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vendredi 27 août 2010

GUYSEN-TV FOCUS : ANALYSE DU 26 Août 2010




GUYSEN-TV : Intervention télévisée FOCUS présentée par Matthias INBAR

- Les nouveaux essais de l'IRAN
- Les réunions secrètes à DAMAS
- La nomination du général GALANT

  
Journal du 26 Août 2010
Partie-1


Journal du 26 Août 2010
Partie-2

lundi 16 août 2010

GUYSEN-TV : JOURNAL TELEVISE DU 15 AOUT 2010





GUYSEN-TV  :  INTERVENTION AU JOURNAL TELEVISE DU 15 AOUT 2010 PRESENTE PAR DROR EVEN-SAPIR
 
Partie-1 : REPRISE DES NEGOCIATIONS DIRECTES ISRAELO-PALESTINIENNES



Partie-2 : L'ACTIVATION DE LA CENTRALE NUCLEAIRE IRANIENNE DE BUSHEHR

dimanche 15 août 2010

L’IRAN ACTIVE SON PREMIER REACTEUR NUCLEAIRE A BUSHEHR







L’IRAN ACTIVE SON PREMIER REACTEUR NUCLEAIRE A BUSHEHR

Par Jacques BENILLOUCHE

Les autorités israéliennes ne cachent pas leur préoccupation devant l’annonce imprévue, le 11 août, de l’activation du premier réacteur nucléaire iranien à Bushehr. L’agence russe d’énergie atomique (Rosatom) a révélé que la Russie aidera à charger le réacteur de combustible le 21 août. Le porte-parole de l'Agence russe à l'énergie atomique Sergei Novikov a précisé : « Cela signifie que la période d'essai est terminée et que le lancement physique a commencé, mais cette période prendra deux mois et demi. » Une cérémonie de lancement est prévue avec la présence conjointe de Sergei Kiriyenko, directeur de la Rosatom et Ali Akbar Salehi, directeur de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran.

                     Protection russe

La surprise ne s’explique pas puisque Vladimir Poutine avait déclaré en mars que le Russie avait planifié ce démarrage pour cet été. Mais tous les espoirs avaient été mis dans la capacité de persuasion des Etats-Unis pour convaincre la Russie de renoncer à équiper l’Iran de nucléaire. Les bonnes relations entre Medvedev et Obama suggéraient un consensus entre les deux pays mais la décision politique n’a pas évolué.

Les israéliens s’inquiètent des aspects militaires de l’usine puisqu’ils ont envoyé des hauts fonctionnaires à Washington afin de connaitre la position de Washington à cet égard. Ils avaient été bernés par l’annonce de nombreux retards qui mettaient en cause la date de réactivation de la centrale. Ces retards avaient été suggérés par l’espion double iranien qui avait berné l’administration américaine sur l’évolution du programme nucléaire iranien. Barack Obama avait rassuré ses alliés en transmettant l’engagement qu’il avait obtenu lors de ses entretiens avec Medvedev et Poutine et en précisant que la centrale nucléaire ne serait pas mise en ligne cette année. Cet engagement avait convaincu Israël qu’il pouvait reporter sans danger toute intervention militaire contre l’Iran. Il s’avère que les russes avaient lancé un leurre pour camoufler en fait le programme de Bushehr. Double intoxication iranienne et russe.


Mais cette annonce qui, malgré tout, restait dans les prévisions, est concomitante avec la décision de la Russie d’installer des batteries antimissiles S-300 en Abkhazie, sur la Mer Noire. Les israéliens interprètent cette décision comme la volonté de protéger le couloir aérien qu’ils pourraient utiliser au-dessus du Caucase pour atteindre les installations nucléaires iraniennes. Les russes n’ont pas fourni de S-300 aux iraniens mais ils se substituent à eux pour les protéger.

                     Fenêtre de tir

Dans une interview à Fox News le 11 août, John Bolton ancien ambassadeur américain aux Nations Unies a précisé que le chargement des barres de combustible nucléaire constituait un point de non-retour parce que la date du 21 août est la date limite au-delà de laquelle il serait difficile à Israël de lancer une attaque contre le réacteur nucléaire. En effet, « le risque de propagation du nuage nucléaire dans l'air et dans l'eau du golfe Persique » créait un danger écologique nuisible à toute la région. John Bolton donne ainsi aux israéliens une fenêtre de tir de quelques jours pour agir en faisant référence aux destructions des centrales irakienne et syrienne : « Israël a attaqué le réacteur nucléaire irakien Osirak en 1981 et la centrale nucléaire de la Syrie en 2007, avant que les barres de combustible n’aient été installées ».

