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dimanche 29 avril 2018

Une Europe à poils de loup par Jean SMIA



UNE EUROPE À POILS DE LOUP

Le billet d'humeur de Jean SMIA

            
          Il est facile de constater à quel point l’évolution islamiste d’Erdogan se calque de plus en plus sur les idéaux des Loups Gris. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces derniers : C’est une organisation armée ultra-nationaliste turque, néo-fasciste, anti-communiste, anti-grecs, antikurdes, anti-arméniens, homophobe et antisémite.



Loups gris turcs

            Dans les années 1990, des ultra-nationalistes religieux, considérant le mouvement comme bien trop laïc, créent le mouvement alperen ocakları. Les loups gris sont à l’origine d’actions violentes, contre la gauche, l'extrême-gauche et les minorités ethniques et religieuses dans les années 1970. En 1981, Mehmet Ali Ağca, membre des loups gris, tenta d'assassiner le pape Jean-Paul II. Les loups gris ont des liens étroits avec la mafia turque. 
            Aujourd'hui, ce mouvement armé infiltre et exporte sa politique en Europe et ailleurs. En Allemagne : sous le nom de «fédérations des associations des idéalistes turcs démocrates en Europe» (avrupa demokratik ülkücü türk dernekleri federasyonu), ainsi qu’aux Pays-bas, en Suède et en Belgique. De même, on leur trouve des liens dans d’autres régions turcophones : Azerbaïdjan, Asie centrale, Balkans et Caucase pour propager l'idéologie panturque. Ils sont solidaires des mouvements nationalistes d'autres peuples (tchétchènes, bosniaques, albanais).
             Ainsi, nous avons un traité d’alliance (OTAN), qui nous lie à un pays dont la lente dérive fait que ses idéaux sont, à présent, à l’opposé des idéaux de toutes les autres nations signataires de ce traité. Or, pour leur défense, tous ces pays (sauf la France) en sont restés à compter sur la protection des États-Unis quant à leurs libertés ou leur indépendance. Ce qui fait qu’à Bruxelles : l’élaboration d’une force de dissuasion européenne n’a pas la moindre chance d’être envisagée. Et pourtant, en cas de clash, aujourd’hui, il n’y a pas la moindre chance, non plus, que Trump agisse comme Roosevelt, et envoie des G.I. en Europe.    
            À cela se rajoute l’attitude équivoque de la Turquie envers Daesh, ses câlins avec les Ayatollahs et les Poutines. Comment alors s’étonner que de nombreux électeurs d’Europe se laissent séduire par des partis que nos media, si politiquement corrects, qualifient dédaigneusement de «populistes» ? Le ver est dans le fruit, mais ils discutent de la couleur de son nouvel emballage !!!

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