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samedi 24 août 2013

ISRAËL EST LE SEUL HAVRE DE PAIX AU PROCHE-ORIENT




LE REGARD DE JACQUES BENILLOUCHE POUR  TRIBUNEJUIVE.INFO

ISRAËL EST LE SEUL HAVRE DE PAIX AU PROCHE-ORIENT



Alors que le Proche-Orient s’enflamme et que les morts se comptent par milliers en Syrie, en Irak, au Liban et à présent en Égypte, les touristes se pressent en Israël dans le seul havre de paix de la région avec un sentiment de sécurité totale.





Tourisme de masse



L’aéroport Ben-Gourion n’a jamais connu une telle affluence qui a battu des records cette année. Ceux qui viennent chercher le soleil, sinon la canicule, croisent le million d’israéliens qui souffrent du syndrome de l’encerclement avec ces murs de sécurité qui empêchent les déplacements routiers hors des frontières. 
Clôture à la frontière avec l'Egypte

Par sa propre volonté, Israël est totalement entouré de clôtures électroniques capables d’arrêter les hommes mais pas les missiles. Il vient d’achever la construction d'une barrière le long de la frontière avec le Sinaï et une autre à la frontière nord du plateau du Golan. Cette dernière était moins indispensable puisque, depuis la guerre de Kippour de 1973, aucun incident militaire n’a troublé le calme de cette région. 
Mais Israël ne peut prendre de risque avec une rébellion infiltrée par les djihadistes qui n’auront de cesse que de l’impliquer pour provoquer une déflagration générale.  La nouvelle clôture avec l’Égypte est celle qui a le plus perturbé les esprits car le Sinaï, était devenu, depuis 1979, le lieu de prédilection des israéliens en mal d’exotisme ou de dépaysement, le seul endroit où ils pouvaient s’expatrier par la route, à quelques encablures de la Capitale. 
Sharm El-Scheikh

Mais ce calme trompeur cache en fait une inquiétude liée à l’incertitude des lendemains et partagée au sommet de la hiérarchie militaire. Si le touriste est en sécurité, l’armée sent que la situation se détériore avec un risque croissant de guerre civile au Liban et une possibilité d’explosion au sud. Jusqu’alors la frontière avec l’Égypte était la plus calme et la plus sûre.

Mais à présent, Tsahal renforce discrètement ses moyens militaires face aux lignes égyptiennes. Des batteries antimissiles, Dôme de fer, sont installées aux abords de la ville balnéaire d’Eilat, sur la mer Rouge. Les tanks sont sortis de leurs hangars tandis que les matériels lourds prennent la route du sud. On pensait que le temps des fantassins et des blindés était révolu au profit des drones, des missiles et de l’aviation. 
Mais le terrorisme des djihadistes risque de déborder au-delà de l’Égypte s’ils décident d’impliquer les Israéliens qui croient de plus en plus à la nécessité pour Tsahal d’entrer au Sinaï pour nettoyer les nids de terroristes qui envoient leurs missiles sur les civils israéliens. Alors la guerre classique reprendra ses droits avec ses combats au sol, ses manœuvres de position et avec une impression de déjà-vu. Les anciens pessimistes seront confortés dans leurs prévisions puisqu’ils avaient réclamé de l’espace pour défendre Israël afin de justifier leur opposition à rendre le Sinaï.

           

Calme en Cisjordanie



La Cisjordanie n’a pas bougé car la police palestinienne contrôle la situation avec l’aide du Shabak, les services israéliens de sécurité intérieure. Le calme a régné, non pas par la coercition, mais parce que les palestiniens sont las de la violence qui ne leur a apporté que le sang et le malheur dans l’indifférence et l’égoïsme de leurs frères arabes. Bien sûr les extrémistes cherchent à se manifester mais ils sont neutralisés par la population elle-même. Les habitants de Cisjordanie suivent les consignes de modération de Mahmoud Abbas, en pleine idylle avec les Américains. Ils veulent à présent profiter de ce que leur laisse un avenir incertain. Aucune manifestation de soutien à un quelconque camp égyptien n’a été organisée dans les territoires. Il n’y a pas eu d’interdiction des autorités mais les palestiniens refusent de pourrir une situation qui peut s’arranger pour eux et de donner de l’eau au moulin des extrémistes. 

Mais paradoxalement, alors qu’Israël ne se sent pas concerné par la remise en cause des régimes égyptiens, c’est en Israël que des manifestations de soutien à Mohamed Morsi ont été organisées. Le 17 août à Nazareth, capitale chrétienne de la Galilée, près de 4.000 manifestants ont défilé dans le calme en brandissant des drapeaux égyptiens et des portraits du président destitué Mohamed Morsi. Le cortège était mené par Cheikh Raed Salah, prédicateur islamiste au sein de la communauté arabe israélienne. D’autres rassemblements ont eu lieu sur le mont du Temple à Jérusalem, à proximité des mosquées. Mais le calme était exemplaire en raison des mots d’ordre palestiniens, respectés à la lettre en cette période critique de reprise des négociations.
Cheikh Rahed Salah


Le gouvernement israélien, sur ordre du premier ministre Netanyahou, a refusé de communiquer sur la situation en Égypte mais il n’a pu masquer son désarroi face à une situation qu’il ne peut maitriser totalement. Israël sait que, dans le conflit entre le nouveau régime militaire égyptien et les Frères musulmans, les terroristes feront tout pour pourrir la situation et impliquer Israël afin d’entrainer la déflagration dans la région. Mais il a fait le pari que le sud restera sous contrôle parce qu’existe une collaboration effective avec les autorités militaires égyptiennes.

