représentativité, l’un et l’autre ont franchi une ligne rouge. La France est une république laïque, on ne cesse de le rappeler à ceux et celles qui voudraient l’instrumentaliser. Chacun peut y exercer en privé, dans son intimité sa religion. Ce qui s’arrête justement dans cette intimité. Or les deux interventions en question, éventuellement d’autres, outrepassent cette limite et cette intimité. Ils ont cru pouvoir s’exprimer au nom d’une communauté, laquelle ne leur a jamais donné mandat pour parler politique en leur nom. Comme le disait à son époque Talleyrand :  Ce n’est pas une erreur mais une faute. Ici elle est même double.


mercredi 24 novembre 2021

Mansour Abbas, l'islamiste israélien qui monte

 


MANSOUR ABBAS, L’ISLAMISTE ISRAÉLIEN QUI MONTE


Par Jacques BENILLOUCHE

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Mansour Abbas à la mosquée Al Aqsa

            

       Personne en Israël ne connaissait Mansour Abbas sauf pour l’avoir vu défiler avec ses trois amis de la Liste Arabe. Netanyahou l’a sorti de l’ombre en lui proposant une place dans son gouvernement pour compenser les voix qui lui manquaient, ouvrant ainsi la boite de Pandore donnant la possibilité à un député arabe de soutenir ou de participer à un gouvernement israélien. Le Likoud n’en a pas profité et c’est le quatuor Bennett, Lapid, Gantz et Saar qui a trouvé le moyen d’être absous de toute trahison en nommant Abbas ministre délégué au cabinet du Premier ministre, chargé des Affaires arabes. Ce dentiste de formation a montré ses capacités d’expert politique puisqu’il a provoqué un bouleversement de la politique israélienne. 


Les relations entre Moscou et Jérusalem, face à la menace iranienne par Francis MORITZ

 

LES RELATIONS ENTRE MOSCOU ET JÉRUSALEM, FACE À LA MENACE IRANIENNE

 

Par Francis MORITZ

 


Le général De Gaulle l’avait bien fait savoir, les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. Au fil de trente années de relations diplomatiques parfois tendues, le président Poutine a reçu Naftali Bennett. Le premier ministre israélien, conscient de l’importance des liens personnels, s’est inscrit dans la continuité, en égard au rôle de la Russie à quelques dizaines de kms de l’État juif. Depuis 2015, les relations sont devenues cruciales car il y a une convergence partielle des intérêts supérieurs.

Rapprochement syro-jordanien

 

RAPPROCHEMENT SYRO-JORDANIEN

Par  Jacques  BENILLOUCHE

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Abdallah de Jordanie

            

       La Jordanie et la Syrie ont décidé de renouer leurs relations diplomatiques après plus de dix années d’hostilité en raison du soutien jordanien donné aux rebelles qui ont combattu le président Assad. Le roi de Jordanie Abdallah II a reçu un appel téléphonique du président syrien Bachar el-Assad qui entérinait ainsi la normalisation des liens rompus après que la Jordanie ait suivi la stratégie de l’Occident qui voulait se débarrasser du président syrien. Le roi a confirmé à Assad que son pays soutenait l'intégrité territoriale de la Syrie et les efforts pour préserver sa «stabilité et sa souveraineté».


Réunions de familles juives à Paris et à Damas par Albert NACCACHE

 

RÉUNIONS DE FAMILLE JUIVES À PARIS ET À DAMAS


Chronique d’un papy flingueur Albert NACCACHE


La façade de Maghen Abraham, la dernière synagogue de Beyrouth


L'ambassadeur du Liban en France, Rami Adwan, a organisé une «réunion de famille» en l'honneur de la communauté juive libanaise résidant en France, au siège de l'ambassade, rue Copernic, à Paris. La reconstruction et la réouverture de la synagogue juive Maghen Abraham à Wadi Bou Jamil, dans le centre de Beyrouth, en 2014, a été acceptée par tous les partis libanais, y compris par le Hezbollah.