Israël souligne le mensonge qui a entouré la création de l’usine de Bushehr, annoncée comme un programme civil alors qu’elle fait partie intégrante du programme militaire iranien. Les barres de combustibles peuvent en effet facilement produire du plutonium de qualité militaire. Il s’agit d’une question de temps pour que Bushehr fournisse les éléments de base constitutifs à un armement militaire nucléaire. Les iraniens se sont certes engagés par écrit à renvoyer toutes les barres de combustible irradié vers la Russie afin de prouver qu’ils ne s’en serviront pas pour fabriquer des armes nucléaires. Mais Israël estime que les promesses iraniennes n’ont jamais été tenues et qu’Ahmadinejad continue à berner l’opinion occidentale sur ses réelles intentions militaires.

L’un des experts du Moyen-Orient, Jeffrey Goldberg, avait insisté sur le risque estimé à 50% d’une attaque conjointe de l’Iran par Israël, les Etats-Unis et le Royaume-Uni au cours de l’année 2010. Il semble à présent que les délais ont été raccourcis et que la décision israélienne d’intervenir immédiatement est entre les mains du gouvernement de Benjamin Netanyahou.

Si l’action est décidée, les risques politiques et militaires seraient à très haut niveau parce qu’ils embraseront la région mais l’inaction israélienne serait en revanche interprétée comme une faiblesse qui encouragera certaines organisations islamistes à agir contre Israël. Le dilemme est crucial pour l’Etat juif qui a toujours considéré que l’Iran menaçait son existence.

mercredi 11 août 2010

GUYSEN-TV : Israël, l'Iran, le nucléaire, les savants et le Mossad




INTERVENTION A GUYSEN-TV

Israël, l'Iran et son programme nucléaire, les savants iraniens face au Mossad


Une intervention du mois de mai 2010 toujours d'actualité.


lundi 9 août 2010

BILLET D’HUMEUR : L’HORREUR TALIBANE




BILLET D’HUMEUR : L’HORREUR TALIBANE
Par Jacques BENILLOUCHE

L’horreur a-t-elle des limites ? C’est la question que l’on pourrait se poser lorsque des informations dignes de la plus haute féodalité nous parviennent. On reste sans voix ou plutôt sans plume. Dénoncer les crimes commis par des islamistes extrémistes n’est pas du bon goût de toutes les chancelleries occidentales car cela risque d’indisposer des dirigeants musulmans qui ont besoin de toute notre sollicitude, eu égard à la richesse de leur sous-sol. Mais pourtant, il est nécessaire de traquer ce qui ressemble à de l’horreur gratuite.


Malgré la présence locale des américains, totalement débordés, une afghane de 35 ans, Bibi Sanubar, veuve et enceinte, a été punie en public de 200 coups de fouet avant d’être exécutée de trois balles dans la tête pour abréger ses souffrances. Les talibans, qui règnent en maîtres en Afghanistan soumis à l’arbitraire de la Charia, l’accusaient d’adultère. Le fait pour une veuve d’avoir des rapports sexuels est assimilé pour eux à un crime parce qu’en plus de la punition d’avoir perdu son époux, elle doit payer toute sa vie restante la décision divine.

Le courageux commandant taliban local, Mohammed Youssuf, a procédé à l’exécution, laissant à ses subordonnés la mission banale de couper les mains et les pieds des afghans coupables de vol. La propagation d’un islam radical se fait dans l’indifférence constante des occidentaux qui ferment les yeux sur une lèpre qui dévore progressivement le monde moderne sans gêner nos consciences. Voilà ce qui attend demain Gaza puisque l’atteinte aux libertés est déjà bafouée systématiquement par des machistes qui se vengent de leur impuissance, avec facilité et lâcheté, sur des femmes qui ne sont plus considérées comme faisant partie de la race humaine.

