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mercredi 28 mars 2018

Daesh en France : la contamination djihadiste



DAESH EN FRANCE : LA CONTAMINATION DJIHADISTE

Par Jacques BENILLOUCHE

Copyright © Temps et Contretemps

            
Le terroriste de l'Aude

          Il fallait s’y attendre après les vidéos de menaces qui font encore froid dans le dos. Il ne fait aucun doute qu’il y aura, par mimétisme djihadiste, beaucoup d’autres attaques en France. Daesh refuse de désarmer et de s’estimer vaincu. Alors, ses miliciens rescapés se rabattent sur l’Europe désarmée devant un mal auquel elle n’est pas préparée ou n’a pas voulu se préparer malgré les mises en garde israéliennes. Face aux mesures draconiennes prises par les Israéliens contre les terroristes, les Européens ont condamné au lieu de compatir ou de s’unir contre la lèpre envahissante. Le groupe terroriste Daesh n’est pas éradiqué malgré les défaites qu’il a subies en Syrie et en Irak et son seul but à présent réside dans des attaques perpétrées par ceux qui ont réussi à fuir le théâtre des combats au Proche-Orient.



ADN du terrorisme

            Les menaces sécuritaires, qui ont plané sur Israël, ont atteint l’Europe devenue l'ennemie numéro un de Daesh. La France, grâce aux services de renseignements occidentaux, voire israéliens, savait pourtant qu’elle était la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités. Sa position géographique au centre du continent facilitait l’entrée de djihadistes qui sont parvenus à se noyer dans la masse des immigrés maghrébins. L’ampleur de la menace et les variantes des formes qu'elle peut prendre ont prouvé que le dispositif de lutte antiterroriste est devenu moins efficace qu’auparavant.
            Les terroristes de Daesh ont les moyens financiers pour acquérir toutes les armes dont ils ont besoin et pour organiser des attaques de masse. La théorie rassurante des loups solitaires fait illusion. Un terroriste a besoin de soutien, de base de repli, de conseil et d’armement qui lui sont donnés par des gourous qui restent dans l’ombre. Mais pour l’instant, contrairement à Israël, la France ne s’est pas donnée les moyens pour lutter efficacement contre le terrorisme et surtout pour le prévoir parce qu’elle n’a aucune vision à long terme. Les policiers ont des difficultés à infiltrer les réseaux et au sein de différentes structures, souvent concurrentes, ils sont vite débordés. Il ne peut exister de sécurité intérieure ou extérieure car les terrorismes sont interconnectés, sont mondialisés.

            Avec Al-Qaeda d’abord, puis Daesh aujourd’hui, les organisations terroristes se sont bien implantées sur le sol français, souvent dissimulées au cœur du quotidien. La France n’est pas un adversaire à combattre mais une terre à conquérir. Malgré la cinquième armée du monde, elle n’a pas modifié ses méthodes alors que les salafistes recrutent ouvertement de nouveaux adeptes chaque jour, souvent en les convertissant à l’islam.
            La France n’est pas à l’abri de frappes massives qui doivent provoquer un maximum de victimes. Il ne s’agit plus d’attaquer des objectifs pour leur valeur symbolique ou stratégique mais plutôt en fonction du nombre de victimes potentielles. Ce fut le cas dans le supermarché de l’Aude où les victimes ont été minimisées grâce eu sang-froid et au courage d’un colonel de gendarmerie qui a laissé sa vie. Daesh possède une structure quasiment parfaite en France avec des hommes invisibles, enterrés au plus profond de la société, qui n’éveillent jamais le soupçon ou la méfiance. Bien au contraire, ils l’endorment.
Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame

