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vendredi 30 mars 2018

La vieille voisine par Jean SMIA



LA VIEILLE VOISINE

Le billet d'humeur de Jean SMIA

            
Mireille Knoll

          On l’a tous connue, cette vieille voisine esseulée. Plusieurs fois par semaine, on aperçoit et on oublie cette ombre claudicante qui ramène sa demi baguette ou qui tente de décoincer son caddie bloqué par la porte de l’ascenseur qui ferme trop vite pour elle. Et plus d’une fois, on s’exaspère d’attendre, devant l’ascenseur ouvert, qu’elle parvienne à refermer sa boîte aux lettres.


         

          Tous les gosses de tous les immeubles la connaissent cette vieille-là. C’est la seule qui n’a jamais oublié d’acheter des bonbons pour Halloween : cette seule fois de l’année où ces enfants lui adressent la parole. Entre empathie, compassion ou indifférence, le seul sentiment qu’un être humain normalement constitué ne puisse ressentir à son égard est la détestation.
            Et pourtant, parmi ces gosses, on constate que l’éducation donnée à certains les a menés à persécuter, martyriser et tuer cette sorte de vieilles gens. Et que cela devient itératif. Par-delà toutes les locutions, allocutions et tous les débats d’érudits spécialistes qui nous parlent de la Constitution Nationale, de Salafistes, d’islamophobie, de territoires perdus de la république, de déradicalisation (comme si ça existait) et d’autres sujets qui nous les font paraître savants, les questions qui me taraudent s’adressent à Monsieur Cyrulnik ou d’autres psychologues ou psychiatres :
            Quelle sont les techniques employées pour transformer des enfants en assassins ? La nécessité de tuer un mécréant leur est-elle devenue impérative ? À combien évalue-t-on le nombre d’enfants qui, ayant suivi le même parcours éducatif, hésitent, aujourd’hui, à accomplir leur «mission» ? La publicité donnée à ces actes est-elle un facteur déclenchant ?
             J’ai aussi des questions pour les juristes : Comment établir la coresponsabilité de ces «éducateurs» dans ces assassinats ? Est-ce que le délit d’incitation au meurtre peut être retenu ? Ce délit est-il convenablement défini et suffisamment pénalisé ? Pourquoi est-ce au plaignant d’avoir à faire la preuve qu’un acte raciste a été commis ?

Radouane Ladkim

            En parallèle, lorsque, dans le quartier Ozanam, lieu de résidence de Radouane Lakdim, on constate la présence d’une large population qui rêve de jouer au foot avec des têtes de décapités, on ne peut que se poser la question de savoir combien il existe de quartiers semblables, en France. Pourtant, dans le monde actuel où les moyens techniques de connaître le ressenti d’une population sont légions, il serait assez facile d’investiguer.
            Il me semble à moi que c’est le résultat de cette investigation qui donnerait le vertige à nos responsables. Autant donc faire l’autruche et continuer à parler en «Yaourt» et en 49-3.

5 commentaires:

AMMONRUSQ a dit…

Oui,toutes ces questions nous sommes nombreux à nous les poser, chaque jour et les politiques semblent ne pas être des gens comme nous car ils ne se les posent jamais, ou tellement peu souvent ! bonne journée

Marianne ARNAUD a dit…

La vieille voisine c'est moi ! Bon d'accord, je n'ai jamais de bonbons pour Halloween mais je sais recruter comme personne, les jeunes garçons dans ma rue, qui en échange de quelques pièces, viennent m'aider à capturer les pigeons qui sont nés chez moi, le jour où j'ai décidé d'organiser leur envol par la fenêtre !

La honte de la France et donc, notre honte à tous, c'est que notre pays est le seul pays d'Europe où on tue encore des Juifs parce qu'ils sont juifs !
Mireille Knoll n'est qu'une parmi les nombreux Juifs massacrés en France depuis quelques années.

Le Crif a organisé une Marche blanche en mémoire de Mireille Knoll, et c'est bien ! Mais quelle mouche politicienne a piqué son président pour qu'il tweete que : "ni Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis, ni Marine Le Pen et le FN, ne seront les bienvenus" ? Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont-ils appelé à la mort des Juifs, ou se sont-ils réjouis de l'assassinat de quelque Juif que ce soit ?

Et voilà le fils de Mireille Knoll obligé de reconnaître : "Le Crif fait de la politique, moi j'ouvre mon coeur à tout le monde" et, en contradiction avec le Crif, d'appeler "tout le monde sans exception" à participer à cette marche en mémoire de sa mère.
Pour l'instant force est de constater que les familles des victimes crient dans le désert. Si Malek Boutih reconnaît enfin que "les Juifs ne sont plus en sécurité en France", monsieur Castaner patron des députés LREM, n'en démord pas, "la banalisation de l'antisémitisme" n'est que l'occasion d'une "course à l'échalotte entre Marine Le Pen e Laurent Wauquiez."

Tout le monde attend que le président Macron sorte de son silence. Il faudra qu'il annonce les mesures anti-terroristes qu'il compte prendre pour protéger les Français, et ne plus se contenter de leur expliquer qu'il faudra qu'ils s'habituent au danger dont personne ne sait comment venir à bout, à moins de s'en prendre à la religion du "vivre ensemble" et du "pas d'amalgame" qui nous a mené là où nous en sommes.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Chère Marianne,

Il y a longtemps que j'ai écris que le CRIF n'est pas une organisation représentative et que ses actions sont timorées.

https://benillouche.blogspot.co.il/2016/01/des-institutions-juives-francaises.html

En ce qui concerne cette marche, le CRIF a prouvé son inutilité car on ne doit refuser aucun soutien surtout de certains opposants. Récuser la présence du député Collard alors qu'il s'est souvent exprimé à la tribune de l'Assemblée pour Israël et contre les islamistes, n'est pas une erreur, c'est une faute mais les Juifs ont les dirigeants qu'ils méritent.

Marianne ARNAUD a dit…

Cher monsieur Benillouche,

Le 29 mai 2016, Francis Kalifat (!) a été élu président du Crif par 300 électeurs présents ou représentés, réunis en Assemblée générale, qui l'ont élu à main levée (!). Le nouveau président a réaffirmé "vouloir préserver l'indépendance politique du Crif et son refus de tout dialogue avec l'extrême gauche comme avec le Front National"(!). En revanche il a assuré vouloir "promouvoir le vivre-ensemble avec l'ensemble des acteurs" (!) seul moyen d'aboutir à "l'apaisement de notre société."(!)
Source : Le Parisien du 29 mai 2016 (les points d'exclamation sont de moi)

On peut dire que pour "l'indépendance", cela laisse à désirer. Quant à "l'apaisement", on a vu, et on n'a sans doute pas fini de voir !

Très cordialement.

Jean Smia a dit…

Mes deux derniers « papiers » tendaient à sensibiliser les lecteurs sur mes soupçons d’une possible « Kossovardisation » de certains quartiers de France alimentée par le clientélisme de nombre de politiques de tous bords.
Or l’échange entre Jacques et Marianne montre que mon message n’est pas passé et que les querelles politiciennes continuent à obstruer le raisonnement et la projection.
Un colonel de gendarmerie se fait égorger parce qu'il est soldat Français, une aïeule se fait bruler vive parce qu'elle est juive et vous, vous chamaillez pour la couleur de la robe de Marine Le Pen si elle avait été invitée !!!