LE BEST-OF DES ARTICLES LES PLUS LUS DU SITE, cliquer sur l'image pour lire l'article


 

lundi 17 mai 2021

La réunification de Jérusalem - Yom Yéroushalaïm



LA RÉUNIFICATION DE JÉRUSALEM

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps

Jérusalem le Kotel et le Mont du temple

          La guerre israélo-arabe a conditionné pour une grande partie la politique mondiale avec le contexte de Jérusalem au cœur de ce conflit. Jérusalem est la plus ancienne capitale d'un État souverain. Son histoire est complexe dans ses dimensions religieuse, chronologique et politique. Kaléidoscope ethnique et culturel, son destin urbain se caractérise par la succession de phases d'ombres et de lumières: 18 fois détruite, elle a toujours survécu, en tant qu'entité urbaine. Le Yom Yeroushalaïm, qui commémore la réunification de Jérusalem, est fêté cette année les 9 et 10 mai 2021. 



Aspect historique

Le jugement du roi Salomon par Nicolas Poussin

          L’aspect historique de la ville est connu de tous. En -997 de notre ère, le Roi David établit la capitale de son royaume à Jérusalem et son fils, le roi Salomon, construisit en -968 le Temple pour ainsi sanctifier la ville. Les Juifs ont vécu à Jérusalem en permanence pendant plus de 3.000 ans depuis que le Roi David en fit sa capitale, exception faite des brèves périodes où ils n’avaient pas le droit d'y vivre. Jérusalem n’a  jamais été la capitale d’un État arabe malgré les invasions musulmanes à travers les siècles mais, même sous domination musulmane, elle n’a été qu'une ville de mouvements confus. L’expulsion des Juifs d’Espagne au 15ème siècle avait gonflé la population juive qui constitua la plus grande communauté en 1840 et la majorité depuis 1870.
Déclaration Balfour
           Les historiens confirment que les Juifs et Arabes ont vécu de manière harmonieuse pendant ces décennies, certainement parce qu’il n’y avait alors aucune revendication des deux bords. C’est à partir de 1917 que le germe du conflit va progressivement contaminer les deux communautés. En effet, Lord Balfour avait déclaré qu’«il considère avec faveur l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif». C’est à la suite de cette déclaration que la Société des Nations  décida d’octroyer à la Grande-Bretagne le mandat de favoriser la formation d'un foyer national juif en Palestine.

Fin de l’harmonie

Al-Husseini avec Himler

          La famille hachémite institua le royaume de Jordanie et chercha à  contrer cette décision, avec le consentement masqué de la Grande-Bretagne. Les Britanniques n’appréciaient pas, en effet, le programme sioniste qui avait pour conséquence de les éliminer de cette région. A partir de là, la violence contre les Juifs s’intensifia avec des pogroms dans les rues de Jérusalem. Pour récupérer la situation à leur profit, les Anglais ont alors envenimé les relations entre Arabes et Juifs en nommant Hadj Amin Al Husseini au poste de Grand Mufti de Jérusalem. Il s’empressa de télécommander les attaques contre les Juifs et de supprimer leurs droits religieux et politiques. Il ira jusqu’à se compromettre en compagnie d’Hitler dont il approuva le programme d’extermination nazi.
       C’est le 29 novembre 1947 que l’on parla pour la première fois de Jérusalem comme ville «internationale», à l’occasion du vote à l’ONU de la partition de la Palestine en deux États, juif et arabe. Le plan prévoyait «des garanties pour la protection des lieux saints». Les Arabes se sont opposés jusqu’en avril 1948 à ce projet en attaquant les Juifs à travers le pays et en tuant près de 300 d’entre eux à Jérusalem. Un siège y avait été imposé pour bloquer la fourniture d’eau, les produits alimentaires et les médicaments.
La route de Birmanie
      Ben Gourion avait alors décidé de s’opposer à la mainmise arabe en exigeant la construction de nuit d’une route de dégagement «La route de Birmanie», à travers les montagnes voisines. Bien que des convois armés fussent pris en embuscade et détruits, le blocus fut brisé. L’attaque généralisée en 1948 des pays arabes poussèrent les Jordaniens à expulser les Juifs de la ville et à prendre part à l’assaut général contre un Israël naissant. La Jordanie et Israël signèrent en avril 1949 un accord d’armistice qui divisa la capitale, pour la première fois de son histoire, mais cela n’empêcha pas Jérusalem d’être proclamée capitale de l’État israélien.

