RADIO JUDAÏQUES
FM :
SHIMON PERES À WASHINGTON
Jacques
BENILLOUCHE
Au
micro de
Eva
SOTO
Le voyage de Shimon Peres n’était pas diplomatique ou politique mais de courtoisie pour confirmer l’amitié israélo-américaine très malmenée durant ces derniers temps. Il est un secret de polichinelle que Netanyahou et Obama ne s’entendait pas, avec des conséquences sur les relations bilatérales entre les deux pays. Les va-t’en-guerre n’appréciaient pas l’indécision qui caractérisait la politique conduite par ces deux dirigeants.
Mais Shimon Peres trouvait systématiques et excessives les attaques contre
Barack Obama et il l’avait fait savoir : «C'est un véritable ami et la critique contre lui est déplacée».Il
a tenu à se rendre à Washington pour confirmer que la fin de son mandat n’aura
aucune incidence sur les relations avec les États-Unis et pour sauver ce qu’il
considère comme vital pour Israël, l’amitié avec les Américains.
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Liberté de
parole
Benjamin Netanyahou et Shimon Peres
n’ont jamais été sur la même longueur d’onde et cela datait de la création de
Kadima avec Ariel Sharon qui avait quitté le Likoud avec fracas. Ils étaient
divisés sur la conduite des négociations avec les Palestiniens. Malgré son
devoir de réserve, le président israélien ne manquait jamais de marquer sa
différence sur la politique suivie par son gouvernement. Il a d’ailleurs joué
le rôle de ministre des affaires étrangères bis
depuis qu’Avigdor Lieberman était devenu persona non grata dans les
chancelleries occidentales. Shimon Peres va donc reprendre sa liberté de parole
pour affirmer publiquement ses prises de position.
Itzhak Herzog |
Beaucoup de travail l’attend car l’opposition
israélienne est presque inexistante et son chef Itzhak Herzog pratiquement
atone. Le chef travailliste a déçu alors qu’il avait suscité de gros espoirs à
son arrivée à la tête de son parti. On ne le voit pas, on ne l’entend pas, au moins sur la situation économique des défavorisés; il
laisse donc un grand boulevard à Netanyahou. Ainsi, libéré de sa fonction à la
tête de l’État, Shimon Peres deviendrait implicitement le chef de l’opposition bis
et son charisme pourrait lui donner des ailes pour tenter de sauver une paix
précaire avec les Palestiniens. Il reste l'un des rares à être très optimiste sur le processus de
paix.
Il
n’entrera pas directement dans l’arène politique mais il mettra en œuvre sa
doctrine la «paix par l’économie» qu’il
avait soufflée au premier ministre. Selon lui, la paix politique pourrait plus
facilement intervenir grâce à des relations économiques étroites avec les pays
de la région. Il participera donc à tous les forums économiques du monde en martelant
son idée que les échanges économiques consolident les relations de paix. Il est
persuadé que la position d’Israël comme l’un des leaders de la haute
technologie pourrait lui conférer une position de choix dans l’évolution des
rapports avec les pays de la région.
Combat contre le
terrorisme
Certes de gauche, Shimon Pérès a
toujours mis la sécurité d’Israël au sommet de ses préoccupations. Son passé
plaide pour lui et il n’est en aucun cas prêt à brader les intérêts
sécuritaires du pays. Mais il est convaincu que, dans ce monde troublé, l’État
juif ne pourra jamais se passer de l’aide et du soutien des États-Unis. En
faisant cavalier seul, Israël pourrait se diriger vers un suicide collectif.
Il
a compris que le combat contre le terrorisme devient une priorité. La déferlante djihadiste en Syrie et en Irak est un danger qui se rapproche des frontières d'Israël. Shimon Peres a cherché à sensibiliser, s'ils ne l'étaient pas encore, les Américains qui se montrent étonnamment passifs. Il en a
parlé en abordant le problème des adolescents enlevés à Hébron : «Israël a fait et fera, tout en son pouvoir
pour ramener nos trois garçons enlevés - Naftali, Gilad, et Eyal. J’ai
rencontré leurs parents. Ils m'ont demandé de prendre la parole en leur nom.
Pour faire entendre votre voix partout dans le monde pour aider à ramener nos
gars à la maison. Pour son appel à travers le monde contre le terrorisme.
Levons nos voix contre le terrorisme ».
Mais
il faut avouer que Barack Obama n’a pas été magnanime envers Shimon Peres car il aurait pu offrir
un cadeau d’adieu à son ami en mettant Jonathan Pollard dans son avion de
retour. Sauf à l'utiliser comme moyen de pression dans les négociations de paix, on ne comprend toujours pas cet acharnement contre cet analyste
américain qui a eu le tort de mettre en priorité ses convictions au service d’Israël.
Alors Shimon Peres cherche à trouver une «nouvelle
voie légale» en remettant aux Américains, et en particulier au procureur
général Éric Holder, de nouveaux documents liés à l'affaire. Dans ses réunions
avec Obama il a expliqué : «La
libération de Pollard est importante pour l'ensemble de la nation et je
représente la nation». Ce sera une de ses tâches primordiales lorsqu’il quittera le
palais présidentiel.
J'aime ce personnage,les Américains soutiennent Israël,mais Obama n'aime pas L'état juif cela se perçoit,il se sert d'Israël pour se faire valoir auprès des Juifs US j'en suis convaincu car sa façon de voir le monde Islamique nous perturbe beaucoup en galouth,on ne sait pas toujours tout.
RépondreSupprimerC'est aussi un des derniers Politique de la création du pays.