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ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE

lundi 30 août 2010

BILLET D’HUMEUR : LA CULTURE AGRESSEE



BILLET D’HUMEUR : LA CULTURE AGRESSEE


Par Jacques BENILLOUCHE


Dans tous les pays du monde la culture est le parent pauvre des dirigeants politiques qui la réduisent à la portion congrue, juste assez pour ne pas subir les foudres de leurs intellectuels. Pourtant, elle permet de fuir la pression des évènements dramatiques pour adoucir un monde soumis à la rigueur des faiseurs politiques.
Nous nous étions élevés contre la politisation du 28ème Salon du Livre de Paris, ouvert sur fond de polémique parce que l’invité d’honneur était Israël. La décision de boycotter les écrivains israéliens ne faisait pas honneur aux intellectuels arabes qui avaient mené la charge alors que plusieurs d’entre eux vivaient des moments difficiles. La grande perdante fut la littérature qui avait été agressée.

Or la situation se renouvelle aujourd’hui parce que des dizaines d’artistes israéliens ont politisé le débat en signant une pétition pour refuser de se produire dans l’implantation juive d'Ariel. Ceux qui ont critiqué le boycott des israéliens à Paris sont les mêmes qui décident de bouder les manifestations culturelles en Cisjordanie. La politique n’a pas à interférer dans le spectacle car la situation des artistes n’est pas suffisamment bonne pour qu’on les prive de planches et de salles de théâtre. Par ailleurs, on punit des spectateurs qui ont besoin de ne pas être coupés de ce qui fait le sel de la vie. Il ne s’agit pas de se prononcer sur le bien-fondé des thèses des pétitionnaires mais ils doivent savoir qu’ils briment des jeunes en difficulté artistique et que cette décision ne rendra pas service à la culture. A force de polluer le débat culturel par des considérations politiques, on porte atteinte au seul havre de neutralité qui nous permet d’évoluer et d’éclairer notre esprit.

La notion même de boycott est à proscrire. Les jeunes talents ont besoin du public parce que leur situation pécuniaire se dégrade et qu’ils attendent surtout des subventions de la part des autorités et non pas de leçon politique ni de pétitions stériles. La culture ne divise pas mais elle constitue au contraire le moyen de créer des passerelles entre les idées, les conceptions et les hommes. Les inquisiteurs du moment feignent d’ignorer que le vecteur principal du dialogue reste en priorité la culture car elle est universelle.

A présent, sous peine de compromission avec les habitants des implantations, il faut prôner l’ignorance des mots et le refus du verbe. Hier, il ne fallait ni se voir et ni s’entendre mais à présent il ne faut surtout pas se lire ni se produire sur les planches sans être accusé de complicité politique. Pourtant la culture est le seul moyen d’ouvrir le dialogue avec ceux qui refusent de parler par mots interposés et qui n’ont d’autre langage que l’invective.
Les signataires de la pétition rendent un mauvais service à tous ces artistes qui font de l’art notre plaisir mais aussi leur gagne-pain et ils ne se rendent pas compte qu’une part de leur rêve s’effrite quand les phrases ne s’échangent plus.

Laissons la politique aux politiciens et la culture aux gens censés.

Cliquer sur le titre en rouge de l'article pour écouter le texte radiodiffusé :

http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5625&Itemid=218

dimanche 29 août 2010

BILLET D’HUMEUR : L’OMBRE DE D.S.K SUR LA ROCHELLE



BILLET D’HUMEUR : L’OMBRE DE D.S.K SUR LA ROCHELLE
Par Jacques BENILLOUCHE

Les israéliens s’intéressent peu à la politique française car ils la comprennent mal. Mais une fois n’est pas coutume, la réunion des socialistes attire la curiosité des commentateurs car il est surtout question d’une personnalité discrète. Le grand absent des journées d’été des socialistes à la Rochelle a été indubitablement Dominique Strauss-Kahn. Tous les débats tournaient autour de son éventuelle candidature à la fonction suprême française alors qu’il garde toujours le silence et qu’il ne porte aucun jugement, ni sur la politique française et ni, à fortiori, sur le président Nicolas Sarkozy.

                    Unanimité
Les socialistes se remettent à rêver alors qu’ils n’ont plus gagné d’élections présidentielles depuis 1995. L’objet de leur espoir est insaisissable mais ils vont tout faire pour le contraindre à se prononcer dans le sens qu’ils espèrent car il reste le seul homme qui pourra rassembler sur son nom toute la gauche, et une partie du centre, pour battre la droite.


Tous les experts politiques sont unanimes à louer sa compétence économique, sa dignité dans le commentaire, sa sobriété dans ses explications et sa modestie dans sa fonction. Les sondages sont au firmament au point de le considérer déjà comme le grand vainqueur de l’élection présidentielle de 2012. Mais ils doivent se méfier des sondages qui sont trompeurs et qui peuvent être manipulés justement pour contraindre l’électeur à voter autrement. Edouard Balladur était élu sur le papier, Lionel Jospin puis Ségolène Royal caracolaient dans les sondages. Les trois ont mordu la poussière.
La question ouverte concerne l’intérêt que D.S.K aurait à briguer un poste convoité, soumis cependant aux aléas de l’humeur versatile des français. Il a déjà les honneurs des Grands du monde qui le respectent à l’instar d’un demi-dieu parce qu’il distribue l’argent abondamment. Il serait certainement réélu au FMI pour un autre mandat de cinq ans jusqu’en 2017, rémunéré à un demi-million de dollars net d’impôts alors que le salaire d’un président français atteint à peine 228.000 euros imposables. Certes l’argent, qui est l’étalon de la réussite, n’est pas le moteur essentiel d’une carrière, surtout à ce niveau élevé du pouvoir.

                    Le goût du pouvoir
Le président français gère un pays de 60 millions d’individus toujours insatisfaits alors que DSK gouverne le monde entier, fréquente d’égal à égal les chefs d’Etat qui lui sont souvent redevables, côtoie les sommités internationales, est respecté et craint à la fois, et tient entre ses mains le sort de millions d’individus qui le vénèrent parce qu’il a les moyens de les sortir de la guigne économique.

DSK aurait à prendre les rênes d’un pays ingouvernable, dont les administrés vouent rapidement aux gémonies le président qu’ils ont choisi librement, qui réclament la part du grand fromage alors que le pays est en faillite, qui n’acceptent que les sacrifices des autres, qui résistent à tout sentiment de solidarité et enfin, qui critiquent tout ce que le président et son gouvernement décident en leur nom.

Par ailleurs, les origines de DSK et de sa femme Anne Sinclair, née Schwartz, peuvent être un handicap. En se réclamant fortement de leur identité juive, ils risquent de susciter des sentiments antisémites de la part de compatriotes qui vouent à l’islam une passion immodérée ou de ceux qui partagent encore les idéaux racistes d’extrême-droite. DSK sera toujours accusé d’être responsable de la scission du peuple de France et des éventuels troubles intercommunautaires.