Un camp retranché

Porte de Mandelbaum

            L’armistice transforma Jérusalem en camp retranché avec des champs de mines et des fils de fer barbelés qui dénaturèrent le paysage en lui enlevant son originalité envoûtante de ville sainte. La porte de Mandelbaum, lieu de communication entre les deux pays, devenait le symbole de l’affrontement entre soldats israéliens et jordaniens. Mais si l’accord avait permis une pacification entre les belligérants, il ne fut pas respecté par les Arabes sur plusieurs points. 
             L’accès aux lieux Saints était refusé aux Juifs et aux Chrétiens venant d’Israël. Les Juifs n’avaient plus le droit de se rendre au Mont Scopus où ils disposaient d’une université ni à l’hôpital Hadassah.  Le cimetière du mont des Oliviers avait été profané tandis que la destruction de vieilles synagogues s’intensifia.
Ben Gourion pour la première fois au Kotel

          Aucun parti, aucun gouvernement sous l’autorité de Lévy Eshkol ou de Ben Gourion, aucune formation qui siégeait à la Knesset, de l’extrême droite à l’extrême-gauche, n’avait entrepris de démarche, même symbolique, pour réunifier la Capitale. L’indifférence politique à l’égard du cœur historique de la terre d’Israël prévalait. Si le gouvernement israélien gardait un œil sur Jérusalem, il ne croyait pas beaucoup à une possible réunification qui risquait, selon les pragmatiques travaillistes au pouvoir, de compliquer la situation diplomatique. Il savait aussi que les problèmes des lieux saints, surtout chrétiens, dépendait d’un accord avec le Vatican qui n’avait pas encore reconnu l’État d’Israël. 
David Ben Gourion
       Les travaillistes, au pouvoir jusqu’en 1977, ne cherchèrent pas à profiter des occasions militaires qui leur étaient données pour programmer la récupération de Jérusalem-Est, même si l’accord d’armistice ébréché leur en donnait l’alibi. Ils auraient pu profiter de la puissance acquise par Tsahal pour étendre à la Jordanie la campagne de Suez en 1956 contre Nasser tandis qu’ils bénéficiaient alors de la caution et de la complicité des Anglais et des Français.
 
Un sujet tabou

          Le problème de Jérusalem-Est était peu abordé par les politiques et encore moins par les religieux qui ne semblaient pas pressés de récupérer l’autre partie de Jérusalem; ils attendaient le Messie pour la réalisation de la promesse divine. Le sujet était même devenu tabou.
Abdallah 1er de Jordanie

          De son côté, Israël ne voulait pas détériorer ses relations avec le royaume de Jordanie et tenait à privilégier son voisin. Le grand-père du roi Hussein, Abdallah 1er, avait payé de sa vie son étroite collaboration avec l’État juif et c’est pourquoi, en souvenir de ce héros courageux assassiné, les Israéliens ont toujours protégé le petit royaume quitte à sacrifier leur désir de réunification.
          Les Israéliens n’ont pas non plus cherché à profiter des bruits de bottes précédant la Guerre de Six-Jours pour prétexter un droit de légitime défense. Malgré l’occasion qui leur était offerte, ils ont envoyé, avant le 5 juin 1967, des émissaires auprès du roi de Jordanie pour l’assurer qu’Israël n’avait aucune intention d’attaquer son royaume s’il demeurait pacifique. Mais le roi Hussein n’a pas tenu compte de ce message et a préféré suivre la stratégie des pays arabes conduits par le président égyptien Nasser. 
Le roi Hussein de Jordanie

          Un général égyptien prit le commandement des troupes jordaniennes qui avaient bombardé l’ouest de Jérusalem dès le 5 juin 1967. A 9h45 l’artillerie visait les quartiers résidentiels juifs et dans l’après-midi, les troupes jordaniennes avaient conquis Armon Hanatziv, quartier de Jérusalem utilisé comme base par l'ONU. Par ailleurs, le corps expéditionnaire irakien reçut la permission de masser ses troupes en Cisjordanie, le long d’Israël.

