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lundi 16 septembre 2013

ISRAËL APRÈS LA SYRIE



ISRAËL APRÈS LA SYRIE

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps
                 
John Kerry à son arrivée à Ben Gourion

          S’étant délestés de l’affaire syrienne, les Américains vont pouvoir à présent concentrer leurs efforts sur le conflit israélo-palestinien. Le demi-échec des accords d’Oslo ne semble pas les refroidir. Le secrétaire d'État américain John Kerry est arrivé, le 15 septembre 2013 à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, pour une rencontre de quelques heures à Jérusalem avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. La rencontre prévue pour une durée de 3h30 devrait porter sur l’affaire syrienne et sur négociations israélo-palestiniennes en cours.



Armement chimique syrien




John Kerry renoue ainsi avec les navettes qu’il avait entreprises à la fin juillet qui ont permis de ranimer le processus de paix moribond. Libéré du poids de la Syrie, il ne pourra cependant pas s’abstenir d’évoquer l’affaire de l’arsenal chimique syrien. Selon les experts locaux, il compte demander l’aide des Israéliens pour l’application de l’accord de Genève, en particulier pour vérifier la conformité des engagements de Bachar Al-Assad. Israël en effet aurait des informations très précises sur le lieu de stockage des armes chimiques et sur les transferts qui ont pu avoir lieu depuis quelques semaines en prévision d’une frappe américaine.

Or les Syriens n’ont qu’une semaine pour fournir la liste des sites de stockage des armes chimiques. Selon Avigdor Lieberman, ancien ministre des affaires étrangères et leader de Israël Beïtenou : «Nous n’allons comprendre les intentions d'Assad que dans une semaine , quand il sera censé remettre une liste complète de toutes les armes chimiques à sa disposition, et je pense qu’Israël a des idées précises sur les armes chimiques qu'il détient».
Avigdor Lieberman

Israël avait tenu à garder une position neutre dans l’affaire syrienne après avoir, dès le départ, marqué son opposition à une frappe américaine contre les bases chimiques. L’Histoire lui a donné raison puisque les Américains ont été amenés à négocier, ce que Benjamin Netanyahou n’a cessé de conseiller à Obama. Israël reste cependant prudent sur l’accord américano-russe car l’important reste sa mise en œuvre qui requiert de gros moyens mais surtout une franchise syrienne à toute épreuve. Les dirigeants israéliens se montrent très sceptiques sur les possibilités d’inventaire des armes chimiques détenues par les Syriens qui ont été disséminées à travers tout le pays et souvent enfouies dans des sous-sols bétonnés.
Sylvain Shalom

Pour le ministre de l’eau et du développement régional, Sylvain Shalom : «Le vrai test de l'accord entre Washington et Moscou sera sa mise en œuvre car il y a eu dans le passé de nombreux accords similaires qui n'ont servi qu'à gagner du temps». Le ministre des Affaires stratégiques, Youval Steinitz, a émis les mêmes réserves : «En raison de l'instabilité en Syrie, la mise en application de cet accord peut prendre beaucoup du temps. Il est probable qu'ils vont essayer de cacher les armes chimiques».


CIAC


L'ONU a reçu la demande d'adhésion de la Syrie


Mais les dirigeants israéliens craignent que les Américains profitent de l’occasion syrienne pour mettre sur la table la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC) et pour pousser les Israéliens à la ratifier. Ce traité international de désarmement, qui interdit la mise au point, la fabrication, le stockage et l'usage des armes chimiques, est entré en vigueur le 29 avril 1997. Israël et la Birmanie l'ont signé mais pas ratifié.  Cinq États demeurent encore en dehors de la Convention : l’Angola, la Corée du Nord, l’Égypte, la Syrie et le Soudan-Sud.

Avigdor Lieberman a pris les devants en excluant tout changement de la part d’Israël : «Nous ne pourrons signer un tel traité que lorsque le Moyen-Orient sera complètement transformé en un nouveau Moyen-Orient» 

Israël est convaincu qu’il va faire l’objet de pressions constantes à la fois sur cette convention et sur les négociations de paix mais sa position sur la Syrie démontre que ses analyses restent les meilleures et que les Américains devraient plus souvent s’en inspirer.


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il serait temps qu'alquaida s'occupe de la france,pour qu'holand s'en intéresse aussi..