ASSAD RENVOIE EN IRAN LE
COMMANDANT DU CGRI
Par Jacques BENILLOUCHE
| Jawad Ghaffari |
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ASSAD RENVOIE EN IRAN LE
COMMANDANT DU CGRI
Par Jacques BENILLOUCHE
| Jawad Ghaffari |
Deux éminents dirigeants parmi d’autres
au sein de la plus petite des minorités en France, l’un, au titre du CRIF, l’autre,
au titre de la religion, dirons-nous de la spiritualité, ont jugé pertinent de
prendre formellement position contre un possible candidat à la prochaine élection
présidentiel. Même si leur fonction respective leur assigne, à priori, un rôle
de représentation, comme cela figure dans leurs attributions, sinon de
représentativité, l’un et l’autre ont franchi une ligne rouge. La France est
une république laïque, on ne cesse de le rappeler à ceux et celles qui
voudraient l’instrumentaliser. Chacun peut y exercer en privé, dans son
intimité sa religion. Ce qui s’arrête justement dans cette intimité. Or les
deux interventions en question, éventuellement d’autres, outrepassent cette
limite et cette intimité. Ils ont cru pouvoir s’exprimer au nom d’une
communauté, laquelle ne leur a jamais donné mandat pour parler politique en
leur nom. Comme le disait à son époque Talleyrand : Ce n’est pas une erreur mais une faute. Ici
elle est même double.
MANSOUR ABBAS, L’ISLAMISTE ISRAÉLIEN QUI MONTE
Par Jacques BENILLOUCHE
| Mansour Abbas à la mosquée Al Aqsa |
Personne en Israël ne
connaissait Mansour Abbas sauf pour l’avoir vu défiler avec ses trois amis de
la Liste Arabe. Netanyahou l’a sorti de l’ombre en lui proposant une place dans
son gouvernement pour compenser les voix qui lui manquaient, ouvrant ainsi la
boite de Pandore donnant la possibilité à un député arabe de
soutenir ou de participer à un gouvernement israélien. Le Likoud n’en a pas
profité et c’est le quatuor Bennett, Lapid, Gantz et Saar qui a trouvé le moyen
d’être absous de toute trahison en nommant Abbas ministre délégué au cabinet du
Premier ministre, chargé des Affaires arabes. Ce dentiste de formation a montré
ses capacités d’expert politique puisqu’il a provoqué un bouleversement de la
politique israélienne.
Le général De Gaulle l’avait bien fait savoir, les États n’ont pas d’amis,
ils n’ont que des intérêts. Au fil de trente années de relations diplomatiques
parfois tendues, le président Poutine a reçu Naftali Bennett. Le premier
ministre israélien, conscient de l’importance des liens personnels, s’est
inscrit dans la continuité, en égard au rôle de la Russie à quelques dizaines
de kms de l’État juif. Depuis 2015, les relations sont devenues cruciales car
il y a une convergence partielle des intérêts supérieurs.
RAPPROCHEMENT SYRO-JORDANIEN
Par Jacques BENILLOUCHE
| Abdallah de Jordanie |
La Jordanie et la Syrie ont décidé
de renouer leurs relations diplomatiques après plus de dix années d’hostilité
en raison du soutien jordanien donné aux rebelles qui ont combattu le président
Assad. Le roi de Jordanie Abdallah II a reçu un appel téléphonique du président
syrien Bachar el-Assad qui entérinait ainsi la normalisation des liens rompus après que la Jordanie ait suivi la stratégie de l’Occident qui voulait se débarrasser
du président syrien. Le roi a confirmé à Assad que son pays soutenait
l'intégrité territoriale de la Syrie et les efforts pour préserver sa «stabilité
et sa souveraineté».
| La façade de Maghen Abraham, la dernière synagogue de Beyrouth |
L'ambassadeur du Liban en France, Rami Adwan, a organisé une «réunion
de famille» en l'honneur de la communauté juive libanaise résidant en France,
au siège de l'ambassade, rue Copernic, à Paris. La reconstruction et la
réouverture de la synagogue juive Maghen Abraham à
Wadi Bou Jamil, dans le centre de Beyrouth, en 2014, a été acceptée par tous
les partis libanais, y compris par le Hezbollah.