Cliquer sur le titre de l'article en rouge pour écouter le texte radiodiffusé.

mercredi 4 août 2010

GUYSEN-TV : INTERVENTION au Journal du 3 août 2010 - LE LIBAN




INTERVENTION AU JOURNAL TELEVISE DE GUYSEN-TV
ANALYSE SUR LES INCIDENTS DU LIBAN

Le lien sur le journal complet :

Partie/1

Partie/2

lundi 26 juillet 2010

GUYSEN-TV : JOURNAL du 25 juillet 2010

BALLET DIPLOMATICO-MILITAIRE A DAMAS par Jacques BENILLOUCHE Le gouvernement israélien analyse les conséquences des rencontres diplomatiques secrètes qui ont eu lieu à Damas sur le thème des mesures à prendre contre Israël. Il craint que des velléités offensives ne poussent les protagonistes à prendre l’Etat juif de vitesse. Selon les services de renseignements israéliens, le président Bachar Al-Assad, le ministre turc des affaires étrangères Ahmed Dagutoglu, le chef du Hamas Khaled Meshaal et le premier ministre libanais Saad Hariri se sont entretenus le 19 juillet pour arrêter une position commune après les bruits de bottes persistants dans la région. Les craintes d’une intervention de Tsahal contre l’Iran, impliquant automatiquement le Hezbollah, les incitent à synchroniser un dispositif commun dont les efforts devraient être concentrés sur le ventre mou constitué par la bande de Gaza..... Lire la suite

samedi 17 juillet 2010

LES KURDES PRIS DANS L’ETAU TURCO-SYRIEN

LES KURDES PRIS DANS L’ETAU TURCO-SYRIEN Par Jacques BENILLOUCHE L’inquiétude avait été grande après le coup de froid entre la Turquie et Israël non pas seulement en raison de la dégradation des relations bilatérales mais en raison du risque de transfert de technologie israélienne aux pays arabes. L’armée turque est entièrement équipée par les industries militaires israéliennes et elle vient de recevoir une dotation de dix drones israéliens commandés en 2005. Le gouvernement avait ouvert un débat sur l’opportunité de livrer un matériel sensible après la quasi-rupture mais Benjamin Netanyahou tenait à respecter les engagements et la signature de l’Etat d’Israël. Des informations viennent de parvenir à l’Etat-major israélien précisant que des troupes turques et syriennes utilisaient pour la première fois des drones «Héron» produits par les Industries Aéronautiques Israéliennes (IAI) dans une opération conjointe de grande envergure contre les kurdes. Des drones turcs
Des sources du renseignement israélien viennent de dévoiler que des troupes syriennes ont été engagées à la fin du mois de juin dans des combats acharnés contre des tribus kurdes qui ont souffert de la destruction de quatre villes du nord, entrainant la mort de plusieurs centaines d’entre eux. Les syriens ont utilisé des «Héron», drones d’espionnage, qui ont été prêtés par Tayyip Erdogan à ses nouveaux alliés syriens. Les israéliens considèrent l’usage de cette arme de haute technologie par les Syriens comme extrêmement préoccupante. La Turquie, membre de l’Otan, a délibérément pris la décision de mettre à la disposition d’un allié de l’Iran du matériel sophistiqué. Ils ne se réfèrent pas au contournement de l’embargo iranien mais ils craignent que cette nouvelle arme de pointe ne se retrouve dans quelques temps entre les mains des mollahs. Des discussions intenses entre Washington et Jérusalem ont conduit l’Otan à réclamer des comptes à la Turquie qui, à ce jour, n’a fait aucun commentaire. Les israéliens ont mis en garde Erdogan contre la violation flagrante du contrat de vente des drones qui interdit l’utilisation par une autre puissance, et à fortiori par des pays ennemis. L’utilisation effective de ces drones dans des conditions réelles sur un champ de bataille permet de décrypter les spécifications du matériel, ouvrant ainsi la possibilité de le contrer lors d’une utilisation par l’armée