Les israéliens seraient fiers de le voir aux commandes de la France à cause du symbole qu’il représente pour le monde juif mais ils savent par avance qu’ils n’en tireront aucun profit. Toute décision controversée serait considérée comme une manifestation complaisante à l’égard de la politique israélienne. Ils craignent donc une inertie d’un président qui ne souhaiterait pas être taxé de favoritisme à l’égard de l’Etat juif. Alors, ils le préfèrent à Washington où il constitue un parfait tandem avec le président de la Banque d’Israël Stanley Fisher, ancien directeur adjoint du FMI, homme-clé de la réussite de l’économie israélienne.

Ecoutez le texte radiodiffusé en cliquant sur le titre en rouge de l'article.

http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5620&Itemid=218

ou bien écoutez les divagations d'une jeune talent....tueuse

http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20DSK

samedi 28 août 2010

SLATE : AFFRONTEMENT SANGLANT ENTRE LES FACTIONS DES MOLLAHS




AFFRONTEMENT SANGLANT ENTRE LES FACTIONS DU REGIME DES MOLLAHS

par Jacques BENILLOUCHE.


Des informations concordantes font état d'une guerre ouverte entre les services iraniens proches du président Ahmadinejad et ceux fidèles au guide suprême Khamenei....

Lire la suite sur le site SLATE.FR en cliquant sur le titre en rouge de l'article

http://www.slate.fr/story/26549/Iran-guerre-ahmadinejad-regime

vendredi 27 août 2010

GUYSEN-TV FOCUS : ANALYSE DU 26 Août 2010




GUYSEN-TV : Intervention télévisée FOCUS présentée par Matthias INBAR

- Les nouveaux essais de l'IRAN
- Les réunions secrètes à DAMAS
- La nomination du général GALANT

  
Journal du 26 Août 2010
Partie-1
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Journal du 26 Août 2010
Partie-2

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jeudi 26 août 2010

BILLET D'HUMEUR : DEUX ARTISTES DE TALENT



BILLET D'HUMEUR  : DEUX ARTISTES DE TALENT

par Jacques BENILLOUCHE

Le rôle d’un journaliste politique, à fortiori dans une région sensible secouée par le sang et les larmes qui coulent comme ailleurs le bon vin, est de rapporter les mauvaises nouvelles parce que les bonnes n’intéressent pas le lecteur ni le téléspectateur.

Alors la recherche d’un peu de douceur dans cet univers politique glauque devient impérative s’il veut garder le sens du temps et la mesure des évènements. Echapper à la morosité ambiante impose de s’extraire de ce monde de brutes pour retrouver le génie des mots et la merveille du son.

Alors une fois n’est pas coutume, le journaliste politique se transforme en découvreur de véritables talents, en ce mois d'août préfigurant, peut-être, une déflagration impitoyable au Moyen-Orient.

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Elle est belle. Je ne la connais pas et j'ignore son nom. On peut la considérer comme une artiste confirmée qui captera votre attention.

Elle manie la langue française avec art. Ses billets d’humeur filmés, d'une durée de quelques minutes, sont originaux, percutants et certes décalés pour donner une originalité à sa démarche. Une véritable mise en scène de pro.

Je l’ai découverte par un heureux hasard dans ce lot intarissable de sites internet. Chaque jour, elle donne son avis et pointe du doigt un fait de société en accompagnant parfois son texte de vidéos puisées à bonne source.


Sur un autre plan artistique, une voix à la Barbara ou Anne Sylvestre, des chansons et des mélodies qui donnent la nostalgie de l'époque des chanteurs des années soixante dans la cave de Georges, rue des Canettes à Paris, des phrases où chaque mot vous martèle l'esprit mais où le pessimisme vous envahit à l'image du monde où nous vivons. Elle s'appelle Rachel Arnaud, elle est jeune et pourtant elle chante comme avant. Vous serez comblé à voir ses doigts danser sur les touches du piano. 

le site : http://rachelarnaud.unblog.fr/2010/08/11/birthday-rouge-2/

Rendez-vous sur leur site, vous ne le regretterez pas et vous me remercierez d'avoir mis un peu de soleil dans votre vie.


Le talent doit être récompensé à sa juste valeur quand on sait que des centaines de pseudo-artistes occupent notre écran impunément.

Ecoutez le billet radiodiffusé en cliquant sur le titre rouge de l'article :
http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5599&Itemid=218

mercredi 25 août 2010

BILLET D’HUMEUR : AFFAIRE SAKINEH, OUF ! ON RESPIRE




BILLET D’HUMEUR : AFFAIRE SAKINEH, OUF ! ON RESPIRE

Par Jacques BENILLOUCHE

L’affaire Sakineh concerne la veuve iranienne accusée d’adultère et condamnée au mieux à des centaines de coups de fouet et au pire, à la lapidation. Le monde entier se mobilise pour cette malheureuse femme, et en particulier la première Dame de France, Carla Sarkozy. La peine n’a pas encore été appliquée mais les autorités iraniennes trainent des pieds de crainte d’être taxées de faiblesse ou d’indulgence.

Mon journal Slate.fr vient de me documenter en expliquant comment la lapidation devait se dérouler pour une femme. La condamnée doit être enterrée jusqu’à la poitrine et selon le code pénal islamique, des projectiles de taille moyenne doivent être lancés. Mais le choix des pierres est fondamental et doit répondre à des critères juridiques précis : « pas trop grands pour qu’un ou deux ne suffisent pas à tuer, mais pas trop petits. En d’autres termes, à peu près la taille d’une mandarine ». Il faut, pour que le spectacle soit payant, que la sanction soit dissuasive et que « la procédure prenne au moins une demi-heure ». Les curieux spectateurs doivent en avoir pour leur argent.

On constate ainsi que les mollahs sont très précis dans leur règlement et que tout est codifié pour éviter les excès ou les négligences. Mais une information en provenance du frère de Tariq Ramadan, Hani, qui se présente sous les traits d’un islamiste moderne, vient nous réconforter. D’abord il rassure : « la mort lente d'un malade atteint du sida est-elle moins significative que celle d'une personne lapidée ? ». Il doit certainement considérer que les malades du sida paient la sanction qu’ils méritent. Mais il nous réconforte aussitôt en précisant que, pendant la mise à mort inhumaine, « il était interdit d’insulter la coupable et après sa mort, on prie pour elle. »

Ouf, On respire ! Il ne manquait plus que le public assoiffé de sang veuille en plus insulter la dame Sakineh. Elle pourra mourir tranquille, en silence. Ses cris ne seront pas couverts par des insultes et, privilège ultime, des prières seront dites à son intention pour qu'elle puisse rapidement rejoindre l’enfer du Ciel qui lui paraitra bien plus clément que celui qui existe sur terre, en Iran.

Pour écouter le texte radiodiffusé par JérusalemPlus cliquer sur le titre en rouge de l'article :

http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5587&Itemid=218

mardi 24 août 2010

SLATE : LES DEUX MESSAGES DE NETANYAHOU




Slate.fr : LES DEUX MESSAGES DE NETANYAHOU




Par Jacques BENILLOUCHE


Un «dur» à la tête de l'Etat-major israélien.

Benjamin Netanyahou souffle le chaud et le froid. Il ne dit rien lors de la mise en service de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr et nomme un faucon chef d'Etat-major.

