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mardi 27 décembre 2016

Résolutions de l'ONU par Alain PIERRET



RÉSOLUTIONS  DE  L’ONU : 181 ET 2334

Par Alain Pierret 
Ancien ambassadeur de France

            

          Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la résolution 181 qui définissait un plan de partage entre Arabes et Juifs vivant en Palestine sous mandat britannique. Ce texte prévoyait que serait considérée «menace contre la paix, rupture de paix ou acte d’agression […] toute tentative visant à modifier par la force le règlement prévu par la présente résolution» et que «le mandat pour la Palestine prendra fin aussitôt que possible et, en tout cas, au plus tard le 1er août 1948».



            En raison des troubles croissants qui secouaient le pays, les Britanniques l’annoncèrent pour le 15 mai, jour de Shabbat, ce qui amena Ben Gourion à proclamer la veille l’indépendance d’un État d’Israël. Les pays arabes du Proche-Orient, qui avaient refusé ce plan, entrèrent aussitôt en guerre et la perdirent. La partie dévolue aux Palestiniens fut occupée, partiellement dans le conflit qui s’ensuivit, totalement après la Guerre-des-Six-Jours.
            Le 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité a voté la résolution 2334 qui condamne Israël pour sa politique continue de colonisation des territoires et de Jérusalem-Est dont le statut spécial avait d’ailleurs été dénoncé par Israël au lendemain de la Guerre-des-Six-Jours. La boucle est-elle bouclée ? Certainement pas. 
          Selon les Palestiniens, il s’agit d’un vote historique, d’un camouflet pour les Israéliens, pour ceux-ci d’une décision honteuse. Le rapport de force joue naturellement en faveur de ces derniers. Pour combien de temps ? Nous n’en sommes pas encore à l’application du chapitre VII de la Charte (Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’actes d’agression), ne serait-ce que parce qu’il concerne uniquement des États souverains, ce que n’est pas la Palestine (le sera-t-elle un jour, et sous quelle forme ?).
            Mais aujourd’hui, bien que les pays arabes voisins soient «hors-jeu», comme me l’avait dit un jour Yitzhak Rabin à propos de l’Europe et de la France, les Palestiniens peuvent compter sur le soutien de la quasi-totalité du monde, notamment occidental. Il est regrettable, au demeurant, que le président américain ait attendu la fin de sa mandature pour retenir son droit de veto.
Hubert Védrine

            En septembre 1997, peu après son entrée en fonction au Quai d’Orsay, Hubert Védrine qualifiait déjà le (premier) gouvernement Netanyahou de «catastrophique». M’adressant à celui que j’ai connu député à la Knesset, je le dirai désormais malhonnête, imposteur. Comment juger autrement un responsable politique qui depuis plusieurs années s’affirme prêt à admettre un État palestinien souverain, mais s’emploie par tous les stratagèmes possibles à en empêcher la construction ?
            Le peuple israélien que j’admire, que j’aime, ne devrait pas oublier ce que Ben Gourion lui-même, père fondateur de cet État d’Israël, affirmait devant les chefs de l’armée le 4 avril 1957, voici bientôt 60 ans : «À mon avis, la condition de notre existence repose sur notre valeur morale ; si, aux yeux du peuple et du monde, nous perdons le droit moral à notre existence, Israël ne pourra survivre». En cette semaine de Hanoukka, fête des Lumières, je lui souhaite d’ouvrir ses yeux.


3 commentaires:

Richard GHOZLAND a dit…

Nous reviendrions purement et simplement à la case départ , en gommant 70 années passées: expliquez-moi alors par quel miracle , ces Palestiniens qui opposaient un refus absolu à la résolution de l'ONU de 1947 , se montreraient plus conciliants en 2017 , 70 après ?
Le rapport de force Iéna faveur d'Israël toutes ces années lâ a-t-il été exempt de toute morale et du souci de rendre justice â l'adversaire ?
La cause palestinienne est-elle innocenté de toute tentation
Islamiste ?
L'occident qui se prévaut de loyauté et d'honnêteté dans cette affaire ne veut-il pas sacrifier , soit-disant par souci d'équité , Israël à l'autel de cet islamisme qu'il craint pour lui-même ?
On comprend que les Palestiniens préfèrent d'en remettre à eux plutôt que de risquer un dialogue direct avec les Israéliens ces voisins encore considérés comme des intrus qu'il faut combattre ou contrer

Herve23 a dit…

On ne pouvait mieux le dire, Mr Ghozland !

andre a dit…

Le texte de M.Pierret est un copié collé de tout ce qui est décidé au Quai d' Orsay concernant ce peuple d'élite , sûr de lui même et dominateur !