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lundi 30 avril 2018

La fin du déni par Gérard AKOUN



LA FIN DU DÉNI

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM

            

          Trois cent personnalités issues de divers horizons, politiques, littéraires, artistiques ont signé un manifeste paru dans le Parisien daté du dimanche 22 avril 2018 pour dénoncer «l’antisémitisme musulman» un «nouvel antisémitisme» qui provoquerait, le conditionnel est de la journaliste du Monde qui rapportait l’information, «une épuration ethnique à bas bruit» dans certaines zones d’Île de France à l’encontre des familles juives.



            Parler «d’épuration ethnique», même à bas bruit, peut paraître excessif, mais cette journaliste semble ignorer ou mettre en doute le fait que des milliers de familles juives, ont quitté la France pour émigrer vers un autre pays ou ont effectué une migration intérieure parce qu’elles étaient menacées par des islamistes radicaux. Elles ont, quand elle en avait les moyens, quitté en région parisienne, certaines banlieues, certaines cités pour venir vivre à Paris car elles pensaient y être plus en sécurité. Leurs enfants avaient été obligés de quitter l’école publique, l’école de la République, sur les conseils de l’administration scolaire qui ne pouvait plus y assurer leur protection.
            Ils sont allés grossir les effectifs des écoles confessionnelles qui avaient l’avantage d’être sous protection policière. Ces Français juifs avaient surtout l’impression d’être seuls face à cet antisémitisme de type nouveau que la société française ne voulait pas reconnaitre car elle avait du mal à admettre que des musulmans, eux-mêmes victimes du racisme, puissent être racistes. Pendant une longue période, ces violences contre les Juifs furent attribuées à l’importation, en France, du conflit israélo-palestinien. Il fallut malheureusement que des attentats se produisent en France, qu’ils frappent indifféremment des Français de toutes origines, et pas seulement des cibles juives, pour qu’on prenne la mesure de ce terrorisme.
Marche Mireille Knoll

            L’État, les gouvernements qui se succédèrent, assumèrent leur responsabilité vis-à-vis des Juifs de France, des phrases très fortes furent prononcées : «La France sans les Juifs de France ne serait plus la France», les écoles, les synagogues, les centres culturels furent placés sous protection, mais une crainte tourmentait ces Juifs, devraient-ils seuls assumer la lutte contre l’antisémitisme ?  Je pense que chaque Juif en se rendant à la marche blanche en hommage à Mireille Knoll s’est interrogé : «serons-nous seuls ?». Nous ne l’étions pas.
            La lutte contre ce nouvel antisémitisme, sans négliger pour autant l’ancien, doit être celle de tous les Français qu’ils soient juifs, chrétiens, musulmans, croyants ou incroyants. Ce manifeste, que l’AFP a jugé virulent, a le mérite de mettre en lumière la dangerosité de l’antisémitisme musulman pour toute la société et pour les musulmans eux-mêmes. Certaines formulations sont maladroites, mais on ne peut plus fermer les yeux. Il met fin au déni.
            Trente imams «indignés» ont répondu mardi dans une tribune publiée dans le journal Le Monde. Ils y ont exprimé, d’abord, 
«toute leur compassion pour nos concitoyens qui ont été touchés directement ou indirectement par le terrorisme et les crimes antisémites qui ont frappé aveuglément notre pays.  Ils ont précisé ensuite : « Si nous avons décidé de prendre la parole, c’est parce que la situation pour nous devient de plus en plus intenable et parce que tout silence de notre part serait désormais complice et donc coupable…… Nous sommes   indignés en tant que français touchés par ce terrorisme ignoble qui nous menacent tous. Nous sommes indignes en tant que musulmans comme le reste de nos coreligionnaires musulmans paisibles qui souffrent de la confiscation de leur religion par des criminels » ils ont ajouté « notre indignation est aussi religieuse en tant qu’imams et théologiens qui voyons l’islam tomber dans les mains d’une jeunesse perturbée, ignorante et désœuvrée. Une jeunesse naïve, proie facile pour des idéologues qui exploitent son désarroi.  Depuis plus de deux décennies, des lectures et des pratiques subversives sévissent dans la communauté musulmane, générant une anarchie religieuse, gangrénant toute la société».
Dalil Boubaker

            Ce discours de vérité tranche avec celui d’un Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris qui a déclaré en réponse au manifeste : «le procès injuste et délirant d’antisémitisme fait aux citoyens français de confession musulmane et à l’islam de France présente le risque patent de dresser les communautés religieuses entre elles».  Dalil Boubakeur et d’autres personnalités musulmanes restent dans le déni. Tout est amour dans l’islam ! Alors que chacune des trois religions monothéistes peut trouver dans son corpus des textes qui sont violents, racistes et des textes qui prêchent l’amour du prochain.
            Il était maladroit de la part des signataires du manifeste de demander : «que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des Juifs, des Chrétiens, des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologique. Cette demande est impossible à satisfaire dans la mesure où les versets du Coran, révélation divine, ne peuvent être abrogés. Ils peuvent par contre être interprétés par rapport à notre époque et à nos sociétés. Et tout dépend des choix que l’on fait dans ce que l’ont veut enseigner ou transmettre. Ces deux textes sont importants, ils ont pour objectif la défense de la République et de la laïcité.