Coup sur coup, Benjamin Netanyahou vient d'envoyer deux messages contradictoires. Le premier de modération face au programme nucléaire iranien a été suivi d'une mise en garde claire à l'égard de Téhéran et également de Moscou et Washington.


La nomination plus rapide que prévue d’un nouveau chef d’Etat-major de l'armée israélienne est tout sauf anodine. Il s'agit d'un message fort adressé d'abord aux Etats-Unis et à la Russie. Des informations filtrent en Israël sur des négociations secrètes entre Russes et Américains qui expliquent le silence étonnant du premier ministre israélien après l'annonce de la mise en service du réacteur nucléaire de Bushehr. L’opinion israélienne s’attendait à une condamnation ferme et même à des mesures de rétorsion mais l’absence de réaction tend à démontrer qu’Israël a les mains liées par les Washington et Moscou. Benjamin Netanyahou a voulu immédiatement dissiper cette impression......

Lire la suite sur le site Slate.fr en cliquant sur le titre de l'article en rouge :

lundi 23 août 2010

BILLET D’HUMEUR : PENURIE DE FRANCOPHONES





BILLET D’HUMEUR : PENURIE DE FRANCOPHONES 

Par Jacques BENILLOUCHE


Les statistiques ne sont certes pas toujours fiables mais elles évaluent à un demi-million le nombre de personnes vivant en Israël en pratiquant la langue de Molière, souvent depuis leur naissance. Le politologue Emmanuel Navon a estimé qu’il existait un vivier politique à exploiter pour devenir le digne représentant de cette communauté à la Knesset.


Mais les décisions des dirigeants politiques sont toujours inquiétantes parce qu’elles sont prises en fonction des intérêts d’un parti et non de l’intérêt général. Les lacunes de la communication d’Israël sont notoires et elles expliquent souvent que le pays soit voué aux gémonies alors que, s’il savait se défendre, il aurait fait l’objet d’une meilleure compréhension de la part du monde occidental.

La nomination du nouvel ambassadeur d’Israël en France ne déroge pas à la règle. Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman a décidé de nommer Yossi Gal comme Ambassadeur à Paris, en remplacement de Daniel Shek. Loin de nous l’intention de critiquer la personne même qui a été choisie car sa compétence diplomatique n’est pas en cause. Il a servi dans différentes représentations israéliennes à l’étranger: il a notamment été le porte-parole de l’Ambassade israélienne à New York puis Ambassadeur aux Pays-Bas. Sa fonction actuelle au ministère lui donne une expertise pour connaitre les problèmes chauds d’Israël.
Mais le problème est que Yossi Gal ne parle pas le français et qu’il espère parvenir au bout de cette langue en six mois tout en occupant un poste astreignant. Ou bien il est sûr de lui et il se sent capable de défier les normes éducatives, ou bien il estime qu’il pourra combler cette lacune en s’adressant aux français en anglais. Or les français, Nicolas Sarkozy en particulier, sont nuls dans les langues étrangères et l’on ne voit pas l’efficacité d’un débat avec la présence systématique d’un interprète.


La conclusion dramatique nous vient directement à l’esprit : aucun francophone ne semble capable de remplir cette mission selon Liberman. Encore heureux qu’un nouvel immigrant russe n’ait pas été envoyé à Paris dans le cadre d’une nomination de copinage. Mais ce qui nous inquiète sera le comportement de Yossi Gal lorsqu’il sera sous le feu des questions des journalistes de la télévision française qui feront des choux gras de ses fautes de langage, de ses barbarismes et de ses approximations. On imagine mal l’ambassadeur se mesurer à Leila Shahid, la passionaria de l’OLP, qui manie un français d’exception mais aussi la désinformation avec art. D’excellents débateurs se sont cassé les dents. Quand on connait la rudesse de ses joutes politiques à la télévision française, il est sûr qu’elle en fera une bouchée au détriment de la défense d’Israël.
Il ne fait aucun doute que les francophones n’ont pas la place qu’ils méritent en Israël.


Ecoutez le texte sur Radio JerusalemPlus en cliquant sur le titre en rouge de l'article


http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5567&Itemid=218

samedi 21 août 2010

SLATE : NETANYAHOU ET ABBAS CONTRAINTS DE NEGOCIER





Netanyahou et Abbas contraints à négocier
par Jacques BENILLOUCHE

D'un côté Netanyahou cède pour obtenir le soutien d'Obama contre le programme nucléaire iranien et de l'autre Abbas cède aux pressions économiques.


La reprise des négociations directes entre le gouvernement israélien et l'autorité israélienne annoncée officiellement par l'administration américaine vendredi 20 août est une victoire à la fois pour Barack Obama et les pays arabes modérés alliés des Etats-Unis, notamment l'Arabie Saoudite. Les pourparlers directs devraient commencer dans deux semaines après une invitation par la Maison Blanche adressée aux Palestiniens et aux Israéliens afin de discuter de la création d’un Etat palestinien. Barack Obama veut une manifestation de prestige à Washington pour lancer les pourparlers qui devraient durer un an. Mahmoud Abbas se rend aux négociations résigné. Il est très isolé parmi les dirigeants palestiniens qui estiment qu’il s’agit pour lui d’un «suicide politique». Mais il compte ouvertement sur une «surprise militaire qui attend le Proche-Orient» pour s’extraire de ces discussions....

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http://www.slate.fr/story/26329/netanyahou-abbas-israel-palestine-contraints-negocier

jeudi 19 août 2010

REMOUS AU SEIN DE L’ARMEE ISRAELIENNE





REMOUS AU SEIN DE L’ARMEE ISRAELIENNE
Par Jacques BENILLOUCHE

A l’heure où Tsahal a besoin de consensus pour faire face au problème du nucléaire iranien et aux menaces du Hezbollah, les remous liés à la nomination du nouveau chef d’Etat-major israélien, devant remplacer le général Gabi Ashkénazi en février 2011, font désordre. Chaque jour des révélations sont publiées sur un prétendu « complot politique», une sorte de mini coup d’Etat ourdi par de hauts officiers dans le but de placer leur poulain à la tête de la première armée du Proche-Orient. Ces remous prouvent que Tsahal n’est plus à l’abri des magouilles politiques.

Faux documents
Des faux documents, comportant une série de recommandations censées avoir été fournies par un bureau d’étude à la demande du général commandant la région du centre, Yohav Galant, ont été divulgués pour le discréditer afin de le mettre hors-course. Les documents permettaient de rehausser le prestige du général Galant tout en discréditant ses rivaux ainsi que le chef d'Etat-major sortant qui lui seraient hostiles.

Il semble que la manœuvre avait aussi pour but de pousser le ministre de la défense à la démission. Minoritaire au sein du parti travailliste, il est en effet de plus en plus contesté par son comité central et il ne serait pas impossible que cette manipulation ait été fabriquée de toutes pièces pour le jeter hors du gouvernement. Cette « guerre des généraux », au moment critique où elle intervient, donne une image désastreuse à l’institution la plus protégée du pays. Elle prouve surtout que Tsahal n’est plus à l’abri des agissements douteux d’une certaine classe politique.

