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jeudi 6 juillet 2017

Radio Judaïques : Crimes d'honneur chez les Palestiniens

Radio JUDAÏQUES-FM

CRIMES D’HONNEUR CHEZ LES PALESTINIENS

Jacques BENILLOUCHE
au micro de 

Olivier Issembert

      

          12.000 personnes faisant partie des groupes de droits des femmes palestiniennes ont signé une pétition à l’attention de Mahmoud Abbas, réclamant l’abrogation de l’article 99 du code pénal jordanien qui, selon les femmes, encouragerait le meurtre. Les crimes d’honneur augmentent de plus de 100% chaque année. Les assassinats de femmes pour «laver l'honneur de la famille» sont encore protégés par la législation palestinienne. Les victimes sont généralement accusées de rapports sexuels avant le mariage, d'avoir été violées, d’être victimes d'inceste, d’avoir refusé un mariage arrangé, ou encore d’avoir revendiqué leurs droits à l'héritage sachant que les musulmanes n'ont droit qu'à la moitié de ce qui revient à l'homme.






            La plus grande anarchie règne sur ces assassinats commis bien souvent sur de simples soupçons, mais la justice expéditive des musulmans palestiniens ne s'arrête pas à ces détails. Un vide juridique permet aux meurtriers de s'en tirer avec une peine minimale. Les Palestiniens ne risquent pas de lourdes peines pour ces crimes horribles.
            Des exemples sordides ont été publiés. Ainsi une femme, aidée de son mari et de son fils, a brutalement battu puis pendu sa fille âgée de 21 ans, handicapée mentale après avoir découvert qu’elle était enceinte. Dernièrement, on a découvert une jeune fille agonisant au fond d'un puits après avoir été jetée et laissée pour morte par son oncle et son cousin qui l'avait massacrée. Autre cas, en Cisjordanie, une handicapée mentale de 21 ans a été étranglée par son frère en septembre. Enfin à Gaza un musulman a égorgé sa sœur pendant qu'elle priait.

            Les Palestiniennes se plaignent que les crimes ne sont pas punis comme il le devrait. Dans la société musulmane fermée, la femme est dominée, mineure à vie, et sous dépendance des mâles de la famille. Les exemples se multiplient. Deux frères ont empoisonné leur sœur en la regardant mourir parce qu’elle était tombée amoureuse d’un homme et avait quitté son domicile. Ils ont été condamnés à 7 ans de prison seulement en vertu de l’article 99 du code pénal numéro 16 de 1960, qui octroie aux magistrats la capacité de réduire de façon spectaculaire les condamnations si l’affaire présente des «circonstances atténuantes». Malgré une série de réformes apportées au code pénal palestinien depuis 2011, la loi a continué à permettre aux hommes qui tuent, agressent ou violent les femmes dans les Territoires palestiniens à bénéficier de peines significativement clémentes.
                Alors, au cours des six derniers mois, une pétition lancée par des groupes palestiniens des droits des femmes a reçu plus de 12.000 signatures. Elle demande au président Mahmoud Abbas d’abroger cette loi, qui autorise les juges à faire preuve de pitié à l’égard des accusés. Et pourtant, alors que l’impact de cette loi sur les femmes est connu et qu’il a été documenté, ni son abrogation, ni son gel, ni son amendement ne semblent être d’actualité maintenant. En fait la responsabilité des juges est en cause. Ce qui est condamnable est le fait que de nombreux meurtriers de femmes prétendent qu’ils les ont tuées pour sauver l’honneur de la famille. C’est un peu facile alors que certaines ont été tuées pour des questions financières ou d’héritage appréhendées sous l’angle du crime d’honneur.
Fatma Baradiya, la mère de Haya, tient une photo de sa fille retrouvée  au fond d'un puits. 

            Le silence entoure ces crimes même au sein des 95 % des familles des femmes assassinées dans les Territoires palestiniens qui renoncent à défendre le droit personnel de la défunte devant la justice. L’an dernier 18 femmes ont été assassinées. Or seul Mahmoud Abbas est en mesure d’amender le code pénal palestinien par décret présidentiel car le parlement palestinien ne fonctionne plus depuis 2007. L’article 99 laisse le pouvoir aux juges de décider s’il existe des «circonstances atténuantes» qui pourraient être susceptibles de pouvoir alléger les peines.
                L’augmentation des meurtres de femmes sous forme de crimes d’honneur dans la société palestinienne est dénoncée par l’ONU. Il fait de moins en moins bon être femme dans les Territoires palestiniens, qu’ils soient contrôlés par le Hamas ou l’Autorité palestinienne. Une section de l’ONU vient de dénoncer le fait que la volonté politique de combattre le phénomène n’a guère abouti alors que Mahmoud Abbas se borne à des déclarations stériles, sans rien changer.
Tribunal palestinien

                L’observatoire des media palestiniens, Palestinian Media Watch (PMW), qui a fréquemment rapporté ce type de crime, a noté que face à l’augmentation des crimes d’honneur perpétrés, Mahmoud Abbas a cependant une attitude ambiguë. Il avait ordonné que soient revues «les lois qui discriminent les femmes». Mais en décembre 2012 il avait clairement refusé d’amender ces lois discriminatoires, alors qu’un décret présidentiel mettant fin à l’impunité pour ce genre de crime ferait réfléchir à deux fois de potentiels meurtriers.  Mais souvent le prétexte de «l’honneur» cache un inceste ou un intérêt financier. Certains tuent des femmes puis prétendent que cela était une question d’honneur car la peine encourue n’est que de quelques mois.
            Le quotidien officiel palestinien Al-Hayat Al-Jedida avait noté que certains meurtres de femmes présentés comme crimes d’honneur avaient été commis parce que la victime avait demandé sa part d’héritage. Les femmes étant de plus en plus consciente de leurs droits en la matière. Leurs frères et la famille pouvant s’y opposer, uniquement par intérêt financier. Pourtant, dans la loi musulmane les femmes ont droit à la moitié d’une part d’héritage... Or, elles n’auraient droit à rien pour une partie de la société. Le recours au meurtre est devenu une façon de s’assurer de contourner une loi pourtant défavorable aux femmes

                On notera que toutes les commissions à l’ONU n’ont pas fait avancer d’un iota le sort des femmes palestiniennes qui, au contraire, régresse. La communauté internationale ne fait strictement rien pour faire évoluer cette société machiste figée.

1 commentaire:

denis sabrié a dit…

Shalom à tous,

les informations sur "les crimes d'honneur " confirment encore une foi hélas, que les arabes ont de sérieux problèmes mentaux et que leurs dirigeants les manipulent à en faire des êtres cruels, heureusement nous en connaissons quelques uns humains mais ce n'est pas la majorité hélas...
Bref, avec cet article...retour au moyen âge..