jeudi 18 novembre 2021

Les relations franco-israéliennes à l'aune du nouveau gouvernement

 


LES RELATIONS FRANCO-ISRAÉLIENNES À L’AUNE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT


Par Jacques BENILLOUCHE

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Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, Emmanuel Macron et Patrick Maisonnave, Ambassadeur d’Israël en France

            

         Ce serait un euphémisme que de dire que les relations franco-israéliennes sous l’ère de Netanyahou n’ont jamais été un long fleuve tranquille. Le courant ne passait plus entre deux pays, longtemps alliés, en raison du virage droitiste d’un gouvernement soumis aux diktats de ses extrémistes. Les relations entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou étaient parties sur de mauvaises bases. En effet, lors de son voyage en Israël en septembre 2015 en tant que ministre de l’Économie, Macron n’avait rencontré que son homologue, Arie Dehry. L’ambassadeur français de l’époque, Patrick Maisonnave, avait fait une demande officielle auprès du premier ministre pour une entrevue dans le cadre d’une visite protocolaire. Mais le conseiller personnel de Netanyahou pour les affaires françaises avait fortement déconseillé cette rencontre qui pouvait causer du tort à ses soutiens Nicolas Sarkozy et François Fillon.


mardi 16 novembre 2021

Israël-Hamas, la carotte ou le bâton par Francis MORITZ

 


ISRAËL-HAMAS, LA CAROTTE OU LE BÂTON

 

Par Francis MORITZ

 

Israël annonce l'arrestation de plus de 20 membres du Hamas en Cisjordanie

Après le vote du budget par la Knesset, on assiste depuis peu à une course contre la montre entre Israël et le Hamas. Tous les ingrédients sont en place. Côté Iran-États-Unis, la reprise des pourparlers est annoncée fin novembre, leur issue est plus qu’incertaine, en raison de la position iranienne qui reste catégorique. Le Hamas renforce actuellement ses appuis et son recrutement dans les territoires contrôlés par l’A.P. et se prépare dans l’éventualité de son effondrement. L’Égypte souhaite un retour de l’OLP à Gaza semble-t-il et fait tous les efforts pour faire aboutir l’échange de prisonniers que le Hamas entend négocier au prix fort. Un succès lui permettrait de capitaliser à nouveau, comme il le fit déjà après la dernière opération, malgré le prix humain payé et le sang versé.


samedi 13 novembre 2021

Le vote du budget à la Knesset conforte l'unité de la coalition

 


LE VOTE DU BUDGET À LA KNESSET CONFORTE L’UNITÉ DE LA COALITION

Par Jacques BENILLOUCHE

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La joie de la coalition dans les travées de la Knesset


Le plénum de la Knesset a tenu un débat houleux sur le budget de l'État dans la nuit du 4 au 5 novembre 2021. Pas moins de 780 amendements ont été discutés. Le projet de loi de Finances pour 2021 avait été adopté en première lecture en septembre par 59 voix contre 54 et celui de 2022 par 59 voix contre 53. La Knesset a entériné le budget de l'État 2021 par 61 voix contre 59 à 5 h 30 le 4 novembre au matin, donnant à Israël un nouveau budget pour la première fois depuis le 15 mars 2018. Le budget de l'année 2022 a été adopté par 59 voix contre 56, le 5 novembre au petit matin. La loi a passé le cap de la 2ème et 3ème lecture pour être définitivement adoptée. Ce vote a été acquis à une très faible majorité mais c’est la règle de la démocratie. Cependant aucune voix de la Liste Arabe Unie, qui a voté avec la droite et l’extrême-droite, n’a manqué à l’opposition contrairement aux attentes. Ahmed Tibi a tenu à rester systématiquement un opposant notoire malgré des avancées obtenues pour sa propre communauté. Tous les députés de la coalition, en déplacement à l’étranger, avaient reçu l’ordre de rentrer pour voter. Pas une voix ne devait manquer. Bennett et les autres ministres, qui l'ont rejoint à Glasgow pour le sommet sur le climat de la COP 26, sont rentrés immédiatement.