Ce poste sensible a toujours fait l’objet de convoitises ou de déceptions. Lorsque l’aviateur Dan Haloutz, ami proche d’Ariel Sharon, avait pris son poste en 2005 à la surprise générale, Gabi Ashkénazi avait décidé par dépit de quitter l’armée. Il reçut cependant une compensation en devenant directeur général du ministère de la défense. Il devait retrouver le poste qu’il convoitait, le 22 janvier 2006, à la suite de la démission forcée du chef d’Etat-major, critiqué alors pour la conduite de la guerre du Liban et du comportement désastreux des troupes terrestres.

Amitiés politiques
Les amitiés politiques ont souvent été à l’origine de ces nominations, parfois au détriment de l’efficacité. Les marchandages, liés à la réalité de coalitions hétéroclites, ont toujours conduit à écarter le prétendant le plus prestigieux, le plus médaillé et surtout le plus indépendant au profit d’un militaire plus effacé pouvant être mieux contrôlé. Ariel Sharon en avait fait lui-même la triste expérience puisque, héros de la guerre de 1973, il n’avait jamais obtenu ce poste prestigieux.

Cet incident a révélé une exception militaire en Israël. Chaque nomination de haut niveau de l’administration israélienne est soumise à un comité de sélection indépendant sauf celle du poste le plus important et le plus sensible pour le pays. Le chef de l’armée doit sa fonction à la discrétion d’une seule personne, en l’occurrence le ministre de la défense, même si par la suite, l’approbation définitive requiert l’imprimatur du gouvernement. Les pressions politiques ou les amitiés personnelles risquent de ne pas être étrangères à des décisions controversées. Certains anciens généraux, qui ont eu à souffrir de ce mode de désignation, souhaitent dorénavant la création d’une commission d’officiers et d’anciens officiers chargée de faire leur proposition au ministre de la défense.
La désignation au poste de ministre de la défense d’un général et non d’un civil a tendance à exacerber les relations avec la hiérarchie militaire et les tensions entre les deux têtes militaires du pays. La haine développée entre Barak et Ashkénazi n’est plus un mystère puisque le ministre a refusé de proroger le mandat du chef d’Etat-major comme il est souvent de tradition. Ashkénazi est pourtant doté d’une réputation d’homme intègre de grande honnêteté et intransigeant quant à l’application des règles militaires puisqu’il n’a pas hésité à limoger deux généraux qui avaient failli sur des problèmes mineurs. Aucune suspicion ne pèse donc sur lui.

Cependant les défis auxquels l’armée est confrontée sont nombreux mais les troubles qui la secouent peuvent réjouir les ennemis d’Israël. L’arrivée d’un nouveau chef de Tsahal, dans cette ambiance délétère, pourrait porter un coup au moral de l’armée et la désorganiser pendant plusieurs mois alors que se profile le danger d’un Iran nucléaire.

Conséquences dramatiques
Laver le linge sale en public laissera des traces. Même si le nom des coupables qui ont suscité ce faux sera divulgué, les dommages causés à l’institution militaire sont déjà d’une extrême gravité. La façon malsaine de présenter aux yeux du public des généraux qui se livrent à une concurrence impitoyable pour obtenir un poste prestigieux entachera l’image d’une armée qui vient à peine de sortir des déboires de la guerre du Liban et de celle de Gaza. Le meneur du groupe chargé de promouvoir la candidature du général Galant est connu des cercles militaires et médiatiques mais le public n’en saura rien pour protéger les hauts gradés de l’armée. L’opprobre rejaillira sur l’ensemble des forces armées qui auront du mal à surmonter leurs divisions internes.
Cette affaire ressemble étrangement à l’affaire Lavon lorsqu’en 1955 les services de renseignements militaires avaient construit de toutes pièces des fausses preuves pour prouver la responsabilité du ministre de la défense de l’époque, Pinhas Lavon, afin de camoufler leur propre échec dans des opérations douteuses. Il s’ensuivit un tremblement de terre politique qui mit fin aux fonctions du ministre mais aussi, par conséquence, du premier ministre David Ben Gourion. Il ne serait pas exagéré de voir une similitude dans ses deux affaires en ce qui concerne les conséquences dramatiques sur le milieu politique et militaire israélien.

mardi 17 août 2010

SLATE : NETANYAHOU SE TOURNE VERS LA GRECE




SLATE : NETANYAHOU SE TOURNE VERS LA GRECE

Par Jacques BENILLOUCHE

Le premier ministre israélien s’est rendu le 16 août en Grèce dans le cadre d’une visite officielle de deux jours. Il s’agit pour lui de rechercher de nouvelles alliances en Méditerranée et de compenser la fin des relations privilégiées avec la Turquie. Les relations diplomatiques entre Jérusalem et Athènes sont très récentes. Elles remontent seulement à 1990 lorsque les légations diplomatiques ont fait place à des Ambassades. La frilosité des grecs à officialiser leurs relations avec l'Etat hébreu crée en 1948 s’expliquait alors par les liens étroits que la Grèce entretenait avec les pays arabes....

Lire la suite sur le site de Slate en cliquant sur le titre de l'article en rouge.






lundi 16 août 2010

GUYSEN-TV : JOURNAL TELEVISE DU 15 AOUT 2010





GUYSEN-TV  :  INTERVENTION AU JOURNAL TELEVISE DU 15 AOUT 2010 PRESENTE PAR DROR EVEN-SAPIR
 
Partie-1 : REPRISE DES NEGOCIATIONS DIRECTES ISRAELO-PALESTINIENNES


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Partie-2 : L'ACTIVATION DE LA CENTRALE NUCLEAIRE IRANIENNE DE BUSHEHR

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dimanche 15 août 2010

L’IRAN ACTIVE SON PREMIER REACTEUR NUCLEAIRE A BUSHEHR







L’IRAN ACTIVE SON PREMIER REACTEUR NUCLEAIRE A BUSHEHR

Par Jacques BENILLOUCHE

Les autorités israéliennes ne cachent pas leur préoccupation devant l’annonce imprévue, le 11 août, de l’activation du premier réacteur nucléaire iranien à Bushehr. L’agence russe d’énergie atomique (Rosatom) a révélé que la Russie aidera à charger le réacteur de combustible le 21 août. Le porte-parole de l'Agence russe à l'énergie atomique Sergei Novikov a précisé : « Cela signifie que la période d'essai est terminée et que le lancement physique a commencé, mais cette période prendra deux mois et demi. » Une cérémonie de lancement est prévue avec la présence conjointe de Sergei Kiriyenko, directeur de la Rosatom et Ali Akbar Salehi, directeur de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran.

                     Protection russe

La surprise ne s’explique pas puisque Vladimir Poutine avait déclaré en mars que le Russie avait planifié ce démarrage pour cet été. Mais tous les espoirs avaient été mis dans la capacité de persuasion des Etats-Unis pour convaincre la Russie de renoncer à équiper l’Iran de nucléaire. Les bonnes relations entre Medvedev et Obama suggéraient un consensus entre les deux pays mais la décision politique n’a pas évolué.