3 commentaires:

Véronique ALLOUCHE a dit…

L’épuration ethnique n’est pas un terme maladroit. Lorsque des enfants de la république ne peuvent plus fréquenter l’école laïque parce que juifs, alors oui on peut parler d’épuration ethnique. Lorsque depuis des années le rectorat ferme les yeux sur les difficultés du corps professoral (à ce sujet lire le Spécial Charly Hebdo qui vient de paraître et qui transcrit les témoignages des enseignants), alors c’est que la démission se révèle être au plus haut niveau.
Dans ce contexte, ce manifeste relève du salut public et aucun mot n’est à retirer.
Bien cordialement
Véronique Allouche

YAAKOV NEEMAN a dit…

La photo où l'on voit, au premier rang de ce défilé, des gens tenant une rose à la main est touchante. Touchante de naïveté, touchante de vanité. Ce que j'aimerais savoir, c'est qui sont ces 30 immams "inignés". Leur "indignation" semble vraie, bien qu'il faille aussi prendre en considération le fait que l'adversaire maîtrise l'arme du double langage. En tout cas, les conditions semblent réunies pour que les adorateurs du Coran entament leur "révolution talmudique" : à savoir, l'analyse critique des haddits et autres articles de cette loi prétendument divine. Pour sa part, le peuple juif -- dont la France n'aura été qu'une étape dans la longue marche du retour vers Israël après la destruction du Seconde Temple -- a déjà accompli cette révolution intellectuelle. Ce sont les 60 traités du Talmud. Lesquels nous enseignent entre autres le danger de suivre A LA LETTRE les ordres du Très Haut. Pour preuve (par exemple) : le précepte "Oeil pour oeil, dent pour dent (etc.)" ne doit JAMAIS être entendu au sens littéral. Bon courage aux 30 immams. Sachez que c'est nous qui serons indignés si vous n'allez pas au bout de votre indignation.

Israël-Anderhuber Ingrid a dit…

Vous dites : "Cette demande est impossible à satisfaire dans la mesure où les versets du Coran, révélation divine...". "REVELATION DIVINE" ?!!! En êtes-vous sûr ?
Gérard Akoun, il faut savoir que le Coran a été "révélé" à Mahomet par un certain ange nommé Gabriel. Or, ce même ange Gabriel, environ 700 ans avant sa "révélation" à Mahomet, avait dit, de la part de DIEU, Dieu de la Bible, à une certaine Marie, fiancée à un certain Joseph, un descendant du roi David, de la tribu de Juda, ceci :
"Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus ("Sauveur"). Il sera grand et sera appelé FILS DU TRES-HAUT, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin. Marie dit à l'ange : Comment cela se produira-t-il puisque je ne connais pas d'homme (en d'autres termes :"je ne couche pas avec un homme") ? L'ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra sera appelé FILS DE DIEU..." (Bible, Evangile de Luc, chapitre 1, versets 31 à 35)
Par conséquent, lorsque vous dites ici que le Coran est une "révélation divine" et qu'il est notoire que l'Islam clame haut et fort que "Allah est Dieu", que "Mahomet est son prophète" et que "Dieu n'a pas de fils", que faut-il penser ?
On est en droit de penser ceci :
- Ou bien l'ange Gabriel fait Dieu menteur puisqu'il a prophétisé, de la part de ce dernier, que JESUS EST LE FILS DE DIEU, à cause de l'origine DIVINE de sa conception ;
- Ou bien l'ange de la "révélation" à Mahomet n'est pas l'ange Gabriel mais un usurpateur d'identité...
Comme ce que Gabriel, de la Bible, a prophétisé de la part du Dieu de la Bible s'est accompli parfaitement, il ne fait aucun doute pour moi que l'ange de la "révélation" à Mahomet n'était l'ange Gabriel, Messager du Dieu de la Bible, par conséquent, le Coran n'est absolument pas une "révélation divine"... Je n'irai pas plus loin ici.