israélienne. Les services de renseignements croient savoir que des experts iraniens sont déjà sur place à Damas pour pirater ces informations techniques. Cette campagne militaire à grande échelle contre les kurdes aurait été directement télécommandée par des généraux turcs installés à Damas auprès du commandement syrien. La décision de lancer l’opération avait été prise après le réchauffement des opérations kurdes contre la Turquie, au lendemain de la brouille avec Israël. Onze soldats turcs avaient été tués dans deux attaques des rebelles kurdes, provoquant une riposte aérienne de l'aviation turque contre le Parti des travailleurs du Kurdistan dans le nord de l'Irak. Ces attaques répétées, presque quotidiennes, faisant des morts parmi les militaires, mettaient au défi une armée turque convaincue qu’Israël n’était pas étranger à ce regain de violence. Dans une déclaration écrite, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait souligné que la Turquie était « prête à payer le tribut nécessaire pour anéantir le PKK ». Armée syrienne active Les kurdes, répartis dans trois pays différents, ont une grande mobilité qui a contraint les turcs à demander de l’aide. Les troupes d’élite syriennes ont été aux prises avec les rebelles kurdes du PKK turc, entrainés et armés par Israël, dans quatre grandes villes syriennes, Qamishli, Al-Asakah, Qaratshuk et Diwar qui ont été complètement encerclées et bombardées. Les victimes civiles collatérales sont nombreuses. Mais la Syrie justifie ces massacres par le fait que les militants PKK qui lancent des attaques contre la Turquie viennent du nord de l’Irak et sont des kurdes syriens envoyés en renfort pour soutenir le combat de leurs frères turcs et pour les soulager en ouvrant un autre front. Alors que Damas garde le silence sur ces opérations, les turcs sont plus loquaces et annoncent d’ailleurs 185 morts et 400 prisonniers. D’autres sources estiment que les pertes sont plus élevées. La Syrie est ouvertement engagée dans ce conflit puisque de nombreux contingents de militaires évoluent à la frontière irakienne pour bloquer la route aux renforts kurdes cherchant à prêter main forte aux combattants de Turquie. Le Hezbollah a rejoint, lui-aussi, l’axe turco-syrien afin d’aider les syriens à bloquer les kurdes pourchassés jusqu’à la frontière libanaise. Le président syrien a réquisitionné ses alliés du Hezbollah pour qu’ils verrouillent la frontière syro-libanaise et pour empêcher les combattants kurdes d’y trouver refuge. De nombreux barrages ont d’ailleurs été établis dans plusieurs villes libanaises pour traquer les kurdes. Des incidents graves ont d’ailleurs éclaté à la mosquée Al-Nabaa, au sud de Beyrouth, qui ont pris fin le 14 juillet après avoir fait plusieurs morts dans le camp des combattants kurdes. Interrogé par des journalistes turcs, le président Bachar El-Assad s’est contenté d’éluder la question : « je ne suis pas au courant des détails des cette opération. Le problème n’est pas de savoir si nous avons capturé 10 ou 100 terroristes. Ce qui importe, c’est le principe. » Il estime en effet que le pacte militaire signé avec la Turquie en octobre 2009 justifie la coopération des deux armées et l’échange de matériel. La rupture des termes du contrat sur les drones pourrait pousser les israéliens à revoir leur politique d’assistance à l’armée turque. Des instructeurs de Tsahal et des Industries Aérospatiales Israéliennes avaient été envoyés en Turquie pour former les militaires à l’usage de ce nouveau matériel mais la tension entre les deux pays les avait contraints à revenir en Israël. Par mesure de rétorsion, Israël pourrait surseoir à l’envoi de ses techniciens mais cela ne baissera nullement la pression sur les forces kurdes prises en étau.