Les israéliens s’inquiètent des aspects militaires de l’usine puisqu’ils ont envoyé des hauts fonctionnaires à Washington afin de connaitre la position de Washington à cet égard. Ils avaient été bernés par l’annonce de nombreux retards qui mettaient en cause la date de réactivation de la centrale. Ces retards avaient été suggérés par l’espion double iranien qui avait berné l’administration américaine sur l’évolution du programme nucléaire iranien. Barack Obama avait rassuré ses alliés en transmettant l’engagement qu’il avait obtenu lors de ses entretiens avec Medvedev et Poutine et en précisant que la centrale nucléaire ne serait pas mise en ligne cette année. Cet engagement avait convaincu Israël qu’il pouvait reporter sans danger toute intervention militaire contre l’Iran. Il s’avère que les russes avaient lancé un leurre pour camoufler en fait le programme de Bushehr. Double intoxication iranienne et russe.


Mais cette annonce qui, malgré tout, restait dans les prévisions, est concomitante avec la décision de la Russie d’installer des batteries antimissiles S-300 en Abkhazie, sur la Mer Noire. Les israéliens interprètent cette décision comme la volonté de protéger le couloir aérien qu’ils pourraient utiliser au-dessus du Caucase pour atteindre les installations nucléaires iraniennes. Les russes n’ont pas fourni de S-300 aux iraniens mais ils se substituent à eux pour les protéger.

                     Fenêtre de tir

Dans une interview à Fox News le 11 août, John Bolton ancien ambassadeur américain aux Nations Unies a précisé que le chargement des barres de combustible nucléaire constituait un point de non-retour parce que la date du 21 août est la date limite au-delà de laquelle il serait difficile à Israël de lancer une attaque contre le réacteur nucléaire. En effet, « le risque de propagation du nuage nucléaire dans l'air et dans l'eau du golfe Persique » créait un danger écologique nuisible à toute la région. John Bolton donne ainsi aux israéliens une fenêtre de tir de quelques jours pour agir en faisant référence aux destructions des centrales irakienne et syrienne : « Israël a attaqué le réacteur nucléaire irakien Osirak en 1981 et la centrale nucléaire de la Syrie en 2007, avant que les barres de combustible n’aient été installées ».

Israël souligne le mensonge qui a entouré la création de l’usine de Bushehr, annoncée comme un programme civil alors qu’elle fait partie intégrante du programme militaire iranien. Les barres de combustibles peuvent en effet facilement produire du plutonium de qualité militaire. Il s’agit d’une question de temps pour que Bushehr fournisse les éléments de base constitutifs à un armement militaire nucléaire. Les iraniens se sont certes engagés par écrit à renvoyer toutes les barres de combustible irradié vers la Russie afin de prouver qu’ils ne s’en serviront pas pour fabriquer des armes nucléaires. Mais Israël estime que les promesses iraniennes n’ont jamais été tenues et qu’Ahmadinejad continue à berner l’opinion occidentale sur ses réelles intentions militaires.

L’un des experts du Moyen-Orient, Jeffrey Goldberg, avait insisté sur le risque estimé à 50% d’une attaque conjointe de l’Iran par Israël, les Etats-Unis et le Royaume-Uni au cours de l’année 2010. Il semble à présent que les délais ont été raccourcis et que la décision israélienne d’intervenir immédiatement est entre les mains du gouvernement de Benjamin Netanyahou.

Si l’action est décidée, les risques politiques et militaires seraient à très haut niveau parce qu’ils embraseront la région mais l’inaction israélienne serait en revanche interprétée comme une faiblesse qui encouragera certaines organisations islamistes à agir contre Israël. Le dilemme est crucial pour l’Etat juif qui a toujours considéré que l’Iran menaçait son existence.

samedi 14 août 2010

LES FRANCOPHONES SONT COURTISES EN ISRAEL







LES FRANCOPHONES SONT COURTISES EN ISRAEL
Par Jacques BENILLOUCHE

L’aliyah de France (montée en Israël ou immigration) , la plus importante d’Europe, risquait de se tarir puisque les chiffres accusaient une baisse de 42%. Après les années fastes qui voyaient plus de 2500 personnes par an quitter leur pays, la désaffection pour Israël inquiétait ceux dont le rôle est de rassembler le peuple juif en terre biblique. Les dirigeants israéliens se dédouanaient en attribuant le mal à des causes étrangères : « L'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy a redonné aux Juifs français un sentiment de sécurité et de confiance en l'avenir en France. » Plus de 80.000 francophones ont rejoint l’Etat d’Israël au cours des quarante dernières années sans avoir pourtant acquis un pouvoir politique à la hauteur de leurs prétentions. Statistiquement ils devraient avoir trois représentants à la Knesset mais ils n’en comptent aucun.
  
                     Reprise de l’immigration

La baisse de l’immigration semble à présent se stabiliser puisque 537 français viennent de s’installer définitivement en Israël, le 28 juillet, à grand renfort médiatique. L’inquiétude des tensions avec les islamistes, les conflits intercommunautaires, la dégradation de la situation économique et l’essor de la religion juive sont les éléments justifiant le départ de nombreuses familles. Ceux qui choisissent l’expatriation sont d’origine sociologiquement variée.

Ils se composent d’abord d’immigrants économiques. Beaucoup de retraités, qui doivent se battre en France avec un budget restreint à moins de 1200 euros pour un couple, trouvent là un moyen d’améliorer l’ordinaire car le coût de la vie, nettement inférieur, leur assure un niveau confortable en shekels. D’autres, aux revenus plus conséquents, choisissent de fuir le stress des grandes villes pour baigner dans l’exotisme et le soleil. Ils profitent fiscalement de leur expatriation pour se soustraire officiellement à l’impôt en France grâce à une convention qui a été signée entre les deux pays, le 31 juillet 1995, en vue d’éviter les doubles impositions. Ils économisent par ailleurs 11% sur leur retraite exonérée de CSG et RDS. Cette catégorie d’immigrés est bénéfique pour le pays car elle consomme, rapporte des devises et ne nécessite aucun investissement ni aucun suivi. Ces retraités, soumis aux seuls aléas de la nostalgie, continuent à vivre dans une bulle protégée, typiquement française.

Les sionistes religieux, constituant la deuxième catégorie, ont décidé de vivre leur judaïsme en toute plénitude. Ils viennent souvent vivifier les implantations en Cisjordanie avec leur famille nombreuse tout en restant peu exigeants sur le plan matériel. Leur situation devient souvent précaire car les prestations sociales locales sont loin d’égaler celles de France. Ils vivent souvent de la solidarité de la communauté religieuse qui les aide pour qu’ils puissent uniquement s’adonner à l’étude des textes sacrés dans les « yéchivot », les écoles talmudiques.

                     Idéalistes sionistes

La troisième catégorie concerne les idéalistes qui viennent par conviction sioniste mais qui ont tendance à déchanter devant les difficultés d’intégration, liées à la langue, au point que certains sont amenés à retourner en France. L’administration fait peu d’efforts pour ces juifs qui restent discrets dans leur désillusion tandis que les chiffres officiels des retours avoisinent les 30%. De nombreuses familles, considérant la réinstallation en France comme un échec, se retrouvent désemparées quand elles doivent repartir à zéro avec une certaine dose de culpabilité. Elles estiment en toute conscience qu’elles n’ont pas pris exemple sur les Russes qui, dès leur arrivée, «sacrifient » leur première année à étudier intensivement la langue pour d’être en mesure d’occuper des postes de fonctionnaires ou des emplois dans le service.

