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mercredi 28 juillet 2021

Liberté, liberté chérie par Maxime TANDONNET

 

LIBERTÉ, LIBERTÉ CHÉRIE


Par Maxime TANDONNET


          La tendance médiatique est à la diabolisation des manifestants qui scandent le mot «liberté» dans la rue, présentés comme des extrémistes ou des populistes. Nous atteignons le paroxysme de l’inversion des valeurs, quand l’invocation de la liberté est jugée fascisante par nombre d’experts, commentateurs et supposés intellectuels. La question de la liberté est pourtant sérieuse. La CNIL elle-même a considéré que les mesures relatives à l’obligation du pass sanitaire représentaient «une atteinte particulièrement forte à la liberté».



          Ces paroles – d’une exceptionnelle gravité – n’ont semble-t-il guère ébranlé les murailles de la bonne conscience. Les inspirateurs, responsables ou chantres de ce dispositif, affirment qu’il ne saurait être que provisoire. Qu’en savent-ils dès lors que nul n’a la moindre idée de la durée de la crise sanitaire qui se prolonge par vagues de contaminations et des futurs variants ? Un précédent est ouvert et les circonstances qui justifient le dispositif actuel ont toutes les chances de durer ou de se reproduire – indéfiniment – dans l’avenir.

L’atteinte aux libertés est en effet dévastatrice. L’obligation de décliner son identité et un laisser-passer certifiant un état sanitaire pour entrer dans un restaurant, un bar, un train, un hôpital ou un centre commercial, tous ces gestes les plus courants de la vie quotidienne, représente un phénoménal recul des droits de la personne et du libre arbitre individuel. Cela revient à exclure de la société – transformer en parias ou en sous-homme – les individus qui, pour une raison ou une autre, ne seront pas en mesure de présenter ce laisser-passer.

Obliger des professionnels à contrôler les laisser-passer de leurs usagers ou clients – sous peine d’une amende gigantesque de 45.000€ et d’un an de prison – engendre une société d’autosurveillance, d’embrigadement et de délation en transformant chacun en policier de l’autre. Faire de la non-vaccination un motif de licenciement, interdire l’accès aux EPHAD des non-vaccinés représentent un impressionnant recul de la civilisation. Les premières victimes sont les jeunes. Pendant des mois, ils ont été écartés de la vaccination au prétexte qu’ils n’étaient pas menacés, le vaccin étant dès lors inutile pour eux, et soudain le pouvoir exige d’eux qui aillent se faire vacciner sous la menace d’une sorte d’anéantissement social.

La vérité est que rien au monde ne permet de justifier ce basculement soudain dans une autre société bafouant la liberté quotidienne, officialisant la discrimination et l’autosurveillance policière. Les contaminations sont certes en hausse mais grâce au vaccin (notamment) diffusé sur une base volontaire, protégeant les personnes âgées et atteintes d’une comorbidité, ni les réanimations ni les décès ne sont en augmentation au regard des statistiques officielles. Dès lors qu’il est admis que le vaccin protège les personnes âgées ou fragiles et que le covid 19 n’est pas mortel pour les autres, la peur panique qui règne en ce moment sur les esprits et entraîne ce vent de folie est sans le moindre espèce de fondement.

Les véritables motivations de ce basculement n’apparaissent pas encore clairement aujourd’hui. Rien ne permet d’imaginer une sorte de «complot» planétaire dès lors que la France se singularise dans ce grand naufrage liberticide (à quelques exceptions près). La déraison politique en est sans doute la principale explication. Il faut y voir une fuite en avant autoritariste de la part de dirigeants paniqués à l’idée d’être accusés d’inaction face à la reprise épidémique, un effet paroxystique de la grande dérive narcissique : donner l’illusion de la poigne et la fermeté par des postures intransigeantes. L’obsession de la réélection présidentielle dans moins d’un an n’arrange rien…

Mais ce qui est le plus effroyable, bien plus que la dérive d’une poignée de dirigeants de circonstance, c’est l’aveuglement et la servilité qui entourent le naufrage en cours. La pensée unique fait rage dans les médias, au parlement, dans les institutions et les juridictions et même semble-t-il, une partie de l’opinion sous influence. La manière dont la France dite «d’en haut» tourne le dos à la tradition française de liberté et de respect des droits de la personne, s’accommode de cet encasernement de la vie quotidienne sans la moindre raison valable et dans la plus parfaite bonne conscience, puis s’efforce en ce moment de diaboliser ou fasciser le mot de «liberté», est le signe le plus patent de son vertigineux déclin intellectuel. Quant à l’idée folle de sacrifier la liberté au profit d’une sécurité absolue, elle est l’expression même de la lâcheté et de la soumission.