Jérusalem libérée
Levi-Eshkol



          Le premier ministre Levi Eshkol ne se résignait pas à la guerre avec le roi Hussein. Il envoya un autre message au roi, via le commandant de l’UNTSO (observateurs de l’ONU en Cisjordanie), pour lui conjurer de faire marche arrière et de se retirer de la guerre en l’assurant que son pays ne serait pas attaqué. Mais l’intoxication égyptienne fit son effet avec l’annonce fantaisiste de victoires égyptiennes sur Israël. A 12h45, Israël décida alors d’attaquer la Jordanie pour endiguer le danger et pour entreprendre son avancée vers Jérusalem. Ce projet n’avait jamais traversé l’esprit des dirigeants israéliens quelques semaines auparavant. D’une certaine façon, ils y ont été contraints.
Jérusalem-1967
          La Guerre de Six-Jours permettra à la partie-Est de la ville d’être libérée en plaçant la vieille ville entièrement sous contrôle israélien. Mais la communauté internationale ne reconnaîtra jamais Jérusalem comme capitale de l’État juif. Pour les Israéliens, l’acquisition de Jérusalem confortait l’identité spécifique du peuple juif et les fondements du judaïsme : «Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’oublie ; que ma langue se colle à mon palais, si je ne me rappelle pas ton souvenir» (Psaume 137-5/6).
    Les Israéliens estiment qu’en ne reconnaissant pas Jérusalem, les autres nations tentent de porter atteinte au peuple juif en entier et de lui refuser un droit d’existence. Ils n’y voient pas une lutte politique mais un combat religieux. 

Embarras israélien

Teddy Kollek

          Les Israéliens ont semblé très embarrassés par cette nouvelle acquisition qu’ils n’avaient pas prévue. Ils reprirent en mains les Lieux Saints mais gardèrent à la ville arabe son statut d’origine. Ils savaient que le sujet serait épineux face à la réaction des Arabes, des Chrétiens et du Vatican et ils mirent du temps à décider une annexion juridique. Dix ans après, en 1977, les travaillistes n’avaient pas légiféré tandis que les discussions sur Jérusalem n’occupaient aucun débat à la Knesset. Les dirigeants de l’époque craignaient d’envenimer les relations avec les Palestiniens et avec le monde occidental en particulier.
          D’ailleurs le premier anniversaire de la réunification, le 28 mai 1968, a été célébré avec beaucoup de discrétion pour ne pas lui donner de retentissement. Le célèbre maire de la ville, le travailliste Teddy Kollek, avait tenu à réduire son importance pour ne pas froisser la population arabe de la ville.
          Même l’arrivée de la droite au pouvoir en 1977 avec un premier ministre Likoud, Menahem Begin, ne remit pas au centre des préoccupations israéliennes l’annexion politique de Jérusalem. Certes tous les ans, le 28 Iyar du calendrier juif, tombant cette année les 9 et 10 mai 2021, les Israéliens fêtent le Yom Yérouchalayim, jour de la libération de Jérusalem mais la fête concerne uniquement la réunification physique de la capitale.
    Il faudra attendre sur le plan juridique et politique le 30 juillet 1980, avec un délai de treize années qui dénote les réserves de la décision, le vote de la septième des quatorze Lois fondamentales qui constituent l’ossature d’une future constitution israélienne. La loi confirme l’annexion de la partie-Est et proclame Jérusalem «une et indivisible» comme la capitale politique de l'État d'Israël. Mais aucun État occidental n’a entériné cette décision de la Knesset.

Blocage palestinien

Jérusalem-Est avec tracé ligne verte d'avant 1967

       Jérusalem est le point d’achoppement dans les discussions avec les Palestiniens qui tiennent à récupérer la partie-Est pour en faire la capitale d’un éventuel État palestinien. Aucun gouvernement de droite ne se risquerait à diviser à nouveau Jérusalem pour une simple question de convenance politique.
          Les Israéliens s’étaient cependant inquiétés de l'intention des Américains de leur imposer un «plan secret» qui fixerait les futures frontières de l’État palestinien. Selon ce plan, Israël devrait se retirer sur les frontières de 1967, corrigées par les 4% de territoire qui lui seraient alloués. Jérusalem-Est reviendrait au nouvel État palestinien à l’exception des quartiers juifs qui resteraient sous contrôle israélien. Les Palestiniens et les Israéliens partageraient la souveraineté du Mont du Temple sous l’égide d’un comité chapeauté par le Vatican. Ce projet n'a jamais été réalisé.
          Mais le cas de Jérusalem, ville exceptionnelle, est complexe pour trouver une formule ordinaire capable de fédérer. La capitale est trop petite, trop peuplée, et trop symbolique pour les trois religions monothéistes et, par méfiance, chacune des parties tient à garder la moindre parcelle de terrain.
          Pour certains Israéliens qui refusent de se comporter en idéologues, les négociateurs devraient éviter de se polariser sur les problèmes de souveraineté qui imposent un redécoupage de la vieille ville. Ils prônent une gestion commune des affaires municipales par une instance commune neutre, après élaboration d’un statut spécial de la vieille ville, tout en permettant aux citoyens des deux bords de relever du droit de leur État d'appartenance. Les conséquences positives seraient nombreuses puisqu’elles impliqueraient le déplacement hautement symbolique des ambassades de Tel-Aviv à Jérusalem pour les deux États avec à la clef des créations d’emplois. Mais cette solution, pourtant originale, logique et pacifique, reste du domaine du rêve ou de la seule volonté politique des dirigeants israéliens et palestiniens. 