Un mauvais calcul poussent les français à entrer immédiatement dans le marché du travail au risque de se voir proposer des travaux non rémunérés à la hauteur de leurs compétences. Ils finissent très vite alors à gonfler la « génération Boeing » qui travaille en semaine, en France ou en Belgique, pour rejoindre ensuite la famille au mieux le week-end, au pire une fois par mois . Cette solution temporaire, économiquement rentable certes, a tendance à perdurer au détriment de la stabilité de la famille et du couple. L’administration n’a jamais à chercher les raisons de ces déconvenues, similaires à celles des vagues françaises idéalistes de 1970 et 1990, qui se sont soldées par des échecs puisque les retours ont été massifs.

Les francophones sont catalogués comme versatiles et influençables parce qu’ils ne s’engagent pas politiquement et hésitent à s’inscrire dans les partis. Contrairement aux russes, ils sont désorganisés ou plutôt trop disséminés à l’intérieur de plusieurs petites structures qui satisfont les égos de leurs présidents mais qui accroissent l’esprit de chapelle. Quatre villes principales accueillent les français dans leur nouvelle vie : Jérusalem, Netanya, Ashdod et Eilat. D’après les cahiers de recensement du Consulat de France, Israël compte 120.000 citoyens qui ne coupent pas le cordon ombilical avec la France, qui restent binationaux et donc gardent leur droit de vote français.

Si l’on tient compte de la communauté belge qui tend à grossir elle-aussi, les francophones devraient prétendre à plusieurs postes de députés à la Knesset et à plusieurs conseillers municipaux. Or, ils ne parviennent pas à se faire représenter car les susceptibilités personnelles priment sur l’idée de rassemblement au point que l’éparpillement des voix ne conduit à la désignation d’aucun représentant au Parlement ou dans les conseils municipaux.

                     OPA sur les francophones

En raison de leurs lacunes dans la langue hébraïque, les français se détournent de la politique israélienne mais ils sont pourtant courtisés par les partis car ils représentent un réservoir de voix à glaner. A noter qu’aux dernières élections, un seul mandat séparait les deux listes arrivées en tête. Les éventuels trois députés francophones pourraient donc constituer un bon soutien. Conscient de ce problème, l’ancien ministre de la défense, Shaoul Mofaz, adjoint du chef de l’opposition Tsipi Livni, avait tenté en vain une OPA sur les francophones alors que paradoxalement il est né à Téhéran et qu’il ne parle pas un seul mot de français.

La communauté française manque en effet de cadres politisés actifs capables de rivaliser avec les russes qui ont envahi toutes les sphères de l’Etat, jusqu’au gouvernement, grâce à leur propre parti. C’est pourquoi, une génération nouvelle d’immigrants français semble à présent consciente de sa puissance électorale et elle estime qu’elle peut peser sur la politique israélienne pour d’obtenir des avantages en conformité avec leur poids politique.

Une personnalité semble actuellement sortir du lot : le professeur Emmanuel Navon, anciennement Mréjen, a décidé de sauter le pas et dispose de deux ans pour parvenir à se faire élire. Docteur en relations internationales, ce diplômé de Sciences-po, né à Paris en 1971, a fait ses premières armes aux ministères français des affaires étrangères puis des finances avant de rejoindre Israël en 1993. Après avoir enseigné dans différentes universités en Israël, il a fondé sa propre société de conseil en commerce international, spécialisée en particulier pour les liens avec les pays émergents. 


La communauté française pourrait se doter d’un candidat politique consensuel, d’une certaine envergure, qui suscite un mouvement favorable en sa faveur. Le candidat est certes marqué à droite puisqu’il est encarté au Likoud mais, dans les différents colloques auxquels il a participé, il a réussi à s’imposer en faisant preuve d’une excellente tenue de débat, d’une modération dans ses propos et d’une compétence politique alliée à l’usage d’un français châtié. Il se distinguait nettement de ceux qui estiment que la virulence des propos est une arme efficace. Il lui resterait à convaincre les français de gauche qu’il peut se montrer à la hauteur de leurs défis.

                     Système sclérosé

Sa tâche sera rude car le système électoral israélien est sclérosé à cause du principe de listes établies par les partis dont les dirigeants sont jaloux de leurs prérogatives. L’esprit soviétique, hérité du temps de la création du pays, prédomine dans la répartition des pouvoirs. Les vieux apparatchiks, de droite comme de gauche, restent inamovibles tandis que les jeunes, découragés par les blocages imposés par leurs ainés, préfèrent les arcanes des milieux financiers où ils peuvent prouver plus vite l’efficacité de leurs compétences. D’autres comme Denis Charbit, professeur d’université et excellent politologue aux convictions de gauche, reste en retrait de la politique militante tout en en faisant son métier.

La liste est longue des ministres, professionnels de la politique, qui restent vissés à leurs sièges après plus de trente ans de pouvoir, en bloquant la situation politique car, pour eux, il s’agit avant tout de ne rien décider pour ne rien changer. La nomination d’un nouveau chef d’Etat-major de Tsahal est l’exemple typique digne d’une « commedia dell’arte » s’inspirant du pire scénario où un ministre en fin de carrière s’oppose à ses officiers. L’absence de renouvellement du personnel politique influe sur la définition d’une politique originale pour résoudre le conflit palestinien. La nouvelle vague pourrait être plus audacieuse tout en étant plus ambitieuse. Les français d’Israël voudraient aider à cela à condition que leurs élus ne subissent pas les blocages qui ont verrouillé l’action du journaliste francophone de Haaretz, Daniel Bensimon, qui a été marginalisé au parti travailliste.

mercredi 11 août 2010

BILLET D’HUMEUR : LE RAMADAN EN FRANCE





BILLET D’HUMEUR : LE RAMADAN EN FRANCE
Par Jacques BENILLOUCHE



Je n’ai pas souvenance d’avoir vu les médias se polariser avec autant de sollicitude sur les questions du ramadan en France. Cette nouveauté sacrifie à la mode actuelle qui consiste à s’intéresser à tout ce qui touche à l’islam en France. Le Monde, le Figaro et Libération, les journaux nationaux, titrent sur le ramadan qui touche une population de 5 millions d’individus.

Atteinte à la laïcité

Pour un pays qui se dit laïc, faire les gros titres sur une religion minoritaire confirme la place de plus en plus prépondérante que prennent les imams dans le paysage français. La caution tacite qui en découle consolide les tenants d’une religion qui cherche à s’implanter en force en imposant ses dogmes et ses restrictions. Il est question de Halal partout, dans les supermarchés, dans les restaurants, dans les compagnies d’aviation et dans les cantines. Les entreprises abondent dans le même sens en acceptant la modification des horaires de travail adaptés pour satisfaire la pratique religieuse.