Le FPLP et les 7 ONG par Albert NACCACHE

 


LE FPLP ET LES 7 ONG


Chronique d’un papy flingueur Albert NACCACHE


Rina Shnerb

Le FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), fondé par George Habache en 1967, a été classé comme organisation terroriste par l’UE, les États-Unis, Israël et d'autres pays. Il est l’auteur de nombreux attentats en Israël et dans le monde, depuis les détournements d’avions des années 1970. Pour la période récente, on peut citer l’assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, le 18 octobre 2011, le massacre de la synagogue de Har Nof en 2014 et le meurtre de Rina Shnerb âgée de 17 ans, le 23 août 2O19.


lundi 8 novembre 2021

Zemmour est-il antisémite ? par Jean CORCOS

 

ZEMMOUR EST-IL ANTISÉMITE ?


Par Jean CORCOS



C’était la question du débat de ce lundi 1er novembre sur Radio Shalom. Prévenu quelques heures avant par Bernard Abouaf, le directeur de la station, je devais précéder les appels d’auditeurs en mettant les choses en perspective. J’ai donc exposé quelques idées sous forme d’un petit «édito» avant que notre entretien ne reprenne sous forme d’un court échange à l’antenne.


vendredi 5 novembre 2021

L'espoir renaît à Gaza qui veut investir dans l'hébreu

 


L’ESPOIR RENAÎT À GAZA QUI VEUT INVESTIR DANS L’HÉBREU

Par Jacques BENILLOUCHE

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Kamil Abu Rokon


L’espoir renaît à Gaza car ses habitants voient le bout du tunnel avec le calme revenu. Le chômage, avec pour conséquence la misère qui en découle, va progressivement diminuer grâce à la bonne volonté des Israéliens, encouragés à lâcher du lest par les Égyptiens qui souhaitent que leur frontière soit pacifiée. Le général druze, Kamil Abu Rokon, chef du COGAT (Administration Civile israélienne dans les Territoires palestiniens) a annoncé avoir délivré 3.000 permis de travail supplémentaires à des Gazaouis portant le total des permis à 10.000. C’est une grande avancée alors qu’il y a quelques mois encore Gaza était totalement verrouillée : «La décision d’augmenter le quota de commerçants a été prise par l’échelon politique à la suite d’une évaluation de la sécurité sur la question. Les autorisations sont conditionnelles à la préservation continue de la stabilité de la sécurité de la région à long terme». La dénomination de «commerçant» est une figure de style pour ne pas avouer qu’il s’agit de simples ouvriers interdits d’entrer en Israël.


La coalition sensible au sort des Arabes israéliens

 


LA COALITION SENSIBLE AU SORT DES ARABES ISRAÉLIENS


Par Jacques BENILLOUCHE

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Deux soignants arabe et juif prient en pause pendant le Covid
       

        Le nouveau gouvernement a compris que son rôle était aussi de s’intéresser à la situation économique des villages arabes israéliens. La communauté arabe a montré sa loyauté durant la crise du covid-19 en se dévouant pour soigner toute la population. A l’exception d’extrémistes arabes dans certaines villes mixtes, qui seront vite neutralisés, les Arabes et les Juifs ont décidé de jouer le jeu de la collaboration. On le doit au député Mansour Abbas du parti islamiste Raam qui a compris qu’il devait s’insérer plus en avant dans la politique israélienne sans risquer d’être traité de «collaborateur». Il avait visé juste puisque le gouvernement a approuvé un plan quinquennal pour le développement économique des villes et villages arabes israéliens.


