ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

mardi 25 mars 2014

RADIO KOL-ISRAËL : ÉCHEC PRÉVISIBLE DES NÉGOCIATIONS ISRAÉLO-PALESTINIENNES



RADIO KOL-ISRAËL : ÉCHEC PRÉVISIBLE DES NÉGOCIATIONS ISRAÉLO-PALESTINIENNES

Par Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps



Personne n’était prêt à parier un centime sur l’issue favorable des négociations de paix alors que les deux parties, israélienne et palestinienne, n’y croyaient pas elles-mêmes. Aujourd’hui les Américains craignent un effondrement des pourparlers dont la date butoir est prévue pour le 29 avril. Ils les ont imposés en usant de la méthode Coué, espérant que les contacts humains pouvaient favoriser une ouverture diplomatique. Benjamin Netanyahou avait accepté, contre l’avis de membres importants de sa coalition, de libérer des prisonniers palestiniens sans contrepartie.
Cliquer sur la suite pour écouter l'émission



Journal de Kol-Israël du 23 mars 2014

Jacques BENILLOUCHE
au micro de 
Annie GABBAI




Ping-Pong

Mais Mahmoud Abbas lambine sachant qu’il ne se sent pas homme à apposer sa signature sur un traité quelconque avec les Israéliens. Il soulève de nombreux obstacles en guise d’arguments. Dans une sorte de jeu de ping-pong, les Israéliens ne s’estiment plus obligés de libérer la quatrième tranche de prisonniers si les négociations capotent. En écho, Mahmoud Abbas considère que le refus de libérer ces prisonniers lui laisserait les mains libres pour agir sur le plan international.

Il est paradoxal que le président de l’Autorité s’affiche comme le leader du blocage puisqu’il se vante d’avoir résisté à la pression des États-Unis. Il a été accueilli en héros à Ramallah, non pas comme faiseur de paix, mais comme expert en intransigeance. Il semblait fier que sa position n’ait pas avancé d’un pouce lors de ses entretiens avec Barack Obama à Washington. Rien n’a d’ailleurs n’a transpiré de ces entretiens, explicitant ainsi l’échec des négociations. Il a refusé de faire un pas sur la reconnaissance d'Israël en tant qu'État juif et a marqué son opposition au déploiement à long terme de troupes israéliennes dans la vallée du Jourdain.
Marwan Barghouti

En fait Mahmoud Abbas voulait obtenir des concessions sans en faire. Il avait absolument besoin de la libération du dernier contingent de prisonniers pour des raisons internes à l’Autorité palestinienne et pour pouvoir se présenter en héros national. En effet le dernier groupe de prisonniers représenterait une victoire pour lui. Il comprend des Arabes israéliens qui lui permettraient de légitimer son pouvoir sur les Arabes à l’intérieur de la ligne verte et justifieraient sa volonté de ne pas considérer Israël comme État juif puisque 20% d’Arabes y vivent.

Résoudre les problèmes internes

Mohamed Dahlan

Le président a besoin de consolider sa position vis-à-vis des dirigeants palestiniens et c’est pourquoi il pose comme condition la libération des prisonniers en échange d’une prolongation des discussions au-delà du 29 avril, sans que l’on sache ce qu’il y aurait de nouveau dans sa stratégie. Le Président est exigent puisqu’il réclame l’arrêt des constructions dans les implantations et la libération de trois grands chefs palestiniens : Marwan Barghouti, leader de l’OLP, Ahmad Sadaat du FPLP et Foad Shawbki de l’OLP. Il a besoin d’eux pour contrecarrer l’influence grandissante de l’ancien homme fort de Gaza et ancien chef des services de sécurité qui conteste de plus en plus le leadership  de Mahmoud Abbas au point de revendiquer sa place.
Il est improbable qu’Israël accepte de se défaire de telles cartes maitresses en échange d’une seule prolongation des discussions, sans assurance de résultats, pour le seul effet de maintenir sur son siège Mahmoud Abbas. Il est vrai que la libération de Marwan Barghouti, qui dispose d’un grand capital de sympathie auprès de tous les Palestiniens, pourrait faire bouger les lignes mais Benjamin Netanyahou attend des engagements tangibles de l’autre partie.

Alors les États-Unis, qui s’inquiètent de la stagnation des pourparlers, envisagent d’user de leur arme suprême, la libération de  Jonathan Pollard contre la libération des prisonniers Palestiniens mais il n’est pas sûr que Barack Obama appuie cet échange. De son côté, le premier ministre israélien refuse de faire le lien entre Pollard et les Palestiniens s’agissant de deux sujets différents. Jonathan Pollard n'est pas un terroriste, n'a pas de sang sur les mains et a passé plus de 28 ans en prison pour avoir informé Israël. Le temps est venu de le libérer sans condition. La situation est donc bloquée et il faudrait un miracle pour qu’elle évolue de manière positive.


Aucun commentaire: