RADIO KOL-ISRAËL
MOSSAD : MEIR DAGAN DE L’OMBRE A LA LUMIERE
MOSSAD : MEIR DAGAN DE L’OMBRE A LA LUMIERE
JOURNAL DU 3 NOVEMBRE 2011
Jacques BENILLOUCHE
Au micro de
Annie Gabbai
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Il faut dire que depuis son départ du Mossad en septembre 2010, Meir Dagan a repris sa liberté de parole. Cependant les anciens du Mossad nous ont habitués à plus de discrétion. En mai il avait évoqué la possibilité d’une frappe aérienne israélienne contre les installations nucléaires iraniennes et il avait qualifié cette possibilité comme étant «la chose la plus stupide que j’ai jamais entendue». La conférence de Dagan, se passait à l’université Hébraïque de Jérusalem et était sa première apparition publique.
Il a récidivé le 6 octobre en précisant au cours d’une conférence sur la paix et la sécurité en Israël, que «si l'Iran décide de fabriquer des armes nucléaires, elle peut le faire en 2015 », sous-entendu l’option militaire contre l’Iran n’est plus la meilleure solution. Il a surtout ajouté que «la stratégie d’Israël est des plus mauvaises et l'une des raisons de son échec est due aux erreurs diplomatiques constamment répétées par ses dirigeants». Le mot est dit : il attaque les dirigeants israéliens et les prend à présent pour cibles.
A l’heure où Benjamin Netanyahu tente, coûte que coûte, de faire peur aux iraniens en expliquant que «toutes les options sont sur la table», les propos de Meir Dagan sont considérés par le gouvernement comme inadmissibles, sinon irresponsables.
Cependant une thèse pourrait expliquer le nouveau positionnement de l’ancien chef du Mossad. Meir Dagan sait que la gauche n’a pas à sa tête de responsable sécuritaire charismatique, comme hier Barak ou Rabin. Lorsque le délai légal sera écoulé après sa cessation de fonctions militaires et que la loi le lui permettra, il veut commencer une carrière politique pour devenir le patron de la nouvelle gauche sécuritaire, place qui est aujourd'hui à prendre.
En fait il se comporte déjà comme un homme politique et ses adversaires n’attaquent plus l’ancien chef du Mossad mais le futur dirigeant d’un parti politique, certainement de gauche ou centriste, avec tous les inconvénients de révélations offertes à l’opinion internationale qui se délecte déjà de cette guerre politicienne entre dirigeants israéliens.
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