7 commentaires:

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

Quoi que les hommes pensent, disent et fassent à propos de Jérusalem, c’est quand même Dieu qui aura le dernier mot. Ce que l’on sait du proche avenir de Jérusalem : au sein de la fausse paix, Jérusalem sera de nouveau envahie et occupée par les nations pendant 42 mois (3 ans 1/2), et les Juifs à nouveau dispersés parmi les nations (Apocalypse 11). Ce sera le temps de «l’angoisse de Jacob» (Jérémie 30, 7). Puis, au bout de ces 42 mois, Dieu, par le retour du Messie en gloire, Yeshoua (grécisé Jésus), interviendra contre ces nations occupantes avec des jugements et des cataclysmes terribles au point que la topographie même de la terre sera modifiée. Puis, et c'est là que Yeshoua fera revenir des quatre coins du monde les Juifs dispersés et survivants, leur distribuera toute la terre d’Israël dans les limites, grandes limites, que lui a fixée de son propre chef, fera construire le temple messianique à Jérusalem, et établira son règne de 1000 ans sur la terre entière à partir de JERUSALEM, qui sera la capitale mondiale.
Donc quoi que les hommes pensent, disent et fassent à propos de Jérusalem, c’est quand même Dieu qui aura le dernier mot...

Henri OLTUSKI a dit…

Toute personne intelligente et connaissant fort bien l histoire ,et la situation de cette ville comme Jacques Benillouche ,et comme il le précise à la fin de son très bon exposé est la seule solution pour arriver un jour à une paix pour le vivre ensemble Moi je verrais bien des policiers israéliens juifs et arabes et palestiniens chrétiens et musulmans pour le maintien de l'ordre Mais bon on peut toujours rêver

Michel LEVY a dit…

Il m'est de plus en plus pénible d'écouter le slogan Jérusalem capitale éternelle et unifiée d'Israël.
Capitale ? Oui c'est un fait et c'est un droit
Éternelle ? Absurde ! Rien d'humain n'est éternel ! Même pas l'empire nazi de 1000 ans !
Unifiée ? Pas encore ! La ville sera unifiée quand ses habitants le seront. Ce n'est pas les défilés nationalistes et impérialistes juifs qui convaincront les arabes de participer à la gestion de la ville pour qu'elle soit aussi leur ville.

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

À Michel Levy : «l’empire NAZI de 1000 ans» ?! De quoi s’agit-il exactement ? Expliquez-vous, s’il vous plaît.
Concernant notre proche avenir, la Bible nous avertit : Après une période de paix trompeuse en Israël (fausses alliances), et l’apparition du faux messie (bibliquement «antichrist»), accueilli à bras ouverts par Israël - qui finira cependant par se rendre compte de son erreur de jugement -, il y aura un déchaînement de violence de la part de ce faux messie et de ses sbires qui conduira à l’invasion et à l’occupation de Jérusalem, et à la dispersion des Juifs pendant 42 mois. Ce sera une période apocalyptique pour Israël ainsi que, par palier, pour la terre entière. Mais...
Mais la Bible nous avertit aussi au sujet du moyen par lequel les Juifs en Israël et hors d’Israël (ainsi que les Non-Juifs) pourront être préservés de cette période terrible que la terre et l’humanité n’auront jamais connue même dans leurs pires périodes d’horreurs. Ce moyen de salut est appelé l’ENLEVEMENT. Voici ce que Yeshoua (grécisé Jésus) nous en dit :
«Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme (lui-même, Yeshoua). Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme. ALORS de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera ENLEVE et l'autre laissé ; de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera ENLEVEE et l'autre laissée. (…) C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra vous CHERCHER à l'heure où vous n'y penserez pas.» (Matthieu-Levy 24, 37-44 – Lecture gratuite sur internet).
Saul-Paul, disciple de Yeshoua écrira : «Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur : … Car le Seigneur (Yeshoua) lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel pour nous CHERCHER, et les morts dans la foi en le Messie ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble ENLEVES avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur (Yeshoua) dans les airs...» (1 Thessaloniciens 4, 15-17).