LES RELATIONS FRANCO-ISRAÉLIENNES À L’AUNE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT
Par Jacques BENILLOUCHE
| Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, Emmanuel Macron et Patrick Maisonnave, Ambassadeur d’Israël en France |
Ce serait un
euphémisme que de dire que les relations franco-israéliennes sous l’ère de
Netanyahou n’ont jamais été un long fleuve tranquille. Le courant ne passait
plus entre deux pays, longtemps alliés, en raison du virage droitiste d’un
gouvernement soumis aux diktats de ses extrémistes. Les relations entre
Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahou étaient parties sur de mauvaises bases.
En effet, lors de son voyage en Israël en septembre 2015 en tant que ministre
de l’Économie, Macron n’avait rencontré que son homologue, Arie Dehry.
L’ambassadeur français de l’époque, Patrick Maisonnave, avait fait une demande
officielle auprès du premier ministre pour une entrevue dans
le cadre d’une visite protocolaire. Mais le conseiller personnel de Netanyahou
pour les affaires françaises avait fortement déconseillé cette rencontre qui
pouvait causer du tort à ses soutiens Nicolas Sarkozy et François Fillon.
| Israël annonce l'arrestation de plus de 20 membres du Hamas en Cisjordanie |
Après le vote du budget par la Knesset, on
assiste depuis peu à une course contre la montre entre Israël et le Hamas. Tous
les ingrédients sont en place. Côté Iran-États-Unis, la reprise des pourparlers
est annoncée fin novembre, leur issue est plus qu’incertaine, en raison de la
position iranienne qui reste catégorique. Le Hamas renforce actuellement ses
appuis et son recrutement dans les territoires contrôlés par l’A.P. et se
prépare dans l’éventualité de son effondrement. L’Égypte souhaite un retour de
l’OLP à Gaza semble-t-il et fait tous les efforts pour faire aboutir l’échange
de prisonniers que le Hamas entend négocier au prix fort. Un succès lui
permettrait de capitaliser à nouveau, comme il le fit déjà après la dernière opération,
malgré le prix humain payé et le sang versé.
LE VOTE DU BUDGET À LA
KNESSET CONFORTE L’UNITÉ DE LA COALITION
Par Jacques BENILLOUCHE
| La joie de la coalition dans les travées de la Knesset |
Le plénum de la Knesset a tenu un débat houleux sur le budget de l'État
dans la nuit du 4 au 5 novembre 2021. Pas moins de 780
amendements ont été discutés. Le projet de loi de Finances pour 2021 avait été
adopté en première lecture en septembre par 59 voix contre 54 et celui
de 2022 par 59 voix contre 53. La Knesset a entériné le
budget de l'État 2021 par 61 voix contre 59 à 5 h 30 le 4 novembre au matin,
donnant à Israël un nouveau budget pour la première fois depuis le 15 mars
2018. Le budget de l'année 2022 a été adopté par 59 voix contre 56, le 5 novembre au petit matin. La loi a passé le cap de la 2ème et 3ème lecture
pour être définitivement adoptée. Ce vote a été acquis à une très faible majorité
mais c’est la règle de la démocratie. Cependant aucune voix de la Liste Arabe
Unie, qui a voté avec la droite et l’extrême-droite, n’a manqué à l’opposition
contrairement aux attentes. Ahmed Tibi a tenu à rester systématiquement un
opposant notoire malgré des avancées obtenues pour sa propre communauté.
Tous les députés de la coalition, en déplacement à
l’étranger, avaient reçu l’ordre de rentrer pour voter. Pas une voix ne devait
manquer. Bennett et les autres ministres, qui l'ont rejoint à Glasgow pour le
sommet sur le climat de la COP 26, sont rentrés immédiatement.
| Rina Shnerb |
Le FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), fondé par George Habache en 1967, a été classé comme organisation terroriste par l’UE, les États-Unis, Israël et d'autres pays. Il est l’auteur de nombreux attentats en Israël et dans le monde, depuis les détournements d’avions des années 1970. Pour la période récente, on peut citer l’assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, le 18 octobre 2011, le massacre de la synagogue de Har Nof en 2014 et le meurtre de Rina Shnerb âgée de 17 ans, le 23 août 2O19.
C’était
la question du débat de ce lundi 1er novembre sur Radio Shalom.