5 commentaires:

  1. Bravos pour votre article et je n'ai qu'un mot à crier LIBERTE !

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  2. monsieur Tandonnet,
    en ce qui concerne l'obligation de vaccination des professionnels de santé, elle est déjà en fonction pour l'hépatite B! personne n'a crié à l'atteinte aux libertés!
    pour le pass sanitaire dans les restaurants, lieux de culture (et de cultes!), la communauté juive française a payé un tribut suffisamment lourd au covid pour ne pas la négliger! toute règlementation est une atteinte aux libertés! Pourquoi ne vous indignez pas de l'obligation du port de la ceinture de sécurité (c'est aussi une atteinte aux libertés)?
    Ne tombonspas dans la démagogie, et protégeons nos proches!

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  3. À croire que ne vis pas dans le même monde que Mr Tandonnet. Je veux juste sauver ma peau et celle des gens que je côtoie.
    Et je ne ressens aucune sensation de privation de libertés....vaccine depuis le 2 janvier. Et respectueux des mesures d'hygiène.
    Cordialement.

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  4. Ou bien l’article est écrit au second degré . Ou bien par amour pour sa liberté chérie on peut conseiller à l’auteur de la diatribe de prendre allègrement l’autoroute à contresens lors de son prochain trajet.
    Sérieusement, tout ce qui est excessif est insignifiant. On peut aussi lui conseiller de se renseigner sur le Green Pass en Israël, tout comme le passe sanitaire dans quelques autres pays, de ci de là

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  5. ingrid Israël-Anderhuber26 juillet 2021 à 17:33

    Vous dites : «La vérité est que rien au monde ne permet de justifier ce basculement soudain dans une autre société bafouant la liberté quotidienne, officialisant la discrimination et l’autosurveillance policière.»

    Si on considère la situation dans une perspective humaine, tout paraît effectivement confus et absurde. Par contre, si on observe l’évènement dans la perspective divine biblique, alors on comprend que l’histoire de l’humanité est en train d’entrer dans sa dernière phase AVANT le retour du Messie, Yeshoua (gr. Jésus), et l’établissement de son règne de 1000 ans.
    En effet, force est de constater que l’avenir qui se profile par rapport à notre actualité ressemble de plus en plus à celui prophétisé par le Messie qui a annoncé à Yohanan (Jean), il y a 2000 ans, ceci : «Elle (la «bête») fait que TOUS, les petits et les grands, les riches et les pauvres, les hommes libres et les esclaves, reçoivent une marque sur la main droite ou sur le front, et que NUL ne puisse acheter ni vendre sans avoir la marque, le nom de la bête* ou le chiffre de son nom» (Apocalypse chap. 13, v. 16 ; chap. 19, v. 20).

    * la bête appelée aussi Antichrist ou faux messie...

    Alors, bien sûr, on n’en est pas encore à ce stade. Mais aucune personne sensée ne peut nier que TOUT, aujourd’hui, va dans ce sens d’une volonté occulte de dictature mondiale – nombre de politiques parlent ouvertement d’un nouvel ordre mondial –, dictature qui se fera avec le contrôle total sur les populations. Cette prophétie d’Apocalypse est claire, et clairement on peut dire sans exagérer qu’on en vit les prémisse, notamment en France où le gouvernement vient de prendre officiellement la décision de priver les soignants (mais ça viendra aussi pour tous les autres corps de métiers) de leurs salaires s’ils ne fléchissent pas le genou devant la «vaccination» expérimentale pour devenir les cobayes de cette dernière. Ce qui est CRIMINEL.
    D’autant plus criminel qu’il n’y a pas que la question de la manipulation génique expérimentale avec l’ARNmessager qui se pose. Il y a aussi celle du développement des vaccins contre le coronavirus avec l’utilisation de cellules ou de lignées issues d’EMBRYONS et de FOETUS AVORTES, c’est-à-dire QU’ON A TUES. Ce qui est un CRIME devant Dieu. Et qui pose donc un cas de CONSCIENCE pour LES CROYANTS que l’on prive de leur LIBERTE DE CONSCIENCE en leur imposant cette "vaccination". À ce sujet, les grosses sociétés pharmaceutiques et leurs financiers ne cachent pas que ça pose effectivement des problèmes d’ordre ETHIQUE (atteinte au respect de la vie et de la dignité humaine). Par ailleurs, il ne serait pas faux non plus de parler aussi ici de trafic d’organes...
    Ce sont des faits que l’on doit regarder droit dans les yeux.
    Tout est en train de se mettre en place dans le sens de cette prophétie. La Bible nous avertit. On est donc avertis. Mais pour ceux qui placent leur confiance en Dieu à travers Yeshoua (Jésus), se dessine aussi un événement libérateur : «l’Enlèvement» par Yeshoua qui préservera de ce funeste avenir TOUS ceux qui auront placé leur confiance en lui (Bible, Evangiles selon Levi-Matthieu 24, 40 et selon Luc 17, 34-36 ; et 1 Thessaloniciens 4, 16-17).

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