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lundi 27 juin 2016

La France : d'une initiative de paix à l'autre par Alain PIERRET




LA FRANCE : D’UNE INITIATIVE DE PAIX À L’AUTRE

Par Alain PIERRET
Ancien Ambassadeur de France en Israël


Comme on sait, la proposition avancée par Laurent Fabius d’organiser à Paris une conférence internationale sur le conflit israélo-israélien a beaucoup agité le monde politico-médiatique au moment de la réunion préparatoire tenue le 3 juin dernier.





Arafat Mitterand

Le président Mitterrand avait déjà lancé un projet analogue en décembre 1985. En soi, le principe était bon. Encore eut-il fallu que notre pays adoptât une attitude équilibrée entre les parties en cause. Ce ne fut pas le cas : décrets publiés au J.O. en 1985 et 1993 fixant à Tel Aviv la capitale d’Israël, réception d’Arafat à l’Élysée le jour où les Juifs commémorent la Shoah, positions pro-palestiniennes et défense de Saddam Hussein lors du conflit du Golfe, ne pouvaient que mener à l’échec. Ce fut en effet le cas à la conférence de Madrid fin 1991 organisée par d’autres pays que le nôtre.
J’ai suivi ce processus attristant tout au long de mon séjour en Israël (juillet 1986-août 1991). En reprendre l’idée 25 ans plus tard n’aurait pu qu’être bénéfique, à condition que les Israéliens aient la mémoire courte et, surtout, que nous ne commettions pas, dès le départ, d’invraisemblables bourdes tels :
- la promesse d’une reconnaissance unilatérale en cas d’échec, ce qui ne pouvait que conduire les Palestiniens à attendre sans bouger une année de plus. Avoir fait machine arrière aussitôt Laurent Fabius parti du Quai pour le Conseil constitutionnel ne saurait modifier les sentiments profonds des Israéliens, d’autant qu’aujourd’hui Benyamin Netanyahou est autrement plus solide qu’en septembre 1997 lorsque Hubert Védrine, nouveau titulaire des A.E., dénonçait publiquement son «gouvernement catastrophique».
- notre vote positif au Conseil de l’Unesco sur une résolution ignorant la présence juive sur le Mont du Temple. Selon moi, une conférence globale incluant Israël ne pourra se tenir sans que ce texte soit annulé. Comment, en effet, discuter du statut de Jérusalem et le faire accepter comme le prévoient de multiples résolutions des Nations Unies, à commencer par la 138, fondatrice de deux États, l’un accepté par les Juifs, l’autre rejetée par les Arabes qui firent aussitôt appel aux armes et perdirent la guerre ?

Cela dit, il n’est pas davantage tolérable que Netanyahou se prononce en faveur d’un État palestinien souverain, tout en poursuivant le développement des colonies de peuplement. Et les Juifs qui y vivent ou s’y installent doivent être prêts à accepter, comme l’a dit l’un des leurs dès le IIIe siècle, que «la loi du pays est la Loi».




2 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…


Il eût été très étonnant que le président du Conseil général de Corrèze qui actuellement nous sert de Président de la République, qui chaque matin doit louvoyer entre ses ministres, ses Frondeurs, ses syndicats et je ne sais qui encore, soit capable - lui qui a semé la zizanie dans son propre pays - de mener à bien une quelconque initiative de paix entre qui que ce soit.

Véronique ALLOUCHE a dit…

@marianne
Oui mais....
Je vous trouve bien sévère envers le chef de l'état car vous oubliez, Marianne, les priorités qui sont les siennes : aller aux matchs de foot. L'Europe peut bien s'écrouler, les biens publics comme l'hôpital Necker peuvent bien être saccagés, les voix qui s'élèvent un peu partout contre une gouvernance qui n'est plus qu'un euphémisme, rien n'a plus d'importance que d'aller "supporter" l'équipe de France avec sa ministre de l'Education qui a bien entendu toute sa place dans les gradins. Quant à la conférence de paix au Proche Orient, comme tout le reste, rien ne presse....
Très cordialement