            Le combat ne peut pas être circonscrit uniquement dans l’Hexagone. Il faudrait une agence de renseignement transnationale, infiniment plus efficace et dotée de pouvoirs beaucoup plus étendus que ceux des services nationaux. Les terroristes utilisent souvent des méthodes simples, archaïques ou rudimentaires alors que l’espionnage moderne investit des ressources humaines et financières considérables pour analyser les données suspectes qui transitent sur Internet, à l’aide d’algorithmes chaque jour plus puissants. Incapables de rivaliser avec les super-ordinateurs, les terroristes reprennent possession du terrain de manière basique, en utilisant nos rues et nos forêts pour établir un système de communication indétectable, que les «as» de la DCRI ou même de la NSA semblent bien incapables de démanteler.
            Les agents djihadistes, qui prospèrent actuellement en France, connaissent parfaitement notre système et fonctionnent à l’inverse de tout ce que l’on pourrait attendre d’une organisation terroriste. En plaçant les salafistes sous surveillance, en établissant des «profils S» aux antipodes de la réalité, la police joue le jeu des futurs kamikazes, que personne ne peut aujourd’hui repérer au sein de la population française. Un véritable cauchemar.
            Depuis le début de la guerre, la Syrie a présenté des risques très particuliers que les Européens ont voulu minimiser. Ce pays a exercé un attrait bien plus puissant que l’Afghanistan ou l’Irak pour les aspirants au djihad. D’abord, parce que le voyage discret ne pose aucun problème. Des centaines de milliers de Français font du tourisme en Turquie dont les autorités ne procèdent à aucun contrôle sur les vols intérieurs. Les visas longue durée s’obtiennent facilement, et certaines brigades syriennes possèdent même des relais au sein de l’immigration turque, pour modifier les dates d’entrée de leurs combattants. La frontière est accessible facilement, sans se faire repérer. Les candidats djihadistes trouvent immédiatement des contacts dans les mosquées d’Antakya ou de Reyhanli.

            Grâce à la dimension religieuse du conflit, les jeunes en quête de spiritualité entrent facilement dans la guerre. Le Coran prétend que la fin des temps débutera par une guerre en Syrie, et cela explique que les djihadistes sont convaincus qu’en participant au conflit, ils iront tout droit au paradis. Le conflit échappe à sa dimension politique pour devenir une affaire entre Dieu et le salafiste. En participant aux carnages, des jeunes vivant en France et souvent français, ont la conviction d’accomplir la volonté de Dieu sur terre.  Or, la guerre contre le terrorisme doit prendre une autre dimension, loin des clichés habituels. Israël a une forte expérience dans ce domaine, pour avoir perdu beaucoup d’innocents. Il s’agit à présent de mettre les moyens en commun pour éradiquer le mal en Europe. Le terrorisme islamiste reste la menace majeure pour les pays civilisés.

5 commentaires:

Véronique ALLOUCHE a dit…

La CNIL vient d’interdire l’application israélienne Reporty mise en service à Nice au prétexte qu’elle la juge trop intrusive. Trop de liberté tue la liberté!

AMMONRUSQ a dit…

Ce sont des imbéciles, ils préfèrent qu'il y ait des morts et pourtant l'Europe a été prévenue à commencer par la France !

Marianne ARNAUD a dit…

Un pays qui se refuse à prendre les mesures indispensables pour protéger ses ressortissants de la mort, n'est plus un pays :

https://www.youtube.com/watch?v=7FVxBhfVnA0

denis sabrié a dit…

C'est pas la joie..l'Etat français a toujours un temps de retard et continue d'accueillir 20 000 ficher S, au lieu de les expulser avec leur famille dans les pays d'origine..bref, le gouvernement français est incapable d'assurer la sécurité de ces concitoyens , c'est pathétique...
Le chanteur Asaf Avidan est en tournée en France, il passe à Cahors début juin,j'espère que les mesures de sécurité seront à la hauteur...

Avraham NATAF a dit…

L'article a bien analyse et a peut être sous estime les emotions; un haut grade de la gendarmerie fait face au terroriste, désarme et perd la vie. c'est un authentique héros qui se sacrifie pour sauver d'autres vies. un coin oublie de France avec des gens paisibles agresses. Le peuple français révolte cherche et trouvera de bons leaders, l'Islam modéré perd de sa crédibilité tout comme les politiciens qui prônent la patience en attendant la fin de l'orage, dépassé par la seconde generation, a la derive, issue immigration musulmane.