Mon souvenir brûlant de ramadan date du 18 février 1960 lorsque le Président Bourguiba avait choqué les tunisiens dans un discours historique sur ce thème. Il avait appelé son peuple à placer la valeur travail au-dessus de toutes les autres valeurs, y compris les valeurs religieuses, parce que son pays ne pouvait souffrir d’une diminution de la productivité pendant un mois. Il était parti en guerre contre le jeûne durant le mois de Ramadan, considérant qu’il a des conséquences désastreuses sur l’économie : « Chaque fois où il était difficile de concilier le temporel au devoir de jeûne, le Prophète Mohamed privilégiait la logique de l’Etat ». Il s’était alors opposé à des siècles de traditions idéologiques qui ont poussé l'islam à prôner la seule soumission à un Dieu dont les hommes, ses serviteurs, n’avaient plus de libre arbitre.


Venant au lendemain du débat sur l’interdiction du port de la burqa, on ne peut que s’étonner de la publicité faite à cette religion comme si l’on voulait se dédouaner du vote politique à l’Assemblée. Pourtant la loi du 9 décembre 1905, qui sépare les églises et l’Etat, est claire puisqu’elle enracine dans les institutions le libre exercice des cultes à condition de dissocier la citoyenneté de l’appartenance religieuse. La loi stipule qu’aucune religion ne saurait imposer ses principes comme normes d’organisation de la société car quand la laïcité, garante d’un destin commun, est menacée alors la société française se fissure dans son unité.

Progression programmée de l’islamisme

Les mêmes, qui s’élèvent contre l’application stricte de la Charia dans certains pays arabes, favorisent une publicité déplacée susceptible d´encourager l’extrémisme islamique et de contrôler la vie des musulmans européens. Certains imams n’hésitent plus à maudire et insulter l’occident dans les prêches qu’ils font dans les mosquées françaises tout en appelant de leurs vœux la destruction des pays où ils vivent. On ne peut s’étonner alors que les islamistes aient pris le contrôle de la vie politique, religieuse, sociale et culturelle en exerçant une influence sur les minorités musulmanes des pays occidentaux. Ils se sont renforcés et ils ont resserré leur emprise sur le cœur même de leur communauté.

La tolérance des occidentaux envers les musulmans pour ce qui est de la liberté religieuse en général se développe alors que nous constatons des conversions en masse à l’islam, de la part de juifs et de chrétiens. Cette publicité médiatique favorisée par les grands médias tend à prouver que les islamistes sont devenus de plus en plus présents, certains diront agressifs, parce qu’ils ont compris que l’occident cédait à leurs exigences en les traitant avec tolérance. Ils ont donc ainsi réussi à gagner du terrain et une popularité qui camouflent une certaine arrogance. L’islam conquérant est en marche dans une Europe pratiquement soumise.

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http://www.aschkel.info/article-billet-d-humeur-le-ramadan-en-france-jacques-benillouche-55252005.html

GUYSEN-TV : Israël, l'Iran, le nucléaire, les savants et le Mossad




INTERVENTION A GUYSEN-TV

Israël, l'Iran et son programme nucléaire, les savants iraniens face au Mossad


Une intervention du mois de mai 2010 toujours d'actualité.


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lundi 9 août 2010

BILLET D’HUMEUR : L’HORREUR TALIBANE




BILLET D’HUMEUR : L’HORREUR TALIBANE
Par Jacques BENILLOUCHE

L’horreur a-t-elle des limites ? C’est la question que l’on pourrait se poser lorsque des informations dignes de la plus haute féodalité nous parviennent. On reste sans voix ou plutôt sans plume. Dénoncer les crimes commis par des islamistes extrémistes n’est pas du bon goût de toutes les chancelleries occidentales car cela risque d’indisposer des dirigeants musulmans qui ont besoin de toute notre sollicitude, eu égard à la richesse de leur sous-sol. Mais pourtant, il est nécessaire de traquer ce qui ressemble à de l’horreur gratuite.


Malgré la présence locale des américains, totalement débordés, une afghane de 35 ans, Bibi Sanubar, veuve et enceinte, a été punie en public de 200 coups de fouet avant d’être exécutée de trois balles dans la tête pour abréger ses souffrances. Les talibans, qui règnent en maîtres en Afghanistan soumis à l’arbitraire de la Charia, l’accusaient d’adultère. Le fait pour une veuve d’avoir des rapports sexuels est assimilé pour eux à un crime parce qu’en plus de la punition d’avoir perdu son époux, elle doit payer toute sa vie restante la décision divine.

Le courageux commandant taliban local, Mohammed Youssuf, a procédé à l’exécution, laissant à ses subordonnés la mission banale de couper les mains et les pieds des afghans coupables de vol. La propagation d’un islam radical se fait dans l’indifférence constante des occidentaux qui ferment les yeux sur une lèpre qui dévore progressivement le monde moderne sans gêner nos consciences. Voilà ce qui attend demain Gaza puisque l’atteinte aux libertés est déjà bafouée systématiquement par des machistes qui se vengent de leur impuissance, avec facilité et lâcheté, sur des femmes qui ne sont plus considérées comme faisant partie de la race humaine.

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dimanche 8 août 2010

LE LIBAN A DEFINITIVEMENT CHOISI SON CAMP




LE LIBAN A DEFINITIVEMENT CHOISI SON CAMP
Par Jacques BENILLOUCHE

Israël attribue à un sentiment suicidaire poussé la volonté de certains pays arabes de faire capoter toute tentative de réanimer le processus de paix, à chaque fois qu’une situation stable s’instaure ou que des prémices de négociations sont annoncées. Les israéliens finissent par croire qu’ils représentent le ferment d’une politique volontairement négative illustrée par les dernières actions au nord d’Israël.


Pourtant une communauté de pensée, d’intérêts et de destin avait de tous temps relié le Liban et Israël. Les convergences étaient nombreuses entre deux petits pays représentant des ilots de minorités dans la masse arabe environnante. Ils n’ont pas de pétrole mais beaucoup de volonté pour créer dans un espace réduit, un havre de démocratie et un paradis de vie. Leur sens inné du commerce, l’amour de la vie et leur goût du progrès auraient pu leur permettre de se battre ensemble dans la seule guerre où les morts et les cadavres seraient des entités économiques.

L’occasion avortée
Le départ des troupes syriennes en 2005 avait généré un optimisme raisonné pour la restitution aux libanais de leur autonomie de pensée et d’action mais les troubles qui ont suivi ont prouvé que la chape syrienne ne s’était jamais relâchée. Marouan Hamadé a été le premier, le 1er octobre 2004, à inaugurer le cycle violent des attentats puis ce fut au tour d’un journaliste, de députés, d’un premier ministre, de ministres, de vedettes de la télévision et d’un ancien membre du parti communiste ; bref tous ceux qui ont osé dire non à la Syrie, ont vu l’élan de leurs critiques brisé par la force. L’intelligentsia avait été neutralisée.
Les syriens ont abandonné le Liban en fanfare mais dans l’illusion car ils avaient laissé sur place leurs agents de renseignements et leurs pions qui agissaient directement au sein du gouvernement, par Hezbollah interposé qui représente le seul parti politique au Liban à disposer d’un arsenal plus important que celui de l’armée elle-même.