lundi 12 juillet 2010

GUYSEN-TV : ETATS-UNIS ET ISRAEL, INTERVENTION DU 11 juillet 2010

EXTRAIT DE 12MN DE L'INTERVENTION AU JOURNAL TELEVISE DE GUYSEN-TV du 11 JUILLET 2010 THEME : LES RELATIONS ISRAELO-AMERICAINES FACE A L'IRAN ET LA SYRIE

vendredi 2 juillet 2010

GUYSEN-TV : LE CHŒUR DES PLEUREUSES

GUYSEN-TV : LE CHŒUR DES PLEUREUSES Par Jacques BENILLOUCHE Voir la video du texte en fin d'article
L’expérience de financer un journal est une aventure passionnante surtout s’il s’agit de défendre Israël ou, pour le moins, de donner les clefs pour appréhender le sujet du peuple juif. L’IMPACT avait en France une réputation de journal sérieux et complet car ses journalistes faisaient partie de l’élite de la presse francophone israélienne. Ilan Saada, David Sebban et Laly Derai et les autres qui m’excusent de ne pas les citer, ont donné ses lettres de noblesse à quelques pages de réconfort. Les présentoirs se vidaient à une allure où il fallait sans cesse renouveler l’approvisionnement. Bien sûr, le journal était gratuit. Les avis étaient unanimes pour féliciter l’initiative car peu de journaux français étaient aussi complets sur l’actualité israélienne.
Nous avions demandé de l’aide sous forme de publicité, de dons de quelques euros mais les lecteurs n’ont pas suivi. Ce qui devait arriver arriva car les poches finissent toujours par se vider. Le journal est mort entrainant avec lui nos certitudes et nos espoirs. On entendit alors le « chœur des pleureuses » se lamenter qu’il n’y avait plus rien à lire de positif, qu’il n’y avait plus personne pour combattre la désinformation, pour soutenir un peuple abandonné par l’opinion internationale et pour conforter les soldats de Tsahal en leur prouvant qu’ils ont le peuple juif derrière eux.
L’Histoire bégaie et les leçons ne sont jamais apprises. Aujourd’hui Guysen.TV est en danger de mort et il risque de s’éteindre et de cesser d’émettre parce que 9 euros par mois est une somme colossale pour de nombreux français : le prix d’un café sur les Champs-Elysées, le prix d’un sandwich, le prix d’un gâteau, le prix de la liberté, le prix de la solidarité, et le prix de la voix d’Israël dans le monde. Les pleureuses pourront chanter leur requiem mais il sera alors trop tard.
J’ai honte pour Guysen forcé de mendier, j’ai honte pour le peuple juif français qui ne mesure pas où est son intérêt. J’ai honte pour moi. Mea culpa.
Cliquer sur le titre de l'article en rouge pour lire l'éditorial de MeÏr AZOULAY

mercredi 30 juin 2010

FORUM ISRAELIEN SUR LA DEMOCRATIE : LA SANCTION par Jacques BENILLOUCHE

FORUM ISRAELIEN SUR LA DEMOCRATIE : LA SANCTION 


Par Jacques BENILLOUCHE 

Blog : http://benillouche.blogspot.com/ Voir et écouter le texte sur la vidéo à la fin de l'article
            A la veille de la tenue à Tel-Aviv du « forum sur la démocratie » organisé par les services culturels de l’Ambassade de France en Israël, les confrères israéliens avaient fait feu de tout bois contre cet article du 28 mai, qui avait circulé dans les médias et les radios, parce qu’ils le trouvaient timoré, indulgent et même complaisant. Ils auraient préféré une critique plus acerbe car ils attendaient d’un journaliste français qu’il montre l’exemple en étant plus ferme et plus incisif devant ce qui se préparait.

Texte vidéo radiophonique :
‘’Annette Lévy-Willard, ancienne journaliste à Libération, a organisé sa première grande manifestation depuis sa prise de fonctions d’attachée culturelle à l’Ambassade de France. Pour la première fois en Israël, une rencontre d'intellectuels, d'artistes et de personnalités politiques des deux pays sont invités à débattre durant trois jours, à compter du 31 mai, au cours d’un forum public sur la « démocratie et ses nouveaux défis».
Le forum n’a pas encore débuté qu’il suscite déjà des remous en Israël. Il faut dire que l’opinion publique était déjà chauffée à blanc à la suite de « l’appel à la raison Jcall » signé par 4000 intellectuels français juifs. Ce colloque est organisé à l'initiative des services culturels de l'ambassade de France en Israël, en collaboration avec le quotidien israélien Haaretz.

La critique mise en lumière dans plusieurs pétitions, qui circulent avant même la tenue du forum, touche à l’orientation politique du débat. Haaretz affiche ouvertement une politique éditoriale de gauche, certains disent gauchiste, et la récente affaire d’espionnage Anat Kam, durant laquelle le quotidien avait publié des documents militaires secrets, jette un soupçon sur l’objectivité des échanges.
La participation au forum de trois ministres israéliens ne suffit pas à calmer les appréhensions du comite « raison garder », dirigé par les professeurs Raphaël Drai et Shmuel Trigano, qui estime que « cette initiative déroge au principe de neutralité de l’Etat français et constitue en fait une ingérence manifeste dans la vie politique de l’Etat d’Israël ». Les israéliens, jaloux de leur autonomie de décision, pensent que le débat sera faussé car les intervenants très marqués à gauche risquent de déséquilibrer l’orientation du débat. Ils regrettent que certains politologues et professeurs israéliens de droite, parlant parfaitement le français, n’aient pas été invités pour exprimer la position d’une frange majoritaire de l’opinion israélienne.

L’objectif d’Annette Lévy-Willard tendait à permettre de « sortir des perceptions stéréotypes et d'engager un dialogue véritable entre gens de pays et d'horizons différents, qui ne se sont pas parlé avant ». Les débats risquent d’être tumultueux puisque de nombreux leaders de droite ont demandé à leurs militants de se présenter en masse au forum pour porter une contradiction et éventuellement pour perturber l’agencement du programme.

