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lundi 28 novembre 2011

LA POLITIQUE FRANCAISE ET ISRAËL




LA POLITIQUE FRANCAISE ET ISRAËL

Par Jacques BENILLOUCHE
              

       L’article de mon ami André MAMOU, «INDULGENCE EXCESSIVE», pose le problème des relations politiques entre la France et Israël. Il faut se rendre à l’évidence que les juifs français n’ont pas à choisir un candidat en fonction de ses affinités avec le gouvernement israélien car tous les partis français ont précisément la même politique, très réservée à l’égard de l’État juif. Le choix d’un président se fait en effet sur sa politique étrangère, économique et sociale et dans ces domaines, Nicolas Sarkozy, n’a pas convaincu les français si l'on se réfère aux sondages. La Palestine reste le dernier souci des français qui se poseront d'abord les questions sur le chômage car le nombre des demandeurs d'emploi a encore progressé en septembre de 0,9%, à 2,780 millions de personnes, le plus haut niveau depuis janvier 2000.
           Certes, à l'origine, la position atlantiste et les liens privilégiés que Nicolas Sarkozy voulait instituer avec les Etats-Unis lui ont donné une aura qui lui a permis d'obtenir 84 % du corps électoral en Israël.

EXCEPTIONS SOCIALISTES

            S’agissant d’Israël, il y a une certaine légèreté à s’en prendre au candidat socialiste en relevant les propos de trois anciens ministres, des «éléphants» à la retraite, qui cherchent à faire parler d’eux soit pour des raisons électorales puisqu’ils se présentent dans des circonscriptions à majorité communiste et maghrébine soit, pour exister au sein de leur parti. Les brebis galeuses militent dans tous les partis sans qu’il soit nécessaire de généraliser cette attitude à tout le PS.
            Le programme du candidat socialiste ne sera dévoilé qu’en janvier et les membres de son comité de campagne ont précisément déclaré que François Hollande aura son propre programme, bien qu’étant certes inspiré en grande partie du programme socialiste. Nous attendrons donc avant de partir vite en besogne.
            Il est maladroit d’exploiter trois exceptions qui s’expriment contre Israël alors que l’on peut en trouver autant à l’UMP, avec à leur tête le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé ou le pro-arabe Hervé de Charette. De véritables amis d’Israël existent aussi au sein du Parti socialiste  à l’instar de Manuel Valls, de l’ancien premier ministre Édith Cresson, du politologue Bruno Tertrais et enfin du député Jean-Marie le Guen qui ont, pour la plupart, été présents à la journée de solidarité au profit d’Israël, le 20 septembre au Gymnase de Paris. 
               L’UMP, en difficulté, cherche à remonter la côte très basse du chef de l’État en fustigeant ceux qui se présentent comme les ennemis d’Israël. Alors elle mobilise les inconditionnels de Sarkozy  dans une manœuvre parée d’une grosse ficelle. 

Ne compter que sur soi

            L’État d’Israël ne compte que sur lui-même et sur ses forces armées parce qu’il sait que les amitiés ne durent que le temps des roses. Les amis sont toujours les bienvenus mais il ne faut s’attendre à aucun cadeau de la part des politiques français tant qu’ils ont l’œil rivé sur la ligne d’horizon de la balance commerciale. L’exemple de la décision de la BNP de quitter Israël est flagrant puisque, selon Stanley Fisher le gouverneur de la Banque d’Israël, le groupe bancaire a été soumis à des pressions arabes. Ils ont certainement raison s'ils mettent l'intérêt de leur pays avant l'intérêt étranger.
            Parler du «commentateur judicieux, Guy Millière» est une litote quand on sait qu'il s'est trompé depuis trois ans. Le matraquage du deuxième prénom de Obama, Hussein, dans une dialectique de délit de sale gueule, constitue son seul argument original mais stérile. Il ne cesse, à longueur d'articles aux thèses répétitives, de désigner Hussein Obama à la vindicte publique. Or il faut se rendre à l'évidence des faits : il a été le seul président étranger à maintenir une position d’amitié constante à l’égard d’Israël. Bien sûr, il s’est confronté, dans une guerre d'égo, à Benjamin Netanyahou qui a voulu imprégner sa marque dans ses relations avec les États-Unis; mais Barack Obama, malgré les frictions entre les deux personnalités fortes, a défendu Israël jusqu’au bout, contrairement à Nicolas Sarkozy.
Le président américain a voté contre l'adhésion des palestiniens à l’UNESCO et contre leur déclaration unilatérale d’indépendance à l’ONU. Il a accepté la livraison du meilleur avion du monde F35 à Tsahal. Il a secrètement autorisé la vente de 55 puissantes bombes anti-bunkers à Israël, selon le magazine Newsweek. Ces actes confirment l’amitié sincère qui régit les deux pays et les coups de buttoir permanents contre le président américain semblent déplacés. Les États-Unis, quelque soient les présidents, soutiennent Israël de même que, le Quai d’Orsay, quelque soient les présidents, œuvre en faveur d’une politique arabe intéressée.

Promesses

            Nous connaissons la politique de Nicolas Sarkozy à l’égard d’Israël qui n’a pas évolué malgré les promesses non tenues qui n’ont engagé que ceux qui les ont écoutées. Les procès d’intention contre François Hollande reflètent en revanche un manque sérieux d’arguments. A l'égard d'Israël, il ne pourrait être pire que le candidat de l’UMP et donc, s’il reste une lueur d’espoir de modifier le comportement face à Jérusalem, alors certains veulent tenter le changement même s’ils se font peu d’illusions. Ils savent que les atouts de l’État juif sont négligeables par rapport à ceux des puissances pétrolières.Mais maintenir la situation actuelle entraine la stagnation de nos relations.
Mais le sauve-qui-peut de l’UMP démontre que la situation des sortants est critique tandis que l’alternance reste la meilleure preuve de la démocratie à condition qu’on utilise des arguments sérieux et valides, et non des procédés tendancieux visant à déconsidérer les candidats.

Il ne s'agit pas de prendre position pour l'un ou l'autre des candidats mais de bien préciser qu'en ce qui concerne la politique française vis-à-vis d'Israël, ce sera bonnet blanc et blanc bonnet.

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