Cependant, le massacre brutal de 25 policiers au Sinaï démontre l’audace des djihadistes. Israël a des doutes sur la capacité de l’armée égyptienne à étouffer la menace islamiste dans le Sinaï qui prend une ampleur imprévisible. Malgré la présence renforcée des forces de sécurité et du matériel lourd autorisé, les militaires israéliens pensent que les égyptiens ne viendront à bout du problème qu’avec un nouveau plan d'action alliant la force militaire et une politique de soutien aux populations bédouines défavorisées.

L’armée égyptienne ne pourra pas s’en tirer sans l’aide américaine. Mais l’attitude alambiquée des États-Unis ne facilite pas une solution réaliste. Ils refusent de soutenir le coup d’État militaire parce qu’ils ne peuvent pas cautionner les massacres de civils. Pourtant ils ont la certitude que la majorité du peuple égyptien a rejeté le pouvoir des Frères musulmans. Mais ils ne peuvent se déjuger, après avoir bâti leur stratégie sur une collaboration avec les Frères musulmans. L’approche israélienne ne rencontre pas les mêmes préoccupations. Le général Al-Sissi est un ami des israéliens et quel que soit sa conduite, il restera préférable aux religieux enturbannés. 

 Les Israéliens pensent qu’un débat est ouvert entre le département d’État et le Pentagone qui comprend mieux la position de l’armée égyptienne. Mais ils jugent Barack Obama égal à lui-même, très en retrait par rapport à la situation sur le terrain. Il réfléchit trop, il hésite à agir et il soupèse les solutions avec le risque de rater le coche comme à l’occasion de la révolution iranienne durant laquelle les manifestants ont fait appel à lui en scandant en vain : «Où est Obama?» Le président américain est toujours, selon eux, en retard d’une guerre.

             

Le danger du nord



Les Israéliens sont convaincus que, si la situation devait éclater, elle éclatera au nord plutôt qu’au sud car la guerre civile guette au Liban avec un Iran qui y impose sa loi. La volonté de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, suivis à présent par l’Égypte, de marginaliser l’Iran peut pousser les Mollahs à agir contre un risque d’isolement. C’est pourquoi, l’optimisme n’est pas de mise dans une armée israélienne sur le qui-vive, qui scrute chaque signe annonciateur pour déterminer l’action qu’elle doit mener.

La seule certitude se présente avec Hassan Nasrallah. On le dit faible politiquement mais il n’a pas cessé d’agir pour consolider ses positions militaires stratégiques. Depuis la guerre du Liban de 2006, il persiste à équiper ses troupes avec l’aide des Gardiens de la Révolution iranienne et à construire dans le sud-Liban, au nez et à la barbe de l’armée libanaise et de la Finul. L’expertise acquise à Gaza lui a permis de creuser des fortifications et   de nombreux tunnels souterrains, parsemés de blockhaus, qui ont transformé le sous-sol du sud-Liban en gruyère. Il crée ainsi des voies qui, selon l’armée israélienne, sont déjà parvenues à la limite de la frontière israélienne afin d’ouvrir des brèches pour la reconquête du nord d’Israël. 
Entrainement de Tsahal dans les bunkers

Des commandos israéliens spécialisés dans les opérations secrètes en territoire ennemi rapportent des preuves de la volonté du Hezbollah de reprendre sa revanche de 2006, lorsque l’Iran le lui dictera.  D’ailleurs, à l’occasion d’une remise de diplômes le 27 juin, le chef d’État-major a été clair : «aujourd’hui, nos défis sont dans les airs, en  mer et sur terre. Ils sont variés et plus nombreux que jamais auparavant. Si nous regardons autour de nous, nous verrons que le front est fragile et instable, du sud jusqu’au nord. Le sang continue de couler en Syrie alors que l’influence de Nasrallah grandit de plus en plus au Liban. La Syrie saigne et les flammes du Liban se rapprochent de Nasrallah.»

Certes la guerre en Syrie réoriente les intérêts et les forces du Hezbollah vers la Syrie. La milice a envoyé plus de 4.000 combattants pour aider le régime de Bachar al-Assad et parmi eux, 300 morts sont déjà répertoriés selon les services de renseignements. Ces chiffres semblent minimisés car de nombreux enterrements ont lieu volontairement de nuit pour éviter l’atteinte au moral des miliciens. Mais cette réduction des effectifs de la milice chiite au Liban a donné des velléités, à la fois aux adversaires sunnites et à certaines factions chiites, pour supplanter les troupes de Nasrallah.

L’organisation radicale sunnite Jabhat Al-Nusra, qui a d’ailleurs revendiqué l’attentat à la voiture piégée de Dahiyeh veut devenir le groupe dominant en Syrie, selon les services de renseignements israéliens qui interceptent les communications. Cette rivalité pourrait se transformer en bain de sang au Liban dans une guerre entre chiites et sunnites.

Ainsi le calme règne en Israël et le soleil n’échauffe pas les esprits. L’économie, qui ne connait pas de crise, explose. Les Israéliens regardent le chaos qui sévit autour d’eux. Mais pourront-ils être immunisés longtemps contre la guerre et ses débordements ?

http://www.tribunejuive.info/israel/israel-est-le-seul-havre-de-paix-au-proche-orient
 


1 commentaire:

Yannick SOKOL a dit…

Le seul havre de paix ??? Absolument ,et indispensable ,non seulement pour les juifs ,mais surtout pour les chrétiens ,très persécutés à l'heure actuelle dans le monde musulman .
Merci Israël .......AM ISRAËL HAÏ ...