Prévenu quelques heures avant par Bernard Abouaf, le directeur de la station, je
devais précéder les appels d’auditeurs en mettant les choses en perspective.
J’ai donc exposé quelques idées sous forme d’un petit «édito» avant que
notre entretien ne reprenne sous forme d’un court échange à l’antenne.
L’ESPOIR RENAÎT À GAZA QUI
VEUT INVESTIR DANS L’HÉBREU
Par Jacques BENILLOUCHE
| Kamil Abu Rokon |
L’espoir renaît à Gaza car ses habitants voient le bout du tunnel avec le
calme revenu. Le chômage, avec pour conséquence la misère qui en découle, va
progressivement diminuer grâce à la bonne volonté des Israéliens, encouragés à lâcher du lest par les Égyptiens qui souhaitent que leur frontière soit
pacifiée. Le général druze, Kamil Abu Rokon, chef du COGAT (Administration
Civile israélienne dans les Territoires palestiniens) a annoncé avoir délivré
3.000 permis de travail supplémentaires à des Gazaouis portant le total des
permis à 10.000. C’est une grande avancée alors qu’il y a quelques mois encore
Gaza était totalement verrouillée : «La décision d’augmenter le quota
de commerçants a été prise par l’échelon politique à la suite d’une évaluation
de la sécurité sur la question. Les autorisations sont conditionnelles à la
préservation continue de la stabilité de la sécurité de la région à long
terme». La dénomination de «commerçant» est une figure de style pour
ne pas avouer qu’il s’agit de simples ouvriers interdits d’entrer en Israël.
LA COALITION SENSIBLE AU SORT
DES ARABES ISRAÉLIENS
Par Jacques BENILLOUCHE
| Deux soignants arabe et juif prient en pause pendant le Covid |
Le nouveau gouvernement a compris que son rôle était aussi de s’intéresser à la situation économique des villages arabes israéliens. La communauté arabe a montré sa loyauté durant la crise du covid-19 en se dévouant pour soigner toute la population. A l’exception d’extrémistes arabes dans certaines villes mixtes, qui seront vite neutralisés, les Arabes et les Juifs ont décidé de jouer le jeu de la collaboration. On le doit au député Mansour Abbas du parti islamiste Raam qui a compris qu’il devait s’insérer plus en avant dans la politique israélienne sans risquer d’être traité de «collaborateur». Il avait visé juste puisque le gouvernement a approuvé un plan quinquennal pour le développement économique des villes et villages arabes israéliens.
LIEBERMAN SUPERSTAR APRÈS LE VOTE
DU BUDGET D’ISRAËL
Par Jacques BENILLOUCHE
La commission européenne vient de
dévoiler ce qu’elle qualifie de «la toute première stratégie européenne de
lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive». La présidente
de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré : «Nous nous
engageons aujourd’hui à soutenir la vie juive en Europe dans toute sa
diversité. Nous voulons voir la vie juive s’épanouir à nouveau au cœur de nos
communautés… la stratégie que nous présentons constitue un changement radical
dans la manière dont nous réagissons. L’Europe ne peut prospérer que lorsque
ses communautés juives se sentent en sécurité et prospèrent».
| Le port de Beyrouth après la double explosion du 4 aout 2020 |
SAMIR GEAGEA SUR LES TRACES DE BACHIR GEMAYEL
Par Jacques BENILLOUCHE
| Bachir Gemayel et Samir Geagea |
Samir Geagea, né le 25 octobre 1952, à Ain-el-Remmaneh (banlieue de
Beyrouth), est un ancien chef de milice et homme politique libanais. Pendant la
guerre civile libanaise, il était le compagnon de Bachir Gemayel, chef des
Forces libanaises, les Kataëb, et lui a succédé quand Bachir a été assassiné en
1982. Il s'était imposé comme son successeur incontesté. Son rôle pendant le
conflit est très controversé : accusé et jugé pour de nombreux crimes, dont les
assassinats du premier ministre Rachid Karamé, du chef de milice chrétien Tony
Frangié, de Dany Chamoun (fils de l'ex-président Camille Chamoun), avec sa
femme et ses deux enfants, il a été jugé après la guerre. Il a passé 11 ans en
prison entre 1994 et 2005, date à laquelle il a été gracié par le président
Émile Lahoud ce qui lui a permis de reprendre place dans la vie politique
libanaise.