Ceux (Juifs et Non-Juifs) qui auront entretemps fait la paix avec Dieu par la foi en son Messie, Yeshoua, seront PRESERVES des jugements divins par l’ENLEVEMENT. La Bible est claire. Et personne ne pourra accuser Dieu de ne pas l’avoir averti. Alors merci de vous expliquer sur votre terme car s’il y a des choses à comprendre ou à expliquer, c’est maintenant.

Llib Etag a dit…

Ingrid, je crois que vous confondez les textes religieux et le reste; ce reste est plus grand et plus vieux mais il est immatériel.

Jésus, puisque vous en parlez, a dit qu'il fallait laisser à César ce qui lui appartient, la monnaie (sous entendu, également, la politique), et à Dieu ce qui lui revient.

Je souscris à la réflexion de M. Benillouche: la politique, les politiciens et les politiciens, se doit de trouver un équilibre permettant une unité géographique malgré les histoires passées.

Cette idée, raisonnable, d'équilibre n'est pas un fruit défendue.

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

À Llib Etag. Non, cette idée n’est pas du tout un fruit défendu. Mais…
Mais dans ce cas-là, si l’argent et la politique reviennent à César, qu’est-ce qui revient exactement à Dieu ? On peut voir ensemble à ce sujet ?

Tout d’abord le contexte BIBLIQUE de la réponse de Jésus (hébreu : Yeshoua) à propos de César et de sa monnaie : «Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles. Ils envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les hérodiens, qui dirent : Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité (…) Dis-nous donc ce qu'il t'en semble : est-il permis, ou non, de payer le tribut à César ? Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier. Il leur demanda : De qui sont cette EFFIGIE* et cette inscription ? De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.» (Matthieu-Levy 22, v. 15-21)

* Effigie : copie, image, ressemblance, portrait etc. (Wikipedia)

La monnaie romaine était frappée à l’effigie ou image de César, donc lui appartenait, et après tout normal de lui rendre ce qui lui appartenait, à savoir ici l’impôt. Dans ce contexte de la citation pas question de politique.
Alors maintenant, Llib Etag, qu’est-ce qui revient exactement à Dieu ? On peut voir ensemble ce que nous dit la Bible à ce sujet ?

Genèse 1 ; «Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. (…) Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre IMAGE (un synonyme : EFFIGIE) selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son IMAGE (ou effigie), il le créa à l'IMAGE (ou effigie) de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit...»

Alors pour reprendre la question de Jésus, je vous redemande à présent : Llib Etag, de qui l’homme est-il l’effigie, ou l’image ?
Le texte parle de lui-même, n’est-ce pas ?

L’homme créé à l’IMAGE, ou effigie de Dieu appartient donc à Dieu. Dans toute sa personne : privée et publique. Par conséquent si nous devons effectivement rendre la monnaie (ou l’impôt) à César (pouvoir humain), nous devons cependant rendre l’être humain à Dieu, c’est-à-dire nous rendre nous-mêmes à Dieu, en sachant que notre fabricant divin, dans son immense Amour pour nous, nous a laissé le mode d’emploi de notre fonctionnement, à savoir : La BIBLE, Bible ENTIERE qui va de la Genèse à l’Apocalypse et que, vu l’état actuel de l’humanité et de la planète, je NOUS conseille vivement d’ouvrir et d’étudier et… et de mettre en pratique avant qu’il ne soit trop tard.

bakoun a dit…

Excellent article de Jacques Benillouche qui nous fait comprendre le pourquoi et le comment des évènements qui se déroulent à Jérusalem ces derniers jours. Cette capitale qui n'a rien d'unifié, est un véritable chaudron bouillant de violences dans lequel trempent les extrémistes israéliens et palestiniens. Ce qui s'y passe accentue la fracture entre la population juive et la population arabe. La coalition qui s'esquissait pour former un gouvernement qui ne soit plus dirigé par Netanyahou devient de plus plus improbable dans la mesure où elle avait besoin de la neutralité ou du soutien de députés arabes à la Knesset.
Netanyahou l'extrême droite israélienne et le Hamas seront les seuls gagnants de cette confrontation. Malheureusement