L’affaire risque d’avoir des répercussions internationales puisque des pétitions de protestation ont été adressées à plusieurs ministres français et aux membres de la Knesset pour les sensibiliser. Mais cette mauvaise humeur dénote une constante de la politique israélienne qui refuse que les étrangers, les juifs de la diaspora en particulier, s’insèrent dans le débat difficile de la paix au Proche-Orient. Les intellectuels français, depuis l’appel Jcall, se sont discrédités à leurs yeux pour être en mesure d’influer sur les preneurs de décision. ‘’

Défendre le rayonnement de la culture française

          Cet article, qui se voulait d’abord constructif, posait clairement le problème en des termes modérés sans qu’il ait été besoin d’user d’un vocable désobligeant à l’encontre d’un diplomate. Mais ce forum a soulevé la question cruciale de la nomination d’un journaliste, engagé, à un poste de diplomate culturel dans un pays sensible. Les énarques, formés à cet effet, ou les universitaires sont mieux armés pour défendre le rayonnement de la culture française dans le monde, à l'instar du précédent conseiller, le professeur Tobie Nathan. Il était effectivement difficile de passer du desk de « Libération » à la diplomatie en s’asseyant sur ses convictions et en mettant entre parenthèses sa fonction de militant, à la limite de la posture politicienne.
          Il était aussi difficile d’oublier que le rôle d’un attaché culturel est avant tout de défendre la langue française par des opérations qui se démarquent de l'action purement politique. Il peut certes favoriser le dialogue entre décideurs à travers l’alibi des lettres mais en usant de discrétion et de doigté ce que le forum n'a pas permis avec la publicité qui en a été faite. Il doit représenter les intérêts de son gouvernement mais agir pour garantir d’excellentes relations avec le pays hôte. En organisant ce forum politique où cinq journalistes de "Libération" ont pris part aux débats, il était difficile de ne pas taxer les organisateurs de copinage. L’éditorialiste du "Monde" s’était trouvé bien seul parmi les journalistes israéliens du quotidien de gauche "Haaretz". La droite israélienne n’était pas représentée comme si l’on s’inquiétait de devoir assister à quelques joutes oratoires.
          L’opinion israélienne et francophone a exprimé ostensiblement son émotion. Les dirigeants israéliens ont marqué leur mauvaise humeur tandis que l’Ambassadeur de France, Christophe Bigot, se démenait pour éteindre l’incendie en sollicitant des interventions médiatiques pour arrondir les angles. Mais le mal était fait tandis que l’échec du forum était prévisible malgré les mises en garde qui avaient été lancées. Bernard-Henri Lévy, lui-même, le pressentait puisqu’à la surprise générale il a demandé, à la dernière minute, à être remplacé lors de son second débat par Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris.
          Le forum, qui devait être un lieu de discussions et d’échanges pour éclairer une situation difficile n’a pas rempli sa mission. Il a suscité des controverses et créé un malaise politique franco-israélien sans que les parties concernées par le conflit n'aient mesuré un quelconque progrès. Le débat était terne, monolithique, soporifique et d’aucun intérêt puisque la gauche française dialoguait avec la gauche israélienne et que les orateurs n’avaient qu’à convaincre des convaincus.

          L’Ambassade de France ne pouvait pas ternir ses relations avec Israël qui ne souffrent d’aucun nuage. La sanction vient de tomber car, après moins d’une année, le poste de conseiller culturel est à nouveau vacant à Tel-Aviv.

jeudi 10 juin 2010

VIDEO : BOURGUIBA VISIONNAIRE EN 1973

Dans une interview à la télévision française en 1973, Habib Bourguiba, le président tunisien, se montre très visionnaire sur la Palestine

samedi 29 mai 2010

VIDEO - GUYSEN-TV : PROPOSITION DE PAIX NETANYAHOU

INTERVENTION AU JOURNAL TELEVISE DU 28 AVRIL 2010 SUR GUYSEN-TV. LES PROPOSITIONS DE PAIX FAITES PAR NETANYAHOU.

VIDEO - GUYSEN-TV : LA LIGUE ARABE

INTERVENTION AU JOURNAL TELEVISE DU 28 MARS 2010 SUR GUYSEN-TV : LA LIGUE ARABE ET ISRAEL