Lieberman superstar après le vote du budget d'Israël

 


LIEBERMAN SUPERSTAR APRÈS LE VOTE DU BUDGET D’ISRAËL


Par Jacques BENILLOUCHE

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          La coalition gouvernementale a choisi le pragmatisme plutôt que l’idéologie car le budget 2021/2022 sera voté par la Knesset malgré quelques réticences au sein de certains partis. La Commission des finances de la Knesset, qui a réussi à surmonter tous les obstacles politiques, a approuvé le budget de l’État ouvrant la voie à un vote positif en séance plénière. Il s’agit d’une décision hautement symbolique car elle conditionne l’existence de la coalition hétéroclite. La date butoir du 14 novembre 2021 sera respectée au grand dam du Likoud qui gardait encore l’espoir d’une dissolution de la Knesset pour revenir au pouvoir.


jeudi 4 novembre 2021

Le rêve d'une Europe sans antisémitisme Par Francis MORITZ

 

LE RÊVE D’UNE EUROPE SANS ANTISÉMITISME

Par Francis MORITZ 



La commission européenne vient de dévoiler ce qu’elle qualifie de «la toute première stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive». La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré : «Nous nous engageons aujourd’hui à soutenir la vie juive en Europe dans toute sa diversité. Nous voulons voir la vie juive s’épanouir à nouveau au cœur de nos communautés… la stratégie que nous présentons constitue un changement radical dans la manière dont nous réagissons. L’Europe ne peut prospérer que lorsque ses communautés juives se sentent en sécurité et prospèrent».


Le petit juge et les 100.000 tueurs du Hezbollah par Albert NACCACHE

 

LE PETIT JUGE ET LES 100.000 TUEURS DU HEZBOLLAH


Chronique d’un papy flingueur Albert NACCACHE


 

Le port de Beyrouth après la double explosion du 4 aout 2020

          Le Larousse nous apprend que la libanisation est un processus de fragmentation d’un État résultant de l’affrontement entre diverses communautés. Au Liban, le naufrage économique et la catastrophe humanitaire sont les conséquences de la gestion d’un État défaillant, tribalisé et corrompu par une classe politique inchangée depuis des décennies et par la mainmise du Hezbollah sur le pays. À la question d’une journaliste qui lui demandait en septembre 2020, à propos du Liban : «Où allons-nous ?» le président de la République libanaise Michel Aoun répondit «En enfer». [1]


lundi 1 novembre 2021

Colette Avital ou l'emprise du passé par Daniel HOROWITZ

 


COLETTE AVITAL OU L’EMPRISE DU PASSÉ


Par Daniel HOROWITZ


       Colette Avital est une femme politique israélienne aujourd’hui à la retraite. Elle a été ambassadeur, consul général, députée, vice-présidente de la Knesset, et candidate à l’élection présidentielle. Dans une interview au journal Haaretz, elle a récemment relaté qu’elle avait subi, il y a près de quarante ans, du harcèlement sexuel de la part de Shimon Peres, Président de l’État et Prix Nobel, décédé en 2016. Par la suite ils ont néanmoins collaboré sur le plan professionnel, et Avital ne s’est jamais exprimée en public à propos des méfaits qu’elle impute maintenant à Peres.


Samir Geagea sur les traces de Bachir Gemayel

 


SAMIR GEAGEA SUR LES TRACES DE BACHIR GEMAYEL


Par Jacques BENILLOUCHE

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Bachir Gemayel et Samir Geagea


Samir Geagea, né le 25 octobre 1952, à Ain-el-Remmaneh (banlieue de Beyrouth), est un ancien chef de milice et homme politique libanais. Pendant la guerre civile libanaise, il était le compagnon de Bachir Gemayel, chef des Forces libanaises, les Kataëb, et lui a succédé quand Bachir a été assassiné en 1982. Il s'était imposé comme son successeur incontesté. Son rôle pendant le conflit est très controversé : accusé et jugé pour de nombreux crimes, dont les assassinats du premier ministre Rachid Karamé, du chef de milice chrétien Tony Frangié, de Dany Chamoun (fils de l'ex-président Camille Chamoun), avec sa femme et ses deux enfants, il a été jugé après la guerre. Il a passé 11 ans en prison entre 1994 et 2005, date à laquelle il a été gracié par le président Émile Lahoud ce qui lui a permis de reprendre place dans la vie politique libanaise.