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mercredi 17 janvier 2018

Les universités palestiniennes forment des Shahid


Les universites palestinienNEs forment des Shahid
Par Jacques BENILLOUCHE
Copyright © Temps et Contretemps
            

          L'anniversaire de la fondation du Fatah a été l’occasion, dans les universités et les collèges de Cisjordanie, de glorifier les Shahid et d’encourager le terrorisme. A l’occasion du 53ème anniversaire du Fatah, le 1er janvier 2018, plusieurs manifestations ont été organisées dans les universités et les collèges de Cisjordanie pour marquer l’événement. Les institutions académiques ont favorisé les marches organisées par les mouvements étudiants du Fatah.





Portrait de Yasser Arafat et George Habache

            L’université de Bir Zeit a été à la pointe de cette commémoration. La plus importante institution d’enseignement supérieur de l’Autorité palestinienne se distingue par les nombreux diplômés qui se retrouvent à la tête de postes importants dans l’administration, sans distinction qu'il s'agisse de membres du Hamas ou du Fatah. Les plus connus Marwan Barghouti du Fatah et Yahya Ayash du Hamas ont fait les unes des journaux israéliens. 
          Le Collège universitaire des sciences de l'éducation à Ramallah, qui forme les générations d'enseignants, a participé lui-aussi aux festivités qui ont intégré sans ambiguïté les thèses classiques du terrorisme incluant la glorification des Shahid morts dans des attentats suicides ou l’encouragement au «sacrifice de soi». Les Palestiniens continuent à transcender le culte de la mort au lieu d'investir sur l'avenir et la vie.
Une mère montre la carte de la Palestine à son fils

            Il est consternant de constater la profondeur de la culture du Shahid sur laquelle se fonde l’éducation politique des jeunes Palestiniens et qui n’est pas exclusive au Hamas. Ces adolescents et ces étudiants universitaires sont ceux qui, ces dernières années, ont mené les émeutes contre les forces de sécurité israéliennes et qui forment le noyau dur des terroristes dans le cadre de ce qu’ils appellent leur «résistance populaire». Cette formation est en contradiction avec le langage «modéré» du président Abbas qui considère, en présence de ses militants, les attaques terroristes comme «légitimes et souhaitables» mais qui face à l’opinion occidentale utilise les thèmes pacifiques. Les Palestiniens, depuis Yasser Arafat, ont toujours eu un double langage, l’un à des fins internes et l’autre à destination de la communauté internationale. On se souvient du discours de Mahmoud Abbas face à Donald Trump où il vantait la qualité neutre de l’éducation de ses jeunes.

            Le 3 janvier 2018, Shabiba, le mouvement étudiant du Fatah à l'Université de Bir Zeit, a posté de nombreuses photos sur sa cérémonie commémorative sur lesquelles était immortalisée une marche d'étudiants masqués tenant des drapeaux du Fatah. Certains portaient des uniformes et d’autres des gilets pare-balles. Ils avaient inscrit sur le dos de leurs vestes l'inscription : «Unités du Shahid Raed al-Karmi». Ce Palestinien, mort le 14 janvier 2002, avait été ciblé par Tsahal en tant que chef des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa pour la région de Tulkarem. Enfin, d’autres manifestants s’étaient déguisés en kamikazes ou portaient des linceuls blancs et des ceintures explosives tout en tenant à la main un livre du Coran.  
            Des simulacres de scènes présentaient, de manière naïve, des étudiants portant la tenue de militaires de Tsahal qui visaient des manifestants palestiniens avec leurs armes. Des panneaux avec des photos de Yasser Arafat étaient brandis avec sa célèbre citation «Un million de Shahid se dirigent vers Jérusalem». D’autres panneaux affichaient la photo de Yusuf al-Shaib, coordinateur des activités étudiantes du Fatah à l'université de Bir Zeit, arrêté par Tsahal le 16 décembre 2017.

            Enfin, le 4 Janvier 2018, les élèves du Collège universitaire de Sciences de l'Éducation à Ramallah, qui forme les enseignants, ont manifesté avec des masques, des uniformes militaires et des gilets pare-balles. Cela dénote l'orientation qui sera donnée aux futurs professeurs qui enseigneront la haine au lieu du consensus pacifique.
            De manière récurrente, les responsables israéliens ont dénoncé l’éducation scolaire au sein des écoles gérées par l’Autorité et celles des camps de réfugiés administrées par les Nations unies, qui attise les sentiments anti israéliens, qui présente une vision tronquée du conflit et qui incite les jeunes à la violence. Le ministère palestinien de l’éducation s’est toujours élevé contre ces accusations qui étaient «un affront fait au peuple palestinien, son histoire, et ses luttes». Il est triste de constater que cette éducation n’est pas en accord avec les valeurs et les principes des Nations-Unies. Elle ne favorise pas une vision pacifique du conflit israélo-palestinien et maintient ainsi l’état de belligérance entre les deux peuples, avec à la clef la prolongation stérile du statu quo.
Sabri Saidam

            Nous sommes loin de la déclaration du ministre de l’Éducation de l’AP, Sabri Saidam, qui a rejeté les accusations israéliennes d’incitation à la violence contre l’État juif et de perpétuation du conflit : «pas d’incitations mais une préservation du narratif palestinien». Le narratif palestinien à base de tenues militaires et de déguisements en kamikaze a encore beaucoup à faire pour être assimilé de manière pacifique par l’opinion occidentale.


4 commentaires:

Abel MODENN a dit…

Et que forment les yeshevas ? Des colons haineux qui, mariés à 20 ans, sont parents de 10 enfants à 30. Ils leur apprennent la haine, la purere et la supériorité de leur être, leur offrent des pistolets mitraillettes en guise de jouets. Au final, ces institutions rendent des individus totalement sclérosés, renfermés sur eux-mêmes et paranos des couettes aux pieds...

Marianne ARNAUD a dit…

Mais peut-être n'est-il pas loin ce jour qui verra se lever un leader charismatique israélien ? Un ancien général peut-être ? Il se rendra sur un forum, et devant la foule sentimentale - celle qui croit encore que son avenir est ici, dans ce pays qu'elle a fondé - il lèvera les bras au ciel en formant le V de la victoire, et s'écriera : "Je vous ai compris !"

Georges Kabi a dit…

Adel, les yeshivot ne forment pratiquement aucun soldat. Elles sont opposees a la conscription obligatoire et arrivent assez facilement a tourner le probleme.
Continuez a vous documenter, ne lisez pas seeulement la litterature arabe, mais les autres aussi, la juive par exemple, voire meme l'israelienne.
Votre manque de savoir sur Israel est desolant.

yvets a dit…

dans le judaisme on glorifie la vie et non pas la mort ou le martyr comme le font de façon récurrente et au su et au vu de tous les "palestiniens"
renseignez vous mieux, les yeshivot sont uniquement des institutions d'enseignement religieux, certainement pas d'enseignement militaire. d'ailleurs ils ne font pas le service militaire...