Le Liban souffre surtout de la division du camp chrétien qui n’a jamais réussi à s’imposer comme une force unie efficace. Le général Aoun, qui avait été expulsé du Liban par les Syriens, avait cherché à jouer le rôle d’un Général de Gaulle mais s’était converti en Maréchal Pétain à son arrivée dans son fief en collaborant avec ceux qui l’avaient mis à l’index quand il vivait en France sous la protection de la police. L’alliance de la Syrie avec l’Iran, qui s’impose depuis 2006 comme un acteur incontournable au Proche-Orient, a fait basculer le Liban au rôle de satellite des chiites.

Présence chrétienne

La Syrie cherche à devenir l’instigatrice d’une nouvelle guerre afin d’apparaître comme un recours tout en appuyant une politique masquée visant à favoriser le départ en masse des Chrétiens vers l’étranger pour mieux islamiser le Liban. Le nombre de Chrétiens atteint à présent à peine 30% de la population du pays du Cèdre. Tous ceux parmi eux qui ont prôné la rupture des liens avec une Syrie omniprésente l’ont payé de leur vie. La volonté du président syrien de cloner son régime avec celui du Liban lui impose d’amoindrir une communauté dont on doit favoriser les départs par la menace sinon par la mort.

Les Druzes, pourtant alliés historiques des Chrétiens, ont basculé eux-aussi dans le clan syrien parce qu’ils ont compris que les autorités internationales avaient soutenu, favorisé et légitimé cette mise sous tutelle du Liban. Lassé par les guerres civiles, l’occident s’était défaussé sur les syriens dans le cadre d’une solution à moindre risque.
Le Hezbollah, bras armé de l’Iran, a pour stratégie de porter le combat jusqu’à la prise du pouvoir à Beyrouth pour réussir la révolution jusqu’à Jérusalem. Judith Palmer-Harik, professeur de sciences politiques à l’Université Américaine, certifie que les islamistes ont réussi à modifier leur image de marque en la rendant plus lisse car l’objectif principal est la prise du pouvoir au Liban. «Le Hezbollah a travaillé depuis des années pour devenir un membre légitime de la communauté libanaise et en particulier il a fait des pas vers les Chrétiens et vers les syndicats. Il cherche à gommer son soutien étranger en se donnant l’image d’un mouvement de résistance libanaise ».

L’Iran s’affiche au Liban Sud
Les libanais, dans leur majorité, refusent que la guerre soit déclenchée sans un consensus général et dans le seul intérêt d’une petite minorité qui cherche à s’approprier le pays. Ils sentent que ces milices armées, loin de diriger leurs fusils vers Israël, pointeront un jour les canons vers l’armée libanaise pour s’emparer d’un pouvoir qu’elles estiment à portée de main. Les Forces libanaises de Samir Geagea considèrent d’ailleurs que les derniers accrochages avec Tsahal ne sont pas «spontanés » mais calculés.
Les israéliens ont analysé les récents incidents à la frontière nord qu’ils attribuent à une provocation évidente. Ils ont choisi la modération parce que les tirs, qui ont tué un lieutenant-colonel, provenaient de l’armée libanaise et non du Hezbollah. Par ailleurs, ils n’aiment pas se faire dicter le calendrier d’une éventuelle guerre et ils n’ont pas décidé d’actions de représailles d’ordinaire immédiates. Ils ne veulent pas entrer dans le jeu du Hezbollah parce que le Liban doit exister par lui-même, hors de la bataille par procuration entre l’axe syro-iranien et l’axe occidental à bout de souffle depuis l’échec américain en Afghanistan.
La mise en cause du Hezbollah dans l’assassinat de Rafik Hariri risque en revanche d’agir comme un coup de tonnerre pouvant faire exploser le Liban parce que les islamistes reprendraient leur liberté le jour où ils seront contraints de quitter la coalition hétéroclite libanaise. Nabil Qaouq, haut responsable du Hezbollah au Sud Liban a déjà annoncé le programme lors d’une interview à Al-Alam TV le 26 juillet 2010 : « La résistance profite de cette période de trêve pour s´entraîner et se renforcer, dans la perspective d´une grande confrontation ».
Les libanais semblent jouer avec le feu. En effet, les israéliens ont révélé que, le 6 août, des officiers iraniens et des membres de leurs services de renseignement ont inspecté les forces de Tsahal à la frontière où s’était déroulé l’incident, accompagnés du commandant du 9ème bataillon responsable des tirs. Ces visiteurs en civil ont même foulé des parties israéliennes de la frontière du Liban, au sud de la ligne bleue occupée par la Finul mais Tsahal n’a pas voulu réagir.
Les israéliens croient savoir qu’il s’agit d’une délégation iranienne de haut rang, envoyée le 5 août par l'ayatollah Ali Khamenei pour s’entretenir à Beyrouth avec Hassan Nasrallah du clash avec les israéliens. Le conseiller pour les affaires internationales du Guide suprême de la Révolution islamique, Ali-Akbar Velayati, a ainsi évoqué les risques encourus par des militants importants du Hezbollah accusés d’être impliqués dans l’assassinat de Rafik Hariri. Durant sa visite le conseiller a totalement ignoré le gouvernement libanais, confirmant ainsi l’influence des miliciens qui agissent comme un Etat dans l’Etat.
La volonté de l’armée libanaise d’inviter les iraniens à la frontière avec Israël tend à démontrer qu’ils cherchent à discuter avec eux de la tactique militaire à suivre face aux soldats de Tsahal. Les israéliens y voient ainsi une implication de plus en plus visible des militaires iraniens dans la structure étatique libanaise car Velayati a étudié avec le chef du Hezbollah du Sud Liban, cheikh Nabil Qauq, les éventuelles prochaines étapes de la confrontation avec Israël. Mais le double-jeu de l’armée libanaise les inquiète. D’une part elle collabore avec les pays occidentaux et l’Onu pour réduire la tension à la frontière et maintenir la paix. D’autre part, elle se tourne vers les experts militaires iraniens pour obtenir des conseils en stratégie sur la manière de se comporter face à Tsahal.

Le Liban semble avoir choisi la voie qui mènera certainement à la guerre souhaitée et planifiée par la Syrie.


jeudi 5 août 2010

SLATE - IRAN: attentats simultanés contre Ahmadinejad et une usine pétrochimique.




SLATE - IRAN: attentats simultanés contre Ahmadinejad et une usine pétrochimique
par Jacques BENILLOUCHE


L'opposition armée à la République islamique démontre sa capacité à frapper. Elle bénéficie depuis quelques mois du soutien d'Israël et des Etats-Unis.


La coïncidence n'en est pas une. Au moment même où un attentat à l’explosif était perpétré contre le convoi du président iranien Mahmoud Ahmadinejad durant la traversée de la ville de Hamadān, ancienne capitale de la Perse située au nord du pays, une puissante explosion retentissait le 4 août vers midi faisant cinq morts parmi les ouvriers du complexe pétrochimique Pardis, au sud de l’Iran. Ahmadinejad est sorti indemne du convoi alors que plusieurs de ses gardes du corps ont été blessés. Il a pu normalement rejoindre le stade où il a délivré un discours en direct à la télévision........

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http://www.slate.fr/story/25843/iran-attentats-ahmadinejad-usine